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Posts Tagged ‘Conférence de Copenhague’

La propagande se poursuit dans les médias pro-écolos avec un article co-signé par 56 journaux de 45 pays, implorant les politiciens présents à Copenhague d’en arriver à une entente. Quelques highlights triés sur le volet:

« Le changement climatique est enclenché depuis plusieurs siècles (…) Le monde doit prendre les mesures pour limiter la hausse des températures à 2° C »

« La justice sociale exige que le monde industrialisé mette généreusement la main à la poche (…) Et l’équité exige que le fardeau alloué à chacun des pays développés prenne en compte sa capacité à s’en charger (…) Nous devrons payer notre énergie plus cher, et en consommer moins. »

« cette transformation peut générer de la croissance, des emplois et une meilleure qualité de vie »

Si les changements climatiques ont débuté il y a des siècles, le CO2 ne serait donc pas responsable? Qui a déterminé ce 2° C et comment? Comment est-ce possible d’avoir plus de croissance, plus d’emplois et une meilleure qualité de vie en consommant moins et en réduisant notre niveau de vie; n’est-ce pas contradictoire?

Ce ton alarmiste et ce socialisme mal placé, ça fait vraiment peur…

Hier, Paul Krugman réagissait à un article d’un de ses collègues du NY Times, James Hansen, concernant le mécanisme de cap-and-trade inclus au projet de loi Waxman-Markey, et pour une fois, je suis plutôt en accord avec l’argument de Krugman. De façon à éclaircir les choses, voici un résumé des pours et des contres des deux systèmes.

– Cap-and-tax:

Une taxe carbone ferait augmenter le prix des biens en fonction de la quantité de carbone émise durant leur production. Cela encouragerait les consommateurs à trouver des substituts moins polluants ou encore à réduire leur consommation de ces biens. Les producteurs auraient aussi un incitatif à innover et à adopter des méthodes de production moins polluantes.

L’interférence politique est possible puisque l’État obtient des revenus de taxation supplémentaires qu’il pourra ensuite dépenser en fonction de ses intérêts. Il utilisera possiblement l’argent pour subventionner certaines industries ou pour investir dans des technologies qui ne sont pas nécessairement celles que le marché aurait choisi (exemple: éthanol de maïs). Le gouvernement subirait aussi beaucoup de pression de la part de certains groupes ou de certaines industries qui désireraient être exemptés de la taxe.

Dans ce système, l’incertitude principale est qu’on ne connaît pas à l’avance la réduction totale des émissions de carbone pour un montant de taxe donné. En revanche, le prix est connu d’avance, puisqu’il est fixé par l’État.  La variable principale de cette politique est donc le prix des émissions: sur quoi l’État se basera-t-il pour fixer un prix qui lui permettra d’atteindre sa cible de réduction des émissions de CO2 et comment l’État établira-t-il cette cible? Tout cela est très arbitraire.

– Cap-and-trade:

Dans un marché des émissions de carbone, l’État fixe la quantité de carbone maximale qui peut être émise par le pays puis vend des droits d’émission sur le marché. Les entreprises doivent acheter ces droits pour pouvoir émettre du CO2. Si la cible de réduction est suffisamment sévère, le prix des droits sera plus élevé, ce qui mettra de la pression à la hausse sur le prix des biens dont la production est polluante et en fera diminuer la consommation. Les entreprises auraient donc un incitatif à adopter des méthodes de production moins polluantes de façon à réduire leurs coûts et à avoir un avantage compétitif.

L’interférence politique est aussi possible dans ce système puisque l’État pourrait exempter certaines industries ou encore octroyer une certaines quantité de crédits de carbone gratuitement plutôt que de les vendre sur le marché. Le projet Waxman-Markey propose d’ailleurs d’octroyer 80% des crédits gratuitement durant les premières années et de diminuer graduellement ce chiffre année après année. Ces crédits se retrouveront évidemment dans les mains des amis des politiciens et des industries qui ont les lobbys les plus puissants. Par ailleurs, en vendant les crédits sur le marché, le gouvernement récoltera des revenus qu’il dépensera selon ses intérêts.

Dans ce système, on connaît à l’avance la réduction des émissions de CO2 qui sera réalisée, mais l’incertitude réside dans le prix des émissions.  La variable principale dans ce système est donc la cible de réduction: sur quoi l’État se basera-t-il pour la déterminer? C’est encore une fois tout à fait arbitraire et fondé sur des modèles climatiques qui pourraient bien s’avérer inexacts.

Comme l’illustrait Krugman sur son blogue, il existe un point d’équivalence entre les deux systèmes:

– Conclusion:

Bien que les deux systèmes soient équivalents à plusieurs égards, j’ai une légère préférence pour le cap-and-trade. Avec la taxe carbone, l’État doit arbitrairement se fixer un objectif de réduction des émissions et ensuite tenter de deviner le montant de taxe qui permettrait d’atteindre cette cible, ce qui est pratiquement impossible. Dans le système cap-and-trade, la fixation d’une cible de réduction est tout aussi arbitraire et occulte, mais au moins le prix des émissions est déterminé par le meilleur mécanisme de fixation des prix: le libre-marché.

N’allez cependant pas croire que j’appuie ce genre d’initiative (au contraire). La lutte globale aux émissions de CO2 dans l’optique de contrer les changements climatiques est selon moi une supercherie qui fera beaucoup de torts à l’humanité. Il y a bien d’autres formes de pollution à contrer et bien d’autres problèmes beaucoup plus graves à régler dans le monde. Richard Martineau apportait un excellent point ce matin sur son blogue:

« Il y a trois semaines, un Sommet mondial était réuni à Rome autour d’un problème grave : le fait que plus d’un milliard d’habitants de notre planète souffrent de la faim, un chiffre record atteint cette année. Pas un seul chef d’Etat n’a fait le déplacement et les engagements pris ont été minces. À Copenhague, en revanche, ils se pressent pour figurer sur la photo de famille et pour faire des engagements précis. Comment expliquer le fait que la planète soit si mobilisée autour de son sauvetage à long terme, et si peu concernée par le sauvetage des hommes aujourd’hui ? » Réponse: parce que l’écologie est à la mode…

– Addendum:

Le tableau suivant présente les émissions de CO2 pour les grandes entreprises canadiennes pour 2008. Notez que TransCanada n’a pas encore rapporté ses émissions, le chiffre présenté est donc une estimation. On peut voir que la production d’électricité occupe le haut du pavé, suivie par la production de pétrole. Les producteurs de fertilizants, de produits chimiques, des entreprises de transport ainsi que quelques papetières et minières complètent le tableau.

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Le mouvement pour contrer le réchauffement climatique a pris énormément d’ampleur ces dernières années, surtout suite au « documentaire » de Al Gore. Il s’agit maintenant d’un enjeu politique majeur qui sera à l’origine de politiques « vertes » sans précédent. Les impacts négatifs de ces politiques sur la vie des gens seront majeurs, c’est pourquoi il faut se soucier des prémissent sous-jacentes à ces politiques.

Le problème pour les écolos et les politiciens est que la terre ne collabore pas à leur agenda. Les températures sont demeurées en-deçà du sommet de 1998 (causé par El Nino) et sont maintenant presque revenues à la moyenne de 1895-2008.

Le blogue World Climate Report a d’ailleurs estimé que, jusqu’à maintenant, les températures de 2009 sont encore plus basses que celles de 2008 en moyenne pour les États-Unis (voir graphique plus bas). Si la baisse se poursuit, la tendance de réchauffement observée depuis le milieu des années 1970s pourrait se renverser, ce qui confirmerait la thèse de ceux qui croient que le réchauffement plus prononcés des dernières décénies a été causé par l’activité solaire accrue. An unconvenient thruth pour les Al Gore de ce monde!

Ma question est maintenant la suivante: pourquoi n’entendons-nous pas parler de ces chiffres dans les médias?

Pendant ce temps, à l’approche de la conférence sur les changements climatiques de Copenhague, le ministre canadien Jim Prentice déclarait que le Canada ne prendra aucun engagement significatif si les pays tels que la Chine, l’Inde et le Brézil, lesquel sont en majeure partie responsables de la croissance récente et à venir des GES, ne s’engagent pas de la même façon. C’est plutôt rassurant de savoir que notre gouvernement fédéral ne sacrifiera pas notre compétitivité nationale au nom des écolos.

Espérons que le gouvernement aura la lucidité de ne pas sacrifier notre niveau de vie pour donner un coup d’épée dans l’eau…

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