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Posts Tagged ‘Ron Paul’

                Tout a commencé lors d’une audience du Congrès, quand Bernanke a déclaré que « l’or n’est pas une monnaie ». Ron Paul lui a alors demandé pourquoi la Fed en détenait dans ses réserves? L’air perplexe, Bernanke a balbutié que c’était par tradition! (voir ceci) Mais non voyons! Si la Fed conserve de l’or dans ses réserves, c’est parce qu’elle ne veut pas se retrouver sans métaux précieux dans un monde qui considère de plus en plus que l’or est LA monnaie de choix, l’ultime étalon de valeur.

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Alors que son mandat n’expirait qu’en Janvier, Ben Bernanke, le chairman de la Federal Reserve, s’est vu attribué un nouveau mandat par le Président Obama, et ce en avance, le 25 août dernier.

Plusieurs commentateurs prétendent que M. Bernanke a fait un travail remarquable durant la plus sévère crise financière depuis les années 30s. Ceux-ci oublient que M. Bernanke était encore plus persuadé que Alan Greenspan que les banques centrales n’avaient pas à se préoccuper des bulles financières. Leur argument est très simple, pour ne pas dire simpliste: on ne peut savoir que nous sommes dans une bulle tant que celle-ci n’a pas éclaté…

À cet égard, je trouve très appropriée cette phrase tirée d’un article de l’hebdomadaire The Economist (traduction libre):

"Ré-engager M. Bernanke pourrait donc apparaître comme si on payait un plombier plusieurs fois pour réparer les mêmes tuyaux qu’il avait initialement mal installés, après que ceux-ci aient innondé votre maison."

D’ailleurs, qu’est-ce que M. Bernanke a fait de si extraordinaire? Est-ce si difficile d’appuyer sur le bouton de la presse à billets?

Par ailleurs, le rôle des banque centrales est maintenant remis en question aux États-Unis. Doivent-ils se préoccuper des bulles (comme c’est le cas en Europe et au Japon), ou simplement s’en tenir à l’inflation? En effet, l’excès de liquidité dans le système monétaire peut mener à deux choses: de l’inflation dans les prix à la consommation (ce sur quoi la Fed s’est toujours concentrée) ou de l’inflation dans les prix des actifs (titres techno, immobilier…). Comme la dernière crise nous l’a démontré, les deux sont dommageables pour l’économie. Il semble donc que suite à la crise que nous venons de traverser, le Jackson Hole consensus ne tiendra plus et la Fed commencera probablement à surveiller les bulles dans les prix des actifs.

D’autre part, alors que le Président Obama semble prêt à donner davantage de pouvoir de supervision à la Fed, d’autres voudraient pouvoir mettre leur nez dans ses affaires. Je parle évidemment d’un dénommé Ron Paul. Celui-ci a maintenant 282 co-supporteurs pour sa motion voulant que le Government Accountability Office puisse surveiller les actions de la Fed.  Cette législation a de bonnes chances de faire un bon bout de chemin étant donnée l’impopularité de la Fed en ce moment. La banque centrale américaine est en effet moins populaire auprès du peuple que l’IRS (l’agence qui s’occupe de la perception des impôts). M. Paul a profité de ce suppport pour ré-introduire un autre document législatif au Congrès (comme à chaque année): le Federal Reserve Board Abolition Act. Voir le lien ci-bas pour les détails:

http://www.americanbankingnews.com/2009/09/02/what-would-the-united-states-look-like-without-the-federal-reserve/

En somme, cette nomination n’est pas une surprise. Il aurait été mal avisé de la part de M. Obama de remplacer M. Bernanke, un Républicain, par un candidat Démocrate. De plus, un changement de garde à la Fed aurait créé de l’incertitude sur les marchés financiers, dans une période où il y en a déjà suffisamment. Il n’en demeure pas moins que cette nomination permet de glisser sous le tapis le fait que la Fed ait été un rouage essentiel à la formation de cette crise financière. L’appareil politique/médiatique a bien réussi à diriger le blâme sur l’appat du gain, la prise de risque excessive et le capitalisme.

Quant à la perspective que la Fed se mettent à surveiller les bulles spéculatives, je ne suis pas sûr que ce serait souhaitable. Comme n’importe quelle intervention de l’État sur un marché, ces actions éventuelles auront des "conséquences non-souhaitées" et les dommages collatéraux seront inévitables.

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