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Pour obtenir les données utilisées pour cet article:Scandinave_data

Suite à mon article sur la Suède, certains lecteurs mon demandé d’analyser le modèle Scandinave plus en détails. Ces pays – qui sont la Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark – ont des taux d’imposition élevés, un filet social étendu et généreux, des taux de syndicalisation élevés, mais figurent tout de même parmi les plus riches du monde et on semble y trouver une superbe qualité de vie (santé, éducation, etc). La Scandinavie serait-elle un paradis gauchiste? Serait-ce la preuve que le socialisme-démocratique est un modèle viable? Je vous propose ici une plongée en profondeur dans le modèle Scandinave…

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Les gauchistes du Québec et d’ailleurs font souvent référence à la Suède comment étant le système quasi-idéal. Selon eux, la Suède prouve qu’il est possible de figurer parmi les pays les plus riches du monde tout en ayant des impôts élevés, un gros gouvernement et un marché du travail hyper-règlementé. Est-ce une preuve que libéralisme n’est pas nécessaire à la création de richesse?

La Suède se classe 14e (sur 182 pays) pour ce qui est du PIB par habitant selon la Banque Mondiale (2010). Il s’agit donc incontestablement d’un pays riche. Elle ne l’a cependant pas toujours été. Au début du 19 siècle, la Suède figurait parmi les pays les plus pauvres.

Entre 1850 et 1970, la Suède a connu un extraordinaire rattrapage économique. L’expansion économique de la Suède a culminé en 1970, alors que le pays était le quatrième plus riche du monde. Il bénéficiait alors d’une solide protection des droits de propriété, d’une règlementation peu contraignante et de faibles impôts (similaires à ceux des États-Unis). Au début des années 1950, les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB étaient très basses, à environ 20%, mêmes inférieures au niveau observé aux États-Unis.

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 Pas d’inflation? Qu’en disent les banques?

Le dernier sondage Senior Loan Officer Survey de la Federal Reserve démontre bien pourquoi l’inflation et le crédit sont encore si faibles aux États-Unis malgré l’expansion dramatique de la masse monétaire des dernières années. Encore 86% des banques n’ont pas modifié la sévérité de leurs critères d’allocation des prêts, alors que 2% l’ont augmentée. Les banques en sont encore à rebâtir leur capital qui fut démoli durant la crise financière. Ensuite, selon le sondage, 58% déclare que la demande de prêts est inchangée (et donc très faible), alors que 25% observe que la demande de prêts s’est détériorée. La réalité est que les emprunteurs sont soit sans emploi ou préfèrent réduire leur endettement face à l’incertitude économique. Par ailleurs, le marché immobilier est toujours en lambeaux et stagne dans les bas-fonds.

Comme le crédit est très faible, la base monétaire (MB) n’est pas convertie en M1 et M2. Les énormes réserves des banques à la banque centrale ne sont donc pas injectée dans l’économie et ne créent donc pas d’inflation. Pour mieux comprendre le phénomène, voici un article dans lequel je l’expliquais plus en détails. D’ailleurs, la prévision que j’y faisais (en avril dernier) sur le prix de l’or s’est matérialisée!

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Comme je vous le décrivais dans des articles précédents (ici et ici), malgré les milliards de liquidités pompées par les banques centrales dans le système bancaire, l’expansion du crédit demeure de glace et les banques ne prêtent pas. Leurs réserves s’accumulent alors que les prêts sont remboursés (voir graphiques ci-bas).

En juillet dernier, une banque centrale, celle de la Suède, a tenté une nouvelle expérience. Dans le but désespéré de stimuler le crédit et de contrer la déflation, la Riksbank est devenue la première banque centrale du monde à afficher un taux d’intérêt négatif sur les dépots, soit de -0.25%. Cette mesure, précédemment approuvée par Keynes, est maintenant considérée par la Bank of England. Cela signifie que lorsqu’une banque dépose ses réserves à la banque centrale, elle doit payer 0.25%, alors qu’en juillet 2008, elle se serait fait payer 3.75%! C’est comme si on vous exigeais des frais lorsque vous déposez votre argent à la banque, plutôt que de vous payer de l’intérêt (aussi petit soit-il).

En réalité, les banques ne désirent pas prêter présentement parce qu’elles ne voient pas d’emprunteurs viables à qui prêter. Un prêt viable est un prêt qui finance la création de richesse. En forçant les banques à prêter, elles vont se retrouver à financer des activités qui utilisent mal les ressources et détruisent de la richesse, ce qui ne peut être bon pour l’économie. On ne crée pas de richesse en imprimant de l’argent…

D’ailleurs, avec des provisions pour créances douteuses qui atteignent près de 3%, les banques pourraient logiquement accepter de payer le 0.25% et laisser leur argent en dépôts plutôt que de le prêter.  À noter que le gouvernement de la Riksbank qui a supporté cette mesure est Lars Svensson, un proche collaborateur de Ben Bernanke (ils ont travaillé ensemble à l’Université Princeton sur la théorie de la politique monétaire). S’il fallait que l’on observe une reprise du crédit en Suède, il y a fort à parier que la Federal Reserve et plusieurs autres banques centrales emboĩteraient le pas de la Riksbank.

Pendant ce temps, nos banques canadiennes font de la pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il maintienne en place son généreux programme de $125 milliards de rachat d’hypothèques qui doit venir à échéance la semaine prochaine. Le programme a été utilisé pour un montant de $64 milliards et a permis aux banques de faire des profits faciles sur notre dos au nom de la stabilité du système bancaire. Il n’est pas surprenant que les banques veuillent continuer à bénéficier de cette subvention implicite! J’expliquais ce manège ici.

 http://www.nakedcapitalism.com/2009/07/sweden-negative-interest-rates-and.html

Figure1

Figure3

Source: Mises Institute.

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