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Articles Tagués ‘subventions’

Faisant suite à un billet antérieur décrivant le programme d’un gouvernement minarchiste au niveau provincial, je me suis prêté au même exercice relativement à un programme qui pourrait être implanté au niveau du gouvernement fédéral canadien.

- Système bancaire:

Une réforme en profondeur du système bancaire canadien serait entreprise. Je commencerais par serrer la vis des banques au niveau des réserves en les empêchant de prêter les dépôts à vue. Ça ralentirait grandement la création de monnaie par le système bancaire. La seconde étape consisterait à abolir la politique monétaire. Plus de création de monnaie par la banque centrale et plus de cible d’inflation. La troisième étape serait d’abolir toutes les mesures étatiques qui avantagent les banques, comme par exemple l’assurance-dépôt obligatoire et le programme de titrisation de la SCHL. Ça ne veut pas dire que l’assurance-dépôt et la titrisation n’existeraient plus, mais au moins elles ne seraient plus subventionnées par l’État.

Après ces trois étapes simples, nous aurions grandement amélioré notre système bancaire et réduit son potentiel inflationniste. La conséquence la plus évidente serait une augmentation du coût du crédit. C’est normal, puisque ce système réduirait grandement l’offre de crédit sur le marché. Dans un libre-marché, quand l’offre diminue le prix monte. Je pense que les banques absorberaient une partie du choc et seraient donc moins rentables. Je pense que les banques canadiennes obtiennent présentement une rentabilité anormalement élevée grâce aux différents mécanismes étatiques dont elles bénéficient. Pour le "big 6", on parle d’un ROE de plus de 20% alors que les entreprises du S&P/TSX obtiennent un ROE moyen d’environ 12%.

L’autre partie du choc serait absorbée par les emprunteurs, qui verraient leur charge d’intérêt augmenter. La consommation à crédit serait évidemment découragée et l’épargne serait florissant. Cet épargne serait évidemment canalisé vers les marchés financiers, ce qui contribuerait à réduire l’ampleur du choc sur les taux d’intérêt en augmentant l’offre de capital (et de crédit). Autrement dit, le crédit serait financé par l’épargne plutôt que par la création de monnaie, ce qui est beaucoup plus sain.

L’autre conséquence importante en l’absence de création de monnaie serait évidemment la disparition des bulles spéculatives comme la bulle techno de 2001 et la bulle immobilière de 2007. En fait, ce sont les prix en général qui seraient plus stables, c’est-à-dire que le pouvoir d’achat de la monnaie cesserait sa continuelle diminution. En fait, la valeur du dollar canadien s’apprécierait face aux autres devises ce qui augmenterait notre pouvoir d’achat sur les marchés internationaux et, par le fait même, notre niveau de vie.

- Subventions:

J’éliminerais toutes les subventions aux entreprises et utiliserais l’argent pour réduire la charge fiscale de l’ensemble des entreprises.

- Armée:

Je limiterais le budget militaire canadien à la défense raisonnable des frontières et aux opérations spéciales d’urgence. Tous les soldats canadiens oeuvrant à l’étranger seraient rappatriés au Canada. Le Canada adopterait une politique étrangère neutre. Le Canada se retirerait de l’OTAN, du FMI et de la  Banque Mondiale. En contrepartie, des alliances pourraient être conclues avec d’autres pays pacifiques (aussi rares soient-ils) stipulant que si un pays de l’alliance est envahi sans aucune raison, les autres pays se porterons à son secours (notez que les États-Unis ne feraient évidemment pas partie de cette alliance). Cela permettrait  de diversifier le risque géopolitique avec d’autres pays neutres.

- Compétences provinciales:

Le gouvernement fédéral se retirerait de tous les domaines de compétence provinciale, tels que l’éducation et la santé. L’impôt sur le revenu serait diminué du montant équivalent aux économies réalisées.

- Commerce international:

Les barrières protectionnistes encore en place au Canada seraient graduellement assouplies jusqu’à élimination complète. Le processus se ferait de manière très transparente, ce qui ferait en sorte que la structure de production pourrait s’adpater. Les industries touchées pourraient soit améliorer leur compétitivité et devenir dominants ou simplement disparaître et libérer  les ressources pour les industries nous procurant un avantage compétitif.

- Système légal:

Pour qu’un crime soit un crime, il doit y avoir une victime à qui du tort a été fait: meurtre, assaut, viol, vol, fraude ou menaces. Les crimes "sans-victimes" seraient retirés du code criminel. Les ressources policières pourraient ainsi être mieux utilisées à contrer les vrais crimes.

Finalement, le bureau canadien des brevets cesserait d’opérer. Le gouvernement canadien cesserait de faire respecter les droits de propriété intellectuelle.

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Depuis quelques semaines, le journaliste du magazine L’Actualité tient sur son blogue une véritable séance de défoulement relativement aux sables bitumineux Albertains, sur un ton écolo-indépendantiste de gauche.

 Dans son premier billet, lequel forme la base de son argumentation, voici ce que dit M. Lisée, soudainement transformé en économiste :

 «  [le]développement pétrolier canadien: il a détruit, en cinq ans seulement, au Québec, 55 000 emplois manufacturiers (…) jusqu’à 54% des emplois manufacturiers perdus au Canada entre 2002 et 2007 l’ont été à cause du mal hollandais. Entre 2002 et 2007, le Québec a perdu 103 000 de ses 432 000 emplois manufacturiers. En appliquant la règle des auteurs de l’étude, c’est dire que 55,000 emplois ont été perdus à cause de la montée du dollar provoquée par le pétrole. »

 À la lecture de l’étude en question, on constate que l’interprétation de M. Lisée est grossièrement erronée.

Premièrement, les chercheurs ne parlent pas des sables bitumineux spécifiquement, ni même du pétrole. Ils parlent des matières premières en général. Le Canada exporte effectivement du pétrole des sables bitumineux, mais aussi du pétrole conventionnel, du gaz naturel, de l’or, du cuivre, du bois, etc. Donc, attribuer les résultats de l’étude au « pétrole sale de l’Alberta » est plutôt malhonnête. L’appréciation du dollar canadien n’est pas attribuable qu’aux sables bitumineux spécifiquement, mais à plusieurs ressources exportées.

 Deuxièmement, les chercheurs ont découvert que 54% de la variation du taux de change affectant l’emploi canadien est reliée à l’augmentation des prix des matières premières. Cette conclusion est fort différente de l’interprétation de M. Lisée! Les auteurs de l’étude ne parle pas du pourcentage des emplois manufacturiers canadiens perdus à cause du pétrole (ce que prétend M. Lisée), mais bien du pourcentage de la variation du taux de change affectant les pertes d’emplois reliées à l’augmentations des prix des matières premières. C’est deux mondes! Voici ce que ça donne dans leurs mots :

 “ we find in the end that only 54% of the CAD/USD appreciation that affects Canadian employment might be ascribed to the rise in commodity prices.”

 Troisièmement, quel a été l’impact réel de l’appréciation du dollar canadien sur l’emploi manufacturier au Québec? Les emplois ont pu être perdus pour toutes sortes de raisons (changements dans l’industrie, apparition de nouveaux compétiteurs, baisse de la demande globale, innovation, etc). À cet égard, je suis entièrement d’accord avec l’explication de David Gagnon de Antagoniste :

 « Depuis 2002, on peut effectivement observer un déclin relativement important de l’emploi dans le secteur manufacturier au Québec.  Par contre, le niveau de production (mesuré par le PIB) est resté relativement stable.  Conclusion: on produit autant qu’en 2002, mais avec moins d’employés, autrement dit, la productivité a augmenté.  En 2002, chaque travailleur dans le secteur manufacturier produisait 73 151$ et en 2007 on est passé à 83 294$. »

Ainsi, la hausse du dollar a forcé (voire permis à) certaines industrie à améliorer leur productivité et leur compétitivité plutôt que de se fier sur une devise faible pour masquer leur manque de compétitivité.

Quatrièmement, il ne faut pas oublier l’impact de la hausse du dollar sur notre pouvoir d’achat. Quand chaque dollar en notre possession peut acheter plus de biens, nous sommes automatiquement plus riches. De plus, l’appréciation du dollar canadien a permis aux entreprises canadiennes d’investir en acquérant de la technologie à l’étranger, ce qui explique sûrement la hausse de la productivité observée. D’ailleurs, il n’y a pas que le secteur manufacturier au Québec; certaines industries ont bénéficié d’une appréciation du dollar canadien.

Cinquièmement, M. Lisée oublie de comptabiliser les milliards reçus par le Québec en péréquation ainsi que les emplois créés au Québec par l’exploitation des sables bitumineux. Plusieurs généreux contrats ont été octroyés à des entreprises québécoises, notamment SNC et Genivar.

Dans un autre article, M. Lisée dénonce, avec raison, les subventions fédérales accordées à l’Alberta pour le développement des sables bitumineux, mais il oublie que le fédéral a aussi grandement subventionné le Québec dans d’autres industries.

Dans son article « un Québec vert dans un pays brun », M. Lisée dénonce que si l’Europe adopte des sanctions économiques envers le Canada en raison de son manque d’efforts pour réduire ses GES, cela affectera négativement le Québec, qui n’est pourtant pas responsable de la situation.

Ce qu’il faut réaliser est que ultimement, ceux qui polluent sont les consommateurs de ce pétrole. Les producteurs de pétrole ne font que remplir la demande. Or, le pétrole est déjà lourdement taxé à la pompe.

De plus, les Européens sont bien mal placés pour jouer aux libre-échangistes offensés. D’ailleurs, en imposant des tarifs douaniers sur nos importations, ce sont eux-mêmes qu’ils vont punir, s’obligeant à payer leurs biens plus cher.

Évidemment, il pourrait y avoir un mécanisme qui taxe différemment le pétrole selon son mode de production, mais cela ne regarde que nous les Canadiens. Nous ne devons pas élaborer nos politiques enrivonnementales en fonction de potentiels tarifs douaniers, mais bien en fonction de ce que la population canadienne désire. C’est à nous de déterminer si nous voulons faire partie de la « lutte » aux GES, dans quelle mesure et comment le faire. Lorsque la politique sera en place, l’industrie des sables bitumineux et l’économie canadienne s’adapteront. Ainsi, cet argument ne justifie certainement pas une politique visant à stopper l’exploitation des sables bitumineux.

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C’est bien beau de critiquer le programme du parti Québec-Solidaire et de démontrer à quel point il est farfelu et irréaliste, mais il est tout à fait légitime de se demander de quoi aurait l’air un programme politique minarchiste concrètement. Si un gouvernement libertarien prenait le pouvoir au Québec et me nommait Ministre du Développement Économique, quelles seraient mes premières actions? Évidemment, je n’implanterais pas une minarchie sur le champs, ce serait trop brusque et mènerait au chaos. Il y aurait cependant certaines réformes réalisables dans un mandat de 4 ans et qui pourraient grandement améliorer le niveau de vie des Québécois. Ces réformes ne représentent certainement pas l’idéal minarchiste / libertarien, mais seraient certainement un pas dans la bonne direction. En voici les grandes lignes:

La Caisse de Dépôt:

- Abolition de l’obligation de cotiser au Régime des Rentes ou tout autre régime de retraite. Chaque citoyen est libre d’économiser le montant de son choix et d’investir ce montant auprès de l’institution de son choix. Les cotisations de l’employeur sont converties en salaires. Les contribuables auront l’option de retirer leur cotisations à ces régimes et d’en disposer comme bon leur semble.

- Concernant les sommes qui resteront investies auprès des clients de la Caisse, ceux-ci auront la possibilité d’investir l’argent auprès d’institutions privées, comme n’importe quel autre fonds de retraite. Autrement dit, la Caisse fera face à la concurrence du privé. Elle devra obtenir de bon rendements et faire preuve d’une bonne transparence pour convaincre ses clients de rester avec elle.

- Une fois la situation stabilisée, la Caisse sera privatisée et inscrite en bourse, ce qui permettra au gouvernement de recueillir quelques milliards, qui seront utilisés pour réduire la dette. Elle aura probablement perdu une bonne partie de ses $120 milliards d’actifs sous gestion, mais même avec une cinquantaine de milliards en actifs, elle figuererait parmis les plus gros gestionnaires d’investissement indépendants au Canada et sa valeur en bourse serait très élevée.

- Cette réforme aurait comme impact de dépolitiser la Caisse, de nous rendre notre liberté quant à nos économies et de nous assurer que celles-ci soient gérées le mieux possible par une institution qui fait face à de la concurrence et qui nous considère comme des clients qu’elle ne veut pas perdre. Voir ceci pour plus de détails sur la Caisse.

Hydro-Québec:

Je présentais il y a quelques temps (ici) une approche potentiellement intéressante concernant Hydro-Québec. En voici les grandes lignes:

1) Abolition du tarif "bloc patrimonial", 2) augmentation du dividende d’Hydro-Québec de $2.5 milliards à plus de $9 milliards grâce à l’augmentation du tarif, 3) distribution du dividende directement aux citoyens plutôt qu’au gouvernement, 4) réduction du filet social de $2.5 milliards pour compenser la perte du dividende pour le gouvernement. Cette réforme aurait comme impact de mettre de l’argent dans les poches de la population aux frais des grands consommateurs d’électricité (entreprises et riches). Elle ajouterait aussi un incitatif à l’économie d’énergie.

Autres sociétés d’État:

SAQ: privatisation et vente des actifs mobiliers et immobiliers de la SAQ (l’argent sera utilisé pour rembourser la dette). Les entreprises privées auraient le droit de vendre des vins et spiritueux librement. Pour ce faire, ils pourraient acheter des actifs de la SAQ ou établir leurs propres établissements. Les impôts payés par ces entreprises et l’économie d’intérêt sur la dette compenseraient la perte de revenus pour l’État.

SAAQ: privatisation de la fonction d’assureur de la SAAQ. L’assurance-dommages corporels serait combinée à la police d’assurance automobile comme c’est le cas dans la plupart des provinces. Les assureurs privés ajusteraient les prix en fonction du type de conducteur et du type de véhicule, comme c’est le cas pour votre assurance auto. De cette façon, nous éliminerions les problèmes de sous-capitalisation et la bureaucratie inutile de cette entité. L’organisme conserverait ses fonctions concernant l’émission des permis de conduire et des immatriculations.

Subventions aux entreprises et taxe sur le capital:

Abolition de toutes les subventions et crédits d’impôts aux entreprises. Diminution équivalente des impôts des entreprises de façon uniforme. Cela ferait en sorte de faire disparaître des entreprises qui n’ont pas leur raison d’être et qui subsistent sur notre dos; libérant ces ressources pour ceux qui savent mieux les utiliser. D’autre part, abolition complète de la taxe sur le capital, qui décourage l’investissement et, par conséquent, l’innovation, la productivité,  et la croissance économique. La réduction de l’impôt des entreprises rendrait le Québec plus attrayant pour les entreprises étrangères et favorisait aussi la création d’entreprises locales. Ce genre de réforme a eu des résultats positifs pour l’économie et l’emploi, notamment en Irlande et en Australie.

Agriculture:

Abolition du système de gestion de l’offre et de quotas qui font en sorte que notre population doit payer les aliments beaucoup trop cher (voir l’arnaque du lait). L’élimination de ces mécanismes permettrait certainement de réduire la bureaucratie du ministère qui en est responsable. Les économies ainsi réalisées seraient utilisées pour aider temporairement les agriculteurs à transitionner vers le libre-marché. J’implanterais aussi un élargissement de l’exemption de TVQ sur les produits alimentaires (une idée du QS en passant). Notez que ces mesures bénéficeraient aux pauvres et aux familles, pour lesquels les dépenses en alimentation représentent une grande partie de leur revenu disponible.

Protectionnisme:

Abolir toute mesure protectionniste qui nuit au commerce international ou interprovincial tels que tarifs, quotas ou interdictions.

Éducation:

- Au niveau primaire / secondaire, les enseignants sont sous-payés et sous-qualifiés, ils ont trop d’élèves par classe, les infrastructures sont vétustes et délabrées. Je mettrais en oeuvre une réduction massive de la bureaucratie du ministère de l’éducation et des commissions scolaires. Les économies réalisées serviraient à augmenter les budgets des écoles, ce qui équivaudrait à une décentralisation. Moins de bureaucratie et plus d’argent pour les élèves.

De plus, étant conscient que chaque élève éduqué dans une école privée aux frais de ses parents réduit le fardeau financier de l’État relativement à l’éducation et laisse plus de ressources pour les autres élèves, je m’assurerais que le cadre légal actuel favorise l’implantation de nouvelles écoles privées, dans l’optique long terme de graduellement privatiser le système. La privatisation du système permettrait d’utiliser la concurrence comme moteur de performance et d’efficacité. Le Ministère de l’Éducation continuerait d’établir les programmes d’enseignement à suivre, de déterminer les apprentissages requis et de vérifier le savoir des étudiants par des examens uniformes.

- Au niveau post-secondaire, j’augmenterais de façon significative les frais de scolarité de 20% par année sur 4 ans, ce qui aurait comme impact d’amener le tarif moyen presque égal à la moyenne canadienne. Ces augmentations seraient compensées par une bonification du programme de prêts et bourses, de façon à ce que l’augmentation soit neutre pour les familles pauvres et relativement modeste pour les familles de la classe moyenne. Chaque étudiant aurait accès au même montant de prêt et bourses combinés, mais la proportion de bourses serait plus élevée pour les pauvres et augmenterait de façon linéaire en fonction du revenu familial. Le système serait calibré de façon à ce qu’il en résulte une injection nette ne fonds dans le système d’éducation post-secondaire, qui est présentement sous-financé. Les chiffres démontrent que cela n’aurait pas d’impact négatif sur le taux de diplomation (l’impact serait probablement positif si la qualité s’améliore). Comme je le mentionnais dans un billet précédent, l’éducation est le meilleur moyen de favoriser la justice sociale.

Santé:

J’aurais pu écrire un billet juste sur cette partie! Je tenterai donc d’être bref…

  • Favoriser la croissance du privé dans la santé au Québec.
  • Permettre à la population de se procurer des assurances-santé auprès d’assureurs privés remboursant les frais encourus pour des soins de santé obtenus auprès de fournisseurs privés du Québec et de l’extérieur.
  • Favoriser la concurrence au niveau du système public. Faire en sorte qu’une partie de la rémunération des employés du système public soit liée à la performance relative de leur établissement par rapport aux autres établissements du Québec et d’ailleurs. Les critères de performance ne seraient pas uniquement basés sur les coûts, mais aussi sur la qualité des soins, les délais d’attente et la satisfaction des "clients".
  • Réduire l’immense bureaucratie du ministère de la santé et des centres hospitaliers de façon à réaliser des économies. Ces ressources financières pourraient servir à augmenter les salaires des intervenants (médecins / infirmières) du système public pour qu’ils soient compétitif avec les salaires offert dans le privé, que ce soit au Québec ou à l’extérieur, dans le but de freiner l’exode des cerveaux et d’attirer des candidats de l’extérieur du Québec. Cette décision serait cependant laissée à la discrétion des gestionnaires des hopitaux en fonction de ce qu’ils jugent nécessaire pour améliorer la performance de leur établissement.
  • Favoriser l’acceptation et l’intégration des médecins et infirmières immigrants.
  • Faire en sorte que la RAMQ introduise des frais modérateurs relatifs aux visites chez le médecin en clinique (une visite par année gratuite, la seconde visite coûte $20, la troisième et les subséquentes coûtent $50). Une structure similaire pourrait être utilisée pour les visites à l’urgence lorsqu’il est établi par le médecin que la visite était injustifiée.
  • Abolir le plus de barrières possible face à l’utilisation de médicaments génériques (même si cela pourrait nécessité la collaboration du gouvernement fédéral).
  • Établir un cadre légal définissant que jamais un patient ne sera délaissé par le système en raison de son incapacité de payer, même si l’établissement le plus proche en cas d’urgence est privé.

Je ne propose pas de remettre en cause l’universalité du système de santé (ce qui serait politiquement suicidaire pour le moment) ni d’abolir complètement le système public, mais de simplement appuyer l’émergence d’un système à deux vitesses. Chaque patient qui se fera soigner dans le système privé libérera des ressources dans le système public.

Vérificateur Général:

Augmenter les ressources du Vérificateur Général du Québec de façon à mieux encadrer et surveiller les actions de l’État et pour que l’argent des contribuables soit dépensé le plus responsablement possible. Le VGQ pourrait notamment former une brigade "anti-corruption" permanente.

Ces quelques mesures aideraient à réduire la taille de l’État, à restaurer une partie de la liberté économique des citoyens, à améliorer la situation financière du gouvernement et à améliorer la compétitivité de l’économie Québécoise, et par conséquent le niveau de vie de ses citoyens. Bien que celles-ci auraient un gros impact au niveau économique, mes collègues libertariens des autres ministères auraient sans doute plusieurs autres réformes à implanter de façon à réduire la taille de l’État et à rendre aux citoyens leurs libertés individuelles.

Et vous, que feriez-vous?

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La propagande se poursuit dans les médias pro-écolos avec un article co-signé par 56 journaux de 45 pays, implorant les politiciens présents à Copenhague d’en arriver à une entente. Quelques highlights triés sur le volet:

"Le changement climatique est enclenché depuis plusieurs siècles (…) Le monde doit prendre les mesures pour limiter la hausse des températures à 2° C"

"La justice sociale exige que le monde industrialisé mette généreusement la main à la poche (…) Et l’équité exige que le fardeau alloué à chacun des pays développés prenne en compte sa capacité à s’en charger (…) Nous devrons payer notre énergie plus cher, et en consommer moins."

"cette transformation peut générer de la croissance, des emplois et une meilleure qualité de vie"

Si les changements climatiques ont débuté il y a des siècles, le CO2 ne serait donc pas responsable? Qui a déterminé ce 2° C et comment? Comment est-ce possible d’avoir plus de croissance, plus d’emplois et une meilleure qualité de vie en consommant moins et en réduisant notre niveau de vie; n’est-ce pas contradictoire?

Ce ton alarmiste et ce socialisme mal placé, ça fait vraiment peur…

Hier, Paul Krugman réagissait à un article d’un de ses collègues du NY Times, James Hansen, concernant le mécanisme de cap-and-trade inclus au projet de loi Waxman-Markey, et pour une fois, je suis plutôt en accord avec l’argument de Krugman. De façon à éclaircir les choses, voici un résumé des pours et des contres des deux systèmes.

- Cap-and-tax:

Une taxe carbone ferait augmenter le prix des biens en fonction de la quantité de carbone émise durant leur production. Cela encouragerait les consommateurs à trouver des substituts moins polluants ou encore à réduire leur consommation de ces biens. Les producteurs auraient aussi un incitatif à innover et à adopter des méthodes de production moins polluantes.

L’interférence politique est possible puisque l’État obtient des revenus de taxation supplémentaires qu’il pourra ensuite dépenser en fonction de ses intérêts. Il utilisera possiblement l’argent pour subventionner certaines industries ou pour investir dans des technologies qui ne sont pas nécessairement celles que le marché aurait choisi (exemple: éthanol de maïs). Le gouvernement subirait aussi beaucoup de pression de la part de certains groupes ou de certaines industries qui désireraient être exemptés de la taxe.

Dans ce système, l’incertitude principale est qu’on ne connaît pas à l’avance la réduction totale des émissions de carbone pour un montant de taxe donné. En revanche, le prix est connu d’avance, puisqu’il est fixé par l’État.  La variable principale de cette politique est donc le prix des émissions: sur quoi l’État se basera-t-il pour fixer un prix qui lui permettra d’atteindre sa cible de réduction des émissions de CO2 et comment l’État établira-t-il cette cible? Tout cela est très arbitraire.

- Cap-and-trade:

Dans un marché des émissions de carbone, l’État fixe la quantité de carbone maximale qui peut être émise par le pays puis vend des droits d’émission sur le marché. Les entreprises doivent acheter ces droits pour pouvoir émettre du CO2. Si la cible de réduction est suffisamment sévère, le prix des droits sera plus élevé, ce qui mettra de la pression à la hausse sur le prix des biens dont la production est polluante et en fera diminuer la consommation. Les entreprises auraient donc un incitatif à adopter des méthodes de production moins polluantes de façon à réduire leurs coûts et à avoir un avantage compétitif.

L’interférence politique est aussi possible dans ce système puisque l’État pourrait exempter certaines industries ou encore octroyer une certaines quantité de crédits de carbone gratuitement plutôt que de les vendre sur le marché. Le projet Waxman-Markey propose d’ailleurs d’octroyer 80% des crédits gratuitement durant les premières années et de diminuer graduellement ce chiffre année après année. Ces crédits se retrouveront évidemment dans les mains des amis des politiciens et des industries qui ont les lobbys les plus puissants. Par ailleurs, en vendant les crédits sur le marché, le gouvernement récoltera des revenus qu’il dépensera selon ses intérêts.

Dans ce système, on connaît à l’avance la réduction des émissions de CO2 qui sera réalisée, mais l’incertitude réside dans le prix des émissions.  La variable principale dans ce système est donc la cible de réduction: sur quoi l’État se basera-t-il pour la déterminer? C’est encore une fois tout à fait arbitraire et fondé sur des modèles climatiques qui pourraient bien s’avérer inexacts.

Comme l’illustrait Krugman sur son blogue, il existe un point d’équivalence entre les deux systèmes:

- Conclusion:

Bien que les deux systèmes soient équivalents à plusieurs égards, j’ai une légère préférence pour le cap-and-trade. Avec la taxe carbone, l’État doit arbitrairement se fixer un objectif de réduction des émissions et ensuite tenter de deviner le montant de taxe qui permettrait d’atteindre cette cible, ce qui est pratiquement impossible. Dans le système cap-and-trade, la fixation d’une cible de réduction est tout aussi arbitraire et occulte, mais au moins le prix des émissions est déterminé par le meilleur mécanisme de fixation des prix: le libre-marché.

N’allez cependant pas croire que j’appuie ce genre d’initiative (au contraire). La lutte globale aux émissions de CO2 dans l’optique de contrer les changements climatiques est selon moi une supercherie qui fera beaucoup de torts à l’humanité. Il y a bien d’autres formes de pollution à contrer et bien d’autres problèmes beaucoup plus graves à régler dans le monde. Richard Martineau apportait un excellent point ce matin sur son blogue:

"Il y a trois semaines, un Sommet mondial était réuni à Rome autour d’un problème grave : le fait que plus d’un milliard d’habitants de notre planète souffrent de la faim, un chiffre record atteint cette année. Pas un seul chef d’Etat n’a fait le déplacement et les engagements pris ont été minces. À Copenhague, en revanche, ils se pressent pour figurer sur la photo de famille et pour faire des engagements précis. Comment expliquer le fait que la planète soit si mobilisée autour de son sauvetage à long terme, et si peu concernée par le sauvetage des hommes aujourd’hui ?" Réponse: parce que l’écologie est à la mode…

- Addendum:

Le tableau suivant présente les émissions de CO2 pour les grandes entreprises canadiennes pour 2008. Notez que TransCanada n’a pas encore rapporté ses émissions, le chiffre présenté est donc une estimation. On peut voir que la production d’électricité occupe le haut du pavé, suivie par la production de pétrole. Les producteurs de fertilizants, de produits chimiques, des entreprises de transport ainsi que quelques papetières et minières complètent le tableau.

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Vous avez peut-être remarqué ces derniers temps des publicités dans la médias vous incitant à vous opposer à la "taxe-tv". De quoi s’agit-il au juste? Voici ce que je sais:

Les réseaux de cablo-distribution sont présentement obligés de retransmettre les signaux des chaînes nationales et locales dont le signal est disponible gratuitement via les ondes (SRC / CBC, TVA, V, Vox, etc).

Si vous êtes un abonné du cable, vous n’êtes pas facturé directement pour ces chaînes. Vous les avez gratuitement (en théorie), mais en revanche vous ne pouvez les éliminer.

Ces chaînes de télévision font présentement du lobbying auprès du CRTC pour que  cet organisme oblige les cablo-distributeurs à facturer des frais de $2 à $10 par abonné pour ces chaînes. Ces frais seront ensuite remis aux diffuseurs pour financer leurs opérations. Le montant pourrait donc aller jusqu’à $350 millions par année, qui irait de vos poches à celles des actionnaires de ces stations. Étant donnés que vous êtes obligés de souscrire à ces chaînes, vous ne pourrez donc pas vous en sauver. Les opposants, qui sont essentiellement Bell, Rogers, Telus et Cogeco, se sont donc unis contre cette taxe.

Le CRTC tiendra des audiences au cours des deux prochaines semaines. C’est la troisième fois en trois ans que l’organisme se penche sur cette question épineuse.

La solution que je proposerais serait la suivante:

Les diffuseurs concernés pourraient exiger des frais aux cablo-distributeurs / satellite qui diffusent leurs émissions, mais les abonnés à ces services pourraient avoir le choix de ne pas s’y abonner. 

Par exemple, j’ai présentement un forfait de 30 canaux à la carte avec Vidéotron.  Je pourrais donc décider de ne pas choisir TVA dans mon forfait, et donc je ne paierais pas pour cette chaîne. 

Espérons que le CRTC protègera la liberté de choix des clients et qu’il résistera à la tentation de subventionner les diffuseurs par l’entremise des distributeurs de cable et satellite.

Voici la propagande:


http://www.stopthetvtax.ca/?lang=fr

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Dans le cadre du plan d’action économique du gouvernement canadien, la SCHL a mis en place un programme d’achat de prêts hypothécaires assurés de $75 milliards dans le but de maintenir la liquidité du marché des prêts hypothécaires. Une autre belle façon de détourner notre argent vers des utilisations inefficaces!

En fait, le marché des prêts hypothécaires titrisés a explosé ces dernières années. Il était de $100 milliards en 2006, alors que pour les 6 premiers mois de 2009, il a atteint près de $300 milliards en nouvelles émissions. La titrisation hypothécaire, c’est lorsque qu’une banque combine différentes hypothèques pour former un portefeuille et vend ce portefeuille à des investisseurs sous la forme d’un titre à revenu fixe. La banque vend le portefeuille à un taux inférieur au taux moyen du portefeuille, ce qui lui permet de faire du profit. Il n’y a rien de mal là-dedans, sauf lorsque le gouvernement s’en mêle, utilisant notre argent pour gonfler une bulle.

Par l’entremise de la SCHL, le gouvernement se trouve à garantir ces portefeuilles titrisés. Bénéficiant de cette garantie, le taux auquel les banques vendent ces titres est pratiquement équivalent au taux sur les obligations du gouvernement (présentement 3.5%). Donc si la banque prête en moyenne à 6.5% et vend les mortgage-backed securities à 3.5%, elle enregistre un juteux profit de 3%! La SCHL charge 0.2% de frais pour la transaction, ce qui laisserait 2.8% à la banque. Conséquemment, les gains provenant de cette activité ont totalisé $3.2 milliards pour les 6 grandes banques au cours des 12 derniers mois.

Autrement dit, les banques bénéficient de la garantie implicite du gouvernement, laquelle repose sur son pouvoir de taxation. Grâce à ce programme, les banques font des milliards de profit sur notre dos; c’est comme une subvention aux banques. Pour profiter au maximum de cette manne, celles-ci prêtent à presque n’importe qui. Cela crée de la demande pour l’immobilier. Pas surprenant que les transactions soient en hausse fulgurantes (+19% en juillet 2009 versus juillet 2008 pour Montréal) et les prix des maisons ont remonté de 14% au Canada depuis le début de l’année.

L’arnaque ne s’arrête pas là. La titrisation est aussi disponibles pour les habitations à logement multiples. Ainsi, une société cotée en bourse comme Boardwalk REIT, propriétaire de plus de 36,000 unités de logement au Canada,  a pu profiter de ces programmes et obtenir des hypothèques à un taux aussi bas que 2.7%! À toutes fins pratiques, grâce à la SCHL, Boardwalk peut emprunter au même taux que le gouvernement, au grand profit de ses actionnaires, qui eux aussi s’enrichissent sur notre dos.

Parlons maintenant de l’autre activité favorite de la SCHL: l’assurance-hypothécaire. Dans le but de favoriser l’accès à la propriété, lorsque vous avez besoin de plus de 80% de dette par rapport à la valeur de la propriété que vous hypothéquez, vous devez obligatoirement acheter une assurance-hypothécaire. Le tableau ci-bas illustre l’échelle de prix. Donc, si vous achetez une maison de $200,000 et avez $30,000 comptant, votre ratio prêt/valeur est de 85%, vous devez donc payer $2,975 de prime. Cette prime est non-remboursable. Donc si vous vendez la propriété un an plus tard, vous ne récupérez pas la prime. Si jamais vous tombez en défaut de paiement, la SCHL remboursera la banque pour le montant de sa perte. Donc, si la banque vend votre maison $150,000 et paient des frais de $10,000 pour régler le dossier, la SCHL lui remboursera $30,000 moins le capital que vous aurez remboursé avant de faire faillite. Vous conviendrez que la prime est assez élevée compte tenu du montant en jeu et des risques.

En 2001, dans le but de générer un peu de compétition privée, le gouvernement a permis à d’autres joueurs d’entrer sur ce marché. Le seul qui a vraiment réussi est GE Capital Canada (maintenant Genworth Canada). Sauf qu’on ne peut pas vraiment parler de compétition: Genworth offre les mêmes conditions que la SCHL et applique les mêmes tarifs. Genworth a réussi à obtenir 30% du marché en offrant un meilleur services aux institutions que la SCHL. Mais il sera bien difficile d’aller plus loin, puisque les banques aiment bien le confort de la garantie implicite du gouvernement qu’offre la SCHL. D’ailleurs, il est très difficile pour un nouveau joueur d’établir une relation de confiance avec les banques, alors que la SCHL est déjà implantée partout. Pendant ce temps, Genworth profite des prix élevés dictés par la SCHL pour générer de gros profits, en l’absence de réelle compétition. Son rendement de l’avoir des actionnaires (ROE) a été de 21% en 2006, 20% en 2007 et 17% en 2008, ce qui est bien plus élevé que la moyenne des entreprises comparables. Sa croissance future est cependant limitée par la prépondérance de la SCHL.

 Si le gouvernement voulait vraiment faire émerger une industrie compétitive, il n’aurait qu’à privatiser la SCHL et cesser de lui injecter du capital (i.e. notre argent). Celle-ci pourrait s’inscrire en bourse pour lever du capital et compétitionner avec Genworth sur une base d’égal-à-égal. Peut-être que de nouveaux compétiteurs apparaîtraient. Les prix ne seraient plus uniformes (i.e. certains joueurs pourraient gagner des parts de marché en baissant leur prix). Les produits seraient peut-être plus flexibles, alors que certains pourraient offrir des primes remboursables à la vente de la propriété par exemple. Peut-être qu’une entreprise canadienne de calibre international aurait émergé, faisant des affaires dans plusieurs pays. Un autre exemple de semi-privatisation manquée!

 SCHL

Source: SCHL.

 
http://www.plandaction.gc.ca/fra/index.asp

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C’est dans un avenir rapproché, après 5 ans de litiges, que nous connaîtrons la décision de l’Organisation Mondiale du Commerce relativement aux subventions de Airbus, soit US$200 milliards sur 20 ans.  Ensuite, dans quelques mois, l’OMC examinera la plainte de l’Union Européenne relativement aux subventions accordées à Boeing. Cette dispute est la plus grosse et la plus coûteuse de l’histoire de l’OMC.

Cela me fait penser aux interminables disputes entre Bombardier et Embraer, ainsi qu’aux milliards d’argent des contribuables que les gouvernements ont remis à Bombardier sous la forme de subventions, crédits d’impôts et garanties de prêts.

Évidemment, sans aide gouvernementale, Bombardier ne pourrait être compétitif sur les marchés internationaux, puisque ses rivaux ont eux aussi droit à des subventions. Connaissant bien les effets pervers des subventions, il apparaît à prime abord logique de cesser de les octroyer et de laisser cet argent aux contribuables. Ceci étant dit, l’extinction de ces subventions aurait, à court et moyen terme du moins, des conséquences désastreuses sur l’industrie aéronautique canadienne et beaucoup d’emplois de haut niveau seraient perdus.

En fait, il semble que la plupart des pays impliqués dans l’industrie aéronautique (Canada, Brésil, États-Unis, France, Chine, etc) considèrent cette industrie comme un fleuron stratégique et sont prêts à la défendre à n’importe quel prix. Airbus est un symbole de savoir-faire technologique pour les européens, alors que Boeing représente un actif militaire stratégique pour les américains.

Le texte de l’avocat Simon Turmel de l’Université Montesquieu-Bordeaux, dont le lien est fourni ci-bas, illustre bien la façon de penser de nos dirigeants politiques relativement à Bombardier:

  • En l’occurrence, il ne s’agit pas tant de porter un jugement sur le bienfait des subventions dans l’économie, mais plutôt d’en arriver au constat qu’elles font partie intégrante du paysage de l’industrie aéronautique.

Donc, selon ces gens, puisque tous les pays subventionnent l’aéronautique, nous n’avons pas le choix de le faire! Autrement dit, si les autres pays se jettent en bas du pont, nous devons le faire nous aussi.

Qu’est-ce que les travailleurs de l’aéronautique ont de si spécial pour tous les autres travailleurs de la société doivent se faire subtiliser une partie de leur salaire (impôt) pour garder ces emplois en vie? Les actionnaires de Bombardier sont-ils plus importants que les actionnaires d’autres entreprises, justifiant alors de leur remettre l’argent des contribuables? Concevoir et assembler des avions est-il si stratégique pour le Canada? Les réponses à ces questions sont respectivement non, rien et non.

Arrêtons donc de nous faire des illusions: les pays mentionnés ci-haut ne vont pas arrêter de subventionner cette industrie. Ça veut donc dire que Bombardier Aéronautique ne sera jamais compétitive sans l’argent des contribuables. Il serait donc logique de diminuer graduellement le support étatique à cette industrie et d’aider ces travailleurs à se repositionner ailleurs dans l’économie. Cependant, ce scénario est peu probable étant donné la forte influence politique des bonzes de l’aéronautique à Ottawa.

D’ailleurs, Bombardier a déjà eu l’occasion de devenir un joueur dominant dans l’industrie des petits avion et d’enfin se départir de sa dépendance aux fonds publics. Suite à la création d’Embraer en 1995, Laurent Beaudoin lui-même avait reçu une proposition du PDG de l’entreprise brésilienne pour que Bombardier achète Embraer pour devenir un joueur  de plus grande envergure. Laurent Beaudoin avait alors refusé de façon arrogante, déclarant la guerre à Embraer et comptant la rayer de la carte (avec l’aide des subventions gouvernementales bien-entendu). C’est de cette façon que la guerre des subventions s’est amorcée entre les deux pays. Près de 15 ans plus tard, Embraer est encore bien vivante, et même plus forte. N’est-ce pas là un bel exemple des distorsions économiques que peuvent causer les subventions? Sans elles, Bombardier aurait certainement sauté sur cette occasion et serait devenu le leader mondial incontesté dans son créneau.


http://www.vigile.net/Le-Bombardier-bashing-et-la

P.S.: Pour ceux qui se demande d’où vient le titre de ce billet (La Bombardiera), lisez ce court extrait de l’excellent livre de la journaliste Canadienne Andrea Campbell, Why Mexicans don’t drink Molson:


http://books.google.com/books?id=FaSYoJ0udnAC&pg=PA178&lpg=PA178&dq=Westcoast+energy+%2B+bombardier&source=bl&ots=jn-v5fgvVI&sig=1351ZXhVF1rWGKrDq7f4EFuviYg&hl=fr&ei=WZGMSvjjPMeWlAf88t26CA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=6#v=onepage&q=Westcoast%20energy%20%2B%20bombardier&f=false

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C’est dans une usine de véhicules récréatifs récemment fermée en raison de la récession que le président a fait un discours hier, annonçant que le gouvernement allait verser $2.4 milliards en subventions pour stimuler la recherche et la production de véhicules hybrides. M. Obama a dit qu’il ne veut pas importer de véhicules hybrides, il veut qu’ils soient fabriqués ici en Amérique.

 Le gouvernement n’a pas appris sa leçon suite au désastre subventionné qu’a été l’éthanol? Il refait encore la même erreur en imposant au marché une solution technologique, qui pourrait bien ne pas être la bonne. Et il le fait avec l’argent des contribuables en plus; utilisant le réchauffement climatique pour aider à se justifier.

Même si les américains se mettent à produire des hybrides, ils ne pourront jamais rivaliser avec les coûts de production des Asiatiques. Ils auront perpétuellement besoin de subventions, crédits d’impôts et, qui sait, tarifs douaniers, pour être compétitifs. Si le Big 3 ne produit pas de véhicules hybrides présentement, c’est parce que ce n’est pas rentable. GM avait vendu plusieurs EV1 il y a quelques années. La demande était ahurissante, mais GM n’a pas poursuivi le projet parce que même si la voiture se vendait à un prix exhorbitant, GM ne faisait pas de profit en vendant ces véhicules. GM a même détruit tous les prototypes, même si plusieurs acheteurs étaient prêts à payer le gros prix pour les acquérir!

Les gens ont souvent reproché au Big 3 de ne pas produire les bons véhicules moins énergivore et que  c’est ce qui a mené la compagnie en faillite. C’est totalement faux. La voiture compacte la plus vendue en Europe ces dernières années est la Opel Aastra, produite par GM. Pourquoi est-ce que GM ne l’a pas importée en Amérique (sauf en 2008 sous la marque Saturn)? Parce qu’il n’y avait pas de demande pour ce type de véhicule aux États-Unis! Les gens voulaient des VUS et donc le Big3 a produit des VUS pour répondre à la demande. Ce qui a tué le Big3 sont des avantages sociaux exhorbitants arrachés par des syndicats voraces, jumelée à une baisse de la demande véhicules dans leur marché principal: les États-Unis.

 Le gouvernement doit laisser le marché suivre son cours et laisser la population décider du moyen le plus efficace pour se déplacer. Si cette solution s’avère être la voiture hybride, la quête du profit se chargera de satisfaire les besoins de la population.  Et si seuls les Chinois, les Coréens et les Taiwannais peuvent produire des hybrides à un coût raisonnable, nous aurons qu’à les importer de là et utiliser nos ressources à autre escient. Si M. Obama tient à préserver l’avantage technologique des États-Unis, il n’a qu’à améliorer l’accès à l’éducation et la qualité de celui-ci.

 
http://www.wthr.com/Global/story.asp?S=10849863&nav=9Tai

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 Comme la plupart des Québécois, je suis un amateur de hockey et je souhaite le retour d’une équipe de la LNH à Québec. Le slogan des Canadiens de Montréal ("La ville est hockey") traduit bien l’engouement des Québécois pour le hockey. L’ambiance lors des matchs, que ce soit au Centre Bell, dans les resto-bars ou dans les maisons, est électrisante.

Ceci étant dit, il est fort probable, voire certain, que les promotteurs du projet quémanderont des subventions, crédits de taxes, et autres types d’extorsion, de façon à faire payer à tous les Québécois, amateurs de hockey ou non, le prix de leur aventure.  Voici un extrait de l’article de Yvon Pednault ce matin:

 "Aux États-Unis, 90% des propriétaires ont reçu l’aide des gouvernements pour bâtir leurs amphithéâtres. À Québec, peut-on compter sur les trois paliers de gouvernement? Ou devrait-on questionner la volonté des trois paliers de gouvernement d’apposer leur sceau sur le projet d’un nouveau Colisée?"

Encore une fois, on va nous sortir les arguments économiques fallacieux, i.e. les retombées économiques.  En fait, il est à peu près certain que les équipes de hockey génèrent des retombées économiques négatives! En effet, les revenus proviennent en grande partie du Québec (billets, contrat de télé avec RDS, ventes de chandails, etc) alors que la plus grosse portion des dépenses, les salaires des joueurs, sont largement dépensés à l’extérieur de la province. 

D’autre part, je ne pense pas que le Canadien attire énormément de touristes. Je pense que ce sont surtout des Québécois qui assistent aux parties et regardent les matchs (pas 100%, mais pas loin). En fait, je soupçonne qu’il y a plus de Québécois qui vont voir le Canadien à l’extérieur de la province que de non-Québécois qui viennent à Montréal pour voir le Canadien, ce qui crée donc un déficit touristique.

Justifier des subventions aux équipes sportives sur la base des retombées économiques est de la fraude. Si ces équipes ont réellement leur raison d’être, i.e. si il y a suffisamment d’amateurs prêts à payer pour les billets, chandails, hot-dogs, etc, que RDS est prêt à payer un montant suffisant pour le contrat de télé et que les annonceurs et commanditaires sont au rendez-vous, alors il y aura du hockey à Québec. Autrement, qu’on utilise l’argent de mes impôts de meilleure façon ou, préférablement, qu’on me le remette…

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 Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la capture du carbone, c’est une technologie qui consiste à recueillir le CO2 à même les cheminées des usines de production d’électricité au charbon de l’Alberta, de le transporter dans des pipelines et de l’injecter dans des puits de pétroles pratiquement vides.

L’objectif? Permettre à des centrales thermiques désuettes de prolonger leur vie utile dans un monde où les émissions de CO2 ont un prix prohibitif.

Le problème? La technologie n’est pas au point, les risques à long terme sont inconnus, les infrastructures sont inexistantes et les coûts sont astronomiques.

C’est pourquoi les entreprises telles que TransAlta Corp. utilisent leur lobby pour convaincre les politiciens d’uiliser notre argent (nous les contribuables) pour les aider à continuer à faire des profits avec leurs actifs désuets.

Pendant ce temps, l’Alberta un moratoire sur les projets éoliens (parce que le réseau de distribution ne peut en prendre plus) et des projets hydroélectriques tel que Dunvegan sont sur la glace, faute de soutien.

Encore une fois, le gouvernement fait lui-même un choix économique plutôt que de laisser le marché décider de la meilleure façon de produire l’électricité. Non seulement il nous engage dans une direction qui pourrait ne pas être la bonne, il le fait en plus en utilisant l’argent de nos impôts. Cela me rappelle le dossier de l’éthanol…

Voir l’article dans Cyberpresse :


http://www.cyberpresse.ca/environnement/200907/26/01-887364-la-capture-du-carbone-sera-couteuse-pour-le-federal-et-lalberta.php

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