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Dans un article publié en octobre 2009, j’avais démystifié les circonstances entourant la dérèglementation du marché californien de l’électricité ainsi que la crise énergétique de 2000-2001. Dans la même veine, le présent article traite de la dérèglementation réussie (le mot est faible) du transport ferroviaire américain suite au Staggers Rail Act de 1980.

En 1950, le transport de cargaisons par train avait une part de marché de 56%. En 1982, cette part de marché n’était plus que de 36%.

La règlementation des tarifs empêchait les compagnies ferroviaires de s’adapter aux changements de l’industrie du transport. Elle leur imposait aussi des coûts élevés et inutiles. Conséquemment, la condition financière de ces entreprises s’est mise à se détériorer. La Penn Central Railroad a fait faillite en 1970, suivie de plusieurs autres durant les années 1970s, incluant la Erie Lackawanna, la Lehigh Valley, la Reading et la Central of New Jersey.

(suite…)

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Des éléments positifs dans le budget fédéral:

Selon son budget déposé par Jim Flaherty gouvernement fédéral enregistrera encore une fois un déficit vertigineux avoisinant les 50 milliards $ pour 2010-2011,  près de 20 milliards $ de plus de ce qu’il avait prévu dans le budget de l’an dernier, mais il espère réduire ce déficit à 1,8 milliard $ en 2014-2015. Pour y parvenir, Ottawa annonce qu’il va sabrer dans les dépenses gouvernementales plutôt qu’augmenter les impôts des particuliers et des entreprises; une excellente chose selon moi.

Malheureusement, la Défense nationale verra son budget croître à un rythme soutenu, passant d’environ $20 milliards cette année à $22 milliards en 2017-2018.

Un des éléments fort positifs de ce budget  est l’élimination complète de l’ensemble des droits de douane applicables aux importations manufacturières des entreprises. Cette mesure fait du Canada le premier pays du G20 à permettre à ses manufacturiers de mener leurs activités sans devoir assumer de tarifs sur les intrants, les machines et les matériaux.

Ces droits de douanes, dont nombreux sont aussi anciens que la fondation de la Confédération, en 1867, avaient surtout à l’origine un objectif de "protection" de l’industrie domestique. Ils oscillent, selon leur nature, entre 2% et 15,5% de la valeur des produits. Une fois ce processus d’élimination terminé, on s’attend à ce que la valeur des importations sujettes à de tels droits s’élèvera à $5 milliards, ce qui représentera une économie additionnelle de $300 millions pour les entreprises canadiennes. Le Canada deviendra ainsi une zone libre de droits de douane pour l’industrie manufacturière ainsi qu’un lieu plus attrayant pour les investisseurs; ce qui sera excellent pour la compétitivité de notre économie.

Une proposition simple pour l’agriculture au Québec:

Du blogue Geloso-Breguet, une bonne façon de sauver $460 millions en dépenses publiques tout en réduisant le coût des aliments au Québec:

Dans les dernières vingt-cinq années, les subventions agricoles au Québec ont augmenté de 248% pour que les agriculteurs au Québec deviennent les plus subventionnés du Canada. En plus, le rapport Pronovost remarque que malgré les subventions et le protectionnisme, les producteurs agricoles ne sont pas plus compétitifs qu’auparavant. En fait, c’est le contraire. 

Alors prenons acte de ce constat et faisons des coupures au sein du ministère de l’Agriculture et transformons le en un secrétariat au sein du ministère du développement économique qui s’occuperait d’une Financière Agricole réduite, de l’inspection des aliments et la Commission de protection du territoire. Les programmes de subventions et de développements agricoles pourraient être aboli et la Financière Agricole reserrerait ses normes de financement. Ainsi, il serait possible d’éliminer $460 millions en dépenses publiques et ca permettrait de libéraliser le secteur agricole du Québec.

À Disney aux frais des contribuables:

Dans le même ordre d’idées, selon Argent, Financement Agricole Canada (FAC) a dépensé des centaines de milliers de dollars pour offrir à ses dirigeants et employés des voyages, de somptueux repas au restaurant et d’autres récompenses, a appris l’Agence QMI. Par exemple, le président-directeur général de FAC, Greg Stewart, ainsi que son épouse, se sont rendus à Disney World en mars 2009 pour un voyage d’une durée de cinq jours tous frais payés par la société d’État. Pendant ce temps, les enfants du couple restaient à la maison à Regina et les frais de garde de 300 $ étaient payés par l’organisme financé à même les fonds publics.

La qualité de l’air aux États-Unis: surprenant n’est-ce pas!:

Tiré du blogue du Dr. Mark Perry:

Earth Day (April 22) is only six weeks away, and I just noticed that the EPA recently updated air quality data for 2008 and thought it was worth featuring now in anticipation of the 40th anniversary of Earth Day.

Here we are 40 years later, the U.S. population has increased by more than 50%, traffic volume (miles driven) in the U.S. has increased 160%, and real GDP has increased 204%; and yet air quality in the U.S. is better than ever – nitrous dioxide, sulfur dioxide, carbon monoxide and lead have all decreased between 46% and 92% between 1980 and 2008 (see chart).

Notez que lors du premier Jour de la Terre en 1970, les gens craignaient un refroidissement du climat ainsi que plusieurs catastrophes environnementales et écologiques….qui ne se sont pas produites!

 Un gouffre nommé Pointe Lepreau?

Un bon texte de M. Philippe Giroul au sujet de l’achat d’Énergie NB par Hydro-Québec.

Le pire dans cette affaire dite commerciale, c’est le projet d’acquérir la vieille centrale nucléaire de Pointe Lepreau, qui n’est qu’un vieux bazou qu’on est en train de revamper à coûts de plusieurs milliards avec des retards incontrôlables, sans être certain qu’elle fonctionnera le temps prévu (25 ans).

En effet, quatre centrales nucléaires Candu en Ontario qui ont subi le même traitement n’ont fonctionné que sept ans en moyenne. De plus, la réfection de cette centrale nucléaire à la technologie dépassée se fait selon les anciennes normes de sécurité d’avant juin 2008 et ne tient pas compte des 16 problèmes techniques non résolus à cette date, dévoilés par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).

Dans cette prétendue aubaine de 1,4 milliard de dollars patentée par les nucléocrates d’Hydro-Québec et avec l’aval du gouvernement libéral, il y a un aspect que personne ne semble prendre en considération dans la décision d’acquérir ou non la centrale nucléaire de Pointe Lepreau: les 5000 tonnes de déchets de combustibles irradiés qui s’ajouteront en bonus à cette transaction. Coût de gestion de ce cadeau empoisonné: 5 milliards de dettes que les générations futures devront assumer à perpétuité. Cette évaluation exclut d’ailleurs tous les autres déchets radioactifs résultant des activités d’opération de réfection et de déclassement du site nucléaire à la fin de sa vie utile. (…) 

 Il est temps de se réveiller et de demander des comptes au gouvernement avant qu’il ne nous précipite à nouveau dans un gouffre financier inadmissible (…).

 La consommation d’eau à Edmonton durant le match Canada / USA:

Excellent graphique de EPCOR, l’entreprise en charge des services publics à Edmonton, qui démontre bien à quel point les Canadiens aiment le hockey!

Danny Williams préfère le système de santé américain:

Rapporté par Claude Picher sur Cyberpresse: Quand il a choisi de subir une chirurgie au coeur dans un hôpital américain, il y a quelques semaines, le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, a déclenché une vaste controverse des deux côtés de la frontière. Ce sont plus de 42,000 canadiens par année qui fuient les listes d’attente de notre système de santé communiste pour aller là où on peut s’occuper d’eux correctement.

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Le sujet chaud dans l’actualité présentement est le financement de l’État Québécois par des hausses de tarifs. TVA a publié aujourd’hui les résultats d’un sondage Léger Marketing sur le sujet.

65% des gens sont en colère face à d’éventuelles hausses de tarifs. Pas surprenant puisque les contribuables québécois sont déjà sur-taxés. 70% se disent "beaucoup /assez préoccupés" par le déficit.

64% attribuent le déficit à la mauvaise gestion du gouvernement (seulement 34% à la crise économique). Les gens sont donc passablement lucides: s’il y a un déficit c’est parce que le gouvernement dépense trop.

40% croient que les fonctionnaires ne devraient pas avoir d’augmentation salariales.

Seulement 22% seraient favorables à une augmentation des tarifs d’électricité, ce qui n’est pas surprenant puisqu’il est bien connu que les Québécois considèrent le bloc patrimonial comme une vache sacrée.

57% sont favorables à une augmentation des tarifs des garderies à $7.

50% pour une augmentation des droits de scolarité universitaires.

60% pour le retour des péages sur les autoroutes, mais seulement 15% pour l’augmentation de la taxe sur l’essence.

77% pour une taxe sur la malbouffe.

Et finalement, 57% pour l’introduction d’un ticket modérateur pour les soins de santé (disparition d’une vache sacrée?).

En général, les résultats du sondage démontrent que la population est contre les déficits et qu’elle est consciente qu’ils sont dus à des dépenses gouvernementales trop élevées. La population propose de s’attaquer à la taille de l’État, aux garderies, aux droits de scolarité universitaires, aux péages et aux soins de santé, ce que j’approuve. Je suis par contre moins favorable à une taxe à la malbouffe et à la réticence à augmenter les tarifs d’Hydro-Québec (voir les liens vers mes billets antérieurs sur ces sujets).

Je suis généralement en faveur de tarifs adéquats sur les services publics, qui permettent de rationner la demande pour ces services et de les financer à même les utilisateurs; à condition que ces revenus soient utilisés pour réduire les impôts; et non pour dépenser irresponsablement (interventionnisme / keynesiannisme) et accroître la taille de l’État. C’est pour cette raison que la colère des Québécois face aux hausses de tarifs est justifiée: cet argent sera utilisé pour dépenser, et non pour réduire le fardeau fiscal, ni pour réduire la dette.

Comme l’illustrait le Québécois Libre la semaine dernière, le gouvernement continue de presser le citron des contribuables québécois…

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Si vous voulez en apprendre sur Hydro-Québec et sur sa privatisation potentielle, je vous recommande de lire l’excellente publication de Claude Garcia sur notre entreprise d’électricité nationale (voir lien au bas du billet). Je reviendrai pas ici sur les arguments de cette étude, mais il y a quelques points qui me titillaient un peu. Je vous propose donc de voir les choses d’un oeil d’investisseur, parce que c’est ce qu’Hydro-Québec est véritablement pour les Québécois: un investissement qui a été fait avec notre argent.

L’un des arguments que j’entend souvent de ceux qui sont contre l’augmentation des tarifs d’H-Q est que le rendement de l’avoir des actionnaires de l’entreprise (en bon français: return on equity ou ROE) est très compétitif et que, par conséquent, même avec les bas tarifs actuels, les Québécois sont bien compensés pour leur investissement "implicite" dans Hydro-Québec. Effectivement, le ROE d’Hydro-Québec s’est chiffré à 15.4% en 2008, ce qui est très bon pour une entreprise de services publics et occupe le haut du peloton comparativement aux entreprises canadiennes cotées en bourse de l’industrie (voir tableau ci-bas). Ainsi, ceux-ci affirment qu’une augmentation des tarifs serait abusive.

Cependant, laissez-moi nuancer un peu les choses. Premièrement, H-Q paie un dividende au gouvernement Québécois, tout comme les entreprises comparables paient un dividende à leurs actionnaires, mais elle n’est pas assujettie à l’impôt. Si on lui appliquait un taux d’imposition de 30%, son ROE baisserait à 10.8%. C’est quand même compétitif comparativement au groupe témoins, mais c’est beaucoup moins spectaculaire que 15.4%.

Deuxièmement, H-Q bénéficie d’un immense avantage que les entreprises comparables n’ont pas. Elle a accès, depuis 1969 et ce jusqu’en 2041, à 31.8 TWh d’électricité de la centrale Churchill Falls au Labrador au prix dérisoire de 0.27 cents le KWh! C’est 40 fois moins que son coût marginal de production! En comparaison, pour 2008, H-Q a obtenu un prix de 9.76 cents le KWh pour ses exportations hors-Québec. De plus, son coût marginal de production est entre $0.08 et $0.12 le KWh. Aussi bien dire qu’elle obtient cette énergie pour rien! L’étude de M. Garcia estime l’impact sur le bénéfice de cet avantage à environ $2 milliards. En me basant sur les chiffres de 2008, j’arrive à peu près à la même estimation. Si l’on ajuste le ROE après impôts d’Hydro-Québec en conséquence, on obtient un dérisoire 5.6%.

Ce chiffre est inférieur au coût de la dette de l’entreprise, ce qui fait en sorte que les Québécois n’obtiennent pas un bon rendement sur les investissements d’Hydro-Québec. Évidemment, l’augmentation des tarifs ne serait pas la seule façon d’améliorer le rendement d’Hydro-Québec. L’étude de M. Garcia démontre bien qu’il y a beaucoup d’inefficacités au sein de l’entreprise, tant au niveau des opérations, que du développement et de la structure. Le manque de productivité d’Hydro-Québec n’a d’égal que son manque de compétition. M. Garcia suggère la privatisation pour remédier à cette situation.

Ceci étant dit, il y a deux contre-arguments que j’aimerais démystifier.

Premièrement, les gauchistes nous diront que puisque H-Q bénéficie d’un tel avantage (bas coût de production en raison de Churchill), pourquoi n’en ferait-elle pas bénéficier les Québécois? La réponse est fort simple! Le prix dérisoire de l’électricité du bloc patrimonial, lequel n’est soutenable qu’en raison du faible coût de l’approvisionnement de Churchill Falls, fait en sorte que les consommateurs Québécois paient environ $0.07 par KWh (tarif résidentiel pour 1,000 KWh). Ce faible prix fait en sorte que la demande d’électricité est très forte au Québec.

Pour subvenir à la demande, H-Q doit sans cesse augmenter sa capacité de production par de coûteux investissements, et doit même importer de l’électricité durant les périodes de pointe de l’hiver. Tel que mentionné précédemment, son coût marginal de production est entre $0.08 et $0.12 (éolien, la Romaine, etc), ce qui signifie que l’entreprise perd de l’argent au fur et à mesure qu’elle investit dans sa capacité de production. Le prix qu’elle obtient en vendant sa production aux Québécois est inférieur à ses coûts de productions au niveau des nouvelles centrales qu’elle développe. Pas très winner comme stratégie d’investissement.

Deuxièmement, les gauchistes nous diront que ce n’est pas grave puisque les actionnaires et les clients d’Hydro-Québec sont essentiellement les mêmes personnes. Ceci est une grave erreur conceptuelle car cette affirmation insinue que nous sommes indifférents entre une baisse du prix de l’électricité et une baisse des impôts par exemple. Or, des impôts élevés découragent le travail, et donc la création de la richesse, alors que des tarifs d’électricité bas subventionnent la consommation d’électricité. En augmentant les tarifs d’électricité et en utilisant l’argent pour réduire les impôts, nous encouragerions le travail tout en incitant à l’économie d’énergie.

Il est d’ailleurs prouvé que les grands consommateurs d’électricité ne sont pas les pauvres, mais bien les riches, avec leurs immenses maisons à garages triple, ainsi que les entreprises. Quant aux moins nantis, des mesures pourraient très bien être mises en place pour les aider à transitionner vers un monde où l’énergie est vendue au juste prix. De plus, comme la consommation d’électricité baisserait au Québec en réponse à une augmention des tarifs, H-Q aurait davantage d’électricité à exporter, ce qui lui permettrait de réaliser encore plus de revenus. Finalement, comme l’électricité produite par H-Q est propre comparativement à celle produite en Ontario et dans le Nord-Est des États-Unis (charbon / gaz naturel), ces exportations permettraient de réduire les émissions polluantes.

Pour ce qui est de la privatisation d’H-Q, je ne favoriserais pas l’approche du premier appel public à l’épargne (PAPE) tel que le suggère M. Garcia, mais plutôt une vente graduelle des actifs à des entreprises privées. Les niveaux d’évaluation obtenus par ventes d’actifs hydro-électriques ont été nettement supérieurs à ceux auxquels transigent les entreprises publiques de l’industrie. De plus, une vente graduelle permettrait aux marchés des capitaux d’absorber plus facilement ces investissements. Nous aurions donc davantage de produits de ces ventes, qui pourraient être utilisés pour rembourser la dette provinciale. La réduction de la charge d’intérêts qui en découlerait pourrait être utilisée pour donner au Québec une plus grande marge de manoeuvre financière face au défi démographique qui nous attend.

  ROE 2008 Statutoty tax rate
Hydro-Québec 15.4% 0.0%
TransCanada 12.7% 29.5%
Enbridge 10.8% 31.3%
TransAlta 9.8% 30.0%
Fortis 8.7% 33.5%
Emera 9.9% 35.5%
Canadian Utilities 15.7% 29.5%

Source: Rapports annuels.

http://www.iedm.org/main/show_publications_fr.php?publications_id=234

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