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“Why Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity, and Poverty”, par Daron Acemoglu et James Robinson.

 

Pour plusieurs économistes, la géographie est un facteur déterminant du niveau de richesse d’un pays (Jeff Sachs, Jarred Diamond). L’hypothèse géographique n’arrive pourtant pas à expliquer les différences entre Nogales, Mexique et Nogales, Arizona, entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, entre l’Allemagne de L’Est et l’Allemagne de l’Ouest en 1989. En Corée du Nord, les gens ont 10 ans de moins d’espérance de vie que leurs voisins du Sud. Cette hypothèse n’arrive pas non plus à expliquer pourquoi un pays comme le Japon a stagné pendant si longtemps, pour ensuite soudainement entamer une période de forte croissance suite à la Restauration Meiji. Alors, pourquoi est-ce que certaines nations réussissent à se développer tandis que d’autres faillissent?

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Une chose sur laquelle les économistes s’entendent est que le vieillissement de la population a un impact négatif sur la croissance économique. On s’entend aussi pour dire que le vieillissement fait augmenter le fardeau fiscal dans les pays où il existe un certain état-providence. Mais qu’en est-il de l’inflation? Si vous demandez à plusieurs économistes quel est l’impact du vieillissement de la population sur l’inflation, ils vous diront que l’effet du vieillissement est déflationniste. Ils pointeront probablement vers l’exemple du Japon pour corroborer leur opinion. Cependant, le Japon est-il la règle ou plutôt une exception?

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Dans un article antérieur, j’expliquais que le gouvernement n’avait pas été tellement nécessaire à la création de l’internet et même qu’il avait été une nuisance. On constate qu’aux États-Unis, pays qui a vu naître l’internet et de nombreuses innovations y étant reliées, les régulateurs augmentent de plus en plus leur emprise sur une technologie qui fonctionne pourtant bien comme elle est.

 

En fait, en Europe et dorénavant aux États-Unis, à travers la FCC, l’internet pourrait bien être étranglé par la règlementation, notamment en ce qui concerne la neutralité.

C’est en février 2015 qu’un telle règlementation a été proposée par la FCC, sous la même égide que les réseaux téléphoniques (Title II telecommunication services). Cela fait depuis 1996 que la FCC tente de s’ajouter l’internet à son empire de règlementation. Elle perdit ses batailles en cour (D.C. Circuit) en 2007, puis en 2014. À ces deux reprises, la cour a statué que la FCC n’avait pas l’autorité de règlementer l’internet. Cela pourrait bien changer cette année…

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Generation trompée

Je vous invite à joindre la conférence Génération Trompée en grand nombre pour lancer un message fort à la population et aux médias, que oui nous voulons de la responsabilité fiscale. La conférence de Montréal aura lieu le 30 mai 2015. Tous les détails sur www.gsmtl.ca et https://facebook.com/?_rdr#!/events/1431420373836280 . N’oubliez pas de distribuer à vos amis sur Facebook et Twitter, c’est pour notre avenir à tous !

 

Qu’entendons-nous par génération trompée? Les gens de ma génération et de celle de mes enfants, au Québec et à bien d’autres endroits, se retrouvent présentement devant une falaise : un gouvernement au modèle financièrement insoutenable, contrôlé par des groupes d’intérêts.

 

Le système de santé au Québec est un véritable cauchemar. Pour obtenir des soins de qualité et dans un délai raisonnable, il faut de plus en plus se tourner vers des établissements privés qui ne sont pas couverts par l’assurance-santé gouvernementale. On paie donc en double. Le système d’éducation public manque de ressources. Les équipements et infrastructures se détériorent constamment et les écoles sont de moins en moins aptes à attirer des enseignants de qualité. Encore une fois, pour obtenir un service approprié, il faut se tourner vers les écoles privées et les universités situées à l’étranger, ce qui implique de payer en double. Les sociétés d’État comme Hydro-Québec et la Société des Alcools du Québec dilapident notre capital dans des projets irréalistes et en versant des rémunérations complètement déraisonnables.

 

Cette détérioration des services publics se déroule pendant que les dépenses gouvernementales continuent sans cesse d’augmenter. La bureaucratie gouvernementale se maintient, avec des rémunérations qui sont bien plus élevées que ce que le marché du travail ne pourrait justifier. Le résultat est que les gouvernements sont en déficits chroniques et la dette ne cesse d’augmenter. Les excès des dernières décennies seront donc épongés par les générations futures (les générations « trompées »). Et qu’arrivera-t-il quand le taux d’intérêt sur cette dette se mettra à augmenter? D’ailleurs, on constate déjà une augmentation des impôts, taxes et tarifs. Donc non seulement nous obtenons moins, mais en plus on devra payer plus! C’est ça l’austérité…

 

D’autre part, il s’agit effectivement d’une problématique intergénérationnelle, car ce sont les baby-boomers qui ont le plus bénéficié des largesses gouvernementales. Ils ont bénéficié d’une expansion fulgurante des services publics et d’aides sociales. Leurs entreprises et employeurs ont été largement subventionnées. Alors que leurs revenus atteignaient leur zénith au cours de la dernière décennie, leurs impôts ont été diminués. Maintenant qu’ils arrivent à la retraite, ils seront les plus grands consommateurs de services publics fort onéreux, lesquels ne seront pas aussi généreux lorsque ma génération et celle de mes enfants arriveront à leur retraite. Qui plus est, les intérêts versés sur la dette gouvernementale, qui seront payés par les contribuables des générations futures, seront touchés par les baby-boomers retraités car ce sont leurs caisses de retraite qui détiennent, en partie, ces titres de dette, qui ont été émis à faible taux d’intérêt (pour le moment)…

Au Québec, c’est la Révolution Tranquille qui, durant les années 1960s, a instauré des programmes sociaux, dans le but de sortir la nation de la « grande noirceur ». Pourtant, les choses n’étaient pas si sombres à l’époque. À la veille de la Révolution Tranquille, le Québec n’avait rien d’une société sous-développée. La moitié des francophones occupaient un emploi dans le secteur des services. Durant tout le 20e siècle, la proportion de travailleurs québécois oeuvrant dans le secteur industriel fut comparable aux proportions observées aux États-Unis et dans plusieurs pays européens. On ne constatait pas non plus de retard d’urbanisation dans la province. Le Québec affichait même un taux d’urbanisation supérieur à celui l’Ontario de 1900 jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, et allait se maintenir au-dessus de la moyenne canadienne par la suite. La société québécoise d’avant la Révolution Tranquille comptait aussi de nombreux entrepreneurs francophones dans le domaine industriel et commercial. Dès le 19e siècle, ils se dotent d’institutions financières soutenant l’essor économique régional: banques, sociétés de fiducie et compagnies d’assurance. Les chambres de commerce foisonnaient et se regroupèrent en fédération provinciale dès 1909. En 1935, elle comptait 49 chambres affiliées. En 1953, le Québec affichait le deuxième revenu par habitant le plus élevé au monde après les États-Unis (en excluant le reste du Canada). Dans les circonstances, comment peut-on parler de « grande noirceur »?

Néanmoins, c’est pour s’attirer les votes d’une majorité montante qu’était la génération des « baby-boomers », dont les revenus étaient inférieurs vu leur jeunesse, que les politiciens de l’époque menés par Jean Lesage ont mis en place ces programmes sociaux. Ces réformes ont touché la santé, les services sociaux, l’éducation, la culture et l’interventionnisme économique, notamment par la création de la Régie des Rentes, de la Caisse de Dépôts et par la nationalisation de l’électricité sous Hydro-Québec. L’État-providence québécois n’a pratiquement pas cessé de prendre de l’expansion depuis; intervenant dorénavant dans toutes les sphères de nos vies.

Trop occupés à redistribuer la richesse qu’ils subtilisent pour mousser leur carrière, les politiciens oublient ce qui a permis de créer cette richesse au préalable: la libre coopération des individus cherchant à améliorer leur sort. Pour justifier leurs actes, ils accusent, de façon boiteuse, le capitalisme de tous les maux de la terre: inégalités, crises financières, fraude, corruption, destruction de l’environnement, etc. Ils ne se rendent pas compte que ce sont leurs interventions qui créent ces problèmes en premier lieu et que leurs interventions subséquentes visant à corriger le tir ne font qu’empirer les choses.

Évidemment, ces programmes de dépenses, aujourd’hui gigantesques, ont dû être financés, d’abord par des taxes et impôts croissants, puis par l’endettement et la création de monnaie. Ce n’est pas pour rien que les banques centrales des États-Unis et du Canada ont été créées au début du 20e siècle, en même temps que la progression de l’État-providence. Nous avons donc observé une augmentation constante de l’endettement gouvernemental dans les pays industrialisés.

Il y a quelques décennies, cet endettement était soutenu par une croissance économique plus ou moins forte, aidée par une bonne croissance démographique, et donc par l’augmentation des recettes fiscale de l’État, mais dans les années 2000s, un gros problème s’est pointé à l’horizon. Nés en 1946, les premiers baby-boomers ont fêté leur 65e anniversaire en 2010-2011 et auront atteint l’âge normal de la retraite, alors que plusieurs d’entre eux bénéficient d’une retraite anticipée. Nous observons donc une baisse de la population active et une augmentation de la population inactive. Selon le scénario de référence de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), en 2031, il y aura deux travailleurs pour un retraité. En 2001, ce ratio était de cinq travailleurs pour un retraité.

En quoi cela est-il un problème? Si la population active diminue, la production aussi diminue, ce qui est un problème majeur pour l’État puisque ses recettes fiscales diminueront alors que ses dépenses continueront d’augmenter. En outre, les retraités sont de grands consommateurs de services sociaux, surtout en santé. D’ailleurs, au 20e siècle, les banques centrales ont créé de la monnaie à profusion pour stimuler l’économie, faisant baisser les taux d’intérêt pour encourager l’endettement au détriment de l’épargne. Le résultat est que la population est endettée et dispose de peu de fonds pour la retraite.

Devant ces faits, les programmes sociaux de l’État apparaissent insoutenables. D’ailleurs, la plupart des pays industrialisés voient leurs gouvernements rapporter des déficits budgétaires chroniques. Autrement dit, on s’endette pour payer « l’épicerie ». Le niveau d’endettement de ces pays a atteint un niveau qui donne la frousse aux marchés financiers. Nous avons vu les problèmes financiers encourus par la Grèce et plusieurs autres pays européens en 2010. Il est à prévoir que d’autres pays se retrouveront dans cette situation bientôt.

Ces pays font alors face à trois choix : hausser les taxes et impôts au risque de grandement nuire à l’économie; monétiser la dette en créant de la monnaie au risque de générer de l’hyper-inflation et de provoquer une forte hausse des taux d’intérêt qui nuirait à l’économie et aux finances de l’État; ou réduire les dépenses au risque de se mettre les dépendants de l’État et les fonctionnaires à dos, un véritable suicide politique. Il y a fort à parier que les deux premières solutions seront considérées par les politiciens, même si cela impliquera la dilapidation du capital productif de l’économie, lequel permet de générer la richesse.

 

La solution : l’État doit diminuer ses dépenses de façon à pouvoir diminuer le fardeau fiscal des contribuables. Nous pourrions commencer par les dépenses militaires, qui devraient être strictement limitées à la défense préventive du pays. L’élimination totale des subventions aux entreprises serait aussi de mise. Il serait aussi impératif que l’État réduise l’ampleur de sa dispendieuse bureaucratie. Une bonne façon d’y parvenir serait par la privatisation de certains services publics. Les entreprises privées sont motivées par le profit, ce qui implique qu’elles ne peuvent pas se permettre d’entretenir une trop lourde bureaucratie. La bureaucratie est présentement omniprésente dans les systèmes de santé et d’éducation du Québec, alors que ces ministères accaparent la part du lion des dépenses du gouvernement. Notez que le financement public de ces services n’implique pas nécessairement que la prestation du service doive aussi être publique.

L’autre façon de réduire la bureaucratie est de réduire la règlementation excessive qui non seulement constitue une entrave à des échanges volontaires entre individus consentants et crée des distorsions néfastes, mais nuit aussi au dynamisme de l’économie et donc à notre niveau de vie. La règlementation du marché du travail devrait notamment être allégée et le pouvoir excessif des syndicats réduit.

Finalement, les programmes sociaux devraient être simplifiés et réduits de façon à maintenir un certain « filet de sécurité » pour les moins bien nantis sans toutefois entretenir une classe parasitaire et influencer le comportement des individus. À cet égard, le revenu minimum du citoyen ou l’impôt négatif sont des solutions à considérer.

Ces réductions de dépenses pourraient être utilisées pour réduire les taxes et impôts. Une bonne partie de cette réduction du fardeau fiscal serait réinvestie dans le capital productif de l’économie à travers l’épargne, contribuant ainsi à augmenter notre niveau de vie. L’introduction d’un taux d’imposition fixe serait aussi souhaitable, de façon à ne plus décourager la prise de risque, le travail et l’excellence, de même qu’une simplification de la loi de l’impôt.

La démocratie est malade. Nous sommes menés par des politiciens corrompus qui dispose de plus de pouvoir que jamais au cours des 150 dernières années. Ils abusent constamment de leur pouvoir, menés par des groupes de pression qui font passer leurs intérêts au détriment de ceux de la population. Le système politique est complètement monopolisé par des socialistes de gauche et des socialistes de droite, qui croient que le gouvernement est la solution à tous nos problèmes alors que le gouvernement EST le problème; par des partis biens financés qui dilapident l’argent des contribuables pour acheter les clientèles électorales nécessaires à garder le pouvoir. La démocratie est en train de devenir une forme de viol collectif dans lequel les violeurs, qui sont en majorité, n’ont que faire des objections de la pauvre victime, les simples contribuables.

Pour ces raisons, j’appuie fièrement l’initiative de Génération Trompée.

 

Génération Trompée ne supporte aucun parti politique, ils ne sont pas contraints par aucune ligne de parti, seulement par leurs convictions personnelles. Le projet a été démarré par la Fédération Canadienne des Contribuables afin d’informer et mobiliser les jeunes Canadiens pour sauver leur avenir économique. Les jeunes Canadiens voient le gouffre s’approcher de plus en plus vite et tiennent à sonner l’alarme avant qu’il ne soit trop tard.

 

Bien sûr, la simple conscientisation sur l’imminente crise de la dette qui guette le Canada ne suffit pas. C’est pourquoi Génération Trompée aide aussi les jeunes Canadiens à s’organiser afin qu’ils puissent prendre les actions nécessaires pour changer la situation. Ceci se traduit en l’organisation d’événements, la tenue de conférences sur les campus ainsi que la mise sur pied d’une campagne en ligne. Cela signifie avoir une voix forte et unie, ne pouvant pas être ignorée. En bref, faire une différence.

 

Faites partie de la solution. Pour notre génération, il est venu le temps de se lever pour défendre nos droits.

À lire: https://minarchiste.wordpress.com/2011/01/10/lhistoire-du-liberalisme/

 

 

Drought Drops Lake Mead Water Level To 40 Year Lows

Comme vous le savez possiblement, une sévère sécheresse s’abat présentement sur la Californie, occasionnant un rationnement de la consommation d’eau potable. Pour certains, il s’agit sans doute d’une autre preuve des impacts négatifs du réchauffement climatique, alors que pour d’autres, c’est la preuve que l’interventionnisme étatique est nécessaire à éviter ce genre de problème.

 

En fait, cette sécheresse n’est pas si extraordinaire que cela, puisque ce genre d’événement s’est produit à plusieurs reprises au cours des derniers quelques siècles. La période 2012-2014 est considérée comme ayant été « anormalement » sèche, mais encore une fois, une telle période de 3 ans s’est produit à 3 reprises au cours des 440 dernières années. D’autre part, selon les modèles climatiques, le réchauffement aurait dû faire augmenter les précipitations sur la partie de la Californie qui est aujourd’hui privée d’eau. Donc cette sécheresse serait plutôt une preuve que le réchauffement n’est pas si grave ou que les modèles climatiques sont inefficaces! (voir ceci et ceci)

 

Il y a cependant une chose qui est claire : l’interventionnisme étatique a contribué au problème.

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Kansas

La gauche (menée par Paul Krugman) mène présentement une offensive contre la courbe de Laffer en prenant le Kansas comme contre-exemple. En 2012, le gouvernement de cet État mené par le Républicain Sam Brownback a instauré des réductions d’impôts dans le but de stimuler la croissance. Ces réductions seront mises en place entre 2013 et 2018. Jusqu’à maintenant, le Kansas a continué de tirer de l’arrière en ce qui concerne notamment la création d’emplois comparativement à la moyenne nationale. Est-ce là une preuve que les réductions d’impôts ne sont pas un moyen efficace de relancer une économie?

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Ray Dalio

Ray Dalio est un homme d’affaires américain fondateur de la firme d’investissement Bridgewater Associates, qui emploie 1200 personnes et gère US$122 milliards d’actifs. Il est la 69e plus riche personne au monde selon Forbes et la 30e aux États-Unis.

 

Bridgewater est considérée comme la plus grosse et l’une des meilleures firmes de hedge funds au monde. Ses stratégies sont qualifiées de « global macro », c’est-à-dire qu’elle positionne ses investissements en fonction de ses prévisions de la conjoncture économique. Elle a été une pionnière dans l’utilisations des approches de « portable alpha » et de « risk parity».

La compagnie a commencé à sonner l’alarme dès le printemps 2007 en ce qui concerne les risques élevés reliés au levier financier dans l’économie. Les portefeuilles des clients de Bridgewater étaient bien positionnés pour faire face à la récession qui a suivi. Dalio a d’ailleurs été consulté par le Secrétaire au Trésor et la Maison Blanche. La newsletter de Bridgewater est notamment lue par Tim Geitner et Barack Obama.

On pourrait donc s’attendre à ce que Dalio soit quelqu’un qui comprenne bien le fonctionnement de l’économie, et c’est effectivement le cas. En 2013, il a mis en ligne une vidéo de 30 minutes intitulée How The Economic Machine Works. La vidéo est bien faîte et très instructive. Il y a cependant certains points avec lesquels je suis en désaccord.

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