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Posts Tagged ‘récessions’

The Anti-Capitalistic Mentality”, Ludwig von Mises, 1956, 122 pages.

Dans ce petit essai, Mises explique brillamment les raisons pour lesquelles le capitalisme est si détesté et/ou méprisé par la société ou certains groupes qui la composent.

À entendre les gens, certaines choses vont bien « en dépit du capitalisme », alors que tout ce qui va mal est « causé par le capitalisme ». Pourtant, les nations qui sont les plus riches aujourd’hui sont celles qui ont mis le moins d’obstacles à la libre entreprise et au capitalisme.

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« America’s Great Depression », par Murray Rothbard, Mises Institute, 1963, 337 pages.

Disponible gratuitement en pdf.

Dans cet ouvrage, Murray Rothbard tente de rétablir les faits quant à la Grande Dépression, un épisode de l’économie américaine qui est bien mal compris et qui, de nos jours, donne lieu à un grand nombre de fables et de fausses généralités. Pour y arriver, Rothbard passe par le chemin typique des économistes de l’école autrichienne : une description exhaustive des faits.

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La nouvelle règlementation des banques, élaborée suite à la crise financière de 2008, est basée sur les règles de Bâle 3. Il manque encore beaucoup de précisions relativement à ces règles, mais je présente ici les grandes lignes de ces changements qui commenceront à être mis en place graduellement entre 2013 et 2019.

La règlementation de Bâle se traduit essentiellement par un niveau de capital minimum que les banques doivent maintenir. Le ratio minimal de capital Tier 1 sous Bâle 2 était de 4% des actifs pondérés par le risque.

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Pour une raison quelconque, j’avais besoin d’un graphique à long terme de l’indice des prix à la consommation américain en variation annuelle. Ce faisant, mon logiciel de données met automatiquement les périodes de récessions américaines en ombragé. L’expression "une image vaut mille mot" s’applique très bien ici! On remarque tout de suite une chose évidente, tous les épisode d’accélération de l’inflation culminent dans une période ombragée. Dans le graphique ci-bas, j’ai encerclé en rouge ces périodes d’expansion inflationnistes. Autrement dit, tel que le prévoit la théorie autrichienne des cycles économiques, les boums inflationnistes finissent tous par aboutir tôt ou tard en récessions. Les récessions sont donc bel et bien le phénomène monétaire que décrivent les économistes de l’école autrichienne. La seule récession qui fait exception ici est celle survenue au début des années 1980s, celle-ci étant un contrecoup de celle de la fin des années 1970s, lorsque Paul Volker a complètement réorienté la politique monétaire. Elle fut donc un grand "nettoyage" de la Grande Inflation des années 1970s.

Dans le même ordre d’idées, je me suis récemment transformé en réalisateur pour produire un petit vidéo à la fois humoristique et informatif au sujet des politiques de Ben Bernanke. Je l’ai fait en réponse à une boutade envoyée par un de mes collègues au sujet de l’or. Voici les deux liens:

http://www.xtranormal.com/watch/11678441/i-want-inflation

http://www.xtranormal.com/watch/6916109/i-love-gold

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L’économiste Robert Murphy mène présentement une campagne afin de convaincre Paul Krugman de lui accorder un débat opposant le keynésianisme à la théorie Autrichienne des cycles économiques (ABCT). Paul Krugman a en quelque sorte répondu à Robert Murphy dans un article publié sur son blogue la semaine dernière. Murphy a ensuite publié une réplique sur le site du Mises Institute, laquelle je trouve trop longue, mais qui résume quand même bien l’ABCT et certaines des nombreuses erreurs commises par Krugman. Je vous propose donc une réponse plus concise (et en français) aux questions et objections soulevées par Krugman dans sa réponse à Murphy.

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L’une des plus grandes erreurs de Keynes a été sa mauvaise compréhension de la loi des débouchés de Say. Il avait néanmoins besoin de réfuter Say pour établir sa Théorie Générale basée sur la demande agrégée.

L’économiste français Jean-Baptiste Say (1767-1832) a énoncé cette loi fondamentale pour le capitalisme dans son Traité d’économie politique de 1803 (livre I, chapitre XV). Voici sommairement que cette fameuse loi stipule :

  • Nous vivons dans un monde où les ressources sont limitées, mais où les besoins sont illimités.
  • Si un individu désire se procurer un bien, il doit soit le produire lui-même, soit produire qu’elle chose qu’il pourra échanger contre le bien désiré. Il faut évidemment que le bien produit soit « désirable » pour qu’il trouve preneur.
  • La richesse est créée par la production, et non par la consommation. Ainsi, pour être un consommateur, nous devons d’abord être un producteur. Conséquemment, c’est la quantité produite qui détermine la quantité qui pourra être demandée car plus vous êtes productif, plus vous aurez de revenus pour consommer (autrement dit, l’offre crée sa propre demande).
  • Comment savoir si ce que l’on produit est désirable ou non? Cela est indiqué par le profit (ou la perte) que l’on réalise sur le marché. Le profit va diriger les producteurs vers les activités les plus « désirables » pour les consommateurs.
  • La monnaie joue un rôle d’intermédiaire entre le bien produit et le bien consommé. Il arrive que nous ne dépensions pas tout notre revenu aussitôt que celui-ci est engrangé; c’est ce qui crée de l’épargne. Cette épargne est canalisée par les marchés financiers et le système bancaire vers ceux qui désirent emprunter pour consommer davantage. Les taux d’intérêt agissent tel un mécanisme de coordination entre les épargnants et les emprunteurs et fait en sorte que la quantité consommée soit égale à la quantité produite.
  • En intervenant sur la monnaie, les gouvernements et banques centrales peuvent dérégler le système. En raison de ce débalancement, certains biens seront produits en trop grandes quantités, ce qui générera éventuellement des pertes, des faillites et du chômage.
  • La propriété privée est nécessaire car la libre-disposition du fruit de son travail est un incitatif à produire plus de richesse. En rendant la production moins profitable, l’impôt est fort nuisible à la prospérité et crée des distorsions sur les marchés en réduisant le capital disponible à la production et, par conséquent, la quantité de biens disponibles pour la société.

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Pourquoi le chômage augmente-t-il durant les récessions ?

Lorsqu’une bulle spéculative survient dans un secteur particulier de l’économie, comme ce fut le cas dans l’industrie de la construction résidentielle durant les années 2000s, les salaires et l’emploi augmentent énormément, étant dopés par l’expansion du crédit. Lorsque l’expansion de la bulle dure des années, beaucoup d’emplois peuvent être déplacés de diverses industries vers l’industrie sujette à la bulle. Les salaires et taux de placement élevés attirent la main d’oeuvre. Il est même possible qu’une industrie telle que la construction puisse motiver des étudiants en difficulté scolaire à décrocher pour joindre les rangs du marché du travail.

Lorsque la bulle éclate et que la demande s’écroule durant la récession, ces emplois n’ont plus leur raison d’être. On observe donc des mises à pied massives. La récession est un processus de réajustement et de nettoyage durant lequel les ressources sont réallouées dans l’économie pour s’adapter à la nouvelle structure de l’économie. Par exemple, ces travailleurs du secteur de la construction, devenus inutiles parce que la demande n’y est plus, doivent se trouver un nouvel emploi dans une autre industrie.

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Que faire pour éviter les récessions ?

En conclusion à cette série d’article, les récessions ne sont qu’un épisode de correction et d’ajustement qui suit un niveau d’activité économique insoutenable étant financé par de l’endettement facilité par une politique monétaire inflationniste de la banque centrale. Ainsi, si on veut éviter la récession, il faut éviter l’excès du boum. Comme le disait l’économiste Ludwig Von Mises en 1949, soit bien avant la crise financière que l’on vient de traverser :

po« Le mouvement ondulatoire qui affecte le système le système économique, la succession de période de boum et de récessions, est le résultat inévitable des tentatives répétées de réduire les taux d’intérêt par l’entremise de l’expansion du crédit. Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boum économique généré par l’expansion du crédit. »[1]

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Est-ce que le keynésianisme a fonctionné durant la Grande Dépression?

Le New Deal est le nom donné par le président américain Franklin Roosevelt à sa politique interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande Dépression aux États-Unis. Ce programme s’est déroulé entre 1933 et 1938, avec pour objectif de relancer l’économie.

L’oeuvre principale de John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, n’a été publiée qu’en 1936. Elle n’a donc pas eu d’influence sur les politiques appliquées durant la Grande Dépression de 1929-1938. Cependant, même si elle n’existait pas encore, la « recette » que Keynes publiera en 1936 a été appliquée presqu’à la lettre par les politiciens de l’époque, soit les présidents Hoover et Roosevelt.

Les politiques keynésiennes prescrivent que durant les récessions, le gouvernement doit augmenter ses dépenses pour relancer l’économie et la création de monnaie doit être effectuée pour tenter de faire baisser les taux d’intérêt. Or, c’est exactement ce qui a été fait durant la Grande Dépression.

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Qu’est-ce qui a causé la Grande Récession de 2008 ?

Note: je vous recommande de lire la partie 3 de ma série d’articles sur les bulles spéculatives si ce n’est pas déjà fait. Ces deux articles se complètent bien.

Suite à l’éclatement de la bulle techno en 2000 et la récession qui a suivi en 2001, la banque centrale américaine, la Federal Reserve, a entrepris une politique monétaire expansionniste dans le but de relancer l’économie ; c’est-à-dire qu’elle s’est mise à accélérer le rythme de création de nouvelle monnaie. Cette création de monnaie a bien entendu mis de la pression à la baisse sur les taux d’intérêt. Le graphique ci-bas montre le taux cible de la Federal Reserve (ligne foncée) et le taux hypothécaire variable de un an (ligne pale). Vous pouvez y observer qu’entre 2000 et 2004, les taux hypothécaires ont baissé drastiquement.

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