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Posts Tagged ‘SCHL’

Le prix est une donnée fondamentale pour qu’un marché fonctionne bien car c’est le prix qui coordonne tous les acteurs du marché de façon à ce que l’offre puisse adéquatement servir la demande. Lorsque les prix sont manipulés et éloignés artificiellement de leur niveau naturel, le résultat est généralement de la destruction de richesse et du gaspillage de ressources.
Bien que notre économie soit qualifiée de « capitaliste », on constate rapidement qu’il est bien difficile d’y trouver un prix qui ne soit pas manipulé par le gouvernement. Certains diront que c’est pour « corriger les erreurs du marché » ou encore « protéger les consommateurs des excès du libre-marché ». Cependant, lorsqu’on observe les conséquences directes et indirectes de ces manipulations, on constate rapidement que la population est plutôt flouée par l’ingérence de l’État dans l’économie.

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Le marché immobilier Canadien est présentement surévalué. Cette situation s’est développée de concert avec une augmentation marquée de l’endettement des Canadiens et une expansion démesurée du crédit hypothécaire.

La résolution de cette problématique résultera tôt ou tard en une sévère correction des prix des propriétés, qui sera probablement suivie d’une récession. On notera d’ailleurs qu’il n’y aura jamais eu autant de canadiens oeuvrant dans l’industrie de la construction et les secteurs qui y sont reliés. De plus, les gens ont utilisé la plus-value de leur maison pour souscrire à des lignes de crédit hypothécaire leur permettant de doper leur consommation à crédit et utilisant de fait leur maison comme une carte de crédit. Autrement dit, notre économie n’a jamais été aussi dépendante de l’immobilier.

Lorsque la récession sévira finalement, je pressent déjà les commentaires qui paraîtront dans les médias, blâmant le manque de règlementation et d’intervention de l’État pour limiter les « instincts animaliers » des emprunteurs canadiens.

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Le PDG de la Banque Nationale du Canada, Louis Vachon, a récemment prononcé une allocution devant le Empire Club du Canada à Toronto, mentionnant que le système bancaire canadien bénéficierait de l’existence d’un plus grand nombre de petite entreprises de services financiers pour comlémenter et/ou concurrencer l’oligopole des grandes banques.*

En fait, les six grandes banques canadiennes manquent cruellement de concurrence; comme nous le verrons plus loin, les rendements de l’industrie sont démesurés et indiquent un manque de concurrence. Mais si les rendements sont si bons, pourquoi n’y a-t-il pas plus de nouveaux entrants sur le marché? Selon M. Vachon, c’est en raison de l’énormité et du coût élevé de la règlementation du système financier canadien, un fardeau insurmontable pour les plus petites entreprises.

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Dans le cadre des élections fédérales canadiennes qui auront lieu bientôt, j’analyse les programmes des quatre principaux partis politiques. La partie 1 traitait du PLC. La partie 2 traitait du NPD. La partie 3 traitait du Bloc. La partie 4 traite du PCC.

Le programme du Parti Conservateur comporte 77 pages et commence par relater que le Canada a traversé la pire récession depuis la Grande Dépression. Pendant celle-ci, l’économie canadienne a fait beaucoup mieux celle de plusieurs autres pays, incluant les États-Unis, et depuis, le Canada a repris plus d’emploi qu’il n’en a perdu durant la récession. Cependant, ce que M. Harper néglige de mentionner est que la plupart de ces emplois ont été créés dans l’industrie de la construction. En injectant $75 milliard dans la SCHL durant la crise, une subvention directe aux banques en passant, en conjonction avec une politique monétaire expansionniste (bas taux d’intérêt), il a engendré un boum immobilier qui pourrait bien ne pas être soutenable à moyen et long terme. En somme, le programme du PCC est relativement intéressant car il propose de réduire le fardeau fiscal des canadiens, de réduire les dépenses de l’État, tout en ne s’ingérant pas davantage dans les compétences des provinces.

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Suite au visionnement de l’émission La Facture à Radio-Canada, j’ai cru bon interrompre la pause des fêtes pour vous faire part des trouvailles de ces journalistes à l’égard de la SCHL.

La SCHL utilise un système d’approbation nommé Emili, qui dans la majorité des cas permet d’obtenir une réponse en 7 secondes ou moins, sans évaluation de la propriété. Selon les spécialistes consultés par La Facture, il s’agit d’une véritable porte ouverte à la fraude.

Voici comment les fraudeurs procèdent:

  • Ils achètent une propriété à l’aide d’un complice (une entreprise bidon), au prix du marché.
  • Ils dénichent une victime à laquelle ils mentionnent avoir besoin d’un prête-nom avec un bon crédit pour obtenir un meilleur taux d’intérêt. Ils disent rénover les propriétés et les revendre à profit quelques mois plus tard. En échange du prêt-de-nom, ils proposent des bonis de plusieurs milliers de dollars. Entre-temps, ils s’engagent à faire les versements hypothécaires de sorte que le prête-nom n’ait rien à débourser. Notez qu’il est légal d’agir en tant que prête-nom au Canada.
  • De connivence avec un notaire, les fraudeurs falsifient les documents de façon à améliorer le dossier de crédit de la victime à son insu.
  • La banque fait preuve de laxisme dans le dossier car elle ne risque pas grand chose étant donné que le prêt est assuré auprès de la SCHL, une institution gouvernementale. Elle n’hésite donc pas à accorder le prêt, même si la propriété est sur-évaluée et même si les documents sont douteux.
  • Une fois le tout approuvé, les fraudeurs achètent la propriété à un prix nettement supérieur à la valeur au marché (30%). Vous aurez compris qu’ils se trouvent en fait à utiliser un prêt hypothécaire au nom de la victime pour acheter la propriété d’eux-mêmes, empochant un immense profit.
  • Quelques mois plus tard, les fraudeurs cessent de faire les paiement hypothécaires. La banque saisit la propriété, la revend au prix du marché et poursuit la victime au civil pour la différence. La victime doit souvent faire faillite et la banque est indemnisée par la SCHL.

Donc, pour une propriété de $300,000, vendue à la victime pour $400,000, il faut déduire les frais de notaire ($2,000), la prime d’assurance ($9,000), la mise de fonds ($20,000), quelques paiements hypothécaires ($4,000), le boni au prête-nom ($5,000), pour un profit d’environ $60,000.

Selon La Facture, Groupe Syncomonde et Robert Moniz auraient fraudés des centaines de personnes de cette façon, empochant des gains de plusieurs dizaines de millions de dollars. Selon la GRC, ces individus sont liés au crime organisé.

Ainsi, une entreprise d’État financée par les contribuables permet à des fraudeurs de faire des millions en raison du flagrant manque de rigueur de son système d’approbation. Est-ce qu’une entreprise privée gérée dans l’intérêt d’actionnaires commettrait de telles largesses? Évidemment que non. Le concurrent principal de la SCHL au niveau de l’assurance-hypothécaire est Genworth Canada, une compagnie transigée à la bourse de Toronto. Je suis bien familier avec leurs processus d’approbations qui sont rigoureux et leur permettent d’obtenir de biens meilleurs résultats que la SCHL. De plus, les banques affirment que leur niveau de service est nettement supérieur à celui de la SCHL. En fait, la seule raison pour les banques de faire affaires avec la SCHL concerne la garantie gouvernementale de 100% (versus 90% pour Genworth), qui leur permet de maintenir un niveau de capital plus bas. D’autre part, les banques ont certainement tendance à canaliser les prêts les plus douteux vers la SCHL étant donné son manque de rigueur et de prudence.

En somme, ces informations ajoutent à mon antagonisme envers la SCHL. À cet égard, je vous recommande de lire mon article antérieur à son sujet.

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Faisant suite à un billet antérieur décrivant le programme d’un gouvernement minarchiste au niveau provincial, je me suis prêté au même exercice relativement à un programme qui pourrait être implanté au niveau du gouvernement fédéral canadien.

- Système bancaire:

Une réforme en profondeur du système bancaire canadien serait entreprise. Je commencerais par serrer la vis des banques au niveau des réserves en les empêchant de prêter les dépôts à vue. Ça ralentirait grandement la création de monnaie par le système bancaire. La seconde étape consisterait à abolir la politique monétaire. Plus de création de monnaie par la banque centrale et plus de cible d’inflation. La troisième étape serait d’abolir toutes les mesures étatiques qui avantagent les banques, comme par exemple l’assurance-dépôt obligatoire et le programme de titrisation de la SCHL. Ça ne veut pas dire que l’assurance-dépôt et la titrisation n’existeraient plus, mais au moins elles ne seraient plus subventionnées par l’État.

Après ces trois étapes simples, nous aurions grandement amélioré notre système bancaire et réduit son potentiel inflationniste. La conséquence la plus évidente serait une augmentation du coût du crédit. C’est normal, puisque ce système réduirait grandement l’offre de crédit sur le marché. Dans un libre-marché, quand l’offre diminue le prix monte. Je pense que les banques absorberaient une partie du choc et seraient donc moins rentables. Je pense que les banques canadiennes obtiennent présentement une rentabilité anormalement élevée grâce aux différents mécanismes étatiques dont elles bénéficient. Pour le « big 6″, on parle d’un ROE de plus de 20% alors que les entreprises du S&P/TSX obtiennent un ROE moyen d’environ 12%.

L’autre partie du choc serait absorbée par les emprunteurs, qui verraient leur charge d’intérêt augmenter. La consommation à crédit serait évidemment découragée et l’épargne serait florissant. Cet épargne serait évidemment canalisé vers les marchés financiers, ce qui contribuerait à réduire l’ampleur du choc sur les taux d’intérêt en augmentant l’offre de capital (et de crédit). Autrement dit, le crédit serait financé par l’épargne plutôt que par la création de monnaie, ce qui est beaucoup plus sain.

L’autre conséquence importante en l’absence de création de monnaie serait évidemment la disparition des bulles spéculatives comme la bulle techno de 2001 et la bulle immobilière de 2007. En fait, ce sont les prix en général qui seraient plus stables, c’est-à-dire que le pouvoir d’achat de la monnaie cesserait sa continuelle diminution. En fait, la valeur du dollar canadien s’apprécierait face aux autres devises ce qui augmenterait notre pouvoir d’achat sur les marchés internationaux et, par le fait même, notre niveau de vie.

- Subventions:

J’éliminerais toutes les subventions aux entreprises et utiliserais l’argent pour réduire la charge fiscale de l’ensemble des entreprises.

- Armée:

Je limiterais le budget militaire canadien à la défense raisonnable des frontières et aux opérations spéciales d’urgence. Tous les soldats canadiens oeuvrant à l’étranger seraient rappatriés au Canada. Le Canada adopterait une politique étrangère neutre. Le Canada se retirerait de l’OTAN, du FMI et de la  Banque Mondiale. En contrepartie, des alliances pourraient être conclues avec d’autres pays pacifiques (aussi rares soient-ils) stipulant que si un pays de l’alliance est envahi sans aucune raison, les autres pays se porterons à son secours (notez que les États-Unis ne feraient évidemment pas partie de cette alliance). Cela permettrait  de diversifier le risque géopolitique avec d’autres pays neutres.

- Compétences provinciales:

Le gouvernement fédéral se retirerait de tous les domaines de compétence provinciale, tels que l’éducation et la santé. L’impôt sur le revenu serait diminué du montant équivalent aux économies réalisées.

- Commerce international:

Les barrières protectionnistes encore en place au Canada seraient graduellement assouplies jusqu’à élimination complète. Le processus se ferait de manière très transparente, ce qui ferait en sorte que la structure de production pourrait s’adpater. Les industries touchées pourraient soit améliorer leur compétitivité et devenir dominants ou simplement disparaître et libérer  les ressources pour les industries nous procurant un avantage compétitif.

- Système légal:

Pour qu’un crime soit un crime, il doit y avoir une victime à qui du tort a été fait: meurtre, assaut, viol, vol, fraude ou menaces. Les crimes « sans-victimes » seraient retirés du code criminel. Les ressources policières pourraient ainsi être mieux utilisées à contrer les vrais crimes.

Finalement, le bureau canadien des brevets cesserait d’opérer. Le gouvernement canadien cesserait de faire respecter les droits de propriété intellectuelle.

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-  Resserrement du marché hypothécaire:

Le ministre Jim Flaherty vient d’annoncer un resserrement des conditions de prêts hypothécaires. Les propriétaires qui voudraient ré-hypothéquer leur maison auront le droit de le faire à la hauteur de 90% de sa valeur et non plus de 95%. Les acheteurs d’une maison qui ne sera pas leur résidence devront faire une mise de fonds initiale d’au moins 20% du prix de la maison pour que l’hypothèque soit garantie par la SCHL. Cette mesure vise les acheteurs de biens immobiliers à des fins spéculatives.

Évidemment, toutes ces mesures seraient totalement inutiles si nous avions une monnaie saine et un système bancaire non-fractionnaire. Cependant, dans le contexte du système actuel, je ne peux que me réjouir d’une mesure qui restreindra l’expansion du crédit subventionné.

En 2006, la SCHL permettait les prêts amortis sur 40 ans avec un ratio d’endettement de 100%. En 2008, les conditions avaient été resserrées à 35 ans et 95% de levier. Cette mesure fait sûrement suite aux nombreux commentaires voulant qu’une bulle immobilière sévit au Canada. Pourtant, le ministre assure qu’il n’y a pas de surchauffe du marché immobilier en ce moment, mais qu’il veut la prévenir.

Il n’en fallait pas plus pour que les illettrés-économiques (journalistes de RDI par exemple) dénoncent ces mesures comme étant une diminution de l’accès à la propriété! Ces idiots ne réalisent pas que plus le crédit hypothécaire est facile d’accès, plus les prix des maisons augmentent…ce qui réduit l’accès à la propriété! Plus on subventionne l’accès à la propriété, moins la propriété est accessible…c’est la quadrature du cercle.

Stephen Jarislowsky : «Si vous regardez les prix de l’immobilier depuis les 30 dernières années, vous allez vous apercevoir que les valeurs ont grimpé de près de 428%. Ils auraient du monter de seulement 332% si on tient compte de l’inflation et de la productivité du pays. Seuls ces deux éléments doivent faire monter les prix de l’immobilier. Si les prix à long terme montent plus vite que ça après 100 ans plus personne ne pourra vivre dans une maison. Au moment où on se parle, les prix sont surévalués de 25%.»

- L’inflation monétaire en Chine:

Les prévisions de la Banque Centrale de Chine sont hallucinantes. Malgré leur attitude plus restrictive, les autorités monétaires chinoises prévoient une hause de la masse monétaire (M2) de +17% en 2010. En 2009, la masse monétaire a augmenté de près de +28% alors que les emprunts s’étaient chiffrés à 9.6 billions de yuans, presque deux fois plus qu’en 2008. Pour tenter de ralentir la croissance du crédit, la PBOC a haussé de 0.5% le ratio de réserves requises à 16.5% pour les grandes banques. Le PIB de la Chine a crû de +10.7% annualisé au quatrième trimestre de 2009. Cette croissance a été essentiellement composée d’une explosion des dépenses gouvernementales et du crédit.

 Soit dit en passant, la Chine a vendu pour $34.2 milliards de bons du trésor américains en décembre 2009, mois durant lequel la demande étrangère de ces titres a chuté drastiquement.

- Le coût des Jeux Olympiques:

Selon un article publié dans La Presse, le coût total (incluant les infrastructures) sera de $7.3 milliards. À lui seul, le budget d’opération est de $1.7 milliards (financé à 95% par le privé), mais ce chiffre est très incomplet. Évidemment, certaines des infrastructures seront utilisées après les jeux (autoroute vers Whistler, ligne de métro, centre de congrès), mais leur construction n’était possiblement pas justifiée immédiatement.

De plus, à moins que je ne me trompe, ce chiffre n’inclut pas les dépenses du programme olympique canadien. Près de 100 millions de dollars ont été «investis» dans le seul cadre du programme À nous le podium. Pour sa médaille d’or, Alexandre Bilodeau recevra 20 000 dollars et Jennifer Heil 15 000 dollars pour sa médaille d’argent. Ainsi, la majorité des dépenses seront assumées par les contribuables canadiens.

Ensuite, on nous parle des fameuses « retombées économiques », comme à toutes les fois qu’on veut justifier une dépense gouvernementale inutile. Elles seraient de $10.3 milliards. Or, selon l’économiste Philip Merrigan, professeur de l’UQAM spécialiste en économie du sport, «les Jeux ne sont pas une bonne affaire pour l’économie du pays hôte, mais c’en est une pour la ville-hôtesse qui profite de cette mine d’or».

Selon une étude de l’école de gestion Sauder de l’Université de Colombie-Britannique, les Jeux auront un impact négligeable sur l’emploi de la région, si l’on fait exception de la création de postes temporaires. Conclusion qui s’ajoute aussi à celle d’une étude de la firme PricewaterhouseCoopers, selon laquelle les Jeux n’ont pas augmenté de façon significative le PIB de la Colombie-Britannique au cours des quatre dernières années.

En somme, les jeux ne sont qu’une occasion pour les politiciens d’utiliser notre argent pour mousser leur image, leur prestige et promouvoir un nationalisme mal placé. Cet argent serait beaucoup mieux utilisé ailleurs.

- Retour sur la grippe A/H1N1:

Ce dossier a une fois de plus prouvé deux choses: 1) le gouvernement ne peut rien gérer convenablement et 2) le gouvernement est corrompu et manipulé par les intérêts corporatistes. Seulement qu’au Québec, la campagne contre la grippe A/H1N1 a coûté plus de 200 millions de dollars.

Les pays qui ont acheté des quantités massives de vaccins ne savent plus quoi en faire. L’Espagne a acheté 37 millions de doses, mais n’a vacciné que 3 millions de personnes. La France a cru l’OMS qui lui disait qu’il faudrait sans doute vacciner chaque personne deux fois. Elle a donc acheté 94 millions de doses en juillet 2009 au coût de 1.5 milliards de dollars.

La firme Morgan Stanley estime que les trois principaux fabricants du vaccin (GlaxoSmithKline, Sanofi-Pasteur et Novartis) empocheront respectivement 4 milliards de dollars, 1,2 milliard et 650 millions. Les ventes mondiales de Tamiflu ont dépassé les 1,6 milliards de dollars en un an, bien que le British Medical Journal, dont la crédibilité est immense, mettait encore en doute son efficacité le mois dernier. Ces compagnies ont évidemment eu un coup de pouce de l’OMS, qui a abaissé sa définition d’une pandémie afin de justifier ces mesures drastiques. Au total, ce virus plutôt bénin n’aura fait « que » 13,000 morts.

- Le Québette vert:

René Vézina, du journal Les Affaires, décrivait une bourde que l’organisme Équiterre a commise dans sa lutte acharnée contre les sables bitumineux albertains. Voici ce qu’ils scandaient:

« Alors que certains prétendent que le Québec profite largement de cette industrie dans le cadre du système de péréquation canadien, d’autres affirment au contraire que l’économie canadienne, en particulier l’industrie manufacturière, souffre des conséquences d’une devise dont la valeur est gonflée par les cours mondiaux du pétrole. Ce phénomène de pétrodolarisation aurait causé la perte de 55 000 emplois dans le secteur manufacturier au Québec entre 2002 et 2007 selon une récente étude de trois chercheurs de l’Université du Luxembourg, de l’Université d’Amsterdam et l’Université d’Ottawa. »

Les chercheurs en ont tiré un modèle (basé sur le phénomène du « mal hollandais« ), qui suggère que la force de notre huard fort a contribué aux misères du secteur manufacturier québécois. Sauf que l’étude ne traite pas du Québec et le chiffre de 55,000 n’y apparaît même pas. Les chercheurs s’en tenaient à des pourcentages à l’échelle du Canada. Équiterre a dû émettre un rectificatif et reconnaître piteusement qu’on avait plutôt repris les grandes lignes d’un blogue de Jean-François Lisée, publié 10 jours plus tôt, dans lequel il interprétait l’étude des chercheurs en question.

Je reviendrai sur ce sujet dans un billet plus complet.

Sur le même sujet, un extrait d’article de Stéphane Gendron au sujet des comptes de taxes:

« Nous sommes environnementalistes, et nous sommes heureux de conspuer Stephen Harper et l’Ouest canadien à la première occasion. Or, quand vient le temps de mettre en oeuvre nos beaux principes environnementalistes, on s’étonne qu’il faille plonger la main dans notre portefeuille ! En poule sans tête, le contribuable québécois se scandalise de voir apparaître sur son compte de taxes des dispositions pour la collecte des matières recyclables, le traitement au centre de tri et la collecte du compost ! Ou cette remarque d’un ridicule consommé maintes fois entendue: Hein!? Y va falloir que j’achète un autre bac pour le compostage ? J’en ai déjà deux ! »

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