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L’Ontario pourrait suivre l’exemple du Nouveau-Brunswick

Le gouvernement libéral du premier ministre Dalton McGuinty a récemment mandaté CIBC Marchés des capitaux et Goldman Sachs pour qu’elles établissent un plan de privatisation des agences gouvernementales, selon des sources du secteur bancaire. Les sociétés qui pourraient être vendues comprennent : Hydro One, la Société des loteries et des jeux de l’Ontario, la LCBO (équivalent de la SAQ) et la Ontario Power Generation. Les délais de l’étude initiale seraient relativement courts. Dans quelques mois, le gouvernement devrait être en mesure de décider s’il va de l’avant avec une ou plusieurs ventes. Ainsi, l’Ontario suivrait l’exemple du Nouveau-Brunswick et utiliserait les sommes amassées pour rembourser de la dette.

Hydro-Québec paierait trop cher pour Énergie N.-B.?

Dans le même ordre d’idées et contrairement à ce que je vous avais indiqué ici, il semblerait qu’Hydro-Québec paie trop cher pour les actifs qu’elle achèterait de Énergie N.-B. Mon petit calcul était basé sur la valeur de la capacité de production et de transmission de ces actifs. Cependant, comme la transaction implique que Hydro-Québec consentirait des diminutions de tarifs significatives aux consommateurs du Nouveau-Brunswick, il serait préférable de se baser sur les profits pour évaluer la transaction. C’est ce qu’a fait Claude Garcia et il en arrive à la conclusion qu’Hydro-Québec paie près du double de la valeur intrinsèque de ces actifs. Eh bien…

Trop tard pour le Métro de Montréal?

Comme je le mentionnais ici, les négotiacions entre le consortium (voire monopole) Bombardier/Alsom et la STM concernant les nouveaux wagons du métro sont embourbées. Depuis que les deux sociétés se sont alliées, le prix a beaucoup grimpé. Il semblerait que les voitures du métro coûteraient trois fois plus cher que celles que Bombardier a produites pour le métro de Chicago…

L’entreprise Chinoise Zhuzhou Electric est maintenant prête à soumissionner pour le contrat et selon son représentant, la STM pourrait économiser au moins $500 million en la choisissant. Cependant, la réponse d’Odile Paradis, porte-parole de la STM, a simplement été "il est trop tard pour soumissionner". Merci de veiller aux intérêts de vos citoyens chers dirigeants de la STM. La prochaine hausse de tarif qui servira à couvrir ce $500 million sera sûrement très appréciée par les usagers, incluant beaucoup des gens à faible revenu, d’étudiants et de personnes âgées.

Un jugement favorable pour la Caisse

Faisant suite au premier billet que j’ai publié sur ce blogue, nous apprenions cette semaine que la cour d’appel de Londres a tranché en faveur de British Airport Authority (dont la Caisse détient 21%), qui n’aura donc pas à vendre des aéroports pour réduire sa part de marché. La perte que nous subirons sur ce mauvais investissement de la Caisse sera donc beaucoup moins grande. Il reste à voir si tout cela aura un impact sur la transaction déjà annoncée pour vendre l’aéroport Gatwick. Toute cette histoire est néanmoins un fiasco monumental.

Prix du champagne à la SAQ

Pendant que partout sur la planète les prix du champagne sont en forte baisse (10% à 50%), les prix au Québec et en Ontario ne bouge pas d’un cent. C’est ce que nous apprenait le journal Les Affaires la semaine dernière. Comme la SAQ et la LCBO ont le monopole, pourquoi baisser les prix? Il y a fort à parier que la même situation prévaut sur la plupart des produits offerts par ces fraudeurs.

Hydro-Québec continue de gaspiller notre argent à Bécancour

En 2006, dans un élan de stupidité, Hydro-Québec a signé un contrat de 20 ans avec TransCanada Énergie pour l’approvisionnement de son usine d’électricité au gaz naturel, mais dès 2007, Hydro-Québec a demandé à TransCanada de stopper la production étant donné le surplus d’électricité du Québec. En guise de dédommagement, Hydro-Québec  doit verser $150 millions par année à TransCanada. Avec la récession, la demande d’électricité dans le marché du Nord-Est américain a fortement diminué, ce qui pourrait faire en sorte que la situation pourrait se poursuivre pendant encore 10 ans. Ce sera donc une somme totale d’environ $1.5 milliards que nous perdrons en raison de l’incompétence de notre société d’État.

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L’investissement de $2.9 milliards de La Caisse dans British Airport Authority (BAA) a récemment été évalué à $235 millions par Crédit Suisse, suggérant une perte de 92%. Outre la crise financière, la raison principale de cette dévaluation est l’ordonnance de la UK Competition Commission de vendre deux de ses aéroports. Dans l’environnement actuel, BAA n’a évidemment pas trouvé preneur, du moins à un prix décent. En plus, François Pouliot, de Argent, nous apprend que La Caisse pourrait avoir à débourser au moins $615 millions pour rembourser des dettes de BAA venant à échéance en 2011 et pourrait aussi devoir injecter $850 millions si une recapitalisation était requise par le département des transports britannique. 

http://pouliot.argent.canoe.ca/2009/07/21/baa_la_caisse_pourrait_devoir_remettre_8

L’existence de la Caissse de Dépôt est une grave atteinte à la liberté des contribuables Québécois. Non seulement la Régie des Rentes nous force à cotiser une partie de notre salaire au "bas de laine", elle nous oblige en plus à placer cet argent durement gagné sous la "bonne" garde des gestionnaires de La Caisse. Voici quelques points à considérer à cet égard:

  1. La Caisse utilise ses actifs sous gestion pour soutenir des entreprises québécoises. Ces entreprises sont parfois en difficultés et n’ont pas nécessairement de raison d’être. Cet interventionisme étatique déguisé en investissement se fait au détriment des cotisants, qui eux doivent se contenter d’un rendement sous-optimal. L’utilisation de La Caisse pour faire avancer l’agenda politique du gouvernement est une injustice flagrante.
  2. La Caisse est une institution gouvernementale très politisée, ce qui fait qu’elle a de la difficulté à attirer les meilleurs talents, ceux-ci craignant les représailles de la population.  La Caisse a d’ailleurs annulé les bonus de performance de tous ses gestionnaires l’an passé, même pour ceux qui ont bien performé. Pas très attirant pour un bon candidat qui peut se trouver un emploi plus payant et moins politisé dans une firme prestigieuse.
  3. La Caisse ne fait face à aucune compétition pour ses actifs sous gestion. Il n’est pas possible d’en sortir notre argent et le confier à un autre gestionnaire. Il s’agit donc d’un semi-monopole, avec toutes les conséquences négatives généralement associées à ce type de situation compétitive. Des gestionnaires privés, motivés à gérer plus d’actifs et à ne pas perdre leurs clients, seraient plus enclins à éviter les pertes et à mieux protéger les actifs de leurs clients.
  4. La taille du portefeuille de La Caisse rend sa gestion très difficile.  Elle doit donc étendre ses tantacules dans des régions ou types de placements dans lesquels elle n’a pas suffisamment d’expertise (PCAA, BAA, placements privés, fonds de couverture, etc).

Dans une société libre, les contribuables devraient avoir le choix d’investir leurs économies de retraite comme bon leur semble, auprès des gestionnaires d’investissements de leur choix, en qui ils ont confiance et qu’ils pourront renvoyer si la gestion des actifs n’est pas adéquate. La répartition des actifs des caisses de retraites gouvernementales au sein des gestionnaires d’investissements privés choisis par les cotisants serait bénéfique pour ceux-ci. Cela aurait aussi des conséquences positives sur l’efficience des marchés financiers canadiens, lesquels seraient probablement plus liquides, les actifs étant moins concentrés. 

Quant à la perte d’influence du gouvernement québécois sur les marchés financiers que cela engendrerait, il faut se demander si cette influence est vraiment désirable. Les investissements de nature "politique" de La Caisse agissent comme des subventions. Or, les effets pervers des subventions sont biens connus; ne favorisant pas l’émergence d’entreprises fortes et durables.

Nous travaillons tous très fort pour économiser; ce serait la moindre des choses d’avoir le libre choix quant à ceux qui s’occuperont de faire fructifier cet argent dans notre intérêt, et non celui des politiciens.

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