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Notez que cet article a été initialement publié en novembre 2013.

Un reproche souvent fait au capitalisme est qu’il dépend absolument de la « croissance » pour exister. Sans elle, le système s’écroulerait, ce pourquoi la croissance est recherchée à tout prix, de manière perpétuelle, voire exponentielle.

En fait, la croissance n’est pas inhérente au capitalisme, qui n’est en fait qu’un système de normes définissant la manière dont les humains coopèrent économiquement entre eux (c’est-à-dire par libre choix plutôt que par la force). La viabilité du capitalisme ne dépend d’aucune croissance minimale intrinsèque.

Ceci dit, la croissance perpétuelle est-elle souhaitable? Dans les pays industrialisé, le niveau de vie n’est-il pas déjà suffisamment élevé? Pourquoi devrions-nous épuiser nos ressources et détruire la planète pour consommer encore plus?

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Dans leur livre “Capitalism without Capital”, Jonathan Haskel et Stian Westlake décrivent la transformation économique que nous traversons depuis quelques décennies, laquelle implique une augmentation substantielle des actifs intangibles.

Imaginez simplement un gym il y a 50 ans. Il s’agissait presque exclusivement d’actifs tangibles : un édifice, des équipements pour l’entraînement, des miroirs, etc. Aujourd’hui, ce gym est doté d’un logiciel permettant de maintenir une base de données sur les membres, d’une image de marque reconnue et de processus de gestion efficients (incluant la formation des employés) lui permettant d’opérer un réseau de franchises dans plusieurs villes.

Ces choses sont des actifs intangibles, des actifs que l’on ne peut toucher, mais qui on une valeur substantielle. Les actifs intangibles possèdes quatre caractéristiques qui les différencient des actifs tangibles (les 4 « S ») :

– Ils permettent des économies d’échelle importantes (scalable).
– Les coûts de ces investissements sont irrécupérables (sunk cost).
– Ces actifs génèrent des retombées (spillovers).
– Ces actifs ont des synergies les uns avec les autres.

Suite à ce constat plutôt évident (mais potentiellement sous-estimé), les auteurs observent les conséquences économiques et sociétales de cette transformation.

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Notez que cet article a été initialement publié en novembre 2014.

J’ai récemment visionné le film « 42 », relatant l’histoire du premier joueur de baseball noir des ligues majeures, Jackie Robinson. Le film se passe en Amérique d’après la Seconde Guerre Mondiale, durant laquelle les afro-américains ont combattu vaillamment pour vaincre l’une des idéologies les plus racistes qui soit: le National-Socialisme Allemand. Néanmoins, les lois ségrégationnistes de Jim Crow sévissaient encore à l’époque dans le sud et la ségrégation était appliquée informellement dans plusieurs villes du nord, si bien qu’après avoir vu le fascisme tomber dans le monde, les noirs le vivaient encore aux États-Unis.

Le baseball ne faisait pas exception. Il y avait une ligue pour les noirs, pendant que les 400 joueurs des ligues majeures étaient blancs. C’est en 1947 que cela allait changer. Le propriétaire des Dodgers de Brooklyn eut une idée folle: embaucher un joueur noir.

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L’animateur de radio matinale numéro un au Québec, Paul Arcand, semble faire une montagne des variations du prix de l’essence. Plus précisément, il s’insurge contre le fait que les stations semblent augmenter leurs prix toutes en même temps les jeudis, et plus particulièrement à l’aube des longs week-ends. Selon lui, il s’agit d’une preuve de collusion dans cette industrie.

Cette perspective m’apparaît loufoque pour plusieurs raisons.

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Notez que cet article fut initialement publié en octobre 2013.

Pour beaucoup de gens, l’un des rôles du gouvernement est de déterminer et imposer les standards techniques, sans quoi des technologies incompatibles sèmeraient le chaos, ce qui freinerait le développement économique. Imaginez par exemple un train ne pouvant plus poursuivre sa route parce que les rails de la section suivante sont plus larges. Faut-il que le gouvernement intervienne pour que chaque opérateur utilise des rails de la même largeur?

Le but de la standardisation est d’assurer la compatibilité, l’interopérabilité, la sécurité et la qualité des technologies. Elle consiste en une solution aux problèmes de coordination entre différents agents, qui en bénéficient mutuellement en prenant des décisions concertées. En ce sens, les entrepreneurs ont un incitatif économique à coordonner leurs spécifications techniques sur un standard commun.

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J’ai récemment eu un échange de courriel avec un communiste. Ce dernier n’a aucune formation en économie, mais semble avoir eu une épiphanie: le communisme peut fonctionner si seulement il était démocratique! Comme la concurrence pure et parfaite est impossible, la planification centrale doit forcément, selon lui, être la seule manière d’obtenir une allocation optimale des ressources qui serait aussi plus équitable.

J’ai synthétisé ces plusieurs courriels en rubriques; ses arguments sont en caractères gras, suivis de mes réponses.

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Notez que cet article fut initialement publié en mars 2013.

Est-ce qu’un pays doit protéger ses industries naissantes pour se développer? S’agit-il de la recette magique pour qu’un pays du Tiers-Monde atteigne le statut de pays développé? L’économiste Erik Reinert affirme que oui! Pour Reinert, le développement d’un pays ne résulte pas du laissez-faire et du libre-échange, mais bien de politiques mercantilistes délibérées, incluant le protectionnisme. Lire la suite »