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            Au cours de la dernière décennie, les marchés financiers ont connu deux bulles spéculatives qui ont définitivement marqué les investisseurs; soit la bulle « dot-com » de 2000 (ou bulle « techno ») ainsi que la bulle immobilière de 2007 qui a mené à la crise financière.

            Qu’est-ce qu’une bulle? L’économiste Robert Shiller a avancé une définition intéressante à cet égard (traduction libre) :

Une bulle est une situation dans laquelle les hausses des cours stimulent l’enthousiasme des investisseurs, lequel se transmet par contagion psychologique de personne en personne, dans un processus d’amplification des explications pouvant justifier les hausses des cours et attirer une quantité encore plus grande d’investisseurs, qui, malgré des doutes quant à la valeur intrinsèque de ces placements, sont quand même pris au jeu d’une part par l’envie du succès d’autres personnes et d’autre part par une excitation similaire à celle d’un parieur qui mise au casino.

            Une bulle est un épisode durant lequel le prix d’un ou plusieurs actifs monte à des niveaux injustifiés par la valeur intrinsèque de ces actifs. Ceux-ci peuvent être des actions boursières, des titres obligataires, des propriétés immobilières, des devises, des métaux tel que l’or, des denrées telles que le maïs, des ressources énergétiques telle que le pétrole et même des choses farfelues telles que les bulbes de tulipe.

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L’an passé, l’économiste Robert Shiller (celui qui est  à l’origine du fameux S&P/Case-Shiller Index et qui a écrit le best-seller Irrational Exhuberance) a opportunistiquement publié un nouveau livre intitulé Animal Spirits.

Je n’ai pas particulièrement aimé cet ouvrage qui, selon moi, passe à côté des principales causes de la crise financière que nous avons connue. Shiller et son co-auteur, George Akerlof, y apparaissent d’ailleurs comme de fervents disciples de Keynes. Tout au long du livre, ils présentent des biais que les humains ont qui font en sorte que nous ne nous comportons pas de façon rationnelle, comme le veut la théorie économique classique. Les auteurs tentent d’expliquer la crise financière et les bulles à partir de ces biais. Bien que je sois d’accord avec l’existence de ces biais, je crois qu’ils sont secondaires dans la formation des bulles et des crises.

Cependant, je trouve fort intéressante l’une des théorie avancée par les auteurs: l’illusion de la monnaie.  Ceux-ci mentionnent que les gens sont "inconscients" de l’inflation, c’est-à-dire qu’ils ne prennent pas l’inflation en compte dans leurs décisions économiques.

Ils citent un sondage demandant au public "Seriez-vous d’accord pour dire que si votre salaire augmentait, vous seriez plus satisfait de votre vie, même si les prix augmentaient du même ordre". Or, 59% des répondants ont répondu qu’ils étaient d’accord, ce qui est peu surprenant.

L’autre preuve que les gens ne tiennent pas compte de l’inflation dans leurs décisions économiques est que beaucoup de gens investissent dans les certificats de placement garantis (CPG), lesquels offrent généralement un rendement négatif après inflation et impôt. En fait, lorsque les gens observent les rendements de leurs investissements, ils omettent de considérer l’inflation.

D’ailleurs, avez-vous déjà parlé de la dernière publication de l’indice des prix à la consommation avec votre coiffeur ou avec le dernier chauffeur de taxi dont vous avez utilisé les services ou à votre dernière réunion de famille? Cela est très improbable! Les gens ne savent pas ce qu’est l’inflation, ni comment la mesurer, ni d’où elle provient.

Cela démontre à quel point l’inflation est sournoise et hypocrite. C’est une façon très discrète pour les gouvernements de financer leur expansion puisque, contrairement à un impôt ou une taxe, les gens n’en ont aucunement connaissance. Les gens perçoivent quelque peu l’augmentation des prix qui découle éventuellement de l’inflation monétaire, mais ils ne savent pas qui en bénéficie. En fait, ils croient que c’est le marchand ou le producteur qui s’en met plein les poches sur leur dos, ce qui fait encore de la mauvaise publicité contre le capitalisme.

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