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Aux dires de certains, la recherche du profit est un vice qui nuit à la société. À les entendre, plus le profit est élevé, plus les gens se font exploiter par les producteurs. Ils considèrent scandaleux que les producteurs profitent des pénuries pour augmenter leurs prix pour faire plus de profit.

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The Anti-Capitalistic Mentality”, Ludwig von Mises, 1956, 122 pages.

Dans ce petit essai, Mises explique brillamment les raisons pour lesquelles le capitalisme est si détesté et/ou méprisé par la société ou certains groupes qui la composent.

À entendre les gens, certaines choses vont bien « en dépit du capitalisme », alors que tout ce qui va mal est « causé par le capitalisme ». Pourtant, les nations qui sont les plus riches aujourd’hui sont celles qui ont mis le moins d’obstacles à la libre entreprise et au capitalisme.

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Cet article vise à synthétiser mes articles précédents sur le sujet de la propriété intellectuelle en un « tout » plus cohérent. Il y a du nouveau, mais surtout du réchauffé…

Les lois sur la propriété intellectuelle, protégées par les gouvernements, sont une façon très répandue de limiter la concurrence au profit de certaines entreprises. Les droits de propriété intellectuelle, tels que les brevets, marques déposées et droits d’auteurs, sont en fait des monopoles décrétés par l’État. Ils permettent à des individus ou à des entreprises d’obtenir un privilège de l’État leur permettant de se soustraire à la concurrence et donc de tricher au jeu du libre-marché.

La propriété intellectuelle est utilisée par les entreprises pour bénéficier d’un « monopole légal ». Les Microsoft, Monsanto et Pfizer de ce monde utilisent leurs brevets pour écraser la compétition et dominer leur industrie, tout en oppressant la population. En effet, sans les brevets, les technologies de Monsanto serait offertes par plusieurs entreprises ce qui ferait baisser les prix et réduirait l’emprise de cette corporation sur les agriculteurs; les médicaments seraient offerts à un prix beaucoup plus bas ce qui augmenterait la qualité de vie de millions d’individus. Évidemment, les marges de profit de ces entreprises seraient plus « normales », telles qu’elles devraient l’être sans ces privilèges accordés par l’État.

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Dans le cadre des élections fédérales canadiennes qui auront lieu bientôt, j’analyse les programmes des quatre principaux partis politiques.

Dans un document trop long de 106 pages, le PLC se présente comme étant le « parti progressiste »; comme si les autres partis étaient contre le progrès! Il tente de se présenter comme un parti vertueux, mais il est plutôt aisé d’être généreux avec l’argent des autres. Le document est rempli de phrases qui ne veulent rien dire et, surtout, de bonbons visant à séduire les diverses clientèles électorales, souvent en s’ingérant dans les compétences provinciales. Le PLC marquera des points chez les personnes âgées, les étudiants, les autochtones, les environnementalistes, les policiers/pompiers, les artistes et possiblement chez certaines PMEs. Son programme propose une plus grande socialisation de l’économie et ne plaira certainement pas aux libertariens puisqu’il fera régresser la liberté économique. Comme vous le constaterez dans les prochains paragraphes, je n’y vois pas grand chose d’intéressant.

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“Against intellectual monopoly”, Michele Boldrin & David K. Levine, Cambridge University Press, juillet 2008, 309 pages.

Disponible gratuitement en pdf (que j’ai lu convivialement grâce à mon nouveau Kindle!).

L’ouvrage débute en relatant l’histoire de l’invention du moteur à vapeur par James Watt vers la fin du 18e siècle, laquelle a joué un rôle primordial dans la révolution industrielle qui a suivi. Watt a obtenu son brevet en 1768, mais en 1775, son brevet a été prolongé jusqu’en 1800, grâce à l’influence politique de son partenaire d’affaires, le riche industrialiste Matthew Boulton.

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            Le socialisme est un système de type collectiviste qui se traduit essentiellement par la propriété publique des instruments de production. Autrement dit, seul le gouvernement peut être propriétaire du capital productif de l’économie.

            L’autre terme souvent utilisé pour désigner le socialisme est la planification centrale. C’est que dans ce système, il n’y a plus d’entrepreneurs, juste des fonctionnaires. Il n’y a plus de concurrence ni de profits. L’État a le monopole sur tout et décide de quoi et combien produire.

            Comme il n’y a plus de profit, plus rien ne motive les travailleurs. Ceux-ci ne peuvent pas améliorer leur sort en travaillant plus dur ou en améliorant leurs compétences. C’est pourquoi les systèmes socialistes voient leur productivité baisser drastiquement. Il en résulte une baisse de la production et des pénuries. Par exemple, avant d’adopter le communisme, la Russie était un gros exportateur de céréales, alors qu’à une certaine époque sous le communisme, elle n’en produisait plus assez pour nourrir sa propre population, devenant éventuellement le plus gros importateur de céréales au monde.

            De plus, sans profit, l’innovation n’est pas encouragée. Pour qu’un individu donne le meilleur de lui-même, il faut que ça en vaille la peine. Si personne ne peut profiter de son travail acharné ou des découvertes engendrées par son génie créatif, personne n’aura la motivation nécessaire à faire avancer la société vers un meilleur niveau de vie. L’absence de profit complique aussi les décisions d’investissement. Comment comparer deux investissements différents sans profit? Les pays socialistes accusent donc généralement un retard technologique important.

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Ce billet fait suite à la partie 1 et la partie 2 qui ont été publiés au cours des dernières semaines.

Pourquoi est-ce qu’un taux de change fluctue ?

                À court terme, les taux de changes sont influencés par les flux monétaires entre les pays (commerce international, investissement, tourisme, etc). Par contre, à long terme, les taux de changes sont influencés par les différences d’inflation entre les pays. Pour comprendre cela, il faut vous rappeler que l’inflation signifie la perte de pouvoir d’achat d’une monnaie.

                Par exemple, si l’inflation est de 5% aux États-Unis et de 3% au Canada, cela signifie que le pouvoir d’achat du dollar américain perdra 5% de son pouvoir d’achat alors que le dollar canadien perdra 3% de sa valeur. Dans ce scénario, il serait normal de voir le dollar canadien s’apprécier par rapport au dollar américain puisque le pouvoir d’achat du huard s’améliore par rapport à celui du « green back ».

                Supposons que le taux de change initial était de 1 dollar canadien pour 1 dollar US et qu’un paquet de gomme se vendait initialement $1 dans les deux pays. Après que l’inflation se sera manifestée, ce paquet de gomme pourrait se vendre $1.03 au Canada et $1.05 aux États-Unis. Cela implique un taux de change d’environ 1.0194 dollars américains pour un dollar canadien. Le taux de change du dollar canadien par rapport au dollar américain se serait donc apprécié d’environ 1.94%.

                Par conséquent, si un pays crée beaucoup de monnaie sur une période donnée générant ainsi beaucoup plus d’inflation que les autres, le taux de change de sa devise va se détériorer par rapport aux autres devises. À noter que sur les marchés des changes, ce n’est pas seulement l’inflation passée qui compte, mais aussi l’inflation anticipée par les marchés.

                Est-ce que le gouvernement devrait intervenir pour faire baisser le taux de change et ainsi favoriser les exportations? Non! Pour ce faire, le gouvernement devrait créer de la monnaie domestique et la vendre sur le marché des changes contre des devises étrangères. Cela mettra de la pression à la baisse sur la devise locale ce qui rendra les exportations de ce pays moins chères aux yeux des étrangers, qui théoriquement importeront davantage de biens de ce pays. On peut donc dire que la compétitivité des exportateurs de ce pays s’améliore (temporairement) lorsque la devise se dévalue.

                Cependant, les citoyens de ce pays doivent maintenant payer plus cher pour les biens qu’ils importent d’autres pays étant donné la perte de pouvoir d’achat de leur devise. Or une baisse du pouvoir d’achat des individus équivaut à un appauvrissement. Cette politique aurait donc comme impact d’appauvrir l’ensemble des citoyens au profit des exportateurs, ce qui est injuste.

                De plus, au bout d’un certain temps, l’inflation engendrée par la création de monnaie fera augmenter les prix locaux, et donc les coûts de production des exportateurs, ce qui fera en sorte de réduire leur compétitivité sur les marchés étrangers. Ce sera donc le retour à la case départ, mais avec une devise dépréciée et donc des d’importations plus dispendieuses.

                Un taux de change qui s’apprécie est une très bonne chose. Ça augmente notre pouvoir d’achat en tant que consommateurs, mais aussi en tant qu’investisseurs. Ces investissements favorisent l’innovation, l’amélioration de la productivité et la création de richesse. Cela peut parfois créer des changements dans le structure de l’économie, lesquels peuvent mener à certains bouleversements. Il ne faut cependant pas résister à ces changements, qui sont inévitables de toute façon. Au Québec, suite à l’appréciation du dollar canadien survenue au cours des années 2000, beaucoup d’emplois manufacturiers ont été perdus, mais ils ont été remplacés par des emplois dans d’autres secteurs et la population y a gagné au change puisque le chômage a diminué et l’économie a été prospère.

Pourquoi est-ce que les taux d’intérêt fluctuent?

                Un taux d’intérêt sert à rémunérer un épargnant. Les humains préfèrent généralement consommer quelque chose tout de suite plutôt que dans 1 an. Par exemple, si vous n’avez pas de micro-ondes et que je vous permettais d’en obtenir un gratuitement, il est fort probable que vous préféreriez l’avoir tout de suite plutôt que dans un an. Il est donc normal qu’une chose vaille moins dans un an que maintenant.

                Donc si je vous prête de l’argent, il est normal que je veuille être rémunéré car cet argent a plus de valeur pour moi maintenant qu’au terme du prêt. Il faut donc que je sois compensé pour la perte de jouissance de cet argent pour la durée du prêt.

                Le taux d’intérêt que j’exigerai de vous sera influencé par plusieurs facteurs :

–          Tout d’abord, si beaucoup de gens épargnent, il y aura beaucoup d’argent à prêter; autrement dit l’offre de crédit sera élevée. Selon la loi de l’offre et la demande, une offre plus élevée fait généralement baisser les prix; donc plus il y a d’épargne disponible, moins le taux d’intérêt sera élevé.

–          En revanche, si beaucoup de gens désirent emprunter, la demande de crédit sera élevée. Selon la loi de l’offre et la demande, plus la demande est élevée, plus le prix sera élevé, donc le taux d’intérêt augmentera.

–          L’autre facteur influençant le taux d’intérêt sera mes anticipations d’inflation. Si j’anticipe un taux d’inflation de 5%, cela signifie que je m’attends à ce que le pouvoir d’achat de l’argent que je vous prête diminue de 5%. Je voudrai donc être compensé pour cela, autrement je m’appauvrirais à vous prêter de l’argent. On peut donc dire que plus les anticipations d’inflation sont élevées, plus le taux d’intérêt sera élevé.

–          Finalement, l’autre déterminant important des taux d’intérêt est la prime de risque. Le taux d’intérêt que j’exigerai de vous sera plus élevé si vous êtes un chômeur que si votre salaire annuel est de $200,000, car le chômeur représente un profil plus risqué. Il est donc normal de vouloir être compensé pour ce risque à l’aide d’un taux d’intérêt plus élevé.

                Ceci étant dit, les taux d’intérêt ne sont généralement pas laissés à eux-mêmes, au gré du marché. Le gouvernement, à travers la banque centrale, tente de les influencer; c’est ce qu’on appelle la politique monétaire. La mise en oeuvre de cette politique est effectuée par la banque centrale, qui utilise les différents moyens à sa disposition pour influencer le rythme de création de monnaie.

                En faisant accélérer la création de monnaie, la banque centrale fait augmenter la quantité de crédit en circulation. Cette augmentation artificielle de l’épargne disponible fera généralement baisser les taux d’intérêt. L’épargne résultant de création de monnaie est bien entendu artificielle, mais les marchés ne font pas la différence.   Cependant, la banque centrale doit faire attention, car si elle accélère trop la création de monnaie, les anticipations d’inflation augmenteront, ce qui fera augmenter les taux d’intérêt.

                L’objectif des politiques monétaires modernes est de maintenir l’inflation dans une fourchette de 1% à 3% par année. Pour y arriver, la banque centrale doit calibrer la vitesse à laquelle la monnaie est créée par le système.

Qui bénéficie de l’inflation et qui en souffre?

                Tel que démontré dans mon exemple de l’île déserte, le premier bénéficiaire des nouveaux coquillages est celui qui les reçoit en premier. Pas besoin de chercher loin pour trouver quels sont les plus grands gagnants de la création de monnaie : ce sont les banques commerciales. Celles-ci ont le pouvoir de convertir des dettes en actifs et de générer un rendement sur ces actifs. Une bonne partie des profits des banques sont donc réalisés grâce à la création de monnaie.

                L’autre groupe qui en bénéfice sont les emprunteurs, puisque tel que démontré dans la section précédente, la création de monnaie fait baisser les taux d’intérêt. Qui sont selon vous les plus gros emprunteurs de la société? Ce sont les gouvernements! Ainsi, la création de monnaie permet aux ménages, aux entreprises et surtout aux gouvernements de s’endetter en payant un taux d’intérêt maintenu artificiellement bas par la création de monnaie.

                Conséquemment, il n’est pas surprenant de constater que les niveaux d’endettement aient constamment augmenté durant les dernières décennies. En fait, aux États-Unis, si on additionne les dettes des ménages, des entreprises et du gouvernement, celles-ci totalisent près de 400% du produit intérieur brut! Ce chiffre était de moins de 150% à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. La création de monnaie facilite le crédit et favorise l’endettement.

                Le cas du gouvernement est particulièrement intéressant. Les politiciens adorent dépenser puisque ces dépenses leurs permettent de mousser leur popularité et de faciliter leur réélection. Pour dépenser davantage, les gouvernements n’hésitent pas à s’endetter; d’où le besoin de la création de monnaie pour maintenir les taux à de bas niveaux.

                Dans le même ordre d’idées, les entreprises dont les produits et services sont généralement achetés en s’endettant (immobilier, infrastructures routières ou autres, voitures, meubles, véhicules récréatifs, etc) bénéficient de la création de monnaie puisque celle-ci fait mousser leurs ventes.

                 L’inflation ne fait pas que des gagnants; les perdants sont très nombreux. Il y a d’abord les salariés dont le salaire croit moins vite que l’inflation. Si l’inflation a été de 5% cette année et que votre salaire n’a été augmenté que de 2%, vous êtes dorénavant plus pauvre de 3% puisque le pouvoir d’achat de votre salaire aura diminué.

                Il y a aussi les épargnants, qui voient le pouvoir d’achat de leurs épargnes fondre en raison de l’inflation. Si vous avez de l’argent dans votre compte-chèque à la banque et que l’inflation est de 5%, la valeur de cet argent aura diminué de 5% chaque année. Un retraité qui reçoit une rente fixe s’appauvrit chaque année en conséquence de l’inflation.

                La baisse du pouvoir d’achat de la monnaie qu’engendre l’inflation ne signifie pas que ce pouvoir d’achat disparaît. Comme je le démontrais dans mon exemple de l’île déserte, les nouveaux coquillages ne modifient pas la quantité de richesse sur l’île, mais influencent plutôt la répartition de celle-ci. Donc, si vous avez $100 dans votre compte de banque durant un an et que l’inflation est de 5% cette année, la perte de pouvoir d’achat qui en résulte, en l’occurrence $5, n’est pas disparue. Ce $5 a simplement été indirectement subtilisé par quelqu’un d’autre; en l’occurrence les banques et les emprunteurs.

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