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Posts Tagged ‘keynesiannisme’

Dans ce dossier, inspiré du livre “Where Keynes went wrong” de Hunter Lewis, je traite des principales idées de Keynes. La première partie traitait des taux d’intérêt, la seconde partie traitait de l’épargne et la troisième partie traite de la bourse et de l’investissement.

Selon Keynes, les investisseurs « ne savent rien à propos du futur ».  Ils sont incapables d’adopter un point de vue à long terme. La bourse n’est qu’un casino, mût par les « esprits animaliers ». Elle est contrôlée par les spéculateurs qui créent des « bulles ». Les mouvements boursiers sont d’ailleurs souvent absurdes. Keynes citait l’exemple des compagnies de crème glacée, dont les actions se transigeaient à des prix plus élevés durant l’été qu’en hiver. Si le marché était rationnel, ce ne serait pas le cas (i.e. le prix de l’action reflèterait les perspectives de l’entreprise en tout temps). Keynes nous mentionne ensuite que le marché boursier est futile, puisque lorsque quelqu’un achète des actions existantes sur le marché, l’argent ne va pas directement à l’entreprise, mais dans les poches du vendeur, ça ne stimule donc pas l’investissement.

La solution proposée par Keynes est fort simple: le gouvernement devrait faire lui-même les investissements nécessaires à ramener l’économie au plein-emploi. Le gouvernement peut agir de façon désintéressée, rationnelle et en fonction du long terme, grâce à ses « experts ». Ces investissements doivent être financés par les taxes et impôts.

Réfutation:

Premièrement, pour une fois que Keynes utilise un exemple concret pour illustrer une de ses idées (les compagnies de crème glacée), il fallait qu’il s’avère erronné! Il n’a même pas pris le temps de vérifier les chiffres avant d’affirmer une telle chose. Henry Hazlitt a vérifié et il est totalement faux que les actions des compagnies de crème glacée se transigeaient à des cours plus élevés en été. Keynes était tellement sûr de la véracité de son intuition qu’il n’a même pas cru bon l’appuyer par des chiffres. Ce constat s’applique d’ailleurs à l’ensemble de ses théories.

Deuxièmement, qu’est-ce qui crée les bulles? L’ingrédient indispensable est la liquidité. Que l’on parle de la bulle de 1995- 2000, de celle des années 1920s ou de la bulle immobilière que l’on vient de traverser, le levier financier facilité par de la dette abondante et abordable a toujours été présent durant les bulles. D’où vient cette liquidité? Des banques centrales qui crée de la monnaie à profusion, comme Keynes le prescrivait. C’est ce levier financier qui permet aux investisseurs d’emprunter pour financer d’immenses positions boursières et à d’autres d’acheter plusieurs condos à Miami (sans les habiter), dans le but de les revendre plus cher un an plus tard. Dans un libre-marché, cette irrationnalité liée à la recherche du profit serait contenue, mais dans un marché innondé de liquidités, elle prend une ampleur considérable. Rappelons-nous par exemple du crash de 1929. À cette époque, les gens empruntaient massivement pour investir à la bourse. Lorsque l’élastique a été étiré au maximum, il a cédé; les gens ont dû vendre leurs actions à perte tous en même temps pour rembourser leurs prêts sur marge.

Troisièmement, est-ce que les politiciens ont réellement une vision à plus long terme que les investisseurs? Sont-ils si désintéressés et concentrés sur le bien-être collectif? Permettez- moi d’en douter. Les politiciens cherchent à se faire élire et agissent dans leur intérêt à cet égard. Leur horizon temporel s’arrête à la prochaine élection. Et comme ce n’est pas leur argent qu’ils dépensent, ils sont en conflit d’intérêts. Et qui est Keynes pour nous parler du long terme? N’est-ce pas lui qui a déclaré que « à long terme nous sommes tous morts »! La réalité est que le gouvernement est généralement un bien piètre investisseur.

Quatrièmement, lorsqu’on achète une action à la bourse, on crée de la demande pour ce titre et, par conséquent, on contribue à faire monter le prix. Lorsque le prix d’une action monte, le coût du capital de l’entreprise en question diminue, puisqu’elle pourra en émettre une moins grande quantité pour financer un investissement quelconque (donc moins de dilution pour les actionnaires existants). En revanche, les mauvaises entreprises voient le prix de leurs actions chuter, ce qui restreint leur capacité à en émettre pour financer leur expansion. De cette façon, les bonnes entreprises ont accès plus facilement à du capital que les mauvaises. La bourse n’est donc pas futile; c’est un mécanisme très important pour l’économie, même si l’argent de va pas directement à l’entreprise lorsqu’on achète ses actions existantes sur le marché.

Finalement, on comprend que Keynes utilise ces arguments anti-marché pour justifier des politiques interventionnistes, favorisant les dépenses gouvernementales.  Il nous incite à faire un grand pas vers le communisme (un système que Keynes a souvent décrit en bien) en remplaçant l’investissement privé par l’investissement gouvernemental. Il propose d’enlever le pouvoir au marché, pour le donner aux politiciens, ces supposés « experts ». Il propose de retirer l’argent des mains des individus et entreprises pour le donner au gouvernement qui, évidemment, saura mieux que quiconque quoi en faire pour le bien de tous.

En terminant, Keynes ne prêchait pas par l’exemple à cet égard: c’était un spécualteur invétéré. Il utilisait l’effet de levier en empruntant et investissait dans les actions, les obligations, les ressources et les devises. En 1920, ses emprunts sur marge l’ont mis en faillite, il a dû emprunter de sa famille et ses amis. Suite au crash de 1929, il a perdu 86% de sa fortune. Puis, en 1937, il a perdu 50% de sa fortune, mais l’avait pratiquement regagnée au moment de sa mort. Il était alors multi-millionnaire en dollars d’aujourd’hui.

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Dans ce dossier, inspiré du livre “Where Keynes went wrong” de Hunter Lewis, je traite des principales idées de Keynes. La première partie traitait des taux d’intérêt, la seconde partie traite de l’épargne.

Je commence par citer Keynes directement: « Consumption is the sole object of all economic activity ».

Tiens-tiens, ne blâme-t-on pas régulièrement le capitalisme comme étant à l’origine de notre « société de consommation »? C’est plutôt des décénies de politiques gouvernementales keynesiennes qui nous ont amenées dans cet état. Voici comment.

 Keynes méprisait l’épargne. Il était plus spécifiquement contre l’épargne stagnante (idle savings), c’est-à-dire l’épargne qui n’est pas investie, puisque celle-ci réduit l’activité économique et crée du chômage. Keynes a même été jusqu’à déclarer que les guerres et les catastrophes naturelles ont, au cours de l’histoire, créé de la richesse en réduisant l’épargne stagnante. Il est cependant préférable de réduire l’épargne stagnante en consommant plus ou en travaillant moins. Selon Keynes, plus nous devenons riches, plus nous épargnons, c’est-à-dire que notre propension marginale à consommer diminue, ce qui est un problème majeur. On peut régler partiellement ce problème en taxant plus sévèrement les riches, leur soutirant ainsi cette vilaine épargne et la donnant aux moins fortunés qui eux vont dépenser et faire « rouler l’économie ».

Finalement, Keynes a introduit le paradoxe de l’économie (paradox of thrift), qui stipule qu’en temps de récession, les gens se mettent à épargner au cas où ils perdraient leur emploi. Cette réduction de la consommation engendre une baisse de la production, qui engendre du chômage, ce qui réduit encore plus la consommation, et ainsi de suite… Il faut donc que le gouvernement dépense à la place des gens pour stimuler l’économie et stopper ce cercle vicieux.

Réfutation:

Premièrement, qu’est-ce que de l’épargne stagnante? C’est l’argent que vous mettez dans votre coffre-fort ou sous votre matelas. Parions que vous n’en avez pas tellement! En effet, même l’argent qui gît dans votre compte-chèque est réinjectée dans l’économie par les banques sous forme de prêts. Ce concept est donc une illusion. L’épargne est très rarement stagnante, elle est constamment redirigée dans l’économie.

Deuxièmement, je ne pense pas avoir vraiment besoin d’ajouter quoi que ce soit au sujet des guerres et des catastrophes. Si vous ne comprenez pas, vous n’avez qu’à lire le sophisme de la vitre brisée de Bastiat. Le gros bon sens vous reviendra rapidement.

Troisièmement, veut-on vraiment travailler moins pour réduire cette fameuse épargne stagnante? Si on travaille moins, on produit moins et donc on est moins riche. On ne s’enrichit pas en travaillant moins, c’est le gros bon sens.

Quatrièmement, est-ce vraiment un problème que les gens deviennent riches et qu’ils épargnent? L’épargne nourrit l’investissement, qui permet d’augmenter la production et l’emploi. Cette affirmation basée sur la propension marginale à consommer n’est qu’un autre sophisme de Keynes provenant de ce concept erroné d’épargne stagnante. Ce n’est qu’une manière fallacieuse de justifier des impôts élevés pour les riches. Comme le montre la courbe de Laffer, cette façon de faire ne fera que réduire l’activité économique. Les riches ne sont pas riches pour rien; ils ont une habileté à créer de la richesse pour la société. En les imposants outrageusement, nous les décourageons à faire ce qu’ils font le mieux.

Finalement, le fameux paradoxe de l’économie est une théorie totallement déconnectée de la réalité. Si le gouvernement taxe les riches et se met à dépenser l’argent pour stimuler l’économie, les entreprises ne vont pas se mettre à embaucher et à investir pour autant puisqu’elles opèrent significativement sous leur capacité de production (comme c’est le cas présentement). Comme vous pouvez le voir ici, elles ne vont qu’utiliser du temps supplémentaire et de la main d’oeuvre temporaire (si nécessaire) pour satisfaire la demande gouvernementale, puis on retourne à la case départ. Elles n’investissent pas et n’embauchent pas, puisqu’elles ont amplement de capacité de production excédentaire pour satisfaire cette demande et savent pertinemment que ce n’est que temporaire. Ainsi, le taux de chômage n’est pratiquement pas affecté par ces monstrueux déficits gouvernementaux.

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Comme je le laissais entendre ici, le chiffre du PIB américain de 3.5% pour le troisième trimestre n’était que de la poudre aux yeux. Excluant les dépenses gouvernementales, le PIB continue de diminuer.

Ce matin, nous apprenons que le taux de chômage pour octobre aux États-Unis a été de 10.2%, comparativement à 9.8% en septembre. Les économistes s’attendaient à 9.9%. Au Canada, le taux de chômage a augmenté à 8.6%. Ainsi, les chiffres de l’emploi confirment que le « vrai » PIB continue de baisser et que l’économie est toujours mal en point malgré tous ces milliards de programmes de dépenses keynesiens.

L’erreur fondamentale des keynesiens est de croire que les dépenses gouvernementales peuvent redémarrer l’économie et stimuler l’emploi. Ils pensent qu’en injectant de l’argent dans l’économie, la consommation va augmenter et qu’en réponse à cette augmentation, les entreprises vont investir et embaucher pour augmenter la production. Cette vision des choses ne tient pas la route. Pourquoi les entreprises se mettraient-elles à investir et embaucher alors qu’elles opèrent significativement sous leur capacité de production?

La réalité est que pour fournir à cette demande temporaire venant du gouvernement, les entreprises utilisent de la main d’oeuvre temporaire et du temps supplémentaire (les chiffres le confirment d’ailleurs). Elles n’investissent pas et n’embauchent pas, puisqu’elles ont amplement de capacité de production excédentaire pour satisfaire cette demande et savent pertinemment que ce n’est que temporaire. Une fois que la manne sera passée, ce sera un retour à la case départ.

Qu’est-ce qui nous ramènera en reprise économique alors? Lorsque les gens et les entreprises auront amélioré leur bilan financier (i.e. remboursé leurs dettes et amassé un coussin financier sous forme d’épargne), ils se remettront à consommer. Cette « vraie » demande fera hausser le « vrai » PIB. Les entreprises feront des profits qu’elles réinvestiront dans la production, anticipant une hausse soutenable de la demande.

Le chiffre de l’emploi de ce matin est une véritable claque en plein visage des keynesiens. Mais j’anticipe déjà leur explication à cet échec de leur idéologie: le plan de relance n’a pas été assez gros! Paul Krugman le répète d’ailleurs depuis quelques temps sur son blogue, et comme il a été nobélisé, il doit forcément avoir raison…:-)

Ne manquez pas la suite de mon dossier sur Keynes la semaine prochaine.

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Dans ce dossier, inspiré du livre « Where Keynes went wrong » de Hunter Lewis, je traite des principales idées de Keynes. La première partie traite des taux d’intérêt.

Selon Keynes, lorsque les taux d’intérêt sont librement déterminés par le marché, ils ont toujours tendance à monter trop haut, ce qui est mauvais pour l’économie (i.e. crée du chômage). Pour remédier à la situation, le gouvernement doit créer de la nouvelle monnaie et l’injecter dans l’économie. Cette liquidité fera baisser les taux d’intérêts et stimulera l’investissement. Le taux d’intérêt idéal serait 0%, ce qui permettrait à l’économie de demeurer en constante expansion. L’argent créé par le gouvernement est tout aussi authentique que l’argent des épargnants et les bas taux d’intérêts ne mèneront pas à l’excès et/ou à du gaspillage de capital. Cette liquidité ne devrait pas non plus créer d’inflation, mais si c’est le cas, la solution ne consiste pas à faire augmenter les taux d’intérêts, mais bien à hausser les taxes et impôts.

Réfutation:

Tout d’abord, Keynes oublie ici que les taux d’intérêts sont en fait un prix, qui varie en fonction de l’offre et de la demande sur le marché. Il nous propose donc de jetter le marché à la poubelle et de manipuler ces prix. Cependant, les taux d’intérêts sont un prix très important: ils dictent les préférences temporelles des gens dans l’utilisation de leur monnaie (i.e. le fruit de leur travail). Ainsi, un taux d’intérêt de 0% implique que de vous acheter quelque chose dans 10 ans vous procura la même satisfaction que vous l’acheter maintenant, ce qui n’a aucun sens.

Deuxièmement, si les taux d’intérêt baissent, les gens vont avoir tendance à moins épargner (en raison du rendement plus faible). Cette disparition de d’épargne/capital dans l’économie mettra une pression à la hausse sur les taux d’intérêt, ce qui annulera partiellement ou complètement l’injection de liquidités orchestrée par le gouvernement.

Troisièmement, la création de monnaie crée de l’inflation (l’histoire le démontre incontestablement) et l’inflation mène à des taux d’intérêts plus élevés (les prêteurs voient les prix monter et veulent être compensés pour la perte de valeur de l’argent qu’ils prêtent).

Quatrièmement, les bas taux d’intérêts occasionnés par la création de monnaie par le gouvernement mènent à de mauvais investissements et à des excès. On a qu’à penser à la bulle techno de 2000 ou à la bulle immobilière de 2007. Énomément de capital a été gaspillé: les gens ont construit trop de maisons financées par des hypothèques attrayantes.

Cinquièmement, puisque l’argent nouvellement créé par l’État est aussi authentique que l’argent des épargnants, pourquoi n’en imprimons-nous pas encore plus? Parce que la création de monnaie ne crée pas de richesse, c’est plutôt la production de biens. La théorie de Keynes est donc erronée à la base.

Sixièmement, des taux d’intérêt artificiellement bas ne nous permettent pas de demeurer en continuelle expansion; ils nous font passer à travers des périodes d’excès suivies par des périodes crise et de dépression, de violents cycles économiques (boom & bust).

Finalement, hausser les impôts ne réduit pas l’inflation, puisque l’inflation est causée par la création de monnaie dans l’économie. Hausser les impôts ne fait que réduire l’activité économique, puisque l’impôt est une taxe au travail. Nous l’avons vu dans les années 1970. Ce n’est que lorsque Volker a stoppé l’imprimante à billets que l’inflation a cessé. Reagan a ensuite redémarré l’économie en réduisant les impôts.

Trouvez-vous absurde la façon dont Keynes voit les choses relativement aux taux d’intérêt? Dîtes-vous bien que ses idées sont au coeur de la façon dont la politique monétaire est orchestrée dans les pays industrialisés!

 

Ajout:

 

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« Where Keynes Went Wrong – and why world governements keep creating inflation, bubbles and busts », par Hunter Lewis, 2009, 339 pages.

Ce livre se veut une réfutation des théories de Keynes faite à la lumières des récents événements économiques. Malgré l’échec du keynesiannisme, notamment durant les années 1970s (ces politiques ayant mené à la Grande Inflation), les idées de Keynes sont revenues à la mode ces derniers temps, alors que plusieurs observateurs percevaient un risque que les États-Unis connaissent une période similaire à  la Grande Dépression des années 1930s. Cela est dû à la fausse croyance selon laquelle les théories de Keynes ont mis fin à cette Grande Dépression (c’est plutôt la seconde guerre mondiale qui y a mis fin). De nos jours, les idées de Keynes sont enseignées dans les écoles comme si c’était de la science et elles sont utilisées par les politiciens pour justifier leurs dépenses monstreuses. Pourtant, au fil de ce livre, on se rend vite compte que Keynes n’était qu’un beau parleur sans substance.

Il y plusieurs choses à observer relativement à Keynes et à ses idées. Premièrement, il présente ses idées sans aucun support concret (données, études, exemples). Ses théories ne sont que des intuitions, voire des croyances. Il les présente de façon « opaque », sans préciser d’ordres de grandeur (par exemple, quel est supposé être le taux de chômage du plein emploi?). Deuxièmement, il a souvent changé d’idée durant sa vie (le livre présente plusieurs exemple de cela). Troisièmement, Keynes était un excellent orateur et débateur. Cela lui a permis de convaincre beaucoup de gens et d’obtenir beaucoup d’attention médiatique, de laquelle il raffolait au plus haut point. C’était par contre un piètre écrivain. Quatrièmement, Keynes se considérait comme faisant partie de « l’élite bourgeoise »; c’est sans doute pour cette raison qu’il rejettait le communisme (où tout le monde est égal). Par contre, Keynes a mentionné dans la préface de la version allemande de The General Theory (distribuée sous le régime Nazi) que ses idées seraient beaucoup plus faciles à appliquer sous un régime totalitaire (comme celui d’Hitler). Ça en dit long sur les fondements du keynesiannisme et les implications de cette idéologie pour la liberté des individus…

Les théories de Keynes plaisent aux politiciens, parce qu’elles leur permettent de dépenser à leur guise au nom de la stimulation économique et d’avoir l’air d’un héro lorsque la reprise économique finit par se pointer. Comme les politiciens adorent dépenser notre argent, il est normal qu’ils aient accordé autant d’importance à Keynes. Le keynesiannisme justifie l’existence de gros gouvernements financés par des taxes élévées et de l’inflation.

Ainsi, l’ouvrage de M. Lewis commence par nous présenter les théories de Keynes de façon structurée, dans ses propres mots (lorsque possible) et sans ajouter de commentaires. L’auteur fait cela pour être « juste » envers Keynes et pour ne pas influencer le lecteur. Il nous représente ensuite toutes les idées de Keynes en les réfutant habilement une par une.

Les thèmes discutés dans le livre sont les taux d’intérêts, l’épargne, la bourse, le rôle économique de l’État, les crises économiques (ce qui doit être fait pour en sortir), les libre-marchés et la mondialisation des échanges. À noter que le livre contient une section spéciale sur la crise financière que j’ai particulièrement appréciée. Il y a aussi une section intéressante sur les valeurs morales de Keynes. Le tout est suvi d’une conclusion sur les principaux éléments à retenir et sur le paradoxe central du keynesiannisme.

En somme, ce livre est un « must » pour ceux qui veulent vraiment savoir comment pensait Keynes sans avoir à lire l’entièreté de son oeuvre. Il permet de surtout de voir clair à travers ces théories fallacieuses qui sont tant utilisées par les gouvernements. Je le recommande fortement, même à ceux qui ont peu de connaissances en économie.

D’ailleurs, au cours des prochains jours, je présenterai sur ce blogue quelques réfutations des principales idées de Keynes. À suivre…

 

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Avec tous les déficits gouvernementaux qui sévissent présentement dans les pays industrialisés, en accord avec l’idéologie keynesienne, on parle de plus en plus de hausse des impôts et taxes comme moyen de financer ces dépenses immondes.

L’impôt fut d’ailleurs encouragé par Keynes. Ce dernier s’opposait catégoriquement à l’épargne et favorisait l’impôt comme moyen de lutter contre ce « fléaut ». En subtilisant de l’argent aux contribuables pour le dépenser à sa guise, le gouvernement réduit l’épargne et fait « rouler » l’économie.

Cependant, les gens qui pensent de cette façon ignorent l’existence d’un des principe économiques les plus fiables: la courbe de Laffer. La courbe de Laffer est basée sur l’idée que la relation positive entre croissance du taux d’imposition et croissance des recettes de l’État s’inverse lorsque le taux d’imposition devient trop élevé. Tout d’abord, l’impôt est une taxe au travail. Lorsqu’on taxe quelque chose, on augmente artificiellement le prix, ce qui fait diminuer la demande. Deuxièmement, l’impôt mets l’argent dans les main des fonctionnaires plutôt que dans les mains des citoyens, ce qui résulte en du gaspillage et des investissement non-productifs. Troisièmement, des impôts élevés encouragent l’économie « informelle » et la contrebande.

Dans ce graphique illustrant la courbe de Laffer, l’abscisse est le taux de taxation alors que l’ordonnée représente la recette fiscale totale de l’État.

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Les données historiques donnent raison à Laffer (qui a lancé cette idée dans les années 1970s).

– Durant les années 1920s, le taux d’imposition moyen est passé de 73% à moins de 25%. Les revenus de taxation ont quant à eux augmenté de 61% sur cette période.

– Durant les années 1930s, les présidents Hoover et Roosevelt ont augmenté le taux d’imposition à 90% pour financer le New Deal. Au début des années 1960s, Kennedy a renversé la situation en diminuant le taux à 70%. Les recettes fiscales ont alors augmenté de 62% en 7 ans.

– Durant les années 1980, l’administration Reagan a mis en place un programme de baisses d’impôts d’environ 25%. Entre 1983 et 1989, les revenus de taxation ont augmenté de 54%.

– Les deux graphiques suivants proviennent d’une étude du National Center For Policy Analysis (NCPA) publiée en 1991 et utilisant les données de 103 pays. Le premier confirme la courbe de Laffer à l’échelle internationale en montrant les revenus de taxation en fonction du taux d’imposition. Le second graphique montre que la croissance économique est maximisée lorsque le taux de taxation total est d’environ 20%.

 

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L’idiot de Paul Krugman n’y a rien compris (comme d’habitude)!

L’économiste keynesien Paul Krugman mentionnait dernièrement sur son blogue du NY Times que la courbe de Laffer ne valait rien puisque l’augmentation du taux d’imposition de Clinton a été suivie d’une augmentation des revenus de taxation alors que la baisse d’impôt de 2001 du gouvernement Bush a été suivie d’une baisse des revenus de taxation. Est-ce que Krugman est malhonnête ou simplement stupide? Néanmoins, il présentait le graphique suivant pour justifier son argumentation:

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Observons maintenant ce qui s’est réellement passé.

– Premièrement, la hausse des taxes de Clinton (1993) fut plutôt petite à 0.83% du PIB. L’économie sortait d’une récession et se dirigeait vers une reprise. Générallement, la croissance est forte au début de la reprise et ralentit par la suite. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé dans les années 1990s. Curieusement, la croissance a été plus forte après 1997 malgré l’avancement de la reprise. Que s’est-il passé en 1997 pour que cela se produise? Une baisse des impôts! Il y a donc fort à parier que la reprise économique a été ralentie par la hausse des impôts de Clinton et a réaccéléré après le soulagement fiscal de 1997 (voir tableau ci-bas).

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– Deuxièmement, la baisse des impôts de Bush en 2001 a été bien spéciale.

  1. Elle a été plutôt petite à seulement 0.80% du PIB comparativement à 1.90% pour Kennedy et 1.40% pour Reagan.
  2. Elle n’était que temporaire (Christina Romer, en charge du Council of Economic Advisors sous Obama, a publié une étude en 2005 démontrant que les baisses d’impôts temporaires n’ont pas d’impact significatif sur la croissance économique, alors que les baisses d’impôts permanentes de 1% avait un impact de 3% sur la croissance économique subséquente).
  3. Elle était graduellement étalée sur 5 ans, ce qui faisait en sorte que les gens retardaient certaines de leurs décisions économiques pour bénéficier d’un rabais fiscal plus optimal. Si vous voulez acheter quelque chose et que le marchand vous dit que l’article va être en solde de 50% dans 3 mois, vous allez attendre n’est-ce pas?
  4. Elle avait un agenda social, ciblant les couples mariés, les enfants et les gens à faibles revenus. Ces éléments avaient possiblement un certain mérite pour la société, mais elles ne favorisaient pas la croissance économique.

En 2003, Bush a rectifié le tir. Il a augmenté les baisses d’impôts, a éléminé les délais dans leur mise en force et a ciblé les investisseurs (divdendes et gains en capitaux) et les petites entreprises (amortissement des équipements). Jettez un second regard sur le graphique de Paul Krugman et vous verrez que les revenus de taxation ont explosé suite à cet ajustement de 2003.

Ainsi, Paul Krugman a définitivement mal interprété l’histoire lorsqu’il a présenté ce graphique sur son blogue et aurait dû vérifier ses prémisses avant de les présenter. Les actions fiscales de Clinton et de Bush vont plutôt dans le sens de la courbe de Laffer plutôt que de s’y opposer!

Conclusion

Contrairement à ce que les disciples de Keynes comme Paul Krugman voudraient nous faire croire, les implications de la courbe de Laffer sont bien réelles et ont été observées à travers l’histoire. L’impôt est une taxe au travail et le travail productif est la source principale de création de richesse. Ainsi, la meilleure façon d’optimiser la croissance économique est de taxer les citoyens le moins possible et, pour maintenir un budget gouvernemental équilibré, de réduire les dépenses de l’État en diminuant sa taille.

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Le magazine hedbomadaire The Economist* a maintenant une nouvelle chronique intitulée « Schumpeter » en l’honneur de l’économiste Joseph Schumpeter, connu pour sa fameuse théorie de la destruction créatrice.

Voici un résumé de cette théorie (Wikipedia):

Les crises ne sont pas de simples ratés de la machine économique ; elles sont inhérentes à la logique interne du capitalisme. Elles sont salutaires et nécessaires au progrès économique. Les innovations arrivent en grappes presque toujours au creux de la vague dépressionniste, parce que la crise bouscule les positions acquises et rend possible l’exploration d’idées nouvelles et ouvre des opportunités. Au contraire, lors d’une période haute de non-crise, l’ordre économique et social bloque les initiatives, ce qui freine le flux des innovations et prépare le terrain pour une phase de récession, puis de crise.

La destruction créatrice désigne le processus de disparition de secteurs d’activité conjointement à la création de nouvelles activités économiques.

Les récessions exposent les faiblesses de certains modèles d’affaires vétustes, elles créent de nouvelles opportunités et tuent les mauvaises habitudes, laissant le champs libre aux nouvelles idées innovatrices. Les facteurs de productions peuvent être achetés de ceux qui les utilisent mal par ceux qui les utiliseront mieux.

Les exemples sont nombreux.

DuPont a investi massivement en recherche et développement et a engagé des scientifiques qui étaient au chômage durant la Grande Dépression.  Vers la fin des années 1930s, 40% de ses ventes provenaient de produits qu’elle avait développé durant la dépression, tels que le nylon et le caoutchouc synthétique.

Les entreprises qui ont pris leur envol durant la Grande Dépression sont nombreuses, incluant Revlon, Hewlett-Packard, Polaroid et Pepperidge Farms.

C’est quand l’Union Soviétique s’est effondrée, plongeant la Finlande en sérieux problèmes économiques, que Nokia a décidé d’abandonner 90% de ses lignes d’affaires pour se concentrer sur les télécommunications, surtout sur la téléphonie sans-fil, industrie dont elle est devenue l’un des leaders.

Une étude de Bain Capital Group sur la période 1985-2001 a démontré que les fusions/acquisitions réalisées durant les récession ont généré un rendement environ 15% supérieur à celles faîtes durant les périodes de croissance économique.

La Fondation Kauffman, laquelle étudie l’entreprenariat, mentionne que la moitié des entreprises du Fortune 500, incluant FedEx, CNN et Microsoft, ont été fondées soit durant des récessions ou durant des périodes de faiblesse économique. La plupart de ces entreprises sont apparues à partir d’idées qui ont révolutionné leur industrie.

Comme le disait Schumpeter: “The essential point to grasp is that in dealing with capitalism we are dealing with an evolutionary process.” Imaginez l’efficience et la superbe complexité de la sélection naturelle appliquée à l’économie. Imaginez la chauve-souris sans son système de guidage ultra-son, la giraffe sans son long cou pour atteindre les feuilles élevées, le caméléon sans son camouflage, une araignée sans sa capacité à tisser des toiles ou le hérisson sans son système de défense. Ces « innovations » sont le fruit de l’évolution sous la pression de l’environnement; de la compétition pour la survie.

La destruction créative ne fonctionne pas dans une économie socialiste. L’État y a le monopole et n’a aucune pression compétitive pour stimuler l’amélioration de la productivité par l’innovation. C’est ce qui a été observé en Union Soviétique après la chute du rideau de fer. On y a observé de la machinerie agricole fonctionnant avec des moteurs à vapeur développés dans les années 1920s.

L’industrie pétrolière Soviétique fut aussi un cas spectaculaire démontrant ce qui se produit en l’absence de destruction créative. Les technologies utilisées dans les années 1980s dataient des années 1950s, et ce allant du simple outil de forage jusqu’aux activités de raffinage. Le matériel de forage était primitif; incapable de dépasser 3,000 pieds sans se briser (ce qui est un problème majeur lorsque la plupart des gisements restants dépassaient cette profondeur).

En somme, s’il y a un côté positif dans une récession, c’est bien la destruction créatrice. Celle-ci est un moteur d’innovation et d’amélioration de notre niveau de vie. C’est pourquoi il faut s’opposer aux plans de relance et aux bailouts, lesquels agissent comme du sable dans l’engrenage de la destruction créatrice et du capitalisme. Les gouvernements pensent que par leur interventionnisme, ils peuvent enrayer les cycles économiques, comme le suggérait Keynes. Ce faisant, ils ne font que les amplifier!

Il est certain que la destruction créatrice crée du chômage temporaire. Les travailleurs dont les compétences sont rendues obsolètes par une innovation technologique entrent dans une période de transition où l’on verra ces ressources humaines être allouées à d’autres activités dans l’économie. La mobilité des travailleurs n’étant pas parfaite, cette transition est parfois difficile, mais c’est le prix à payer pour le niveau de vie duquel nous bénéficions grâce au capitalisme.

Il serait stupide de stopper l’innovation et le progrès au nom de la protection de ces emplois archaïques. C’est pourtant ce que l’on fait lorsque l’on empêche le libre-marché de fonctionner.

En terminant, voici une excellente illustration de ce phénomène, tirée d’un article de W. Michael Cox et Richard Alm:

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*Référence: The Economist, 3 octobre 2009, p. 82.

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À lire les médias financiers ces temps-ci, on se rend vite compte à quel point les gens craignent la déflation. Le keynesiannisme est si ancré dans les moeurs économiques de Wall-Street que personne n’ose se demander si cette menace ne serait pas illusoire.

Ce que la bible de Keynes nous dit c’est que lorsqu’il y a apparence de déflation, sous la forme d’une baisse des prix à la consommation, les gens retardent indéfiniement leurs achats puisqu’ils anticipent que les prix vont continuer de baisser. Cette baisse de la consommation crée une forme de marasme économique qu’il faudrait à tout prix éviter en créant de la monnaie et en générant de l’inflation.

La logique derrière ces actions est que si on réussit à créer de l’inflation, les volumes de ventes et les prix vont augmenter. Cette stimulation artificielle de la demande va faire en sorte que les entreprises verront leurs profits augmenter et pourraient investir dans leur capacité de production et embaucher de nouveaux employés. Ces nouveaux employés vont dépenser et aider à faire repartir la machine de la croissance économique.

Mais les choses fonctionnent-elles vraiment ainsi? De Décembre 1997 à Août 2009, le prix des ordinateurs personnels a baissé de 93% malgré une amélioration constante de la performance de ceux-ci. Les ventes d’ordinateurs ont-elles baissé pour autant, les acheteurs reportant leurs achats anticipant une continuelle baisse de prix? Évidemment que non! Les ventes ont explosé au cours de cette période.

Au contraire, la déflation permet à chacun des dollar que vous obtenez en échange de votre travail d’acheter davantage de biens; elle augmentent votre pouvoir d’achat. D’ailleurs, si la productivité des travailleurs augmente en raison d’une amélioration technologique, alors que la quantité de monnaie demeure inchangée, il en résultera de la déflation car plus de biens seront produits pour une même quantité de monnaie.

Lorsqu’une banque centrale crée de la monnaie, disons en achetant des titres de dette du gouvernement, elle vous subtilise une partie du pouvoir d’achat de votre argent et le remet au gouvernement pour qu’il dépense à sa guise. C’est d’ailleurs pour cette raison que les gouvernements adorent le keynesiannisme.

D’autre part, en voulant créer de l’inflation, la Federal Reserve est présentement en train de regonfler la bulle financière. Ce ne sont pas les prix à la consommation qui montent, mais les prix des actifs (bourse, immobilier, etc). Pas surprenant que Wall-Street aime aussi le keynesiannisme…

Les taux d’intérêts

Dans une économie libre, les taux d’intérêts sont en fait le prix de la monnaie. Ils représentent une information vitale pour les consommateurs et les producteurs concernant leurs préférences de consommation et leurs opportunités d’investissement. Ils coordonnent les investissements et, par le fait même, la production future, de façon à ce qu’elle corresponde aux préférences des consommateurs.

Lorsqu’une banque centrale manipule les taux d’intérêts par sa politique monétaire, elle brouille le signal de prix que ces taux envoient à l’économie. Les décisions de consommation et d’investissement deviennent déconnectées de la réalité, le mécanisme d’allocation des ressources du marché ne fonctionne plus correctement et l’économie se met à dérailler.

C’est ce qui s’est produit à l’aube de la crise financière que nous venons de traverser, et c’est aussi ce qui est à l’origine des cycles économiques en général (boom & bust). Le taux cible de la Federal Reserve est passé de 6.5% à la fin de 2000 à 1.0% vers la mi-2003. Il est resté à ce niveau durant presque un an. La banque centrale américaine a atteint cet objectif en innondant l’économie de nouvelle monnaie. Pendant que le taux d’épargne est tombé à un niveau presque nul, les investissements dans le secteur de l’immobilier résidentiel ont explosé, menant à la bulle qui a éclaté en 2007.

En réponse à cette situation et brandissant le spectre de la déflation, le remède utilisé par la Federal Reserve au niveau de sa politique monétaire a été de descendre son taux cible à 0.25%. Pour ce faire, elle crée de la monnaie à un rhytme jamais vu depuis la 2e guerre mondiale. Autrement dit, la Fed essaie de contrer les effets de l’éclatement de la bulle en tentant de la regonfler! Plutôt que de laisser les mécanismes du marché faire leur travail et remettre l’économie sur les rails, la Fed continue de perturber ces mécanismes et les empêche de fonctionner correctement.

C’est l’essence même du keynesiannisme d’utiliser la politique monétaire pour décourager l’épargne et générer de l’inflation. Et nous allons bientôt observer les conséquences inévitables des théories de Keynes, tout comme dans les années 1970s, i.e. l’hyper-inflation.

L’explication néo-keynesienne populaire veut que la Grande Inflation des années 70s a été causée par une spirale des salaires (les hausses de salaires augmentait les coûts des entreprises, lesquelles passaient ces hausses de coûts à leurs consommateurs en haussant les prix, ce qui faisait en sorte que les employés demandaint des augmentations de salaires pour contrer la hausse des prix, ainsi de suite).

Il ne peut en être ainsi puisque lorsque le prix d’un bien augmente, la population devra y consacrer une plus grosse partie de son revenu, ce qui laisse moins d’argent pour d’autres biens, ce qui fera baisser le prix de ces autres biens. Ainsi, il ne peut y avoir de hausse générale des prix que s’il y a une augmentation de la quantité de monnaie dans l’économie, laquelle permet à tous les prix d’augmenter.

À cette époque, le gouvernement et la Fed ayant embrassé le keynesiannisme, ceux-ci visaient un taux de chômage inférieur à 2%, et ce à n’importe quel prix. Pour ce faire, le gouvernement dépensait sans relâche avec de l’argent nouvellement créé par la Fed. Dans les années 1950s, qui furent très prospères en raison de l’après-guerre, la masse monétaire a augmenté de 23%. Durant les années 1960s, celle-ci a augmenté de 44%. Dans les années 1970s, elle a augmenté de 78%! C’est de là qu’est venue l’inflation. Et depuis 2000, la masse monétaire a augmenté de 78% et la décennie n’est même pas terminée; je vous laisse deviner la suite…

Et dire qu’on craint la déflation!

cpi-energy

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Il y a quelques semaines, je vous faisait part de mes réserves face à l’amélioration des indicateurs économiques de la fin de cet été dans un billet publié le 31 juillet dernier.

En effet, la reconstruction des inventaires, le programme cash-for-clunkers et les autres dépenses gouvernementales reliées au stimulus plan étaient derrière ces indicateurs économiques, et ce genre de chose ne peut soutenir une reprise économique forte et durable.

Or, les keynesiens commencent peut-être à rire jaune. Les indicateurs économiques des deux dernières semaines ont été plutôt faibles aux États-Unis:

Existing home sales -2% en août.

Manufacturing orders -2.4% en août.

Auto sales -35% en septembre.

ISM -0.6% en septembre.

Taux de chômage 9.8% (+0.1%) en septembre, accompagné de 263,000 pertes d’emplois.

Le S&P500 est en baisse de -4.1% depuis le 22 septembre, et le S&P/TSX en baisse de -5.2%.

La réalité est que le consommateur ne dépense pas (parce que l’emploi est mauvais), l’investissement non-gouvernemental est figé et les entreprises n’embauchent pas. Le gouvernement aura beau imprimer de l’argent et dépenser tant qu’il le voudra, il ne créera pas de richesse de cette façon. Finalement, le système bancaire américain est encore en lambeaux; le FDIC (assurance-dépôts) n’a plus que $10 milliards dans ses coffres et anticipent environ $100 milliards de pertes au cours des prochaines années à cause des faillites bancaires. Les États-Unis ont peut-être atteint le fonds du baril, mais il semble qu’ils pourraient y rester pour un bon bout de temps.

Pendant ce temps, le Canada bénéficie d’une embellie dans les prix des ressources (pétrole, or, cuivre, nickel, zinc et même l’aluminium et le gaz naturel montre des signes de vie). La Chine est bien entendu derrière cette situation. De plus, notre système bancaire est en bonne santé et notre marché immobilier a repris du poil de la bête (bien qu’il n’en avait pas vraiment perdu). Notre gouvernement est en meilleure posture financière; il a moins dépensé. Finalement, le Canada a relativement moins imprimé d’argent, ce qui est d’autant plus positif pour sa devise (et notre pouvoir d’achat). Pas surprenant que la bourse canadienne ait fait mieux que celle de nos voisins depuis le début de l’année, sur 1 an, 3 ans et 5 ans. C’est d’ailleurs au Canada que je vous recommanderais d’investir à ce point-ci, plutôt qu’aux États-Unis.

P.S.: Ne manquez pas mon dossier sur le pétrole, dont la première partie (sur quatre) sera publiée lundi matin.

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Le sujet chaud dans l’actualité présentement est le financement de l’État Québécois par des hausses de tarifs. TVA a publié aujourd’hui les résultats d’un sondage Léger Marketing sur le sujet.

65% des gens sont en colère face à d’éventuelles hausses de tarifs. Pas surprenant puisque les contribuables québécois sont déjà sur-taxés. 70% se disent « beaucoup /assez préoccupés » par le déficit.

64% attribuent le déficit à la mauvaise gestion du gouvernement (seulement 34% à la crise économique). Les gens sont donc passablement lucides: s’il y a un déficit c’est parce que le gouvernement dépense trop.

40% croient que les fonctionnaires ne devraient pas avoir d’augmentation salariales.

Seulement 22% seraient favorables à une augmentation des tarifs d’électricité, ce qui n’est pas surprenant puisqu’il est bien connu que les Québécois considèrent le bloc patrimonial comme une vache sacrée.

57% sont favorables à une augmentation des tarifs des garderies à $7.

50% pour une augmentation des droits de scolarité universitaires.

60% pour le retour des péages sur les autoroutes, mais seulement 15% pour l’augmentation de la taxe sur l’essence.

77% pour une taxe sur la malbouffe.

Et finalement, 57% pour l’introduction d’un ticket modérateur pour les soins de santé (disparition d’une vache sacrée?).

En général, les résultats du sondage démontrent que la population est contre les déficits et qu’elle est consciente qu’ils sont dus à des dépenses gouvernementales trop élevées. La population propose de s’attaquer à la taille de l’État, aux garderies, aux droits de scolarité universitaires, aux péages et aux soins de santé, ce que j’approuve. Je suis par contre moins favorable à une taxe à la malbouffe et à la réticence à augmenter les tarifs d’Hydro-Québec (voir les liens vers mes billets antérieurs sur ces sujets).

Je suis généralement en faveur de tarifs adéquats sur les services publics, qui permettent de rationner la demande pour ces services et de les financer à même les utilisateurs; à condition que ces revenus soient utilisés pour réduire les impôts; et non pour dépenser irresponsablement (interventionnisme / keynesiannisme) et accroître la taille de l’État. C’est pour cette raison que la colère des Québécois face aux hausses de tarifs est justifiée: cet argent sera utilisé pour dépenser, et non pour réduire le fardeau fiscal, ni pour réduire la dette.

Comme l’illustrait le Québécois Libre la semaine dernière, le gouvernement continue de presser le citron des contribuables québécois…

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