Les gauchistes du Québec et d’ailleurs font souvent référence à la Suède comment étant le système quasi-idéal. Selon eux, la Suède prouve qu’il est possible de figurer parmi les pays les plus riches du monde tout en ayant des impôts élevés, un gros gouvernement et un marché du travail hyper-règlementé. Est-ce une preuve que libéralisme n’est pas nécessaire à la création de richesse?
La Suède se classe 14e (sur 182 pays) pour ce qui est du PIB par habitant selon la Banque Mondiale (2010). Il s’agit donc incontestablement d’un pays riche. Elle ne l’a cependant pas toujours été. Au début du 19 siècle, la Suède figurait parmi les pays les plus pauvres.
Entre 1850 et 1970, la Suède a connu un extraordinaire rattrapage économique. L’expansion économique de la Suède a culminé en 1970, alors que le pays était le quatrième plus riche du monde. Il bénéficiait alors d’une solide protection des droits de propriété, d’une règlementation peu contraignante et de faibles impôts (similaires à ceux des États-Unis). Au début des années 1950, les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB étaient très basses, à environ 20%, mêmes inférieures au niveau observé aux États-Unis.
Dans les années 1970s, les choses ont commencé à se renverser alors que l’État-providence a pris de l’expansion en Suède. Le gouvernement a donné des subventions aux entreprises en difficulté. La règlementation du marché du travail fut aussi augmentée. Les syndicats se sont renforcis, les congédiements sont devenus dispendieux, certains chômeurs ont pu obtenir des indemnités allant jusqu’à 80% de leur salaire. L’absentéisme est aussi devenu un grave problème en Suède étant donné la règlementation trop généreuse envers les employés. Les impôts furent augmentés significativement. La compétitivité des entreprises suédoises s’est grandement détériorée, nuisant aux exportations. La devise suédoise fut dévaluée à plusieurs reprises dans le but de stimuler les exportations. Les dépenses du gouvernement ont atteint 60% du PIB.
Quelle a été l’impact économique de cette croissance de l’État? En 1990, la Suède avait chuté au neuvième rang de l’OCDE et en 1997, au quinzième rang pour ce qui est du PIB par habitant. En 1993, le déficit budgétaire du gouvernement était de 13% du PIB et la dette de 71% du PIB (« The Swedish Model », Washington Times, 18 août 2009). Le taux de chômage s’est aussi mis à augmenter pour atteindre des niveaux dangereusement élevés. Les entreprises privées n’ont créé aucun emploi entre 1970 et 1990 (elles en ont plutôt perdu), alors que la fonction publique fut la source de toute la création d’emploi nette. Selon The Economist (« The Swedish Model », Admire the best, forget the rest », The Economist, 7 septembre 2006), une seule des 50 plus grandes entreprises suédoises a été créée après 1970 (les Ericsson, Volvo, Ikea et Electrolux ont toutes été créées avant 1950), ce qui démontre le manque de dynamisme de l’économie suédoise.
Ce graphique montre que les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB ont augmenté beaucoup plus rapidement qu’aux États-Unis après 1970.
Ce graphique montre le PIB par habitant de la Suède en pourcentage de la moyenne de l’OCDE. On voit clairement que vers la fin des années 1960s, la Suède s’est mise à perdre du terrain. On y voit aussi que depuis la Suède a adopté ses réformes plus libérales, la tendance s’est renversée.
Ce graphique montre le PNB cumulatif entre 1975 et 2003 de la Suède comparativement aux États-Unis et aux autres pays européens. On peut observer à quel point la Suède a pris du retard sur les autres pays industrialisés au cours de cette période.
En fait, la Suède a connu une importante crise financière qui a culminé en 1993. Des changements règlementaires mis en place à partir de 1985 ont permis aux banques d’opérer avec de plus bas ratios de liquidité, leur permettant donc d’effectuer plus de prêts et de créer davantage de monnaie. Ces changements ont généré une période de boum économique accompagnée d’une forte augmentation de l’endettement. Dans la deuxième moitié des années 1980s, l’inflation avait été relativement élevée et les prix des actifs (bourse et immobilier) avaient augmenté en moyenne de +125%, conséquences normales de la création de monnaie. (« The Swedish Banking Crisis : Roots and Consequences », Peter Englund, Oxford Review of Economic Policy, vol. 15 no 3, 1999). Le taux d’épargne a alors fortement diminué pour devenir négatif.
Au début des années 1990, la bulle a commencé à se dégonfler. L’inflation avait fait grandement diminué la compétitivité des entreprises exportatrices, puisque la Suède opérait alors un régime de taux de change fixe. La devise est donc devenue surévaluée puisque l’inflation élevée aurait dû faire baisser la valeur de la devise. Cette situation n’est pas passée inaperçue des spéculateurs internationaux, qui se sont mis à parier contre la krona. Pour protéger la valeur de la devise, la Riksbank devait augmenter son taux directeur (jusqu’à 500%) pour inciter les investisseurs à acheter des titres suédois et empruntant des devises étrangères sur les marchés pour ensuite les utiliser pour acheter des kronas. Les taux d’intérêt élevés, la baisse des exportations et le dégonflement de la bulle inflationniste ont plongé l’économie en récession. En septembre 1992, le gouvernement a mis en place une garantie assurant la solvabilité du système bancaire. En novembre 1992, la Suède a dû abandonner son système de taux de change fixe et la krona s’est dévaluée de -20%.
Devant cette détérioration de sa performance économique, des réformes ont été entreprises dans les années 1990s. Le gouvernement s’est mis à privatiser des entreprises d’État, à libéraliser les marchés du crédit et des capitaux et à abaisser les impôts. Entre 1990 et 1991, le taux d’imposition des entreprises est passé de 53,0% à 30,0%. Le taux d’imposition des particuliers a aussi été abaissé.
Des réformes des systèmes scolaires et de santé ont été mises en place, faisant plus de place à l’entreprise privée ainsi qu’à la concurrence. L’intervention gouvernementale dans l’économie a régressé. Les dépenses en services sociaux ont aussi été réduites. Le nombre de fonctionnaires a été réduit de 38%.
Les entreprises d’électricité, de télécommunications, de vente d’alcool et de transports en commun de même que les postes ont été confiés au privé. De plus, les gens ont désormais la possibilité de se retirer du système de pension ou d’assurance-chômage pour aller vers des fournisseurs privés. Du côté de la fonction publique, la rémunération les employés de l’État s’effectue selon la performance et non plus uniquement selon le principe d’ancienneté. Le déficit fut éliminé et le ratio dette/PIB réduit de moitié.
Ce renversement de tendance a permis de stopper la chute de la Suède, qui au cours de la dernière décennie a été l’un des pays européens affichant la meilleure croissance économique. D’ailleurs, au cours de la dernière récession, le gouvernement a réduit les impôts et a refusé de sauver le constructeur automobile Saab de la faillite, démontrant sa nouvelle attitude plus libérale.
À Stockholm, la capitale de la Suède, le transport en commun est la responsabilité de la Storstockholms Lokaltrafik, un organisme public qui relève du conseil de ville et qui n’offre pas directement de service de transport, elle ne fait que gérer des contrats de sous-traitance. Le métro de Stockholm est opéré par la firme MTR, une compagnie hongkongaise inscrite en bourse qui est spécialisée dans la gestion des métros. En 2009, MTR a gagné un appel d’offres pour gérer le métro de Stockholm pour les huit prochaines années. Une partie du service d’autobus est fourni par la firme Arriva, une compagnie britannique appartenant à des intérêts allemands qui est spécialisée dans l’administration du transport en commun. Une autre partie du service d’autobus est donné par Keolis, une compagnie française, elle aussi spécialisée dans l’administration du transport en commun. Fait intéressant, la Caisse de dépôt et placement du Québec est l’un des principaux actionnaires de cette compagnie. Le service d’autobus est aussi défrayé par Nobina Sverige, une compagnie privée suédoise qui est l’une des plus grosses en Europe pour ce qui est du transport en commun. Fait intéressant, chaque compagnie d’autobus est libre d’utiliser le modèle de véhicule de son choix en fonction des besoins de sa clientèle.
Au nivreau de l’assurance-chômage, pour avoir accès à des revenus décents en cas de perte d’emploi, les Suédois doivent souscrire à un fonds autonome d’assurance chômage privé, on en compte une trentaine en Suède. L’adhésion à ces fonds d’assurance privés se fait sur une base volontaire. La prime payée varie en fonction du risque que vous avez de perdre votre emploi. Ces fonds d’assurance chômage se conconcurrent les uns les autres et il est possible d’augmenter la qualité de sa couverture.
Le marché de l’électricité en Suède n’est pas un monopole étatique, mais un marché libre, qui est ouvert à la compétition, même celle des pays étrangers. Un consommateur peut choisir de prendre le risque d’un tarif ouvert, qui varie quotidiennement selon l’offre et la demande ou la sécurité d’un tarif fixe. On va même jusqu’à lui donner le choix du moyen de production: éolien, nucléaire ou l’hydroélectricité. Un ménage suédois pourrait signer avec E.ON, une compagnie allemande, qui exploite des centrales hydrauliques et nucléaires, ou Kalmar Energi, une petite entreprise suédoise spécialisée dans l’hydroélectricité, la biomasse et l’éolien, ou encore NordicGreen, une compagnie norvégienne qui ne fait que de l’éolien.
Conclusion :
Selon l’Institut Frazer, en 2008, la Suède s’est classée au 37e rang (sur 141 pays) concernant le niveau de liberté économique. Elle figure donc presque dans le premier quartile à cet égard; il s’agit donc d’un pays bénéficiant d’une liberté économique élevée malgré les impôts relativement élevés et le marché du travail inflexible qui y sévissent. La Suède possède un bon système légal, une bonne protection des droits de propriété et une monnaie relativement stable (depuis 1993). Ces grâce à ces éléments que la Suède est un pays riche, mais aussi grâce à son héritage libéral du début du 20e siècle. Au cours de cette période faste, des entrepreneurs dynamiques ont bâti le capital productif qui permet encore aujourd’hui à l’économie suédoise de créer de la richesse. Il est intéressant d’observer que lorsqu’elle a voulu dilapider ce capital pour le redistribuer, de graves problèmes économiques sont apparus, la forçant à rebrousser chemin.
À cet égard, la Suède est une démonstration éloquente que le libéralisme est créateur de richesse. En fait, la Suède montre la voie aux pays qui sont présentement en difficultés tels que les PIIGS : privatisations, réduction de la bureaucratie publique, diminution des impôts, diminution de l’interventionnisme économique y compris durant les récessions, plus grande place des fournisseurs privés dans la santé et l’éducation.
Donc, si certains voudraient que le Québec suive le modèle suédois, ils devraient réaliser que ce modèle vogue vers le libéralisme, et non vers l’étatisme.







Les gauchistes aiment souvent à dire que le chômage suédois est faible (5%). Il semblerait que ce chômage, à l’instar de ce qui se faisait sous le Royaume-Uni de Blair, est fortement masqué. Outre ces magouilles comptables, il n’y a aucun incitatif à travailler. C’est du joli.
http://discardedlies.com/entry/?14684_swedens_enormous_hidden_unemployment_rate
Quant à la privatisation des écoles, c’était plutôt un système de Vouchers. Pas 100% libéral donc, mais très efficace puisque les écoles publiques ont perdu leur pouvoir de monopole. Le système de santé fonctionne également avec le système du Voucher.
En somme l’idée c’est de favoriser l’égalité d’accessibilité des services à tous, mais en gardant l’idée centrale de la privatisation, compétition et libre-choix. Il reste à signaler quand même que l’état a toujours un rôle actif, mais qu’il sert simplement de catalyseur. Ça a plutôt bien marché apparemment.
J’apprécie particulièrement la partie "the welfare state crisis" à partir de la page 63 du document, où il explique que la population, lésée par le manque de choix caractéristique de l’Etat-providence, a voté pour des partis non-socialistes, réclamant des privatisations et dérégulations à outrance.
http://www.timbro.se/bokhandel/pdf/9175665891.pdf
@MH
"Il semblerait que ce chômage, à l’instar de ce qui se faisait sous le Royaume-Uni de Blair, est fortement masqué."
C’est le cas en effet.
Le vrai taux de chômage est 3 à 4 fois plus élevé.
Qu’est-ce que le système du Voucher ?
@XavierQc
"Qu’est-ce que le système du Voucher ?"
Friedman souhaiterait que les écoles soient privatisées et que les gens obtiennent des « bons d’éducation » d’une valeur monétaire fixe leur permettant d’inscrire leur enfant dans une école.
Ainsi, l’éducation serait accessible à tous, mais ceux qui tiendraient à envoyer leur enfant dans les écoles d’élite plus dispendieuses devraient payer un montant supplémentaire en plus du voucher.
Il justifie cette forme d’aide sociale sur la base de ses effets diffus car selon lui l’éducation générale bénéficie à l’ensemble de la société. Il propose aussi que les études universitaires et vocationnelles soient financées par des emprunts remboursés à même les salaires futurs de l’étudiant.
Très bon article. Félicitations pour ce blog, de grande qualité.
Je me suis permis de mettre cet article en lien sur mon blog. Le sujet devrait intéresser mes lecteurs (même si cela ne vous apportera pas une audience démesurée: je ne suis qu’un petit blogueur!)
@Vladimir
Merci!
@minarchiste, je viens de lire votre article que je trouve très intéressant de votre point de vue somme toute orientée donc pas du tout objectif, pourquoi?
A en croire le tableau de statisques concernant les recettes fiscales en pourcentage du PIB de l’institut OCDE dont voici le lien:
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=REV&Lang=fr
Il est aisé de constater que la suède taxe à hauteur 46% du PIB et ce taux est quasi stable depuis 1976 excepté les années 86, 87, 88, 89, 90 et 91 ou il est au dessus de ce taux. Pour vous donné un ordre d’idée et vous faire comprendre l’absurdité de votre théorie qui tend à prouver, je vous cite "Donc, si certains voudraient que le Québec suive le modèle suédois, ils devraient réaliser que ce modèle vogue vers le libéralisme, et non vers l’étatisme."
Sachez Minarchiste que la France par exemple prélève 41.9% du PIB en recette fiscale, soit 4% de moins que la Suède. D’après les libéraux, il semblerait que la France est un pays fiscalement soviétique comparez à celui de la Suède, j’ai un doute!!!
@ObïOxOïdO (??)
Je ne suis pas un fan du ratio impôts/PIB car le dénominateur influence et le numérateur et vice-versa.
Je préfère observer les taux d’imposition (le graphique que je présente ci-haut).
Il est vrai que la Suède est loin d’être un paradis libertarien, mais dans la citation (et tout le texte d’ailleurs), je parlais de la direction du changement, i.e. que la Suède c’est re-libéralisée au cours de la dernière décennie.
Comme je l’explique dans le texte, le libéralisme ce n’est pas seulement des impôts peu élevés. C’est toutefois ce qu’il manque à la Suède pour passer du 37e rang au top 10 des économies les plus libres.
Les prélèvements en France sont d’environ 50% du PIB. Comptons 43-44% en moyenne de prélèvements obligatoires, et le reste provient de prélèvements… considérés comme non obligatoires: établissement d’un passeport, redevance audiovisuelle par exemple.
En dépense publique, la Suède est passée derrière la France, et cherche à la diminuer encore.
@vladimir Vodarevski, Vous avez raison les prélèvements en France sont beaucoup plus nombreux que ce simple indice des recettes fiscales en % du PIB de l’OCDE. Il est vrai que la langue française est très riche pour illustrer la solidarité aussi il est d’usage d’utiliser des mots comme contribution, redevance, taxe… pour ne pas effrayer le tondu. Aussi je vous propose un autre indice de l’OCDE à propos des "Dépenses totales des administrations publiques" sur le lien suivant:
http://stats.oecd.org/Index.aspx?QueryId=29821&Lang=fr
Le taux que vous citiez en matière de prélèvement pour la France est aux alentours de ce vous dites soit 55.3% du pib en 2011 tandis que la Suède est de 51.9% du pib en 2011 et celui du Royaume-Uni 50.1%
Comment peut-on parler de libéralisme à partir du moment une tune sur deux provient de l’impôt et est redistribuer par l’Etat?
A partir de quel taux dépenses publiques pourrait-on parler de libéralisme?
A trop vouloir faire parler les chiffres des statistiques, il est possible de dire un peu tout et n’importe quoi, vous comme moi. Je pense sincèrement que l’on ne juge pas de la valeur d’un pays en fonction de la richesse produite mais bien en fonction du nombres pauvres et moins il y en a mieux c’est. J’exècre le modèle communiste et je l’ai constater de mes yeux vus en 1991 en Yougoslavie et encore dernièrement où l’on en voit encore les stigmates communistes encore en Bulgarie et en Roumanie. Seulement l’idéologie libérale tel que nous la vivons dans ce processus de mondialisation est tout aussi exécrable. D’un côté comme de l’autre ces idéologies dites libérales et communistes produisent de la misère. Rien de mieux que de chercher un équilibre entre ces doctrines que l’on pourrait qualifier d’économie mixte ou de façon plus moderne "flexisécurité".
Si vous cherchez un peu, vous vous apercevrez que le modèle poursuivi par la Suède est celui là donc la "flexisécurité" tout comme le Danemark et la Hollande. Une définition source wikipedia pour comprendre ce qu’est la flexisécurité sur le lien suivant: http://fr.wikipedia.org/wiki/Flexis%C3%A9curit%C3%A9
@ObïOxOïdO
Serait-il possible pour vous d’admettre que j’ai raison sur la direction du changement?
En prenant les données de votre lien, le ratio était à 71.7% en 1993 et il est prévu qu’il soit à 50.8% en 2012.
http://stats.oecd.org/Index.aspx?QueryId=29821&Lang=fr
Il ne fait donc aucun doute, comme je le disais, que la Suède se libéralise.
Donc, comme je le disais, si le Québec veut suivre le modèle Suédois, il doit se libéraliser.
@Minarchiste, soit j’admets le Québec se libéralise le taux que vous m’indiquez est juste aussi il faut le mettre en perspective.
1° Prenons l’indice du taux de chômage de la suède qui oscillait aux alentours de 2% maxi 3% du temps de l’Etat providence entre 1979 et 1991 en 2010 il est de 8.4%.
http://stats.oecd.org/index.aspx?queryid=21760&lang=fr
2° Prenons le taux de pauvreté après impôts et transferts il a augmenté de façon général pour tous les petites gens.
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=NAAG&Lang=fr
Voilà le libéralisme et ses conséquences. Evidemment cela n’est pas le principe de répartition des richesses et de la justice sociale. M’enfin chaun y verra la monnaie de sa pièce. tant que cela dure!!!
Premièrement, le taux de chômage depuis la libéralisation (1993), qui fut le moment où les dépenses de l’État en % du PIB étaient les plus élevées, a diminué de 9.8% à 7.5% récemment. Deuxièmement, le taux de chômage était bas sous la Suède semi-socialiste puisque les prestataires d’aide étaient considérés comme employés de l’État. Tous les économistes savent que les données de chômage de la Suède ne sont pas fiables.
Troisièmement, votre second lien montre le PIB…vous n’avez donc aucune donnée sur laquelle baser votre affirmation sur la pauvreté. La Suède ne s’est pas appauvrie depuis sa libéralisation du début des années 1990s, au contraire, elle est revenue sur le chemin de l’enrichissement.
Finalement, je n’ai pas dit que le "Québec se libéralise", j’ai dit que la Suède s’est libéralisée depuis 1990. J’imagine que c’était une coquille…
"D’après les libéraux, il semblerait que la France est un pays fiscalement soviétique comparez à celui de la Suède, j’ai un doute!!!"
Il faut comparer ce qui est comparable. La France a deux contraintes : les impôts et les réglementations. La Suède, et les pays scandinaves plus généralement, ont les impôts, pas la réglementation. Ou plutôt, il y en a moins. Les bénéfices d’une baisse d’impôt sont contrebalancées par une lourde réglementation, ou l’impôt est moins nocive quand la réglementation y est plus douce. Un exemple : quand une entreprise tend à répercuter les coûts fixes (impôts, taxes…) sur les employés mais que le salaire minimum empêche une telle entreprise, la conséquence est une hausse de chômage, et ce, indépendamment du fait que le salaire minimum dépasse la productivité par tête. Quant à votre flexisécurité, c’est loin d’être la panacée au Danemark, justement. D’ailleurs, la Suède est loin d’être le paradis que vous semblez décrire. Vous avez, sinon, lu les articles que j’ai posté dans un message au-dessus ? Ou ceci, éventuellement :
http://www.thenewamerican.com/world-mainmenu-26/europe-mainmenu-35/328-swedish-welfare
In the case of Sweden, Heinemann’s research shows that the population still had strong norms during the ’80s. In a survey conducted between 1981-84, 82 percent of Swedes polled responded that it could never be right to take advantage of public services one is not legally entitled to. However, when the survey was repeated in 1999-2004, only 55 percent of those polled held the same view. According to this measuring stick (not abusing public systems), Sweden had gone from possessing one of the strongest societal norms to possessing the one of the weakest.
There are, of course, many other signs of the deteriorating norms in the Swedish system. In the ’70s, some 10 percent of the adult population was not working for one reason or the other, relying instead on taxpayers for their living. Today, this figure has doubled. Many Swedes are being supported by social security, sick leave, etc. An astonishing number of Swedes are on sick leave, given that we are talking of one of the healthiest people on the planet. This increase in out-of-work people is readily explained by the new norms that arose hand in hand with the welfare state. A survey in 2002 showed that 62 percent of Swedes believe that it might be acceptable to report to sick leave even though one is not too sick to work. This attitude is in particular shared with the young, whilst older Swedes to a larger degree are clinging to the strong norms of the past.
http://mises.org/daily/955
The research came from the Swedish Institute of Trade, which, according to Reuters, "compared official U.S. and Swedish statistics on household income as well as gross domestic product, private consumption and retail spending per capita between 1980 and 1999."
The study used "fixed prices and purchasing power parity adjusted data," and found that "the median household income in Sweden at the end of the 1990s was the equivalent of $26,800, compared with a median of $39,400 for U.S. households." Furthermore, the study points out that Swedish productivity has fallen rapidly relative to per capital productivity in the USA.
http://mises.org/daily/4146
While the Scandinavian countries do tend to have higher taxes and government spending than most other European states, the other states tend to have more regulation and less efficient and transparent legal systems, which cancel out the positive effects of the lower taxes.
http://mises.org/daily/2259
Social Democrats still often claim that Sweden has a comparatively high employment rate, but this claim is based on deceptive employment statistics that count as employed many who have been on long-term sick leave or in some other way on the receiving end of transfer payment programs, even though they don’t actually work.
Moreover, the "stay at home mom" is very rare in Sweden. Because of the incentives created by the feminist construction of the Swedish welfare system, mothers mostly leave their children at government day care centers. Even if you believe that mothers who stay home to take care of their children are the victims of patriarchical oppression, you cannot deny the childcare takes a lot of work, but only those who take care of other people’s children count as employed. By shifting childcare from the home to the public sector, the government further exaggerates Swedish employment figures.
The headline unemployment rate in Sweden is only 5–5.5%, but this number is extremely misleading as it only includes a small number of the people who the government pays not to work. Many unemployed are sent to so-called "labor market political activities" — activities whose only purpose is to reduce the official unemployment rate.
If we ignore this ruse, unemployment is 8%. And if you also include the enormous number of early retirees and people who live off sickness benefits, the real unemployment rate is more like 25%.
http://www.fee.org/pdf/the-freeman/0906cooper.pdf
Scandinavia also has generous paternity leave. In Iceland, fathers can take up to three months off while receiving 80 percent of their salary. Swedish couples are entitled to take up to 480 days (240 per person). The first 390 days pay 80 percent of parents’ qualifying income, while the last 90 days pay a flat rate of 60 Swedish krona (about $8.40) per day. Not surprisingly, 95 percent of the high-rate benefit days are used.
“A total of 2.2 million people in Denmark received income-substitute benefits in 2003,” according to the 2005 Danish Statistical Yearbook. The term “income-substitute benefits” includes sickness, unemployment, maternity, and social assistance. Many Scandinavians use these benefits as a means to earlier retirement.
In Finland “nearly 7 out of ten new retirees rely on some form of unemployment or disability payments,” the OECD reported this year. On the other end of the age spectrum, generous benefits encourage the young to take their time with school, delaying entry into the workforce.
Voici le lien qui correspond au http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=NAAG&Lang= vous pouvez constater que le taux de pauvreté à augmenté globalement et que cet appauvrissement est conjointe à une augmentation massive du chômage. Que voulez-vous les conséquences de la libéralisation en Suède sont claires?
Par aileurs, vous me dites "Finalement, je n’ai pas dit que le « Québec se libéralise », j’ai dit que la Suède s’est libéralisée depuis 1990. J’imagine que c’était une coquille…"
Ne jouez pas surles mots pour appuyer une démonstration qui est loin d’^tre neutre d’unpoint vue idéologique quand vous commencez votre article en disant "Les gauchistes du Québec et d’ailleurs". On comprends votre partialité.
Puis vous vous posez cette question sur la forme interronegative "Est-ce une preuve que libéralisme n’est pas nécessaire à la création de richesse?"
Dans le cas de la Suède qui a été un vrai modèle de production et répartition des richesses sans être un pays communiste mais simplement industrieux et soucieux d’un dialogue social (forte syndicalisation). Il n’en reste pas moins une intervention importante de l’Etat sur son secteur financier, une politique très active sur le marché de l’emploi, une législation de la protection de l’emploi rigoureuse… Et s’il existe une réussite suédoise en matière économique, elle est surtout du à leur souveraineté populaire, à un actinnariat familial très peu ouvert aux investisseurs étrangers et à une démocratie dynamique protéger par un Etat qui ne tient pas à faire partie de la zone euro et échappe ainsi aux contraintes de la BCE.
Admettons que la Suède a fait preuve d’intelligence et d’adaptabilité à la nouvelle donne suite à la récession mondiale de 1993 qui a acceléré le processus de la mondialisation tous azimuts. Le mur de Berlin étant tombé en 1989, le rideau levé la version llibérale à l’anglo-saxonne s’est imposée tout naturellement. A présent, et après 20 années de libéralisation de l’économie en Suède, l’on peut apprécier le résultat de cette politique.
Le libéralisme est très performant dans la production de richesses mais s’il devient excessif et non contrôlé par la puissance publique, il développe des inégalités sociales car le dynamisme et la flexibilité de l’économie quipermettrait d’accéder à une optimisation tendant vers le plan est une chimère. Dans les faits, il n’y a que le développement de la précarité de l’emploi, de la pauvreté voir même de la souffrance au travail (management oppressant,stress… soucis de la performance à tous prix).
Quand les gens demandent de jouir d’un niveau de vie décent, c’est bien souvent pour accéder à un rêve relativement simple et universel qu’est de fonder une famille et de posséder une maison. La politique gagne en noblesse lorsqu’elle tend vers cet idéal, tout le reste ensuite est une farce de clocher entre d’un côté Peponne et de l’autre Don Camillo.
Votre propension a imposé vos théories libéralistes à l’ensemble de la société sont desuètes, nous ne sommes plus dans les années 80. Nous sommes dans le temps du bilan non pas débit/crédit mais avantages/inconvénients. Et pour faire ce bilan, la neutralité est sine qua non.
@ ObïOxOïdO
Décidément, les chiffres ce n’est pas votre fort. Votre lien pointe encore vers le PIB, et non vers un indicateur de pauvreté.
Ensuite, vous avez totalement ignoré mon commentaire sur le taux de chômage en Suède.
« Votre propension a imposé vos théories libéralistes à l’ensemble de la société sont desuètes, nous ne sommes plus dans les années 80. Nous sommes dans le temps du bilan non pas débit/crédit mais avantages/inconvénients.»
Non, on ne transige pas avec la liberté, c’est un droit intrinsèque de l’être humain.
Pour ce qui est du reste, vous avez droit à votre opinion, mais elle n’est pas corroborée par les faits, sauf pour ce qui est des inégalités.
Oui les inégalités sont intrinsèques au capitalisme, mais il n’en engendre pas autant que certains le croient.
D’ailleurs, nommez-moi un « super-riche » et je vous démontrerai de quelle façon il a bénéficié d’un privilège de l’État pour s’enrichir.
Et les inégalités sont peu importantes dans une économie libre dans la mesure où le sort de tous s’améliore.
C’est ce que nous observons dans la réalité : plus une économie est libre, plus les pauvres s’enrichissent rapidement (mais moins rapidement que les riches).
@minarchiste, vous dites que je ne suis pas doué pour les chiffres
Les chiffres sont bouleversants, et les gens qui vivent dans les pays nantis imaginent, difficilement, la souffrance humaine. Aujourd’hui, en ce 21ème siècle, près de la moitié des 6 milliards d’individus connaissent la pauvreté. Plus d’un milliard de gens vivent avec moins de 1 dollar par jour. Près de deux milliards de gens gagnent péniblement leur existence avec un revenu inférieur à 2 dollars par jour (World Bank Policy Research Working Paper 3341, Chen & Ravallion, juin 2004).
Les 20% qui constituent les riches jouissent de 72% du produit intérieur brut du monde, circulent sur 78% des grands axes mondiaux, consomment 73% des produits forestiers mondiaux, et utilisent 50% de l’énergie mondiale (Global Disorder, Harvey, page 198).
La libération des marchés est capable de produire de grandes richesses, mais un marché libre qui ne s’appuie pas sur des principes moraux stricts, encourage la cupidité impitoyable, et conduit à un « capitalisme prédateur » qui accentue le fossé entre riches et pauvres (Religion & Ambiguities of Capitalism, Preston, pages 145-146).
Au bout d’un moment, un esprit libre comme le votre peut comprendre que l’injustice est un facteur d’instabilité économique si vous rajoutez à cela le défaut d’un Etat pour sécuriser et réguler tout cela, c’est l’anarchie et à terme la misère pour tous ou la loi du plus fort, de la famille (mafia, tribu..) celui des armes, un monde de rats en fait où celui qui mange le plus est le plus gros donc le plus fort.
Si la liberté ressemble au vol d’un oiseau, il ne peut y avoir d’aile droite sans aile gauche, c’est une question d’équilibre. Le communisme est un extrêmisme de la pensée et son pendant s’appelle le libéralisme ou capitalisme si vous préférez. N’est-il pas plus judicieux d’allier ces deux idéologies plutôt que de les voir s’affronter à mort? Nous sommes au XXIeme siècle, la guerre froide appartient au passé et cherchez une troisième voie.
Vous appréciez la libéralisation de la Suède qui reste encore un pays relativement interventioniste du fait de sa culture et de son histoire récente, leur Etat réduit leur dette public, ponctionne 50% sur le pib et tâche de le redistribuer à bon escient. A vos yeux cela semble insuffisant, et comme beaucoup de libéraux vous aimeriez qu’il privatise encore et encore.
Tous les services ne sont pas privatisables et beaucoup non pas de valeur marchande dans les faits alors j’aimerais savoir si dans vos concepts il existe un secteur public et quelles sont ses missions? Et puis quel est taux de prélèvement d’un Etat dans un système libéral si jamais il existe que vous estimez en accord avec votre pensée?
Eclairez ma lanterne parce que je comprends bien votre philosophie!!!
C’est quoi cette pique ? Vous ne répondez aucunement à ces arguments. Plutôt, votre discours verse dans l’idéologie socialiste : "mon voisin est plus riche que moi, c’est injuste".
Quand il vous dit … "plus une économie est libre, plus les pauvres s’enrichissent rapidement (mais moins rapidement que les riches)." … vous préférez garder le silence. L’économie n’est pas un jeu à somme nulle où les uns gagnent ce que les autres perdent. Vous n’êtes pas d’accord ? Prouvez-le.
Sinon je reviens sur ce point :
ObïOxOïdO : "Prenons l’indice du taux de chômage de la suède qui oscillait aux alentours de 2% maxi 3% du temps de l’Etat providence entre 1979 et 1991 en 2010 il est de 8.4%."
Si vous avez été attentif, il est pourtant bien précisé dans ce billet que lorsque l’Etat providence a pris de l’ampleur dans les années 70, augmentant les réglementations et charges sociales, en bref, tous les coûts fixes possibles et inimaginables, ce qui fut intenable à long terme. Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux à faire pour régler ce problème… en dévaluant sa devise. Mais l’inflation est intenable à long terme. Le taux de chômage a été masquée de cette façon. Enfin, imprimez dans votre mémoire ce graph :
http://minarchiste.files.wordpress.com/2011/01/sweden3.jpg
@ObïOxOïdO
« Plus d’un milliard de gens vivent avec moins de 1 dollar par jour. »
Et quel était ce chiffre il y a 30 ans, alors que le monde était moins libéralisé?
« un marché libre qui ne s’appuie pas sur des principes moraux stricts, »
La liberté est le principe moral le plus important.
Personne n’a l’autorité morale de brîmer la liberté des autres pour assouvir sa soif de justice sociale.
« … encourage la cupidité impitoyable »
En quoi est-ce que le capitalisme encourage la « cupidité impitoyable »?
Une personne est cupide ou ne l’est pas.
Et les politiciens/fonctionnaires de l’État eux sont au-dessus de cela? Eux ne sont pas cupides? Ce sont de bienveillants désintéressés?
Un sytème dans lequel les gens sont libres de transiger entre eux et de disposer de leur propriété comme bon leur semble n’encourage pas la cupidité.
Par contre, un système dans lequel une classe d’individus (les fonctionnaires) a des pouvoirs et peut octroyer des privilèges, favorise la corruption cupide.
C’est pourquoi plus un pays est libéral, moins il est corrompu.
« … et conduit à un « capitalisme prédateur » qui accentue le fossé entre riches et pauvres »
Et c’est quoi cela un capitalisme prédateur? Vous voulez dire un système dans lequel les producteurs sont en concurrence et se fendent en quatre pour fournir à la population les biens et service qu’elle désire au meilleur prix possible? Tant mieux si ceux qui font cela s’enrichissent car nous avons bien besoin d’eux.
« l’injustice est un facteur d’instabilité économique »
Le capitalisme n’est pas « injuste ». Le capitalisme a besoin d’un bon système légal pour fonctionner.
Le non respect de la loi (l’injustice) est incompatible avec le capitalisme et doit être puni.
« … un Etat pour sécuriser et réguler tout cela, c’est l’anarchie et à terme »
Comment faîtes-vous pour accoler ces deux bouts de phrase ensemble? Anarchie et État? C’est plutôt confus…
« … la loi du plus fort »
Le capitalisme n’est pas la loi du plus fort. C’est l’État qui impose la loi du plus fort; qui exige que tout le monde se plie à sa volonté pour son propre intérêt.
« N’est-il pas plus judicieux d’allier ces deux idéologies plutôt que de les voir s’affronter à mort? Nous sommes au XXIeme siècle, la guerre froide appartient au passé et cherchez une troisième voie. »
Ha, la fameuse troisième voie! En effet, la guerre froide fut le combat entre les étatistes de gauche et les étatistes de droite.
Dans cette optique, ce sont les libertariens qui offrent la troisième voie!
http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/11/la-vraie-politique/
« Tous les services ne sont pas privatisables et beaucoup non pas de valeur marchande dans les faits alors j’aimerais savoir si dans vos concepts il existe un secteur public et quelles sont ses missions? »
J’ai longtemps cru que certains services n’étaient effectivement pas privatisables, et au fil du temps, j’ai réalisé que j’avais tort (la réalité me l’a prouvé).
Dans un monde libertarien, l’État n’assume que des fonctions régaliennes : le fonctionnement d’un système de justice qui préserve les libertés individuelles et la protection de la propriété privée.
« Eclairez ma lanterne parce que je comprends bien votre philosophie!!! »
Alors, parcourez les articles de la section « l’Essentiel » dans le menu du haut.
http://minarchiste.wordpress.com/lessentiel/
@minarchiste, "éclairez ma lanterne parce que je connais bien votre philosophie" votre pseudo a déjà tout dit.
vous sortez votre bréviaire pour me faire la leçon d’un minarchiste libertarien basée sur sa doctrine de base anti-Etat et sa fameuse formule sur le monopole de la violence. Pourquoi n’êtes vous pas anarchiste dans ce cas? non parce votre divinité est le marché, l’économie de marché, tout s’achète et tout se vend. Seulement votre doctrine est une utopie qui ne verra jamais le jour et qu’aucune société digne de ce nom ne reconnait comme sérieuse et prête à l’appliquer demain.
Guerre froide ou Etat de droite contre Etat de gauche, vous allez me faire le coup que la politique américaine n’est pas du libéralisme et que les américains ne vivent pas dans un système libéral, bien sûr. A force de se répéter à soi-même des énormités on finit par y croire.
La troisième voie est le social-libéralisme rien d’autre que cela.
@ObïOxOïdO
« Pourquoi n’êtes vous pas anarchiste dans ce cas? »
Parce que je pense que les fonctions régaliennes de l’État son nécessaires à assurer la protection des libertés et des droits de propriété.
"vous allez me faire le coup que la politique américaine n’est pas du libéralisme"
Le Département de la défense des USA est le plus gros employeur de la planète.
Les guerres d’agression menées par ce pays sont anti-libérales, par définition, car ce sont des violations de droits de propriété.
Dans un système libertariens, la défense des frontières serait assurée par des contrats à des entreprises privées et dont le mandat se limiterait à la protection territoire.
Pas de bases à l’étranger, pas d’incursion dans des conflits étrangers, pas de soutien à des dictatures, pas de manipulations d’élections, pas d’OTAN.
Pas de FMI ni de Banque Mondiale.
Est-ce qu’un tel monde ressemble au comportement des Etats-Unis durant la guerre froide selon vous?
Ensuite, les Etats-Unis ont-ils un système monétaire/bancaire libéral ? Pas du tout !
La monnaie est régie par l’État et les banques peuvent violer les droits de propriété (en créant de la monnaie ex nihilo) avec la permission de l’État.
Le taux d’imposition des entreprises y est passablement élevé, et la réglementation ne cesse de s’accroître.
Les subventions et mesures protectionnistes sont nombreuses.
L’interventionnisme étatique dans l’économie est quand même élevé : plans de relance, sauvetage des banques, etc.
Les Etats-Unis sont un pays relativement libéral, mais bien loin d’être libertarien. C’est un pays excessivement étatisé.
@minarchiste, je vous remercie pour votre patience et les réponses que vous m’avez apportées. Bon, en approfondissant la réflexion comme vous le faites, j’arrive à vous comprendre seulement je n’opterai pas pour votre vision qui me semble utopique car l’homme est par nature orgueilleux et comme le disait l’ecclesiaste "vanité des vanités, tout est vanité". Je pense que vous surestimez l’être humain dans son rapport au monde, aux autres, au pouvoir, à l’argent… la liberté ne le libérera pas de son ego.
A part cela pour en revenir à votre attachement à l’Etat et notamment sur ce qui relève de son pouvoir regalien, Assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense du territoire est une fonction regalienne et puis je note un autre paradoxe à propos du rôle de l’Etat dans le processus de la création monnétaire, sa souveraineté économique et le rôle d’une banque centrale qui est aussi un fonction regalienne.
Sinon, j’imagine que votre pensée essaie de développé de bons principes mais je crains que vous ne serviez la soupe qu’à des esprits mercantiels beaucoup plus soucieux de faire des affaires sans entraves en achetant au plus bas prix sans trop regarder les conditions de travail et vendre au plus cher dans des pays qui laisse le libéralisme ou le mondialisme si vous préférez la libre circulation des biens. J’aime le mérite tout comme vous mais jene vois pas ce qu’il y a de véritablement glorieux dans le commerce ou dans les affaires en général, je ne trouve pas cela trrès méritant, n’importe qui même sans diplôme peu s’y adonner et réussir c’est tout dire.
Si jamais vous intégriez le principe du "basic income" cher à Milton Friedman dans votre pensée, ma foi je reverrai peut-être ma copie.
En attendant, j’ai trouvé mon bonheur dans les idées de "Philip Van Parijs" qui défends l’idée de l’allocation universelle dont voici un de ces textes: http://www.inegalites.fr/IMG/pdf/Van_Parijs-2.pdf
Je trouve que c’est la seule alternative crédible à l’avènement d’un monde libéral économiquement car si vous souhaites la flexibilité il est nécessaire de garantir aux individus au moins les besoins fondamentaux pour qu’ils acceptent que le marché puisse les gouverner. C’est aussi une utopie, je la préfère à la votre parce qu’elle défend au moins les plus faibles, c ‘est à dire les laissés pour compte de l’existence ce que l’on ne veut pas voir, les accidentés de qui se retrouve à la rue. Tout le monde ne peut pas être le meilleur, le plus performant, le champion… il ya de nombreuses gens qui tombent par terre à la suite d’une simple déception amoureuse, une séparation, la perte d’un proche… combien ne trouvent aucun sens à l’existence du monde marchand qui s’impose partout? Pourquoi y-a-t-il autant de coopératives, d’associations, de mutuelles, d’initiatives n’ayant aucun but marchend ou disons sans intérets ou la recherche d’un profit? Toutes ces situations existent et je trouve sincèrment que cette idée de "basic income" de Milton Friedman mérite toute votre attention.
@ObïOxOïdO
« la liberté ne le libérera pas de son ego. »
L’important est qu’elle le libère de l’oppression étatique.
« Assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et la défense du territoire est une fonction regalienne »
Oui, cela doit être géré par l’État, mais l’État peut sous-contracter la défense à des entreprises privées.
« un autre paradoxe à propos du rôle de l’Etat dans le processus de la création monnétaire, sa souveraineté économique et le rôle d’une banque centrale qui est aussi un fonction regalienne. »
Non, la monnaie n’est pas une fonction régalienne.
L’État peut avoir sa propre monnaie, mais il ne devrait pas l’imposer de force et rendre les autres monnaies illégales (un type vient d’être condamné à 25 ans de prisons pour avoir frappé des pièces d’argent vouées à être utilisées comme monnaie).
« je ne vois pas ce qu’il y a de véritablement glorieux dans le commerce ou dans les affaires en général, je ne trouve pas cela trrès méritant, n’importe qui même sans diplôme peu s’y adonner et réussir c’est tout dire. »
Alors qu’est-ce qui est « méritant » selon vous? Où allez vous obtenir votre nourriture et vos biens si personne ne se donne la peine de les produire et de vous les vendre?
Notre niveau de vie dépend du commerce, des échanges. C’est de là que vient la richesse.
Par ailleurs, n’est-ce pas une bonne chose que n’importe qui (et non pas seulement les élites richissimes diplomées) puisse réussir dans le commerce et s’enrichir?
Je trouve cela plutôt paradoxal venant de quelqu’un qui dénonce les inégalités de richesse.
« Tout le monde ne peut pas être le meilleur, le plus performant, le champion… »
Vous ne connaissez pas la loi des avantages comparatifs? Pas besoin d’être le meilleur pour bien gagner sa vie.
« Pourquoi y-a-t-il autant de coopératives, d’associations, de mutuelles, d’initiatives n’ayant aucun but marchend ou disons sans intérets ou la recherche d’un profit? »
Je publierai bientôt un article là-dessus.
Je n’ai aucun problème avec les coopératives. Même si elles n’ont pas le profit comme objectif, elles transigent tout de même sur les mêmes marchés que les autres.
Elles doivent donc se soumettre à ses règles, i.e. fournir des biens et services en demande à un coût compétitif.
Dans une économie libre, n’importe quoi peut démarrer une entreprise et en faire ce qu’il veut.
Et quant au revenue-citoyen de Friedman, je le préfère nettement aux programmes sociaux actuels.
Moins de bureaucratie, moins de paperasse, moins de programmes, de ministères, d’initiatives, etc.
Juste un chèque.
J’avais écris cela dans le passé:
Friedman propose comme mesure de soulagement de la pauvreté l’implantation d’un taux d’imposition négatif. Lorsque les revenus d’un individus sont au-dessous d’un certain seuil, celui-ci pourrait obtenir un paiement en argent équivalent à un certain pourcentage de ce seuil. Ce mécanisme aurait comme avantage de cibler directement la pauvreté, de ne pas discriminer les individus dans le besoin (sexe, race, âge, occupation, niveau d’éducation, statut matrimonial, etc), d’être sous la forme la plus utile et la plus flexible (i.e. argent comptant), d’être facile à administrer avec un minimum de bureaucratie et, surtout, de minimiser les effets pervers sur le marché.
http://minarchiste.wordpress.com/2010/11/01/recommandation-de-lecturecapitalism-and-freedom-milton-friedman/