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Posts Tagged ‘rôle de l’état’

Pour la gauche, un monde sans État-providence serait impensable car dans une telle société, les plus démunis seraient laissés pour contre. Que ferions-nous des paralysés, des invalides, des trisomiques, des vieillards terrassés par l’Alzheimer? Pour eux, le soutien du gouvernement est indispensable pour que ces individus ne soient pas un fardeau pour la société. À leur avis, la « solution libertarienne non-avouée » consiste à adopter une stratégie eugénique, c’est-à-dire à les laisser crever, ou encore à forcer leur famille à les prendre en charge à leurs frais. Et à ce qu’il paraît, cet argument est infaillible pour désarçonner les libertariens!

(suite…)

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Les autres volets de cette série d’articles sont :

Diagnostic pauvreté : 1- Le Bangladesh.

Diagnostic Pauvreté: 2- Le Chili.

L’évolution économique de la Suède.

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Vers le milieu du 20e siècle, la Nouvelle-Zélande est devenue paralysée par une doctrine d’isolationnisme économique. C’était l’une des économies les plus règlementées, protégées et étatisées du monde. La priorité des fonctionnaires interventionnistes était de maintenir le plein-emploi au prix d’une inflation volatile et destructrice. Le keynésianisme étatique était l’idéologie dominante.

À la fin des années 1950s, la Nouvelle Zélande se classait au troisième rang mondial selon le PIB par habitant, juste après les États-Unis et le Canada. En 1984, selon ce même classement, la Nouvelle Zélande avait chuté au 27e rang, au niveau du Portugal et de la Turquie. De plus, le taux de chômage avait atteint 11,6%, le budget de l’État était en déficit continuel depuis 23 ans; atteignant même parfois jusqu’à 40 % du PIB.

(suite…)

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Ce billet vise à répondre aux 9 plus mythes les plus répandus au sujet des libertariens. Espérons que ça permettra d’éclaircir les choses…

1- Les libertariens n’ont pas de morale, ni de valeurs autres que l’argent et aux profits.

Le fait de vouloir vivre dans une société où le code moral n’est pas imposé par décret par l’élite politique ou religieuse ne signifie pas que les libertariens n’ont pas de morale. Chacun a ses propres valeurs et devrait pouvoir les exercer dans la mesure où on n’empiète pas sur la propriété et la liberté d’autrui (la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence).

 Lorsque qu’il est question d’organisation économique, il est vrai que les libertariens portent une importance particulière au rôle de la monnaie et du profit pour l’allocation efficiente des ressources. Cependant, l’argent et le profit ne sont pas centraux au libertariannisme. La base de cette idéologie repose sur la liberté.

2- Les libertariens sont à la solde des corporations et du monde des affaires.

Lorsqu’on parle de liberté, cela inclut évidemment la liberté de former une entreprise. La libre-entreprise est un des éléments défendus par les libertariens. C’est pourquoi vous entendrez souvent les libertariens critiquer l’État lorsque celui-ci restreint la liberté des entreprises. Ceci étant dit, les libertariens ne militent pas pour que les corporations soient favorisées par l’État. Les libertariens s’opposent aux plans de relance économique, aux sauvetages bancaires, subventions, au protectionnisme, aux brevets et aux autres privilèges accordés par l’État à certaines corporations.

L’une des dérives du clivage gauche / droite veut que la gauche défend le filet social, donc les pauvres, alors que la droite défend les hommes d’affaires, donc les riches. Les libertariens ne défendent ni un, ni l’autre; ils ne défendent que la liberté individuelle face à l’État. En ce sens, les libertariens ne défendent pas nécessairement les entreprises privées, mais plutôt le droit à la libre-entreprise privée; un corolaire de notre idéologie.

Par exemple, vous me verrez parfois prendre la défense d’entreprises persécutées par le pouvoir coercitif de l’État, mais vous me verrez aussi condamner les entreprises qui violent les lois et qui utilisent le pouvoir coercitif de l’État avec l’aide de leurs lobbys ou en profitant de la corruption des fonctionnaires de l’État. Encore une fois, il ne faut pas confondre capitalisme et corporatisme.

3- Les libertariens ne sont intéressés qu’à payer moins d’impôts.

L’expression la plus fondamentale de la liberté est que nous sommes les légitimes propriétaires de notre corps. Lorsqu’on utilise notre corps pour produire du travail, que ce soit pour le profit ou pour un salaire, nous sommes donc les légitimes propriétaire de ce profit ou de ce salaire. Lorsqu’une loi coercitive nous force à remettre une partie de cette somme à l’État, cela revient à dire que nous ne sommes pas les légitimes propriétaires de notre corps et ne sommes donc pas libre. L’impôt est donc la négation de la liberté; il nous rend esclaves de l’État.

Ainsi, si il est admit que les libertariens combattent pour la liberté, il est logique que ceux-ci combattent l’impôt. Par contre, payer moins d’impôt est loin d’être le but ultime de la plupart des libertariens. Ce n’est qu’une conséquence collatérale.

4- Les libertariens sont individualistes et anti-sociaux et ne compatissent pas avec la misère de leur prochain.

Encore une fois, chaque libertarien est un individu unique ayant ses propres valeurs. La solidarité peut très bien être l’une d’elles. Dans une société libertarienne, la solidarité s’exprimerait différemment (elle ne serait pas imposée par la force), mais ne serait certainement pas inexistante.

L’individualité est certes primordiale pour les libertariens pusique la première étape de la liberté est la propriété légitime de son propre corps. Cependant, cet individualisme n’implique pas que les libertariens soient avares, égoïstes et insensibles à la misère de leur prochain.

L’État a d’ailleurs contribué à créer une société individualiste. Les gens envoient leurs impôts anonymement à l’État et considèrent que c’est suffisant pour aider son prochain. Les démunis eux reçoivent l’aide de l’État tout aussi anonymement et considère que c’est leur droit sacro-saint. La charité privée est minimale puisqu’on considère que l’État est là pour s’occuper des démunis, donc après avoir versé plus de 40% de son revenu en taxes et impôts, pas besoin d’en faire plus, c’est bien assez. Et comme il faut travailler 40% de plus pour avoir le même niveau de vie après impôts, pas le temps de faire du bénévolat. Il y a aussi cet antagonisme entre ceux qui sont forcés de payer et ceux qui ont le « droit » de recevoir, qui crée des frictions dans les communautés. Bien entendu, une bonne partie de ce 40% reste entre les mains des fonctionnaires-bureaucrates et ne se rend jamais à destination…

L’État providence, cette solidarité forcée, a détruit l’entraide communautaire et disloqué la société; il a favorisé l’individualisme, l’antagonisme et le parasitisme.

5- Les libertariens sont anti-gouvernement et pro-capitalisme.

Il est vrai que la plupart des libertariens voudraient réduire la taille de l’État et favorise le capitalisme comme organisation économique, mais le libertariannisme n’implique pas l’abolition du gouvernement et l’exclusion de toute forme d’organisation économique autre que le capitalisme.

Par exemple, une mini-société communiste pourrait très bien se former librement au sein d’une société libertarienne. Ces gens pourraient mettre en commun leurs avoirs et appliquer l’égalitarisme. Le mot clé ici est « librement ».

De plus, les libertariens reconnaissent l’existence d’une certaine forme de gouvernement : décentralisé, minimaliste et responsable. Les libertariens admettent que certains services peuvent être plus efficacement offerts par le gouvernement plutôt que par les entreprises privées, en autant que le privé puisse librement concurrencer les fonctionnaires.

Ce n’est pas strictement contre le gouvernement que les libertariens s’opposent, mais plutôt contre le gouvernement tel qu’il est présentement (liberticide, gros, inefficient, omniprésent et centralisé).

6- Dans un monde libertarien, la corruption et la fraude seraient omniprésents parce que la règlementation serait minime.

Un monde libertarien ne signifierait pas l’absence de lois et de règles. La fraude serait punie, tout comme la corruption. La règlementation serait par contre plus décentralisée et plus efficace. Elle ne servirait plus qu’à enrichir les avocats, mais plutôt à protéger l’intégrité du marché. Que l’on parle des scandales de Norbourg, Maddoff, Enron ou BP, la règlementation s’est avérée inefficace à prévenir les abus. La confiance aveugle envers les régulateurs a d’ailleurs facilité ces scandales.

La responsabilité (qui va de pair avec la liberté) et un système légal efficace sont aptes à protéger la population que la règlementation étatique.

7- Dans un monde libertarien, les inégalités seraient omniprésentes; c’est la loi du plus fort qui prévaudrait.

Plus l’État est gros, plus la loi du plus fort prévaut. Les groupes de pression, dont le poids politique est démesuré relativement au petit peuple, obtiennent des privilèges des politiciens qui s’adonnent au clientélisme politique pour se faire élire. Dans un monde libertarien, il n’y a pas de minorités privilégiées; tout le monde est égal devant la loi et le marché. Mais pour y arriver il faut un État minimal et décentralisé, qui ne priviligie pas "les plus forts" au détriment du "monde ordinaire".

8- Les libertariens sont à l’extrême droite.

Les gauchistes veulent utiliser l’État pour grossir le filet social et renforcer l’égalitarisme de la société alors que les droitistes veulent utiliser l’État pour obtenir des faveurs économiques pour les entreprises (protectionnisme, subventions) et pour intervenir dans l’économie (plans de relance, "bailouts”) et sur la scène internationale (guerres, impérialisme). Qu’ils soient de gauche ou de droite, les étatistes sont tout aussi néfastes pour la société et pour les libertés individuelles.

Les libertariens et la droite divergent grandement. Les libertariens sont contre les subventions, le protectionnisme, les plans de relance économiques, les "bailouts” , le lobbying, les banques centrales, la monnaie fiduciaire, les brevets, et toutes les autres interventions de l’État dans l’économie qui visent à procurer un avantage particulier à un groupe d’individus au détriment des autres.

Je vous recommande de lire mon billet intitulé La Vraie Politique, qui présente plus en détail la façon dont je vois le clivage politique.

9- Le libertarianisme n’est qu’une utopie irréalisable. Les libertariens ne sont pas activistes.

Il est vrai que le libertariannisme est confronté à beaucoup de barrières l’empêchant de s’implanter.

Les politiciens et les fonctionnaires, dont le gagne-pain consiste à parasiter les contribuables et à grossir leur empire bureaucratique, ne vont certainement pas se réveiller un matin et décider de rationaliser leurs effectifs. Ils n’ont aucun incitatif à le faire, et ont même des incitatifs à faire le contraire. D’autre part, un pourcentage significatif de la population est dépendant de l’État et craint une réduction de l’État-providence. Si on additionne les votes de ces deux camps, ils sont assez nombreux pour gagner une élection.

De plus, le système d’éducation néglige de présenter l’idéologie libertarienne, ce qui fait en sorte que la grande majorité de la population ne sait même pas de quoi il s’agit. Ceux qui en connaissent l’existence sont souvent déroutés par les gauchistes qui véhiculent des mythes à son égard, tels que ceux décrits ci-haut.

Quelle est la solution à cette impasse?

La première étape consiste faire connaître la philosophie libertarienne en bonne et due forme. La blogosphère permet de le faire avec une certaine efficacité, mais il faudra que ça aille plus loin éventuellement pour rejoindre plus de gens.

L’étape suivante consistera à exiger une plus grande liberté de nos politiciens. Je pense que cela peut s’effectuer un pas à la fois. Contrairement à d’autres libertariens, tel que Martin Masse, je pense qu’il faudrait un accès au système politique, aussi petit soit-il. Certains petits partis, tels que Québec-Solidaire et le Parti Verts, ont réussi à obtenir beaucoup d’exposition médiatique malgré un petit électorat et ont forcé les grands partis à adapter leurs programmes pour ne pas perdre d’électeurs. Il faut davantage de Maxime Bernier et Ron Paul pour défendre la liberté au sein des institutions démocratiques.

C’est de cette façon que les libertariens arriveront à changer le cours des choses. Entre-temps, je pense qu’il est faux de prétendre qu’il est utopique de demander davantage de liberté.

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Ceci est le premier d’une série d’articles visant à déterminer et expliquer les causes de la pauvreté dans le monde. Je vous invite à me soumettre vos suggestions de pays pour la suite de cette série.

Bangladeshis qui récoltent du thé. Source: Godgrown.net

Le Bangladesh se classe 155e sur 180 pays avec un PIB per capita de $1,334. Le taux d’illétrisme est de 46.5% et 81.3% de la population vit avec moins de $2 par jour. C’est sans contredit l’un des pays les plus pauvres de la terre.

Pourtant, ce pays a un taux d’imposition des particuliers relativement faible et la taille de l’État en pourcentage du PIB est en bas de la moyenne. Serait-ce une preuve de l’échec des idées libertariennes visant à réduire la taille de l’État? Vraiment pas!

Démocracie:

Depuis son indépendance en 1971, il y a eu essentiellement deux partis politiques qui ont oeuvré au Bangladesh: la Ligue Awami (L.A.) et le Parti Nationaliste du Bangladesh (P.N.B.).
C’est la L.A. qui a mené le pays durant les années 1970s et 1980s. Ce parti supportait le nationalisme, l’interventionnisme étatique, le protectionnisme et le socialisme, mais il a grandement adouci ses positions suite à l’élection de 1996, devenant plus ouvert à la libéralisation de l’économie.
Le P.N.B., qui a mené le pays de 1991 à 1996, a été un peu plus orienté vers le libre-marché, la privatisation des entreprises d’État et le commerce international. Ils ont aussi démilitarisé la société et encouragé le sécularisme. Suite à leur élection de 1991, leur programme a été considéré comme un succès et le Bangladesh a connu une bonne croissance durant les années 1990s.

Taille de l’État:

Le Bangladesh se classe en bas de la moyenne au niveau du taux d’imposition des particuliers et de la taille des dépenses de l’État en pourcentage du PIB. Au fil des décennies, le capital productif a été extorqué et dilapidé par l’État, laissant le pays dans une situation de pauvreté tellement grave qu’il n’y a même plus assez de richesse à taxer. Le taux d’imposition des particuliers est tout de même de 25%, alors qu’il est de 45% pour les entreprises. Le parti socialiste (L.A.) a depuis longtemps tenté d’instaurer une forme d’État-Providence au Bangladesh, mais après avoir détruit les moteurs de création de richesse, le pays n’a pas les moyens de le faire.

Ceci étant dit, il serait faux de conclure que l’État est petit au Bangladesh. L’État y est très gourmand, que ce soit à l’aide des nombreuses entreprises d’État du pays, du système judiciaire politisé ou par les pot-de-vins, les serviteurs de l’État et leurs amis exproprient une bonne partie du peu de richesse créée par ce pays sous-développé.

Système financier:

L’hyper-inflation a longtemps été un grave problème au Bangladesh en raison de la création de monnaie par la banque centrale du pays. La situation est empirée par les mesures de contrôles des prix imposées par le gouvernement, qui ne font qu’encourager le marché noir. La création de monnaie permet à l’État de s’approprier subtilement une encore plus grande partie du peu de richesse créée au pays.

Au niveau des banques commerciales, 30% des actifs sont détenus par les 9 banques de l’État, nationalisées au nom du socialisme. Il y a deux marchés boursiers, mais ils sont peu utilisés vu le manque de respect des droits de propriété (décourage l’investissement), les contrôles étatiques sur les transactions et le fait qu’une grosse partie de l’économie est nationalisée (donc peu de place pour l’entreprise privée). Pour ces raisons, il est très difficile pour le Bangladesh d’attirer les investissements étrangers qui pourraient l’aider à se développer et se sortir de la pauvreté.

Entreprises d’État:

Les entreprises d’État ont une présence significative dans la plupart des secteurs productifs, incluant le système financier. Leurs décisions sont infestées par la politique, elles sont corrompues et elles ont un effet de "crowding out" sur l’investissement privé. Ces entreprises ont été nationalisées au nom du socialisme. La corruption et l’incapacité de l’État à les gérer correctement les ont transformées en véritables boulets pour l’économie du pays.

Droits de propriété:

Le respect des droits de propriété est extrêmement déficient au Bangladesh; la Heritage Foundation leur accorde une note de 20% à cet égard. La corruption dans le système judiciaire et au sein des différentes branche du gouvernement est fortement répandue et fait partie des moeurs et les expropriations gouvernementales sont fréquentes. Cela crée une dynamique peu propice à l’investissement et à la création de richesse.

Agriculture:

Le Bangladesh offre de bonnes possibilités de développement agricole. Il dispose de sols fertiles du fait des alluvions et d’importantes ressources encore inexploitées d’eaux de surface et d’eaux souterraines, pour l’irrigation. L’agriculture représente 30% du PIB et 60% de l’emploi du pays. Cependant, la production n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être; les paysans vivent dans des conditions précaires et la famine sévit dans l’ensemble du pays. Le pays doit importer des millions de tonnes de nourriture par année pour tenter de subvenir à ses besoins.

La propriété des terres agricoles est un des problèmes les plus criants du pays. Durant l’époque coloniale britannique, ce secteur était dominé par de riches propriétaires terriens. Après 1947, des lois ont été établies pour limiter la quantité de terre qu’une personne puisse détenir. Cependant, les propriétaires ont utilisé des subterfuges et des pot-de-vins pour conserver leurs terres. Près de 70% des fermiers ne sont pas propriétaires de la ferme qu’ils exploitent, ils la louent aux propriétaires. Cela ne les incite pas à y investir pour en maximiser la valeur ni à en prendre soin; déjà que ce pays ne soit pas propice à l’investissement étant donné le manque de protection des droits de propriété. De plus, les abus fréquents des propriétaires restent impunis puisque les cours villageoises sont dominées et corrompues par les propriétaires.

Conséquemment, les technologies utilisées par les agriculteurs sont primitives et peu productives. Cela est notamment dû au manque d’accès au crédit (vu le système bancaire déficient), les contrôles des prix par le gouvernement (qui réduisent les profits potentiels des agriculteurs et donc leur propension à investir), la règlementation contraignante et, surtout, le non-respect des droits de propriété, lequel décourage l’investissement. D’autre part, la loi islamique exige que lorsque quelqu’un décède, sa terre est subdivisée et répartie entre ses fils. Avec les taux de natalité très élevés qui ont sévit au Bangladesh, le résultat a été une fragmentation excessive des terres, ce qui n’aide pas à la productivité.

Secteur privé:

Au Bangladesh, il faut 44 jours en moyenne pour démarrer une entreprise. Le taux d’imposition des entreprises est de 45%. D’autre part, la règlementation au niveau du marché du travail le rend peu flexible; il est extrêmement difficile de renvoyer un employé. Avec un secteur financier déficient et des droits de propriété nébuleux, le climat n’est pas propice à l’entreprenariat et à l’investissement. L’entreprise privée joue donc un rôle effacé dans l’économie, ce qui laisse peu d’opportunités d’emplois aux travailleurs, outre les "sweat shops" et l’agriculture.

Taux de natalité

Le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé du monde, la population ayant triplé entre 1960 et 2000. Dans les années 1980-85, la promotion du contrôle des naissances permit de ralentir le taux de croissance. Le taux de natalité est maintenant de 3,1 enfants par femme, alors qu’il était de 6,6 dans les années 1970. Pourquoi tant de naissances? Il ne faut pas oublier que le Bangladesh est une quasi-théocratie islamique…

Inégalités:

Le coefficient Gini du Bangladesh est de 31, bien en bas de la moyenne, ce qui signifie plus d’égalité que beaucoup de pays. Cependant, cette situation est loin d’être enviable puisque le coefficient est déformé par l’extrême pauvreté de ce pays. Les deux sources d’inégalités les plus dommageables au niveau du pays sont la corruption, la structure de l’industrie agraire et le système d’éducation.

Corruption:

La corruption est l’un des plus gros problèmes du Bangladesh, qui se classe 147e sur 179 pays selon le Corruption perception Index de Transparency International. Les pot-de-vins sont parfois la seule façon de faire avancer les choses paralysées par le gouvernement. L’État est très gros et est utilisé par les fonctionnaires, politiciens et amis du pouvoir pour extorquer la richesse, ce qui contribue à entretenir les inégalités et la haine envers le gouvernement. D’autre part, l’État néglige de protéger sa population; la répression, brutalité policière et la négation de la liberté d’expression sont  fréquentes.

Éducation:

Le nationalisme et le fanatisme islamique ont fait beaucoup de tort à la qualité de l’éducation des Bangladeshis. C’est en leur nom que la L.A. a imposé le Bengali comme langue nationale et comme langue de l’éducation publique. Cela a engendré un grand nombre de gradués mal instruits puisque les connaissances nécessaires à leur éducation n’étaient pas disponibles en Bengali. Les écoles privées anglophones ont quant à elles attiré les enfants de riches, ce qui leur a donné accès à de bien meilleurs emplois. Cette situation a contribué à l’accroissement des inégalités au pays.

Conclusion:

Le Bangladesh est un cas typique de pays pauvre, victime d’un gouvernement corrompu qui a siphonné la richesse et détruit le capital productif de l’économie. L’État a été utilisé pour extorquer la propriété privée de la population et a, par le fait même, anihilé sa liberté économique. Il est primordial pour le futur de ce pays et de ses habitants que l’État se rétracte de la vie économique et laisse la liberté faire son chemin vers la création de richesse. Le pays a grandement besoin de plus d’entreprenariat privé, auquel l’État doit céder la place, et d’attirer davantage de capitaux étrangers pour financer ce développement.

Voici la réforme que je propose:

  1. Privatiser les entreprises d’État en les inscrivant à la bourse du pays.
  2. Libéraliser les marchés boursiers en éliminant les règles limitatives.
  3. Éliminer ou contraindre la banque centrale de façon à restreindre la création de monnaie et ainsi limiter l’inflation.
  4. Instaurer une loi anti-déficit gouvernemental.
  5. Simplifier et dépolitiser le processus de création d’entreprise.
  6. Réduire le taux d’imposition des entreprises.
  7. Abolir les mesures protectionnistes.
  8. Réduire les dépenses militaires.
  9. Dépolitiser et restructurer le système judiciaire dans l’optique de faire respecter les droits de propriété.
  10. Dépolitiser et restructurer le système d’éducation de façon à ce que tous les Bangladeshis aient libre accès à la meilleure éducation possible, peu importe la langue.
  11. Établir un système de propriété adéquat pour les terres agricoles (basé sur le principe du "homestead") et libéraliser l’agriculture.
  12. Réformer le système électoral de façon à le rendre moins dépendant du financement électoral et des lobbys.
  13. Définitivement séparer le gouvernement et la religion.

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Je ne parle pas ici du téléroman poche, mais bien de l’État américain! Je suis récemment tombé sur un article archivé du (maintenant défunt) magazine Commerce de décembre 2005 sur la performance économique de l’État de Virginie. L’article dénotait plusieurs éléments intéressants pour le Québec et mes recherches démontrent que cette surperformance s’est poursuivie depuis. En voici les grandes lignes.

Cet État affiche depuis 2001 une performance économique absolument sensationnelle. Son revenu personnel par habitant était de $41,291 en 2008, le 8e rang parmis les 51 états américains et 7.9% plus élevé que la moyenne du pays. Entre 2000 et 2008, cette mesure a cru de 1.1% par année comparativement à 0.7% pour l’ensemble du pays.

En 2009, la Virigine se classe troisième au niveau de la croissance économique. Son taux de chômage a été plus de 3% plus bas que la moyenne nationale dernièrement (6.5% en août versus 9.8% pour le pays) et se classe 5e sur 51 à ce niveau. Le marché du travail de Viriginie a d’ailleurs surperformé l’ensemble du pays.

Relative Employment Performance

Source: Moody's

En 2009, l’État de Virginie a été nommé "best state for business" pour la quatrième année de suite par Forbes et pour la première fois par CNBC. Notez que la qualité de vie fait partie des critères utilisés par Forbes et CNBC pour leur classement. Selon le Frazer Institute, la Virginie se classe 3e sur 60 États (incluant les provinces canadiennes) au niveau de la liberté économique.

La Virgine est le seul État américain avec une cote AAA par Moody’s et S&P. Cela est dû au fait que les finances publiques sont en relativement bonne condition malgré le fait que le taux d’imposition soit parmis les plus bas en Amérique du Nord. L’État se classe 18e au niveau du taux de taxation total et 4e pour le taux de taxation des entreprises.

Même en période de difficultés économiques, les politiciens de la Virginie parlent plutôt de réductions des dépenses sans augmentation des impôts; un gros contraste avec le discours "mainstream" qui prévaut présentement. En 2008, le Pew Research Center a encore une fois attribué au gouvernement de Virginie la note A-, la plus haute note accordée (seulement deux autres États ont reçu cette note). Ce classement est basé sur l’efficience du gouvernement.

Cet État a toujours eu un gouvernement plus petit que la moyenne nationale, mais en 2001, plusieurs réformes ont fait en sorte d’améliorer encore plus les choses sous l’inititative du gouverneur Mark Warner, un ex-entrepreneur plusieurs fois millionnaire.

"Nous voulions aller plus loin en mettant à profit les meilleures pratiques d’affaires pour changer la façon dont est perçu et géré un gouvernement."

Ce gouverneur a alors entrepris un programme de réduction massive des dépenses de l’État, supprimant 3,000 postes dans la fonction publique. Le gouvernement a notamment sous-traité plusieurs services de l’État et a utilisé à profusion les partenariats public-privés (PPPs). Il a alors réduit les dépenses de l’État de $6 milliards.

M. Warner a aussi instauré une culture axée sur la performance au sein de la fonction publique. Les différents départements de l’État son financés en fonction de leur performance selon certains indicateurs. Le système d’éducation n’a pas échappé à cette réforme. La Virginie est d’ailleurs reconnue comme ayant l’une des meilleures performances au niveau de l’éducation, ce qui lui permet de bénéficier d’un bassin de main d’oeuvre très compétent, ce qui est un atout pour attirer les entreprises. Le Virginia School Accountability System s’applique autant aux écoles publiques que privées. Cette mesure permet d’établir des critères précis de performance (Standards of Learning) et de mesurer la performance de chaque école à cet égard. Les écoles sont donc en concurrence et ont un incitatif à améliorer la qualité de l’enseignement pour attirer les élèves.

En somme, la Virginie offre un climat d’affaires avec peu d’interférence de l’État, de bas taux d’imposition, une main d’oeuvre qualifiée et une économie compétitive. Cela en fait une destination de choix pour les entreprises (Commerce notait en 2005 que plus de 700 filiales d’entreprises étrangères s’étaient établies en Virginie).

Si je m’appelais Jean Charest, je prendrais des notes en observant la Virginie!

En passant, cela ne va pas sans rappeler le programme Minarchiste

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Pour la plupart des gens, la façon de voir la politique est selon le fameux clivage gauche / droite. Pour moi, c’est un anachronisme. Ce clivage est apparu en France en 1789 dans un débat concernant le poids de l’autorité royale face au pouvoir de l’assemblée populaire. Cette façon de faire s’est par la suite propagée à presque tous les systèmes politiques "d"assemblées’". Ce clivage convenait peut-être à la réalité de cet espace-temps en particulier, mais il est ajourd’hui totalement incohérent.

Le problème avec ce clivage est qu’il y a, autant à gauche qu’à droite, des individus que je qualifierais d’étatistes. La seule différence entre eux est que d’un côté ils veulent utiliser l’État pour grossir le filet social et enforcer l’égalitarisme de la société alors que de l’autre ils veulent utiliser l’État pour obtenir des faveurs économiques pour les entreprises (protectionnisme, subventions) et pour intervenir dans l’économie (plans de relance, "bailouts") et sur la scène internationale (guerres, impérialisme). Qu’ils soient de gauche ou de droite, les étatistes sont tout aussi néfastes pour la société et pour les libertés individuelles.

C’est pourquoi les libertariens ne s’identifient pas vraiment à aucune de ces idéologies. L’autre étiquette qui ne va pas très bien aux libertariens est l’étiquette "libérale".  Dans le pur sens du terme elle conviendrait, mais ceux qui de nos jours se disent "libéraux" supportent l’autorité de l’État au détriment de la liberté individuelle. Ils ont différents motifs que les socialistes, mais ils sont tout de mêmes prêts à sacrifier les libertés individuelles au profit de l’autorité étatique. Ils ne sont pas vraiment libéraux, mais bien étatistes. Et que dire des néo-conservateurs…pas grand chose à voir avec le libertariannisme!

L’échelle politique plus cohérente selon moi concerne la taille de l’État. Souhaitez-vous un État plus gros ou un État moins gros? Aux extrêmes de cette échelle il y a en bas le totalitarisme (l’État est tout et partout) et en haut l’anarchisme (aucun État). Comme vous pouvez le constater sur le graphique ci-bas, les libertariens sont presqu’au sommet relativement à la liberté, et en équilibre (au centre) concernant la gauche (socialisme) et la droite (conservatisme).

Il y a une autre échelle parallèle à celle-ci: la liberté individuelle. Cette échelle est souvent décrite comme étant orientée de bas en haut. En bas il n’y a aucune liberté individuelle et la taille de l’État est maximale (totalitarisme); en haut la liberté individuelle est maximale et l’État n’existe pas (anarchisme). L’État n’a rien; il ne produit rien. Tout ce qu’il a, il doit se l’approprier par la force et la contrainte. Ainsi, chaque augmentation de la taille de l’État est combinée à une baisse correspondante des libertés individuelles.

Donc, lorsque vous répondez à la question à savoir si vous souhaitez plus ou moins d’État, vous devez considérer que plus vous accordez de place à l’État, plus vous devez sacrifier de votre liberté individuelle.

L’autre dérive du clivage gauche / droite est celui voulant que la gauche défend le filet social, donc les pauvres, alors que la droite défend les hommes d’affaires, donc les riches. Les libertariens ne défendent ni un, ni l’autre; ils ne défendent que la liberté inviduelle face à l’État. En ce sens, les libertariens ne défendent pas nécessairement les entreprises privées, mais plutôt le droit à la libre-entreprise privée; un corrolaire de notre idéologie.

Par exemple, vous me verrez parfois prendre la défense d’entreprises persécutées par le pouvoir coercitif de l’État, mais vous me verrez aussi condamner les entreprises qui violent les lois et qui utilisent le pouvoir coercitif de l’État avec l’aide de leurs lobbys ou en profitant de la corruption des fonctionnaires de l’État. Encore une fois, il ne faut pas confondre capitalisme et corporatisme.

D’ailleurs, c’est là que les libertariens et la droite divergent grandement. Les libertariens sont contre les subventions, le protectionnisme, les plans de relance économiques, les "bailouts", le lobbying, les banques centrales, la monnaie fiduciaire, les brevets, et toutes les autres interventions de l’État dans l’économie qui visent à procurer un avantage particulier à un groupe d’individus au détriment des autres.

La gauche de son côté fait appel à la solidarité. Pour ce faire, elle entend utiliser l’État (et son monopole de la violence) pour forcer les gens à s’entraider. Elle entend piler sur notre liberté au nom du bien commun. Qu’est-ce que la solidarité? C’est un "sentiment humanitaire qui pousse des personnes à s’entraider". La solidarité ne s’impose pas par décret, sinon c’est de l’oppression. La solidarité doit être volontaire pour être de la véritable entraide.

Ainsi, tant la gauche que la droite ont besoin d’un État gros et fort pour imposer leur vision et son prêts à bafouer les libertés inviduelles pour arriver à leurs fins. C’est pourquoi l’application de l’une ou l’autre de ces idéologies tend à faire glisser une société vers le totalitarisme et/ou le corporatisme.

Conclusion

En somme, je crois qu’il est mal avisé de définir sa position politique seulement en fonction du clivage gauche / droite, sans tenir compte du clivage liberté / étatisme. Ainsi, il est erronné d’associer systématiquement le libertariannisme à la droite. D’autre part, il est aussi fallacieux d’associer systématiquement le nazisme, le fascime et le totalitarisme à la gauche; ces idéologies sont davantage le fruit de l’étatisme (le bas du graphique); c’est pourquoi je préfère me réfugier dans le libertariannisme (le haut du graphique).

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La gauche a une vision du capitalisme qui se résume à ce que les riches bourgeois ont le capital qu’ils utilisent pour faire du profit et exploiter le travail des prolétaires. Ils ne comprennent évidemment pas l’importance de la notion de profit dans l’économie (j’en discuterai dans un billet ultérieur), mais je ne comprend pas ce qu’ils entendent par exploitation. Je n’ai vraisemblablement pas la même définition qu’eux; est-ce mon dictionnaire qui est erroné? Voyons ce qu’en dit le Larousse:

exploitation,  nom féminin (de exploiter)

  1. Action de mettre en valeur quelque chose en vue d’en tirer un profit : L’exploitation d’un sol, d’un cinéma.
  2. Action d’assurer la production d’une matière, d’un minerai, d’un produit, etc. : Exploitation d’une mine, d’un puits de pétrole.
  3. Lieu où l’on met en œuvre les moyens matériels nécessaires à la production : Être à la tête d’une petite exploitation.
  4. Mise à profit méthodique de quelque chose : Exploitation du succès.
  5. Action de tirer un profit abusif de quelqu’un ou de quelque chose: l’exploitation de l’homme par l’homme.
  6. Militaire: Phase du combat offensif, visant à tirer un parti maximal de la réussite d’une attaque.

La définition à laquelle les gauchistes réfèrent est probablement la définition numéro 5. Le capitalisme implique-t-il l’exploitation de l’homme par l’homme ou par l’entreprise privée? Est-ce que l’État devrait prendre plus de place pour contrer le capitalisme? Examinons la question en comparant ma relation avec mon employeur et celle que j’ai avec l’État.

Ma relation avec mon employeur:

Ma relation avec mon employeur actuel a débuté lorsque, de mon plein gré, j’ai décidé de me trouver un travail. J’ai librement décidé de poser ma candiature pour le poste et me suis rendu à l’entrevue . J’ai ensuite librement choisi d’accepter le poste, suite à ce que mon employeur ait librement décidé d’accepter ma candidature, et c’est sans aucune contrainte que j’ai signé mon contrat de travail. Si je le voulais, je pourrais librement démissionner pour aller travailler ailleurs ou ne plus travailement tout simplement.

Le salaire que je reçois ne m’est pas imposé, il est déterminé librement, en fonction du marché. Sa borne inférieure est le salaire que je pourrais recevoir en offrant mon travail à un autre employeur, en effectuant un autre travail ou en ne travaillant pas. Sa borne supérieure est le salaire qui ferait en sorte que ma productivité soit inférieure à ce salaire. Autrement dit, l’employeur pourrait me remplacer par quelqu’un qui produit autant à un salaire inférieur ou qui produit plus pour le même salaire. De plus, une portion significative de mon salaire est relié à ma performance, ce qui m’incite à maximiser la valeur de mon travail.

Ma relation avec mon employeur est donc basée sur la liberté. Est-ce que mon employeur m’exploite? Oui, mais plutôt selon la définition numéro 1. Le désir de mériter un salaire m’incite à mettre mes compétences, mon ardeur et mon temps à la disposition de mon employeur, qui lui met ces éléments en valeur pour en tirer profit et les mettre au bénéfice de la société en les plaçant au coeur du processus de création de richesse qu’est l’entreprise. Il m’apparaît clair que mes compétences, mon ardeur et mon temps auraient une valeur significativement moins élevées en-dehors de ce processus, probablement beaucoup moins élevée que le salaire que je reçois présentement. C’est donc une relation gagnant-gagnant.

Est-ce que les mots librement, de mon plein gré et sans aucune contrainte vous font penser à la définition numéro 5 du mot exploitation? Pas moi.

Ma relation avec l’État:

L’État me force à économiser une portion de mon salaire. Non seulement il décide du montant, il me force en plus à placer l’argent auprès du gestionnaire de son choix (la Caisse). Je n’ai évidemment pas mon mot à dire sur la façon dont cet argent est investi.

L’État me force à me procurer une assurance couvrant la plupart des soins de santé dont je pourrais avoir de besoin. Il en fixe le coût et m’oblige à faire affaire avec son monopole d’État, la RAMQ. L’État a d’ailleurs le monopole sur la plupart des soins de santé, ce qui me contraint à faire affaires avec lui.

Si je désire me procurer un véhicule, l’État m’oblige à me procurer une assurance pour les dommages corporels. Il en fixe le coût et me force à la prendre auprès de son monopole d’État, la SAAQ.

En dernier lieu, pour chaque dollar de salaire que je reçois pour mon travail, l’État me force à lui verser environ la moitié en impôts, ce qui fait de moi un demi-esclave. Et pour presque chaque bien ou service que je me procure avec le fruit de mon travail, l’État me subtilise un montant d’argent. L’État utilise donc la force pour me prendre une bonne partie de l’argent que je gagne à la "sueur de mon front" pour financer ses activités; n’est-ce pas de l’exploitation de l’homme par l’homme? À ce niveau, n’est-ce pas une exploitation abusive de surcroît?

Est-ce que les mots forcer, obliger, contraindre et subtiliser sont plus en accord avec la définition numéro 5 du mot exploitation que ceux que j’ai utilisés en décrivant ma relation avec mon employeur?

Conclusion

En conclusion, l’État ne produit rien, tout son argent doit être subtilisé à ceux qui produisent. Pour subsister et maintenir son hégémonie sur la société, l’État doit utiliser la force pour nous subtiliser de l’argent qui nous a librement été versé en échange de notre travail. Ce n’est rien d’autre que de l’exploitation. Donc lorsqu’un blogeur gauchiste me parle d’exploitation abusive de l’homme par l’homme, la vision qui me vient en tête est davantage celle de l’étatisme que celle du capitalisme. Et chaque fois que l’État accroît son pouvoir, c’est au détriment des libertés individuelles.

Le plus hypocrite dans ce système étatique est que l’État nous donne l’illusion que nous sommes en contrôle de la situation par un mécanisme appelé démocratie; mais en fait, tout ce que nous décidons est celui qui sera à la tête de cette gigantesque machine d’exploitation humaine qu’est l’État.

En terminant, je vous suggère de lire cet excellent article de George Reisman publié sur le Mises Institute. En voici un extrait en lien avec le sujet du présent billet:

As stated, it is a view that sees the role of businessmen and capitalists as comparable to that of slave owners, despite the fact that businessmen and capitalists do not and cannot employ guns, whips, or chains to find and keep their workers but only the offer of better wages and conditions than those workers can find elsewhere.

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C’est bien beau de critiquer le programme du parti Québec-Solidaire et de démontrer à quel point il est farfelu et irréaliste, mais il est tout à fait légitime de se demander de quoi aurait l’air un programme politique minarchiste concrètement. Si un gouvernement libertarien prenait le pouvoir au Québec et me nommait Ministre du Développement Économique, quelles seraient mes premières actions? Évidemment, je n’implanterais pas une minarchie sur le champs, ce serait trop brusque et mènerait au chaos. Il y aurait cependant certaines réformes réalisables dans un mandat de 4 ans et qui pourraient grandement améliorer le niveau de vie des Québécois. Ces réformes ne représentent certainement pas l’idéal minarchiste / libertarien, mais seraient certainement un pas dans la bonne direction. En voici les grandes lignes:

La Caisse de Dépôt:

- Abolition de l’obligation de cotiser au Régime des Rentes ou tout autre régime de retraite. Chaque citoyen est libre d’économiser le montant de son choix et d’investir ce montant auprès de l’institution de son choix. Les cotisations de l’employeur sont converties en salaires. Les contribuables auront l’option de retirer leur cotisations à ces régimes et d’en disposer comme bon leur semble.

- Concernant les sommes qui resteront investies auprès des clients de la Caisse, ceux-ci auront la possibilité d’investir l’argent auprès d’institutions privées, comme n’importe quel autre fonds de retraite. Autrement dit, la Caisse fera face à la concurrence du privé. Elle devra obtenir de bon rendements et faire preuve d’une bonne transparence pour convaincre ses clients de rester avec elle.

- Une fois la situation stabilisée, la Caisse sera privatisée et inscrite en bourse, ce qui permettra au gouvernement de recueillir quelques milliards, qui seront utilisés pour réduire la dette. Elle aura probablement perdu une bonne partie de ses $120 milliards d’actifs sous gestion, mais même avec une cinquantaine de milliards en actifs, elle figuererait parmis les plus gros gestionnaires d’investissement indépendants au Canada et sa valeur en bourse serait très élevée.

- Cette réforme aurait comme impact de dépolitiser la Caisse, de nous rendre notre liberté quant à nos économies et de nous assurer que celles-ci soient gérées le mieux possible par une institution qui fait face à de la concurrence et qui nous considère comme des clients qu’elle ne veut pas perdre. Voir ceci pour plus de détails sur la Caisse.

Hydro-Québec:

Je présentais il y a quelques temps (ici) une approche potentiellement intéressante concernant Hydro-Québec. En voici les grandes lignes:

1) Abolition du tarif "bloc patrimonial", 2) augmentation du dividende d’Hydro-Québec de $2.5 milliards à plus de $9 milliards grâce à l’augmentation du tarif, 3) distribution du dividende directement aux citoyens plutôt qu’au gouvernement, 4) réduction du filet social de $2.5 milliards pour compenser la perte du dividende pour le gouvernement. Cette réforme aurait comme impact de mettre de l’argent dans les poches de la population aux frais des grands consommateurs d’électricité (entreprises et riches). Elle ajouterait aussi un incitatif à l’économie d’énergie.

Autres sociétés d’État:

SAQ: privatisation et vente des actifs mobiliers et immobiliers de la SAQ (l’argent sera utilisé pour rembourser la dette). Les entreprises privées auraient le droit de vendre des vins et spiritueux librement. Pour ce faire, ils pourraient acheter des actifs de la SAQ ou établir leurs propres établissements. Les impôts payés par ces entreprises et l’économie d’intérêt sur la dette compenseraient la perte de revenus pour l’État.

SAAQ: privatisation de la fonction d’assureur de la SAAQ. L’assurance-dommages corporels serait combinée à la police d’assurance automobile comme c’est le cas dans la plupart des provinces. Les assureurs privés ajusteraient les prix en fonction du type de conducteur et du type de véhicule, comme c’est le cas pour votre assurance auto. De cette façon, nous éliminerions les problèmes de sous-capitalisation et la bureaucratie inutile de cette entité. L’organisme conserverait ses fonctions concernant l’émission des permis de conduire et des immatriculations.

Subventions aux entreprises et taxe sur le capital:

Abolition de toutes les subventions et crédits d’impôts aux entreprises. Diminution équivalente des impôts des entreprises de façon uniforme. Cela ferait en sorte de faire disparaître des entreprises qui n’ont pas leur raison d’être et qui subsistent sur notre dos; libérant ces ressources pour ceux qui savent mieux les utiliser. D’autre part, abolition complète de la taxe sur le capital, qui décourage l’investissement et, par conséquent, l’innovation, la productivité,  et la croissance économique. La réduction de l’impôt des entreprises rendrait le Québec plus attrayant pour les entreprises étrangères et favorisait aussi la création d’entreprises locales. Ce genre de réforme a eu des résultats positifs pour l’économie et l’emploi, notamment en Irlande et en Australie.

Agriculture:

Abolition du système de gestion de l’offre et de quotas qui font en sorte que notre population doit payer les aliments beaucoup trop cher (voir l’arnaque du lait). L’élimination de ces mécanismes permettrait certainement de réduire la bureaucratie du ministère qui en est responsable. Les économies ainsi réalisées seraient utilisées pour aider temporairement les agriculteurs à transitionner vers le libre-marché. J’implanterais aussi un élargissement de l’exemption de TVQ sur les produits alimentaires (une idée du QS en passant). Notez que ces mesures bénéficeraient aux pauvres et aux familles, pour lesquels les dépenses en alimentation représentent une grande partie de leur revenu disponible.

Protectionnisme:

Abolir toute mesure protectionniste qui nuit au commerce international ou interprovincial tels que tarifs, quotas ou interdictions.

Éducation:

- Au niveau primaire / secondaire, les enseignants sont sous-payés et sous-qualifiés, ils ont trop d’élèves par classe, les infrastructures sont vétustes et délabrées. Je mettrais en oeuvre une réduction massive de la bureaucratie du ministère de l’éducation et des commissions scolaires. Les économies réalisées serviraient à augmenter les budgets des écoles, ce qui équivaudrait à une décentralisation. Moins de bureaucratie et plus d’argent pour les élèves.

De plus, étant conscient que chaque élève éduqué dans une école privée aux frais de ses parents réduit le fardeau financier de l’État relativement à l’éducation et laisse plus de ressources pour les autres élèves, je m’assurerais que le cadre légal actuel favorise l’implantation de nouvelles écoles privées, dans l’optique long terme de graduellement privatiser le système. La privatisation du système permettrait d’utiliser la concurrence comme moteur de performance et d’efficacité. Le Ministère de l’Éducation continuerait d’établir les programmes d’enseignement à suivre, de déterminer les apprentissages requis et de vérifier le savoir des étudiants par des examens uniformes.

- Au niveau post-secondaire, j’augmenterais de façon significative les frais de scolarité de 20% par année sur 4 ans, ce qui aurait comme impact d’amener le tarif moyen presque égal à la moyenne canadienne. Ces augmentations seraient compensées par une bonification du programme de prêts et bourses, de façon à ce que l’augmentation soit neutre pour les familles pauvres et relativement modeste pour les familles de la classe moyenne. Chaque étudiant aurait accès au même montant de prêt et bourses combinés, mais la proportion de bourses serait plus élevée pour les pauvres et augmenterait de façon linéaire en fonction du revenu familial. Le système serait calibré de façon à ce qu’il en résulte une injection nette ne fonds dans le système d’éducation post-secondaire, qui est présentement sous-financé. Les chiffres démontrent que cela n’aurait pas d’impact négatif sur le taux de diplomation (l’impact serait probablement positif si la qualité s’améliore). Comme je le mentionnais dans un billet précédent, l’éducation est le meilleur moyen de favoriser la justice sociale.

Santé:

J’aurais pu écrire un billet juste sur cette partie! Je tenterai donc d’être bref…

  • Favoriser la croissance du privé dans la santé au Québec.
  • Permettre à la population de se procurer des assurances-santé auprès d’assureurs privés remboursant les frais encourus pour des soins de santé obtenus auprès de fournisseurs privés du Québec et de l’extérieur.
  • Favoriser la concurrence au niveau du système public. Faire en sorte qu’une partie de la rémunération des employés du système public soit liée à la performance relative de leur établissement par rapport aux autres établissements du Québec et d’ailleurs. Les critères de performance ne seraient pas uniquement basés sur les coûts, mais aussi sur la qualité des soins, les délais d’attente et la satisfaction des "clients".
  • Réduire l’immense bureaucratie du ministère de la santé et des centres hospitaliers de façon à réaliser des économies. Ces ressources financières pourraient servir à augmenter les salaires des intervenants (médecins / infirmières) du système public pour qu’ils soient compétitif avec les salaires offert dans le privé, que ce soit au Québec ou à l’extérieur, dans le but de freiner l’exode des cerveaux et d’attirer des candidats de l’extérieur du Québec. Cette décision serait cependant laissée à la discrétion des gestionnaires des hopitaux en fonction de ce qu’ils jugent nécessaire pour améliorer la performance de leur établissement.
  • Favoriser l’acceptation et l’intégration des médecins et infirmières immigrants.
  • Faire en sorte que la RAMQ introduise des frais modérateurs relatifs aux visites chez le médecin en clinique (une visite par année gratuite, la seconde visite coûte $20, la troisième et les subséquentes coûtent $50). Une structure similaire pourrait être utilisée pour les visites à l’urgence lorsqu’il est établi par le médecin que la visite était injustifiée.
  • Abolir le plus de barrières possible face à l’utilisation de médicaments génériques (même si cela pourrait nécessité la collaboration du gouvernement fédéral).
  • Établir un cadre légal définissant que jamais un patient ne sera délaissé par le système en raison de son incapacité de payer, même si l’établissement le plus proche en cas d’urgence est privé.

Je ne propose pas de remettre en cause l’universalité du système de santé (ce qui serait politiquement suicidaire pour le moment) ni d’abolir complètement le système public, mais de simplement appuyer l’émergence d’un système à deux vitesses. Chaque patient qui se fera soigner dans le système privé libérera des ressources dans le système public.

Vérificateur Général:

Augmenter les ressources du Vérificateur Général du Québec de façon à mieux encadrer et surveiller les actions de l’État et pour que l’argent des contribuables soit dépensé le plus responsablement possible. Le VGQ pourrait notamment former une brigade "anti-corruption" permanente.

Ces quelques mesures aideraient à réduire la taille de l’État, à restaurer une partie de la liberté économique des citoyens, à améliorer la situation financière du gouvernement et à améliorer la compétitivité de l’économie Québécoise, et par conséquent le niveau de vie de ses citoyens. Bien que celles-ci auraient un gros impact au niveau économique, mes collègues libertariens des autres ministères auraient sans doute plusieurs autres réformes à implanter de façon à réduire la taille de l’État et à rendre aux citoyens leurs libertés individuelles.

Et vous, que feriez-vous?

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Pour les progressistes/collectivistes (a.k.a. la gauche), l’État est essentiel pour assurer la justice sociale dans une économie où le capitalisme mène à une répartition injuste de la richesse. Le gouvernement est pour eux un mécanisme qui permet de redistribuer la richesse efficacement et d’enrayer la pauvreté. Pour eux, le capitalisme mène inévitablement à l’apparition  de la pauvreté, de la misère, de l’inégalité, de la corruption, de la destruction de l’environnement, etc. C’est pourquoi le gouvernement est nécessaire pour ré-équilibrer les choses, éduquer la population, lui donner accès à de l’eau potable, punir la corruption, protéger l’environnement, etc.

Ceux qui suivent ce blogue se doutent bien que cette vision des choses est contraire à ma vision du monde. Est-ce vrai ou est-ce moi qui a tort? Cessons de débattre dans la noirceur et voyons ce que les chiffres ont à nous dire. J’ai combiné les données du Frazer Institute sur la taille du gouvernement de 140 pays avec les données des Nations-Unies, de Social Watch, de Transparency International et des universités Yale et Columbia pour vérifier s’il est souhaitable d’avoir un gros gouvernement. Notez que dans les graphiques qui vont suivre, l’abscisse présente un indice de la taille du gouvernement construit par l’Institut Frazer à partir de 52 indicateurs statistiques. Plus il est élevé, moins le gouvernement est gros.

J’ai séparé les 140 pays en deux groupes (gros et petit gouvernement) et j’ai calculé les statistiques moyennes pour chaque groupe. Voici les résultats:

Commençons par l’évidence, la mesure la plus utilisée pour mesurer la richesse, le PIB par habitant (GDP per capita). Les pays qui ont un petit gouvernement sont environ 8 fois plus riches que ceux qui ont un gros gouvernement. On comprend donc que le gouvernement agit comme un frein à la création de richesse.

Les gauchistes répondraient que c’est bien beau de créer de la richesse, mais que ça ne donne rien si elle se retrouve dans les mains de quelques individus. Et bien ce n’est pas le cas! Le gini index est un peu plus bas pour le groupe ayant un petit gouvernement comparativement à l’autre, ce qui signifie plus d’égalité dans la répartition de la richesse. Ainsi, non seulement un gros gouvernement fait en sorte de diminuer la création de richesse, il ne permet pas non plus d’assurer une meilleure répartition de cette richesse.

Attaquons-nous maintenant aux mesures de pauvreté. L’espérance de vie est nettement supérieure pour le groupe ayant un plus petit gouvernement (68.0 ans versus 56.7 ans).

Les trois indicateurs suivants excluent les pays industrialisés (la base de données de l’ONU est ainsi faîte). Que l’on parle de la proportion d’illettrés, de la proportion de gens qui n’ont pas accès à l’eau potable ou de la population vivant avec moins de $2 par jour, le profil est le même: plus le gouvernement est gros, plus la pauvreté sévit.

Pour ce qui est de la corruption, l’indice calculé par Transparency International démontre que les pays avec un petit gouvernement sont nettement moins corrompus (plus cet indice est élevé, moins il y a de corruption).

Au niveau de la protection de l’environnement, j’ai utilisé l’indice calculé par les universités Yale et Columbia (plus il est élevé, meilleure est la performance environnementale). Cet indice démontre que les pays avec un gros gouvernement ont une performance environnementale moindre que ceux avec un petit gouvernement.

La première statistique présentée au tableau se nomme le Basic Capability Index. Il est calculé par un organisme du nom de Social Watch et est basé sur trois pourcentages: le pourcentage d’enfants dont l’accouchement a été supervisé par du personnel médical compétent, qui survivent jusqu’à l’âge de 5 ans et qui atteignent la 5e année du primaire. Le groupe de pays avec un petit gouvernement obtient un indice 15% plus élevé que ceux avec un gros gouvernement.

 Conclusion

En somme, le gouvernement n’est pas la solution aux plus grands problèmes du monde. Au contraire, il fait plutôt partie de la cause. C’est une illusion de croire que l’État est un mécanisme efficace pour enrayer la pauvreté et protéger l’environnement. Au contraire, l’État est source de gaspillage de richesse, de corruption, de coercition et d’atteintes aux libertés individuelles.

Note: les courbes de tendance dans les graphiques ont été générées automatiquement par Excel. Ceux qui désirent obtenir mon fichier .xls pour jouer avec les données, écrivez à minarchiste@gmail.com

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Dans un article paru lundi dernier, l’économiste Marcel Boyer de l’Institut Économique de Montréal propose une approche alternative à la privatisation de la société d’État.

M. Boyer voudrait tout d’abord laisser tomber le bloc patrimonial qui dilapide notre électricité à moins de $0.03 par kilowatt/heure alors que le coût marginal de production est maintenant au-delà de $0.10.

Ensuite, il propose de faire en sorte que le dividende d’Hydro-Québec soit versé directement aux citoyens Québécois plutôt qu’à l’État. Ainsi, en 2008, les 7,782,561 habitants du Québec auraient reçu un chèque de  $289.36, qui se serait ajouté au revenu disponible (et imposable) des citoyens.

Et comme l’abandon du bloc patrimonial (165 TWh) permettrait à Hydro-Québec de faire d’encore plus gros profits, ce dividende serait encore plus élevé. Je calcule qu’en augmentant le prix de l’électricité du bloc patrimonial de $0.0279/KWh à $0.07/KWh, les profits d’Hydro-Québec augmenteraient de $6.9 milliards. Le dividende total d’Hydro-Québec atteindrait donc $9.2 milliards, soit $1,176 par habitant par année.

Voici quelques observations relativement à cette situation:

  1. N’oubliez pas que des 165 TWh du bloc patrimonial, 20 TWh vont aux alumineries, donc elles assumeraient une portion significative de la hausse de prix.
  2. Un couple avec 3 enfants aurait reçu un chèque de $1,447 en 2008 et recevrait un chèque de $5,880 dans le scénario où le prix du bloc patrimonial serait augmenté, ce qui est amplement suffisant pour compenser la hausse de leur facture d’électricité.
  3. Les pauvres ne paieraient que très peu ou pas d’impôt du tout sur ce dividende puisque leurs revenus sont très bas. En revanche, les riches paieraient beaucoup d’impôts sur ces dividendes et comme ils consomment davantage d’électricité que les pauvres avec leurs grandes maisons et leurs multiples appareils électriques, leur facture d’électricité augmenterait davantage que celle des pauvres suite à la nouvelle tarification du bloc patrimonial. Cette mesure serait donc progressive.
  4. Cette mesure forcerait les grands consommateurs d’électricité à rationaliser leurs activités et encouragerait l’économie d’énergie. Cela permettrait à Hydro-Québec d’exporter davantage et de créer encore plus de richesse pour le Québec.
  5. L’argent provenant d’Hydro-Québec serait remis directement à la population, donc chacun serait libre de le dépenser librement, selon ses préférences et ses besoins. Ne serait-ce pas mieux que de le mettre dans les mains des politiciens et des fonctionnaires qui l’utilisent présentement pour grossir la bureaucratie étatique et pour rendre les pauvres dépendants de l’État-providence?

Évidemment, si on procédait de cette façon, l’État perdrait une importante source de revenus. Ce trou de $2.3 milliard dans les finances publiques serait en partie compensé par les impôts perçus sur le dividende. L’État pourrait aussi réduire un peu le filet social. De cette façon, les bénéficiaires d’aide sociale de l’État recevraient moins d’argent du gouvernement en tant qu’assisté sociaux, mais recevraient un beau dividende en tant qu’actionnaires d’Hydro-Québec. C’est plus valorisant et ça réduit la dépendance envers l’État. Au bout du compte, il est évident que les pauvres se retrouveraient avec plus d’argent dans leurs poches, gracieuseté des grands consommateurs d’électricité.

Concernant la paperasse, chaque citoyen canadien dont le domicile principal est au Québec depuis au moins un an et qui est titulaire d’un numéro d’assurance sociale serait théoriquement propriétaire d’une action d’Hydro-Québec (incluant les enfants).

En somme, cette proposition moins radicale que la privatisation totale d’Hydro-Québec permettrait de régler plusieurs problèmes reliés à cette société d’État sans traumatiser la gauche. Elle permettrait en outre de court-circuiter le gouvernement et de faire en sorte que les Québécois soient les bénéficiaires directs des dividendes de l’entreprise qui a été bâtie avec leur argent.

Pour mon billet précédent sur la peformance et la privatisation d’Hydro-Québec, cliquez ici.

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