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Articles Tagués ‘distribution de la richesse’

Pour les progressistes/collectivistes (a.k.a. la gauche), l’État est essentiel pour assurer la justice sociale dans une économie où le capitalisme mène à une répartition injuste de la richesse. Le gouvernement est pour eux un mécanisme qui permet de redistribuer la richesse efficacement et d’enrayer la pauvreté. Pour eux, le capitalisme mène inévitablement à l’apparition  de la pauvreté, de la misère, de l’inégalité, de la corruption, de la destruction de l’environnement, etc. C’est pourquoi le gouvernement est nécessaire pour ré-équilibrer les choses, éduquer la population, lui donner accès à de l’eau potable, punir la corruption, protéger l’environnement, etc.

Ceux qui suivent ce blogue se doutent bien que cette vision des choses est contraire à ma vision du monde. Est-ce vrai ou est-ce moi qui a tort? Cessons de débattre dans la noirceur et voyons ce que les chiffres ont à nous dire. J’ai combiné les données du Frazer Institute sur la taille du gouvernement de 140 pays avec les données des Nations-Unies, de Social Watch, de Transparency International et des universités Yale et Columbia pour vérifier s’il est souhaitable d’avoir un gros gouvernement. Notez que dans les graphiques qui vont suivre, l’abscisse présente un indice de la taille du gouvernement construit par l’Institut Frazer à partir de 52 indicateurs statistiques. Plus il est élevé, moins le gouvernement est gros.

J’ai séparé les 140 pays en deux groupes (gros et petit gouvernement) et j’ai calculé les statistiques moyennes pour chaque groupe. Voici les résultats:

Commençons par l’évidence, la mesure la plus utilisée pour mesurer la richesse, le PIB par habitant (GDP per capita). Les pays qui ont un petit gouvernement sont environ 8 fois plus riches que ceux qui ont un gros gouvernement. On comprend donc que le gouvernement agit comme un frein à la création de richesse.

Les gauchistes répondraient que c’est bien beau de créer de la richesse, mais que ça ne donne rien si elle se retrouve dans les mains de quelques individus. Et bien ce n’est pas le cas! Le gini index est un peu plus bas pour le groupe ayant un petit gouvernement comparativement à l’autre, ce qui signifie plus d’égalité dans la répartition de la richesse. Ainsi, non seulement un gros gouvernement fait en sorte de diminuer la création de richesse, il ne permet pas non plus d’assurer une meilleure répartition de cette richesse.

Attaquons-nous maintenant aux mesures de pauvreté. L’espérance de vie est nettement supérieure pour le groupe ayant un plus petit gouvernement (68.0 ans versus 56.7 ans).

Les trois indicateurs suivants excluent les pays industrialisés (la base de données de l’ONU est ainsi faîte). Que l’on parle de la proportion d’illettrés, de la proportion de gens qui n’ont pas accès à l’eau potable ou de la population vivant avec moins de $2 par jour, le profil est le même: plus le gouvernement est gros, plus la pauvreté sévit.

Pour ce qui est de la corruption, l’indice calculé par Transparency International démontre que les pays avec un petit gouvernement sont nettement moins corrompus (plus cet indice est élevé, moins il y a de corruption).

Au niveau de la protection de l’environnement, j’ai utilisé l’indice calculé par les universités Yale et Columbia (plus il est élevé, meilleure est la performance environnementale). Cet indice démontre que les pays avec un gros gouvernement ont une performance environnementale moindre que ceux avec un petit gouvernement.

La première statistique présentée au tableau se nomme le Basic Capability Index. Il est calculé par un organisme du nom de Social Watch et est basé sur trois pourcentages: le pourcentage d’enfants dont l’accouchement a été supervisé par du personnel médical compétent, qui survivent jusqu’à l’âge de 5 ans et qui atteignent la 5e année du primaire. Le groupe de pays avec un petit gouvernement obtient un indice 15% plus élevé que ceux avec un gros gouvernement.

 Conclusion

En somme, le gouvernement n’est pas la solution aux plus grands problèmes du monde. Au contraire, il fait plutôt partie de la cause. C’est une illusion de croire que l’État est un mécanisme efficace pour enrayer la pauvreté et protéger l’environnement. Au contraire, l’État est source de gaspillage de richesse, de corruption, de coercition et d’atteintes aux libertés individuelles.

Note: les courbes de tendance dans les graphiques ont été générées automatiquement par Excel. Ceux qui désirent obtenir mon fichier .xls pour jouer avec les données, écrivez à minarchiste@gmail.com

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Pour la plupart des gauchistes, l’un des problèmes les plus importants dans le monde est l’écart entre les riches et les pauvres. Ceux-ci souscrivent à une idéologie selon laquelle le gouvernement doit intervenir pour que les choses soient plus "justes". Le moyen choisi par le gouvernement est l’impôt progressif. Comme je le mentionnais hier, l’impôt est loin d’être juste et est définitivement un frein à la croissance économique ainsi qu’à la création de richesse.

Selon moi, le meilleur moyen de réduire ce fameux écart est par l’éducation. Plus il y aura d’offre de travailleurs avec des compétences élevées, plus le salaire pour cette classe de travailleurs diminuera. D’autre part, moins il y aura de travailleurs sans compétences, plus le salaire de ces travailleurs aura tendance à augmenter. C’est simplement la loi de l’offre et de la demande.

La corrélation entre la richesse et l’éducation est bien établie; les deux graphiques suivants le démontrent bien.

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Scatter plot with percent of population below poverty level and percent who did not complete high school, United States 2004

Cependant, il faut faire attention dans l’interprétation de ces chiffres, car corrélation n’égale pas nécessairement causalité. Les chercheurs ont néanmoins amené trois interprétations à cette corrélation:

1- L’explication ldquoéconomiquerdquo revient à dire que les individus à fort niveau d’instruction gagnent davantage parce que l’éducation procure les compétences techniques qui sont aujourd’hui les plus rares. Cette explication est facile à confirmer dans la réalité. Il faut cependant faire attention: les diplômes ne sont pas tous nés égaux! Une maîtrise en histoire de l’art ne rapportera pas autant qu’un MBA en finance.

2- L’explication ldquosociologiquerdquo explique le même phénomène par le fait que la longueur de la scolarité est elle-même fonction de l’origine de classe. Cela revient à dire que lorsque vous venez d’une famille au sein de laquelle l’éducation est valorisée et/ou d’une famille à revenu élevé, il y a de bonnes chances que vous poursuiviez un niveau d’éducation avancé. Il y a en effet une corrélation entre d’où vous venez et où vous allez.

3- L’explication ldquopsychologiquerdquo affirme que l’éducation ne fait que sélectionner les individus selon leurs aptitudes innées, en sorte que les plus capables gagnent plus que ceux qui le sont moins. L’école agit alors comme une machine à sélectionner les meilleurs et à séparer les gens en catégories allant du moins apte au plus apte.

Quant aux différences entre les pays, les chercheurs ont établi que la stabilité politique était un facteur très important. Ils ont aussi déterminé qu’il y avait une corrélation entre le niveau d’éducation du pays et le "rendement" de l’éducation; c’est-à-dire que si vous évoluez dans une société où le niveau d’éducation est élevé, vos études rapporteront davantage que dans une société à faire niveau d’éducation. Ainsi, un diplôme en dentisterie vous rapportera davantage à Los Angeles qu’à Port-au-Prince.
Il faudrait donc tenir compte de toutes ces explications lorsqu’on planifie les politiques publiques.
Qu’en est-il du Québec?
Au Québec, la situation s’est grandement améliorée depuis les années 1970s, mais il y a encore trop de décrochage et de gens qui se contentent d’une formation secondaire. Le tableau suivant montre la répartition des sortants et des sortantes de l’enseignement, selon le plus haut diplôme obtenu (en %). Cependant, il y a encore presque 28% des jeunes  qui n’obtiennent pas leur diplôme d’études secondaires avant 20 ans. C’est beaucoup trop.
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La gauche aime scander que le capitalisme est l’exploitation des “prolétaires” par les “bourgeois”, qui eux détiennent le capital et garde la richesse entre eux. Selon eux, l’État doit utiliser ses “gros bras” pour renverser la “trop grande” concentration de la richesse. Comme si persécuter ceux qui créent le plus de richesse dans notre pays allait encourager davantage de création de richesse.

À cet égard, j’ai lu l’an passé le livre de Diane Francis Who owns Canada now. Cet ouvrage, qui fait suite à un livre similaire publié en 1986, est un résumé d’entrevues réalisées auprès des 75 plus riches Canadiens. Le portrait qui en ressort n’est pas celui que la gauche tente de dénoncer, au contraire.

En 1986, le Canada était dominé par une poignées de puissantes familles, des conglomérats, des entreprises d’État et des divisions d’entreprises étrangères. Seulement 11 des 32 plus riches avaient fait forture d’eux-mêmes. Depuis ce temps, 16 des 32 plus riches sont tombé du top 75, remplacés par du sang neuf. En 2007, 56 des 75 plus riches sont des self-made billionnaires. La principale cause de ces changements fondamentaux a été la plus grande libéralisation de l’économie canadienne (ALENA, mondialisation, privatisations, dérèglementations, etc). On peut donc dire que la plus grande libéralisation de notre économie a favorisé un système davantage “méritocratique”, dans lequel la richesse est plus libre et accessible à tous.

Voici quelques exemples d’individus qui sont partis de rien pour accéder à la richesse:

- David Azrieli (Canpro Investments): Arrivé au Canada en 1939 avec $100 en poche.

- Rudy Bratty (immobilier): A démarré son entreprise avec un emprunt de $3,000 à sa mère.

- Fred De Gasperis (immobilier): Arrivé au Canada en 1952, a démarré son entreprise avec ses économies de $4,000.

- Marcel Adam (Ibertville Developments): Arrivé au Canada en 1939, a démarré son entreprise avec ses économies de $30,000.

- Marco & Elio Muzzo (immobilier): Arrivés au Canada en 1950, ont commencé comme tireur de joints.

- Rai Sahi (Morguard): Arrivé au Canada en 1971, a travaillé pour $1.15/heure pour amasser ses économies.

- Lino Saputo Sr.: Arrivé au Canada en 1952 avec des économies de $500.

- Jean Coutu: A débuté comme pharmacien à la sortie de l’université.

- Ron Joyce (Tim Hortons): A quitté la maison à 16 ans avec $5 en poche.

- Ron Southern (ATCO): A fondé son entreprise avec ses économies de $2,000.

- Robert Friedland (Ivanhoe): Était mendiant en Inde avant de se prendre en main.

- Leslie Dan (Novopharm): Arrivé au Canada en 1947 comme réfugié avec rien en poche.

- Eugene Melnyk (Biovail):  A commencé au bas de l’échelle comme vendeur d’articles promotionnels.

- Mike Lazaridis (RIM): Arrivée au Canada en 1966, sa famille n’avait que 3 valises de vêtements. Son génie lui a permis d’inventer le Blackberry et, combiné à celui de Jim Balsillie, lui a permis de faire fortune.

- Kwok Yuen Ho (ATI Inc.): Arrivé au Canada en 1983 avec de maigres épargnes.

- Terrence Matthews (Mittel / Newbridge): A fondé Mittel en empruntant $5,000 sur sa marge de crédit.

- Guy Laliberté (Cirque du Soleil): A dormi sur des bancs de parc en Europe alors qu’il “vivait de son art” sans le sou.

- Michael Lee-Chin (AIC): Arrivé au Canada en 1970, il a fondé ce géant canadien des fonds mutuels à partir de rien.

- Frank Stronach (Magna Corp.): Arrivé au Canada en 1954 avec $200 en poche.

De plus, bien que plusieurs autres fortunes canadiennes soient détenues par la seconde génération de par leur héritage, il n’en demeure pas moins que le patriarche a souvent lui-même fondé l’entreprise à partir de rien (par exemple les Thomson, les Rogers et les Bombardier pour ne nommer que ceux-là).

Je pense que cela en dit long quant à l’égalité des chances au Canada. C’est évidemment bien plus facile de partir dans la vie avec un gros héritage, mais dans un pays libre, ce n’est pas impossible de devenir milliardaire à partir de rien.

S’il y a des choses que la plupart des 75 dénoncent, ce sont la lourdeur bureaucratique qui sévit au Canada et qui leur a mis des bâtons dans les roues, ainsi que les taux d’imposition trop élevés, qui font littérallement fuir les créateurs de richesse. Il y a d’ailleurs 5 des 75 qui ont émigrés dans des paradis fiscaux.

Finalement, l’autre chose que les 75 ont en commun est que ce sont tous des philantropes. Les montants annuels de leurs dons de charité sont probablement plus élevés que le PIB de certains pays!

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