Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for octobre 2013

Ascent - Cover

“The Ascent of Money: A Financial History of the World”, par Niall Ferguson.

Cet excellent ouvrage de l’historien britannique Niall Ferguson publié en novembre 2008 traite non pas seulement de l’histoire de la monnaie, mais bien de l’histoire de la finance en général, de la préhistoire à nos jours. Bien que je ne sois pas d’accord avec l’ensemble de ses affirmations, je recommande chaudement ce livre à quiconque s’intéresse au sujet, en soulignant que celui-ci ne constitue pas une lecture aride comme certains livres d’histoire peuvent l’être (notez que j’avais publié un article sur un autre livre de Ferguson ici).

Les crises financières et les scandales financiers arrivent bien assez fréquemment pour faire paraître la finance comme une source d’appauvrissement plutôt que d’enrichissement. Pourtant, malgré toute la règlementation et l’interférence étatique, les marchés financiers créent bel et bien de la richesse (voir ceci). Selon Ferguson, l’innovation financière a été un facteur indispensable dans l’avancement de l’humain du statut de subsistance précaire d’il y a quelques siècles au niveau de vie confortable dont nous jouissons présentement dans les pays développés. En fait, Ferguson avance que la finance est une composante primordiale du développement et de l’enrichissement des nations : la clé de voute de la prospérité.

(suite…)

Publicités

Read Full Post »

blue_container_153192929_std

Pour beaucoup de gens, l’un des rôles du gouvernement est de déterminer et imposer les standards techniques, sans quoi des technologies incompatibles sèmeraient le chaos, ce qui freinerait le développement économique. Imaginez par exemple un train ne pouvant plus poursuivre sa route parce que les rails de la section suivante sont plus larges. Faut-il que le gouvernement intervienne pour que chaque opérateur utilise des rails de la même largeur?

Le but de la standardisation est d’assurer la compatibilité, l’interopérabilité, la sécurité et la qualité des technologies. Elle consiste en une solution aux problèmes de coordination entre différents agents, qui en bénéficient mutuellement en prenant des décisions concertées. En ce sens, les entrepreneurs ont un incitatif économique à coordonner leurs spécifications techniques sur un standard commun.

(suite…)

Read Full Post »

Silicon-Valley1

Silicon Valley.

Est-ce que le gouvernement est responsable de la création de l’internet? Pour plusieurs, sans interventionnisme gouvernemental, l’internet n’aurait pas vu le jour.

« During my service in the United States Congress, I took the initiative in creating the Internet. », Al Gore, 1999 (voir ceci).

En fait, comme plusieurs autres technologies, l’internet a d’abord été un projet du département de la défense et son objectif n’était pas commercial, ni social. Cependant, l’idée de base de l’internet provient en fait d’une entreprise privée, nommée Bolt, Beranek & Newman (BBN). C’est J.C. R. Licklider, un scientifique de BBN, qui, en 1960, a discuté d’un réseau informatique dans son rapport Man-Computer Symbiosis :

« A network of such [computers], connected to one another by wide-band communication lines [which provided] the functions of present-day libraries together with anticipated advances in information storage and retrieval and [other] symbiotic functions. »

Ce rapport contenait tous les éléments composant l’internet moderne. En octobre 1962, il fut embauché par l’agence gouvernementale DARPA, où il embaucha Ivan Sutherland et Bob Taylor pour travailler sur le projet ARPANET. En 1968, Taylor disposait d’un plan complet pour le réseau et confia à BBN Technologies (l’entreprise privée mentionnée plus haut) le mandat de le construire. En décembre 1969, les quatre premiers noyaux de l’internet était inter-reliés; il s’agissait de quatre universités. Puis, au début des années 1970s, Robert Kahn (en provenance de Bell Labs) et Vinton Cerf ont joint DARPA pour inventer ce qui allait lier tous les 37 internets entre eux : le Transmission Control Protocol (TCP) et le Internet Protocol (IP).

(suite…)

Read Full Post »

Est-ce que l’intervention du gouvernement est nécessaire pour le développement des routes? Aux dires de certains, sans intervention gouvernementale en la matière, nous ne bénéficierions que de très peu de routes et celles-ci coûteraient plus cher.

En fait, l’exemple des États-Unis du 19e siècle nous prouve que ce n’est pas le cas. On pourrait même en dire autant de l’Angleterre du 18e siècle, où le gouvernement a complètement échoué à développer un système de route adéquat. Ce sont des entreprises privées, les « private turnpike companies », qui ont développé, à partir de 1706, le système routier qui a permit la révolution industrielle.

(suite…)

Read Full Post »

Drugs Americas holy war

Il y a plein d’arguments de type utilitaristes pour mettre fin à la guerre à la drogue. Cependant, ces arguments sont secondaires, voire invalides, car cette guerre en est une contre la liberté individuelle, le libre-marché, la propriété privée et même la démocratie. Une fois que l’on a permit au gouvernement de réguler et criminaliser les substances que l’on ingère de notre plein gré, on a retiré toute limite à la portée de son pouvoir sur nos vies. La guerre à la drogue est un important vecteur d’expansion du gouvernement.

Les plus fervents défenseurs de la prohibition des drogues prétendent que la consommation de ces drogues est immorale. Comment ces gens peuvent-ils considérer moral de saisir la propriété des gens, de les priver de certains droits, de les humilier et de les enfermer dans une cellule simplement parce qu’ils ont été trouvés en possession d’une plante que le gouvernement désapprouve?

Néanmoins, le livre d’Arthur Benavie a réalisé l’exploit d’ajouter une bonne centaines d’arguments utilitaristes contre la prohibition des drogues à ceux que je croyais déjà connaître. L’ouvrage de Laurence Vance, aussi cité au bas de ce billet, y ajoute l’argumentation morale libertarienne.

(suite…)

Read Full Post »