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Le système électoral américain est en panne. Depuis 1994, le Congrès a approuvé 40% moins de lois par session que durant la période 1975-94, signe que la polarization paralyse le gouvernement. Les Démocrates n’ont presque rien pu faire sous le règne de Barrack Obama, parce qu’ils ne contrôlaient pas le Congrès. Hillary Clinton n’a pas été élu présidente en 2016 malgré une remarquable victoire au niveau du vote populaire.

En ce qui concerne les élections de mi-mandat de novembre prochain, les sondages révèlent que le Parti Démocrate a une avance significative de 7% dans les intentions de vote, et pourtant, les Républicains ont de bonnes chances de garder le contrôle du Congrès. Comment cela est-il possible?

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Je ne m’attendais pas à grand-chose lorsque j’ai ouvert ce livre et j’ai été agréablement surpris de sa qualité. Ce n’est pas seulement un livre sur les dictateurs, mais plutôt un guide pour comprendre le pouvoir politique en général, même en démocratie. Les auteurs sont des chercheurs chevronnés, qui ont réussi à distiller des décennies de recherches et d’analyse en un court ouvrage de façon brillante, réaliste et…cynique.

Selon les auteurs, on peut mieux comprendre les agissements des dirigeants politiques en s’attardant à leurs motivations profondes. Ce qui motive les dirigeants à agir est de prendre le pouvoir politique, conserver ce pouvoir et contrôler les flux de revenus. Même en démocratie, leaders ne cherchent pas à améliorer la société ou à laisser une marque prestigieuse sur l’histoire. Tout ce qu’ils veulent est atteindre le pouvoir et le garder.

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Le mariage du Prince Harry et de Meghan Markle au printemps dernier a contribué à raviver l’intérêt pour la famille royale britannique, malgré le fait qu’elle soit une roturière divorcée. Comment une telle institution peut encore exister de nos jours, dans un monde qui favorise de plus en plus la démocratie et l’égalité des classes sociales?

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Notez que cet article a été initialement publié en novembre 2013.

Un reproche souvent fait au capitalisme est qu’il dépend absolument de la « croissance » pour exister. Sans elle, le système s’écroulerait, ce pourquoi la croissance est recherchée à tout prix, de manière perpétuelle, voire exponentielle.

En fait, la croissance n’est pas inhérente au capitalisme, qui n’est en fait qu’un système de normes définissant la manière dont les humains coopèrent économiquement entre eux (c’est-à-dire par libre choix plutôt que par la force). La viabilité du capitalisme ne dépend d’aucune croissance minimale intrinsèque.

Ceci dit, la croissance perpétuelle est-elle souhaitable? Dans les pays industrialisé, le niveau de vie n’est-il pas déjà suffisamment élevé? Pourquoi devrions-nous épuiser nos ressources et détruire la planète pour consommer encore plus?

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Dans leur livre “Capitalism without Capital”, Jonathan Haskel et Stian Westlake décrivent la transformation économique que nous traversons depuis quelques décennies, laquelle implique une augmentation substantielle des actifs intangibles.

Imaginez simplement un gym il y a 50 ans. Il s’agissait presque exclusivement d’actifs tangibles : un édifice, des équipements pour l’entraînement, des miroirs, etc. Aujourd’hui, ce gym est doté d’un logiciel permettant de maintenir une base de données sur les membres, d’une image de marque reconnue et de processus de gestion efficients (incluant la formation des employés) lui permettant d’opérer un réseau de franchises dans plusieurs villes.

Ces choses sont des actifs intangibles, des actifs que l’on ne peut toucher, mais qui on une valeur substantielle. Les actifs intangibles possèdes quatre caractéristiques qui les différencient des actifs tangibles (les 4 « S ») :

– Ils permettent des économies d’échelle importantes (scalable).
– Les coûts de ces investissements sont irrécupérables (sunk cost).
– Ces actifs génèrent des retombées (spillovers).
– Ces actifs ont des synergies les uns avec les autres.

Suite à ce constat plutôt évident (mais potentiellement sous-estimé), les auteurs observent les conséquences économiques et sociétales de cette transformation.

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Notez que cet article a été initialement publié en novembre 2014.

J’ai récemment visionné le film « 42 », relatant l’histoire du premier joueur de baseball noir des ligues majeures, Jackie Robinson. Le film se passe en Amérique d’après la Seconde Guerre Mondiale, durant laquelle les afro-américains ont combattu vaillamment pour vaincre l’une des idéologies les plus racistes qui soit: le National-Socialisme Allemand. Néanmoins, les lois ségrégationnistes de Jim Crow sévissaient encore à l’époque dans le sud et la ségrégation était appliquée informellement dans plusieurs villes du nord, si bien qu’après avoir vu le fascisme tomber dans le monde, les noirs le vivaient encore aux États-Unis.

Le baseball ne faisait pas exception. Il y avait une ligue pour les noirs, pendant que les 400 joueurs des ligues majeures étaient blancs. C’est en 1947 que cela allait changer. Le propriétaire des Dodgers de Brooklyn eut une idée folle: embaucher un joueur noir.

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L’animateur de radio matinale numéro un au Québec, Paul Arcand, semble faire une montagne des variations du prix de l’essence. Plus précisément, il s’insurge contre le fait que les stations semblent augmenter leurs prix toutes en même temps les jeudis, et plus particulièrement à l’aube des longs week-ends. Selon lui, il s’agit d’une preuve de collusion dans cette industrie.

Cette perspective m’apparaît loufoque pour plusieurs raisons.

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