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Articles Tagués ‘protectionnisme’

Aux dires de certains, la recherche du profit est un vice qui nuit à la société. À les entendre, plus le profit est élevé, plus les gens se font exploiter par les producteurs. Ils considèrent scandaleux que les producteurs profitent des pénuries pour augmenter leurs prix pour faire plus de profit.

Selon eux, le système capitaliste fait en sorte que les prix sont souvent plus élevés que le "juste prix" de façon à ce que les producteurs puissent faire du profit. Alors nationalisons ces producteurs, éliminons le profit et nous économiserons tous! C’est ce raisonnement simpliste qui a, entre autres, servi d’argument aux communistes. Suite à l’échec monumental de cette idéologie, il est clair que la réalité est différente de ce que ces gens pensent et que ce type d’argumentation est fort dangeureux.

En réalité, voici comment le profit crée de la richesse et fait du bien pour la société.

Le profit plaît aux actionnaires:

Le profit est ce qui revient aux actionnaires d’une entreprise après toutes les dépenses, intérêts et impôts. Il peut servir à réinvestir dans l’entreprise pour améliorer les profits futurs ou à verser des dividendes. La valeur d’une entreprise repose essentiellement sur les profits; sans eux l’entreprise ne vaut que la valeur liquidative de ses actifs. Ainsi, les actionnaires ont grand intérêt à ce que les profits soient le plus élevé possible. Par l’entremise du conseil d’administration, les actionnaires de l’entreprise mettent beaucoup de pression sur ses dirigeants (bonus, congédiements, etc) pour que ceux-ci fassent en sorte de maximiser les profits, et donc la valeur des actions. Sans profit il n’y pas de capital et donc pas d’investissement privé. 

Il y a beaucoup de compétition entre les entreprises pour obtenir le capital des actionnaires. Pour obtenir du capital (i.e. que les investisseurs achètent leurs actions), les entreprises doivent démontrer qu’elles sont bien gérées, que leur situation financière est appropriée et que leurs investissements seront profitables. Les marchés financiers agissent donc en tant qu’allocateurs de capital et tentent de faire en sorte que le capital ne soit pas gaspillé et qu’il soit utilisé le mieux possible. Le moteur de tout ce processus d’allocation est le profit. Sans lui, il n’y aurait aucun moyen de savoir si le capital est bien investi et aucune motivation à ce que ce soit le cas.

Le profit incite à minimiser les coûts et incite à l’innovation:

Une bonne façon de maximiser les profits est de réduire ses coûts. Les entreprises font donc en sorte d’améliorer la productivité de leurs employés en engageant les meilleurs candidats possibles, en leur fournissant de la formation et en leur attribuant une rémunération alignée sur la performance (lorsque faisable). Les salaires doivent être le plus bas possible, mais doivent quand même être compétitifs si l’entreprise veut attirer de bon candidats.

D’autre part, l’entreprise investira en marketing pour tenter d’augmenter ses parts de marché. L’augmentation des volumes réalisée grâce au marketing permet de réduire les coûts unitaires totaux, puisque les coûts fixes sont répartis sur un plus grand nombre d’unité, ce qui rentabilise cette dépense. Le profit incite aussi à réduire la bureaucratie au minimum, puisque celle-ci coûte cher à l’entreprise.

L’autre façon de réduire les coûts et d’améliorer la productivité est d’innover. Pour ce faire, l’entreprise devra faire de la recherche & développement pour améliorer ses technologies. Elle pourra aussi investir dans de nouvelles machineries et revoir ses processus logistiques. Sans profit supplémentaire, les entreprises n’auraient aucun incitatif à innover et à investir.

Sur un marché concurrentiel, les entreprises utiliseront ces économies de coûts pour gagner des parts de marché en réduisant leurs prix (sinon un compétiteur le fera à leur place et leur volera des parts de marché). Ces réductions de prix font en sorte d’améliorer le niveau de vie de l’ensemble de la société en augmentant le pouvoir d’achat de tous et chacun.

Le profit avantage les consommateurs:

Sur un marché concurrentiel, les producteurs doivent satisfaire leurs consommateurs pour faire du profit. Il y a différentes stratégies pour y arriver, mais si un produit ne plaît pas aux consommateurs par ses caractéristiques, son apparence, sa qualité ou son prix, le producteur ne fera pas beaucoup de profit. Le profit indique donc aux entreprises si ce qu’elles font plaît ou non à leurs clients. Si une entreprise se met à perdre des parts de marché aux mains d’un compétiteur, elle ajustera le tir et s’assurera de récupérer ses clients en améliorant son produit ou en réduisant le prix pour qu’il plaise davantage aux consommateurs.

Le profit permet d’éviter les pénuries et les surplus:

Le profit incite aussi les producteurs à produire des quantités optimales de biens et services. Si un bien est produit en trop grande quantité, les producteurs seront pris avec des surplus qu’ils devront écouler à bas prix, ce qui n’est pas bon pour les profits. La recherche du profit décourage donc ce comportement.

D’autre part, si un bien est produit en quantité insuffisante, les producteurs pourront augmenter leurs prix et ainsi faire de plus gros profits. Cependant, cette situation ne durera pas longtemps puisque les prix élevés inciteront à produire davantage et attireront de nouveaux concurrents sur le marché. La recherche du profit permet donc de minimiser les pénuries.

En fait, la recherche du profit fait en sorte d’optimiser les quantités produites pour que les marchés balancent et que la demande soit efficacement rencontrée par l’offre.

Le profit et la concurrence:

Malheureusement, certains profits ne sont pas mérités. Pour que le profit ait les effets positifs ci-haut décrits, il faut que le marché soit concurrentiel, sinon les producteurs pourront se permettre des prix plus élevés, des coûts moins compétitifs et/ou une qualité qui ne convient pas aux consommateurs. La concurrence est donc un ingrédient essentiel du capitalisme.

Ceci étant dit, le manque de concurrence est souvent le résultat de politiques de l’État. On pourrait mentionner les tarifs douaniers, les subventions, les contrats sans appel d’offre, certaines règlementations augmentant les barrières à l’entrée, les systèmes de quotas et de gestion de l’offre ainsi que les brevets, comme des politiques provenant directement de l’État qui réduisent le niveau de compétition. À ce moment-là, le profit cesse d’être à notre service et sert alors les intérêts corporatistes. Les entreprises travaillent évidemment fort, à l’aide de leurs lobbys et groupes de pression, pour soutirer ces protections à l’État.

Le profit et la monnaie:

L’autre situation dans laquelle le profit joue mal son rôle dans l’allocation du capital est lorsque la monnaie est manipulée. Lorsque la banque centrale et le système bancaire créent de la monnaie à partir de rien en quantité suffisante pour influencer les taux d’intérêt et les prix, cela a comme impact d’artificiellement augmenter les profits et mène à de mauvais investissements (voir l’ABCT). Durant la récession qui suit ces épisodes, le nettoyage de ces mauvais investissements est un processus pénible pour ceux qui sont touchés et perdent leur emploi. C’est pourquoi une monnaie libre de toute manipulation et un système bancaire sain sont des ingrédients essentiels d’une économie compétitive et soutenable.

Conclusion:

Les régimes communistes nous ont donné une bonne vision de ce qu’il arrive lorsqu’il n’y pas de profit. Absence d’innovation, manque d’investissement, gaspillage de ressources, coûts exhorbitants, pénuries, produits de mauvaise qualité qui ne répondent pas aux besoins de la population; telles sont les conséquences désastreuses de l’absence de profit dans une économie. Il faut cesser de blâmer les entreprises qui font du profit et plutôt éliminer les barrières à la concurrence de façon à ce que ces profits aient l’effet escompté; c’est-à-dire d’augmenter notre niveau de vie.

Annexe:

Ce petit article de Éric Grenier paru sur Canoë est un excellent exemple de la confusion et de l’indignation indue qui règnent face au profit.

"le légendaire Jim Rogers, se réjouit de ses placements dans le monde agricole. Because? La famine guette le monde! Je le cite tel que rapporté par ma distinguée collègue aux Affaires, Diane Bérard: «Il n’y a pas assez de nourriture pour tous les habitants de la planète, alors tout ce qui est lié à ce secteur – fertilisants, machinerie, aliments – se transformera en or.» Cynique, dites-vous?"

La réalité est que nous devrions plutôt applaudir les investisseurs comme Jim Rogers qui recherchent le profit, puisque leur capital sera investi dans la capacité de production agricole, ce qui contribuera à produire la nourriture nécessaire à contrer la famine. Il est peut-être cynique de penser ainsi, mais c’est le résultat qui compte.

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Il ne fait aucun doute que le Yuan est présentement sous-évalué. Nous n’avons qu’à observer le Big Mac Index publié par The Economist pour le constater (voir image au bas du billet). Le Chine détient présentement environ $2.4 billion de réserves en devises étrangères.

Pour le Congrès américain et le Président Obama, le problème n’est pas vraiment la sous-évaluation du renminbi, mais bien l’immense déficit commercial des États-Unis avec la Chine, lequel donne des spasmes aux protectionnistes pur-et-durs.

En effet, les États-unis semblent de plus en plus déterminés à stimuler leurs exportations et leur attitude face à la Chine s’est endurcie depuis quelques temps. M. Obama vise à doubler les exportations du pays sur 5 ans et a promis d’être "plus dur" à l’égard de ce qu’il perçoit comme étant de la "compétition injuste" de la part de la Chine. Avec le taux de chômage à 9.7% et les élections de mi-mandat qui approchent, l’attrait politique d’une telle attitude augmente beaucoup.

Ceci étant dit, est-ce qu’une appréciation du yuan aurait l’effet escompté, c’est-à-dire une réduction du déficite commercial des États-Unis avec la Chine (exportations – importations)? Selon Daniel Ikenson, du Cato Institute, les chiffres indiquent que ce ne serait pas le cas.

Entre juillet 2005 et juillet 2008, le renminbi s’est apprécié de 21% contre le dollar US. Au cours de cette période, le déficit commercial États-Unis / Chine a augmenté de 33%.

L’appréciation du renminbi n’a pas découragé la consommation de biens chinois, au contraire les importations ont augmenté. La réalité est que les États-Unis ne produisent pas localement les biens qu’ils achètent de la Chine; il n’y a donc aucun substitut abordable, même si le prix augmente.

D’autre part, les producteurs Chinois ont simplement compensé l’appréciation du yuan par une baisse de prix. Cela a été plutôt facile puisque l’appréciation du renminbi a aussi fait chuter les coûts de productions des producteurs Chinois en réduisant le coût des intrants importés, qui représentent jusqu’à 50% de la valeur des biens importés de la Chine par les États-Unis.

Il semble donc que l’appréciation du yuan n’a fait que réduire le pouvoir d’achat des américains; pas certains que c’était l’objectif du Congrès!

Il ne fait aucun doute à l’égard du fait qu’il serait préférable que la Chine laisse sa devise fluctuer au gré du marché, permettant ainsi une meilleure allocation des ressources. Cela permettrait notamment un meilleur équilibre entre la consommation locale et les exportations en améliorant le pouvoir d’achat des Chinois. Cependant, menacer la Chine de sanctions pour qu’elle ré-évalue sa devise dans le but d’aider la reprise économique américaine ne donnera pas les effets escomptés. D’autre part, il est plutôt futile de compter sur la dépréciation de sa propre devise pour mousser ses exportations et relancer son économie; nous le verrons dans un billet à être publié très prochainement…

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Selon Jean-François Lisée et ses copains écolo-fascistes d’Équiterre, le gouvernement Québécois devrait intervenir pour réduire la dépendance du Québec au pétrole. Tout d’abord, leur analyse est basée sur certaines prémisses qu’il convient d’énumérer:

1) Le pic pétrolier est imminent: Selon Équiterre, il ne fait aucun doute que le pic pétrolier fera incessamment monter le prix du pétrole, ce qui résultera en une véritable catastropĥe économique pour le Québec parce que nous en consommons, mais n’en produisons pas (encore). Voir mon dossier sur le sujet ici.

2) Il faut réduire les GES: Selon Équiterre, le réchauffement global anthropogénique est réel, donc les humains doivent réduire leurs émissions de GES. Pour une raison inconnue, le Québec se doit d’être un précurseur à cet égard.

3) Importer du pétrole, c’est mal: Équiterre semble perpétuer la croyance populaire selon laquelle il faut absolument être un exportateur plutôt qu’un importateur. Pour une raison inconnue, cela est encore plus important lorsqu’il s’agit de pétrole.

Premièrement, si les Québécois achètent du pétrole, c’est parce que cette source d’énergie leur convient à ce prix. Lorsque ce ne sera plus le cas, les alternatives apparaîtront et l’économie s’adaptera, pas besoin d’intervention étatique pour cela. Comme je le mentionnais ici, l’adaptation sera douloureuse, mais l’intervention étatique ne fera qu’empirer les choses.

D’ailleurs, si on observe les chiffre de production et de consommation pour les pays industrialisés, il semble que le pic pétrolier est déjà derrière nous et que l’adaptation est déjà en branle, avec ou sans l’intervention de l’État. En fait, je crois que l’État ne peut qu’empirer les choses en faisant de mauvais choix, comme ce fut le cas avec le fiasco de l’éthanol à base de maïs.

Deuxièmement, le Québec est déjà un faible émetteur de GES grâce à son réseau hydro-électrique / éolien. Pourquoi faudrait-il en faire encore plus au niveau des GES pour le moment? D’ailleurs, il n’y a définitivement pas encore de consensus au sujet des changements climatiques.

Troisièmement, le commerce international, comme n’importe quel échange, consiste à échanger un bien pour un autre bien qui nous procure davantage d’utilité. Ainsi, les deux parties de l’échange améliorent leur utilité économique. Si le Québec est un importateur de pétrole, c’est parce qu’il y voit un avantage. Lorsque ce ne sera plus le cas, nous n’en importerons plus, c’est tout. Adam Smith a démontré à quel point la division du travail améliore le niveau de vie de la société. Cela implique que nous ne pouvons produire l’ensemble des biens et services dont nous avons besoin. C’est pourquoi nous faisons du commerce international et importons ces biens et services que nous ne produisons pas; le pétrole en fait partie. Nous avons tous un incitatif à consommer moins de pétrole; cet incitatif se nomme le prix. Le prix dictera notre comportement économique et forcera notre adaptation à un monde où le pétrole est de plus en plus rare. Pas besoin de mesures étatiques fascistes pour forcer une adaptation qui pourrait bien être prématurée.

D’ailleurs, il ne faut pas oublier que le Québec pourrait très bientôt devenir un producteur de pétrole, grâce aux récents développements technologiques permettant d’exploiter les schistes. D’autre part, il ne faut pas oublier non plus que le Québec bénéficie grandement de la production pétrolière de l’Alberta grâce à la péréquation.

Ceci étant dit,  Équiterre propose cinq grands chantiers étatiques visant à réduire notre dépendance au pétrole. 

1) Équiterre plaide pour articuler le développement des villes autour de principes d’économie d’énergie, entreprendre la densification des milieux déjà construit tout en créant des "coeurs villageois" et imposer un moratoire sur toute nouvelle construction en "zone verte".

Ce que Équiterre ne comprend pas est qu’il y a des raisons pour lesquelles les gens s’intallent en banlieue (prix immobiliers moins élevés, meilleure qualité de vie). Pour eux, ces raisons justifient pleinement le déplacement et le coût en essence. De plus, Équiterre n’explique pas concrètement comment ils s’y prendraient pour densifier les banlieues et quelles sont les implications (par exemple, y aurait-il des expropriations?). Je n’ai rien contre les villes qui font de l’urbanisme, mais ce n’est pas à Équiterre ni au gouvernement provincial de leur imposer des "coeurs villageois" ou tout autre aménagement.

2) Équiterre propose aussi que d’ici 2030, 80% des Québécois disposent d’une alternative abordable et attrayante à la voiture solo et que les grandes villes québécoises soient reliées par un réseau efficace de trains.

Le problème principal avec les trains de banlieue au Québec est qu’ils sont entre les mains de l’État! Le train ainsi que tout autre transport en commun n’est viable que si la demande le justifie. Un train vide à 80% est plus énergivore qu’une voiture occupée par deux passagers. Or, l’AMT et la STM sont totalement déconnectés de la demande (je peux en témoigner). Les investissements sont insuffisants et mal planifiés, le service est médiocre et les coûts sont gonflés par des syndicats gourmands et la bureaucratie étatique. La privatisation des transports en commun serait la meilleure façon d’assurer un service compétitif, rentable et au diapason de la demande du marché.

3) Équiterre voudrait réduire la consommation de carburant du transport de marchandise en favorisant les carburants de remplacement, en favorisant le transfert modal et en valorisant la consommation de produits locaux.

Comme si les entreprises de camionnage n’essayaient pas déjà de réduire leur consommation d’essence et que les expéditeurs ne tentaient pas déjà d’optimiser les routes en utilisant les différents modes de transport! Et à quels carburants de remplacement Équiterre fait-elle référence? À ma connaissance, nous n’en disposons pas encore qui puisse rivaliser avec le pétrole.

D’autre part, la valorisation des produits locaux implique des mesures protectionnistes néfastes pour la compétitivité du Québec. Lorsque le prix du pétrole sera à $250/baril, les produits locaux seront naturellement favorisés par le libre-marché, mais pour le moment il n’y a pas de problème.

4) Équiterre souhaite également une réduction du kilométrage moyen des aliments disponibles en épicerie à un rayon de 500 km et une amélioration du bilan énergétique des agriculteurs.

Encore une fois, même raisonnement qu’au point numéro 3. Aucune action immédiate n’est requise de l’État. Les agriculteurs ont un incitatif à réduire leur consommation d’énergie pour maximiser leur profit.

5) Équiterre propose finalement une conversion de 90% des systèmes de chauffage au mazout vers des formes d’énergie renouvelables.

À cet égard, on peut supposer qu’Équiterre souhaite que l’État subventionne ces investissements, qui ne sont présentement pas justifiés si on fait une analyse coût / bénéfice. En quoi ces résidents chauffant au mazout méritent-ils un tel cadeau de l’État? C’est une injustice flagrante pour les contribuables.

Conclusion:

En somme ce rapport n’est que du pelletage de nuage écolo-fasciste pour tenter de régler une problème qui n’en est pas un. Équiterre voudrait que l’État force le Québec à délaisser le pétrole, alors que les marchés, si laissés libres, génèreront le changement naturellement. Les proposition d’Équiterre ne sont pas bien concrètes et plutôt naïves.

Si le Québec consomme beaucoup de pétrole, c’est parce que cette forme d’énergie est présentement la plus avantageuse. Il n’y a aucune raison de changer cela et lorsque ce ne sera plus le cas, le Québec s’adaptera.

 

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Des éléments positifs dans le budget fédéral:

Selon son budget déposé par Jim Flaherty gouvernement fédéral enregistrera encore une fois un déficit vertigineux avoisinant les 50 milliards $ pour 2010-2011,  près de 20 milliards $ de plus de ce qu’il avait prévu dans le budget de l’an dernier, mais il espère réduire ce déficit à 1,8 milliard $ en 2014-2015. Pour y parvenir, Ottawa annonce qu’il va sabrer dans les dépenses gouvernementales plutôt qu’augmenter les impôts des particuliers et des entreprises; une excellente chose selon moi.

Malheureusement, la Défense nationale verra son budget croître à un rythme soutenu, passant d’environ $20 milliards cette année à $22 milliards en 2017-2018.

Un des éléments fort positifs de ce budget  est l’élimination complète de l’ensemble des droits de douane applicables aux importations manufacturières des entreprises. Cette mesure fait du Canada le premier pays du G20 à permettre à ses manufacturiers de mener leurs activités sans devoir assumer de tarifs sur les intrants, les machines et les matériaux.

Ces droits de douanes, dont nombreux sont aussi anciens que la fondation de la Confédération, en 1867, avaient surtout à l’origine un objectif de "protection" de l’industrie domestique. Ils oscillent, selon leur nature, entre 2% et 15,5% de la valeur des produits. Une fois ce processus d’élimination terminé, on s’attend à ce que la valeur des importations sujettes à de tels droits s’élèvera à $5 milliards, ce qui représentera une économie additionnelle de $300 millions pour les entreprises canadiennes. Le Canada deviendra ainsi une zone libre de droits de douane pour l’industrie manufacturière ainsi qu’un lieu plus attrayant pour les investisseurs; ce qui sera excellent pour la compétitivité de notre économie.

Une proposition simple pour l’agriculture au Québec:

Du blogue Geloso-Breguet, une bonne façon de sauver $460 millions en dépenses publiques tout en réduisant le coût des aliments au Québec:

Dans les dernières vingt-cinq années, les subventions agricoles au Québec ont augmenté de 248% pour que les agriculteurs au Québec deviennent les plus subventionnés du Canada. En plus, le rapport Pronovost remarque que malgré les subventions et le protectionnisme, les producteurs agricoles ne sont pas plus compétitifs qu’auparavant. En fait, c’est le contraire. 

Alors prenons acte de ce constat et faisons des coupures au sein du ministère de l’Agriculture et transformons le en un secrétariat au sein du ministère du développement économique qui s’occuperait d’une Financière Agricole réduite, de l’inspection des aliments et la Commission de protection du territoire. Les programmes de subventions et de développements agricoles pourraient être aboli et la Financière Agricole reserrerait ses normes de financement. Ainsi, il serait possible d’éliminer $460 millions en dépenses publiques et ca permettrait de libéraliser le secteur agricole du Québec.

À Disney aux frais des contribuables:

Dans le même ordre d’idées, selon Argent, Financement Agricole Canada (FAC) a dépensé des centaines de milliers de dollars pour offrir à ses dirigeants et employés des voyages, de somptueux repas au restaurant et d’autres récompenses, a appris l’Agence QMI. Par exemple, le président-directeur général de FAC, Greg Stewart, ainsi que son épouse, se sont rendus à Disney World en mars 2009 pour un voyage d’une durée de cinq jours tous frais payés par la société d’État. Pendant ce temps, les enfants du couple restaient à la maison à Regina et les frais de garde de 300 $ étaient payés par l’organisme financé à même les fonds publics.

La qualité de l’air aux États-Unis: surprenant n’est-ce pas!:

Tiré du blogue du Dr. Mark Perry:

Earth Day (April 22) is only six weeks away, and I just noticed that the EPA recently updated air quality data for 2008 and thought it was worth featuring now in anticipation of the 40th anniversary of Earth Day.

Here we are 40 years later, the U.S. population has increased by more than 50%, traffic volume (miles driven) in the U.S. has increased 160%, and real GDP has increased 204%; and yet air quality in the U.S. is better than ever – nitrous dioxide, sulfur dioxide, carbon monoxide and lead have all decreased between 46% and 92% between 1980 and 2008 (see chart).

Notez que lors du premier Jour de la Terre en 1970, les gens craignaient un refroidissement du climat ainsi que plusieurs catastrophes environnementales et écologiques….qui ne se sont pas produites!

 Un gouffre nommé Pointe Lepreau?

Un bon texte de M. Philippe Giroul au sujet de l’achat d’Énergie NB par Hydro-Québec.

Le pire dans cette affaire dite commerciale, c’est le projet d’acquérir la vieille centrale nucléaire de Pointe Lepreau, qui n’est qu’un vieux bazou qu’on est en train de revamper à coûts de plusieurs milliards avec des retards incontrôlables, sans être certain qu’elle fonctionnera le temps prévu (25 ans).

En effet, quatre centrales nucléaires Candu en Ontario qui ont subi le même traitement n’ont fonctionné que sept ans en moyenne. De plus, la réfection de cette centrale nucléaire à la technologie dépassée se fait selon les anciennes normes de sécurité d’avant juin 2008 et ne tient pas compte des 16 problèmes techniques non résolus à cette date, dévoilés par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN).

Dans cette prétendue aubaine de 1,4 milliard de dollars patentée par les nucléocrates d’Hydro-Québec et avec l’aval du gouvernement libéral, il y a un aspect que personne ne semble prendre en considération dans la décision d’acquérir ou non la centrale nucléaire de Pointe Lepreau: les 5000 tonnes de déchets de combustibles irradiés qui s’ajouteront en bonus à cette transaction. Coût de gestion de ce cadeau empoisonné: 5 milliards de dettes que les générations futures devront assumer à perpétuité. Cette évaluation exclut d’ailleurs tous les autres déchets radioactifs résultant des activités d’opération de réfection et de déclassement du site nucléaire à la fin de sa vie utile. (…) 

 Il est temps de se réveiller et de demander des comptes au gouvernement avant qu’il ne nous précipite à nouveau dans un gouffre financier inadmissible (…).

 La consommation d’eau à Edmonton durant le match Canada / USA:

Excellent graphique de EPCOR, l’entreprise en charge des services publics à Edmonton, qui démontre bien à quel point les Canadiens aiment le hockey!

Danny Williams préfère le système de santé américain:

Rapporté par Claude Picher sur Cyberpresse: Quand il a choisi de subir une chirurgie au coeur dans un hôpital américain, il y a quelques semaines, le premier ministre de Terre-Neuve, Danny Williams, a déclenché une vaste controverse des deux côtés de la frontière. Ce sont plus de 42,000 canadiens par année qui fuient les listes d’attente de notre système de santé communiste pour aller là où on peut s’occuper d’eux correctement.

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Faisant suite à un billet antérieur décrivant le programme d’un gouvernement minarchiste au niveau provincial, je me suis prêté au même exercice relativement à un programme qui pourrait être implanté au niveau du gouvernement fédéral canadien.

- Système bancaire:

Une réforme en profondeur du système bancaire canadien serait entreprise. Je commencerais par serrer la vis des banques au niveau des réserves en les empêchant de prêter les dépôts à vue. Ça ralentirait grandement la création de monnaie par le système bancaire. La seconde étape consisterait à abolir la politique monétaire. Plus de création de monnaie par la banque centrale et plus de cible d’inflation. La troisième étape serait d’abolir toutes les mesures étatiques qui avantagent les banques, comme par exemple l’assurance-dépôt obligatoire et le programme de titrisation de la SCHL. Ça ne veut pas dire que l’assurance-dépôt et la titrisation n’existeraient plus, mais au moins elles ne seraient plus subventionnées par l’État.

Après ces trois étapes simples, nous aurions grandement amélioré notre système bancaire et réduit son potentiel inflationniste. La conséquence la plus évidente serait une augmentation du coût du crédit. C’est normal, puisque ce système réduirait grandement l’offre de crédit sur le marché. Dans un libre-marché, quand l’offre diminue le prix monte. Je pense que les banques absorberaient une partie du choc et seraient donc moins rentables. Je pense que les banques canadiennes obtiennent présentement une rentabilité anormalement élevée grâce aux différents mécanismes étatiques dont elles bénéficient. Pour le "big 6", on parle d’un ROE de plus de 20% alors que les entreprises du S&P/TSX obtiennent un ROE moyen d’environ 12%.

L’autre partie du choc serait absorbée par les emprunteurs, qui verraient leur charge d’intérêt augmenter. La consommation à crédit serait évidemment découragée et l’épargne serait florissant. Cet épargne serait évidemment canalisé vers les marchés financiers, ce qui contribuerait à réduire l’ampleur du choc sur les taux d’intérêt en augmentant l’offre de capital (et de crédit). Autrement dit, le crédit serait financé par l’épargne plutôt que par la création de monnaie, ce qui est beaucoup plus sain.

L’autre conséquence importante en l’absence de création de monnaie serait évidemment la disparition des bulles spéculatives comme la bulle techno de 2001 et la bulle immobilière de 2007. En fait, ce sont les prix en général qui seraient plus stables, c’est-à-dire que le pouvoir d’achat de la monnaie cesserait sa continuelle diminution. En fait, la valeur du dollar canadien s’apprécierait face aux autres devises ce qui augmenterait notre pouvoir d’achat sur les marchés internationaux et, par le fait même, notre niveau de vie.

- Subventions:

J’éliminerais toutes les subventions aux entreprises et utiliserais l’argent pour réduire la charge fiscale de l’ensemble des entreprises.

- Armée:

Je limiterais le budget militaire canadien à la défense raisonnable des frontières et aux opérations spéciales d’urgence. Tous les soldats canadiens oeuvrant à l’étranger seraient rappatriés au Canada. Le Canada adopterait une politique étrangère neutre. Le Canada se retirerait de l’OTAN, du FMI et de la  Banque Mondiale. En contrepartie, des alliances pourraient être conclues avec d’autres pays pacifiques (aussi rares soient-ils) stipulant que si un pays de l’alliance est envahi sans aucune raison, les autres pays se porterons à son secours (notez que les États-Unis ne feraient évidemment pas partie de cette alliance). Cela permettrait  de diversifier le risque géopolitique avec d’autres pays neutres.

- Compétences provinciales:

Le gouvernement fédéral se retirerait de tous les domaines de compétence provinciale, tels que l’éducation et la santé. L’impôt sur le revenu serait diminué du montant équivalent aux économies réalisées.

- Commerce international:

Les barrières protectionnistes encore en place au Canada seraient graduellement assouplies jusqu’à élimination complète. Le processus se ferait de manière très transparente, ce qui ferait en sorte que la structure de production pourrait s’adpater. Les industries touchées pourraient soit améliorer leur compétitivité et devenir dominants ou simplement disparaître et libérer  les ressources pour les industries nous procurant un avantage compétitif.

- Système légal:

Pour qu’un crime soit un crime, il doit y avoir une victime à qui du tort a été fait: meurtre, assaut, viol, vol, fraude ou menaces. Les crimes "sans-victimes" seraient retirés du code criminel. Les ressources policières pourraient ainsi être mieux utilisées à contrer les vrais crimes.

Finalement, le bureau canadien des brevets cesserait d’opérer. Le gouvernement canadien cesserait de faire respecter les droits de propriété intellectuelle.

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Le gouvernement Conservateur a fait un autre pas important vers la liberté économique vendredi en permettant à Globalive de lancer son service de téléphonie sans-fil au Canada. Vous vous souviendrez que je vous avais parlé de cette situation (ici), où le CRTC avait refusé l’accès au marché du sans-fil à ce nouveau compétiteur, dû au fait que l’entreprise est contrôlée par une société étrangère (Orascom).

Le ministre Tony Clement a maintenu le cap vers le libre-marché, défendant ainsi les intérêts des consommateurs canadiens plutôt qu’en maintenant une politique protectionniste inutile. D’ailleurs, le lobby des grosses entreprises en présence (Bell, Rogers et Telus) a probablement eu une influence marquée sur le CRTC, en tentant de bloquer cette initiative. Ceux-ci avaient récemment manifesté leur intérêt à acquérir le spectre de Globalive si l’entreprise n’avait pas été en mesure de l’exploiter étant bloquée par le CRTC. Bell avait d’ailleurs déclaré être prêt à payer jusqu’à 50% du prix payé par Globalive!! Ces entreprises oubliaient que l’objectif était d’amener plus de concurrence dans une industrie qui en manque cruellement; pas de renforcer le statut des gros joueurs en présence!

Globalive lancera ainsi son service Wind Mobile d’ici quelques jours. L’interférence du CRTC aura tout de même grandement nuit à ce nouvel entrant en retardant son entrée, qui avait pourtant été approuvée en mars dernier par Industrie Canada. Wind Mobile est ainsi en retard pour la saison des fêtes, ce qui nuira grandement à son lancement.

Pour ceux qui doutaient de l’impact positif de ces nouveaux compétiteurs pour les consommateurs canadiens, sachez que les effets sont déjà là. Bell a précipité le lancement de son nouveau réseau HSPA, plus performant, qui lui permettra de distribuer le Iphone (que Wind Mobile ne peut offrir pour le moment). Telus a introduit en Octobre dernier un nouveau forfait Simplicité sans frais de réseau, permettant des économies de $2.70/mois. Rogers a aussi abandonné les frais de réseau (de $6.95), mais a augmenté le prix de ses forfaits (de $5) pour compenser, permettant tout de même des économies de $1.95. Notez que Globalive ne facturera pas de frais d’accès au réseau. C’est bien peu pour le moment, mais ce n’est que le début puisque d’autres nouveaux compétiteurs vont bientôt suivre la voie de Globalive au cours des prochains mois, offrant des prix attrayants pour se bâtir une part de marché, ce qui forcera les joueurs en présence à réduire leurs tarifs, qui sont parmis les plus élevés au monde en raison du manque de concurrence.

Le Canada regorge d’industries protégées et non-compétitives. J’ai bien hâte de voir quelle sera la prochaine industrie à laquelle les Conservateurs s’attaqueront…

Les idiots de La Presse – l’or versus le S&P500

En passant, La Presse nous prend vraiment pour des valises ce matin en nous recopiant un article de Bloomberg nous mentionnant que depuis le sommet de $850 atteint par l’or en 1980, le rendement de l’or a été d’à peine +44% alors que le S&p500 a été multiplié par 22 (incluant les dividendes) et qu’un compte-chèque rapportait 92% au cours de cette période. Pourquoi comparer les rendements en partant d’un sommet du prix de l’or? Si on prend le rendement de l’or à partir de son creux du 30 mars 2001, il s’est apprévié de +333% alors que le S&p500 a fait -4.6%. Quel manque de jugement et quel article impertinent…

La Chine est toujours en feu

Je vous mentionnais en octobre dernier à quel point l’économie chinoise était survoltée par les programmes gouvernementaux visant à maintenir l’économie à flots. Vendredi, nous apprenions que la production industrielle chinoise a augmenté de +19.2% en novembre. Alors que la croissance de la masse monétaire bat des records, la banque centrale chinoise maintient sa politique monétaire accomodante, qui semble être en train de gonfler une bulle immobilière (les prix sont en forte hausse cette année). Ça continue d’être positif pour l’économie canadienne, mais qu’arrivera-t-il lorsque ces programmes de relance seront terminés?

La SCHL: un risque pour les contribuables

La semaine dernière, le chroniqueur Bernard Mooney du journal Les Affaires levait le voile sur une réalité que j’avais décrite en août dernier sur ce blogue, à l’égard de la SCHL. Un peu comme je l’avais fait, son article montre à quel point les banques s’enrichissent sur notre dos par l’entremise de cette entreprise d’État. En plus, M. Mooney analyse le bilan de la SCHL et démontre que ce dernier est très précaire. Il semble que la SCHL utilise le levier financier à un niveau qui dépasse l’entendement, pire encore que plusieurs institutions qui ont dû être secourues aux États-Unis et en Europe. Si jamais des problèmes survenaient, ce sont les contribuables canadiens qui devraient payer la note; tout ça pour maintenir notre marché immobilier gonflé à bloc grâce à l’argent frais que la SCHL canalise vers le crédit hypothécaire. Et après on nous vante les mérite de l’accès à la propriété alors que le prix moyen des maisons transigées en octobre au Canada a été de $341,079, et on nous parle de l’irresponsabilité des banques privées durant la crise financière alors que cette entreprise d’État fait encore pire…

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C’est bien beau de critiquer le programme du parti Québec-Solidaire et de démontrer à quel point il est farfelu et irréaliste, mais il est tout à fait légitime de se demander de quoi aurait l’air un programme politique minarchiste concrètement. Si un gouvernement libertarien prenait le pouvoir au Québec et me nommait Ministre du Développement Économique, quelles seraient mes premières actions? Évidemment, je n’implanterais pas une minarchie sur le champs, ce serait trop brusque et mènerait au chaos. Il y aurait cependant certaines réformes réalisables dans un mandat de 4 ans et qui pourraient grandement améliorer le niveau de vie des Québécois. Ces réformes ne représentent certainement pas l’idéal minarchiste / libertarien, mais seraient certainement un pas dans la bonne direction. En voici les grandes lignes:

La Caisse de Dépôt:

- Abolition de l’obligation de cotiser au Régime des Rentes ou tout autre régime de retraite. Chaque citoyen est libre d’économiser le montant de son choix et d’investir ce montant auprès de l’institution de son choix. Les cotisations de l’employeur sont converties en salaires. Les contribuables auront l’option de retirer leur cotisations à ces régimes et d’en disposer comme bon leur semble.

- Concernant les sommes qui resteront investies auprès des clients de la Caisse, ceux-ci auront la possibilité d’investir l’argent auprès d’institutions privées, comme n’importe quel autre fonds de retraite. Autrement dit, la Caisse fera face à la concurrence du privé. Elle devra obtenir de bon rendements et faire preuve d’une bonne transparence pour convaincre ses clients de rester avec elle.

- Une fois la situation stabilisée, la Caisse sera privatisée et inscrite en bourse, ce qui permettra au gouvernement de recueillir quelques milliards, qui seront utilisés pour réduire la dette. Elle aura probablement perdu une bonne partie de ses $120 milliards d’actifs sous gestion, mais même avec une cinquantaine de milliards en actifs, elle figuererait parmis les plus gros gestionnaires d’investissement indépendants au Canada et sa valeur en bourse serait très élevée.

- Cette réforme aurait comme impact de dépolitiser la Caisse, de nous rendre notre liberté quant à nos économies et de nous assurer que celles-ci soient gérées le mieux possible par une institution qui fait face à de la concurrence et qui nous considère comme des clients qu’elle ne veut pas perdre. Voir ceci pour plus de détails sur la Caisse.

Hydro-Québec:

Je présentais il y a quelques temps (ici) une approche potentiellement intéressante concernant Hydro-Québec. En voici les grandes lignes:

1) Abolition du tarif "bloc patrimonial", 2) augmentation du dividende d’Hydro-Québec de $2.5 milliards à plus de $9 milliards grâce à l’augmentation du tarif, 3) distribution du dividende directement aux citoyens plutôt qu’au gouvernement, 4) réduction du filet social de $2.5 milliards pour compenser la perte du dividende pour le gouvernement. Cette réforme aurait comme impact de mettre de l’argent dans les poches de la population aux frais des grands consommateurs d’électricité (entreprises et riches). Elle ajouterait aussi un incitatif à l’économie d’énergie.

Autres sociétés d’État:

SAQ: privatisation et vente des actifs mobiliers et immobiliers de la SAQ (l’argent sera utilisé pour rembourser la dette). Les entreprises privées auraient le droit de vendre des vins et spiritueux librement. Pour ce faire, ils pourraient acheter des actifs de la SAQ ou établir leurs propres établissements. Les impôts payés par ces entreprises et l’économie d’intérêt sur la dette compenseraient la perte de revenus pour l’État.

SAAQ: privatisation de la fonction d’assureur de la SAAQ. L’assurance-dommages corporels serait combinée à la police d’assurance automobile comme c’est le cas dans la plupart des provinces. Les assureurs privés ajusteraient les prix en fonction du type de conducteur et du type de véhicule, comme c’est le cas pour votre assurance auto. De cette façon, nous éliminerions les problèmes de sous-capitalisation et la bureaucratie inutile de cette entité. L’organisme conserverait ses fonctions concernant l’émission des permis de conduire et des immatriculations.

Subventions aux entreprises et taxe sur le capital:

Abolition de toutes les subventions et crédits d’impôts aux entreprises. Diminution équivalente des impôts des entreprises de façon uniforme. Cela ferait en sorte de faire disparaître des entreprises qui n’ont pas leur raison d’être et qui subsistent sur notre dos; libérant ces ressources pour ceux qui savent mieux les utiliser. D’autre part, abolition complète de la taxe sur le capital, qui décourage l’investissement et, par conséquent, l’innovation, la productivité,  et la croissance économique. La réduction de l’impôt des entreprises rendrait le Québec plus attrayant pour les entreprises étrangères et favorisait aussi la création d’entreprises locales. Ce genre de réforme a eu des résultats positifs pour l’économie et l’emploi, notamment en Irlande et en Australie.

Agriculture:

Abolition du système de gestion de l’offre et de quotas qui font en sorte que notre population doit payer les aliments beaucoup trop cher (voir l’arnaque du lait). L’élimination de ces mécanismes permettrait certainement de réduire la bureaucratie du ministère qui en est responsable. Les économies ainsi réalisées seraient utilisées pour aider temporairement les agriculteurs à transitionner vers le libre-marché. J’implanterais aussi un élargissement de l’exemption de TVQ sur les produits alimentaires (une idée du QS en passant). Notez que ces mesures bénéficeraient aux pauvres et aux familles, pour lesquels les dépenses en alimentation représentent une grande partie de leur revenu disponible.

Protectionnisme:

Abolir toute mesure protectionniste qui nuit au commerce international ou interprovincial tels que tarifs, quotas ou interdictions.

Éducation:

- Au niveau primaire / secondaire, les enseignants sont sous-payés et sous-qualifiés, ils ont trop d’élèves par classe, les infrastructures sont vétustes et délabrées. Je mettrais en oeuvre une réduction massive de la bureaucratie du ministère de l’éducation et des commissions scolaires. Les économies réalisées serviraient à augmenter les budgets des écoles, ce qui équivaudrait à une décentralisation. Moins de bureaucratie et plus d’argent pour les élèves.

De plus, étant conscient que chaque élève éduqué dans une école privée aux frais de ses parents réduit le fardeau financier de l’État relativement à l’éducation et laisse plus de ressources pour les autres élèves, je m’assurerais que le cadre légal actuel favorise l’implantation de nouvelles écoles privées, dans l’optique long terme de graduellement privatiser le système. La privatisation du système permettrait d’utiliser la concurrence comme moteur de performance et d’efficacité. Le Ministère de l’Éducation continuerait d’établir les programmes d’enseignement à suivre, de déterminer les apprentissages requis et de vérifier le savoir des étudiants par des examens uniformes.

- Au niveau post-secondaire, j’augmenterais de façon significative les frais de scolarité de 20% par année sur 4 ans, ce qui aurait comme impact d’amener le tarif moyen presque égal à la moyenne canadienne. Ces augmentations seraient compensées par une bonification du programme de prêts et bourses, de façon à ce que l’augmentation soit neutre pour les familles pauvres et relativement modeste pour les familles de la classe moyenne. Chaque étudiant aurait accès au même montant de prêt et bourses combinés, mais la proportion de bourses serait plus élevée pour les pauvres et augmenterait de façon linéaire en fonction du revenu familial. Le système serait calibré de façon à ce qu’il en résulte une injection nette ne fonds dans le système d’éducation post-secondaire, qui est présentement sous-financé. Les chiffres démontrent que cela n’aurait pas d’impact négatif sur le taux de diplomation (l’impact serait probablement positif si la qualité s’améliore). Comme je le mentionnais dans un billet précédent, l’éducation est le meilleur moyen de favoriser la justice sociale.

Santé:

J’aurais pu écrire un billet juste sur cette partie! Je tenterai donc d’être bref…

  • Favoriser la croissance du privé dans la santé au Québec.
  • Permettre à la population de se procurer des assurances-santé auprès d’assureurs privés remboursant les frais encourus pour des soins de santé obtenus auprès de fournisseurs privés du Québec et de l’extérieur.
  • Favoriser la concurrence au niveau du système public. Faire en sorte qu’une partie de la rémunération des employés du système public soit liée à la performance relative de leur établissement par rapport aux autres établissements du Québec et d’ailleurs. Les critères de performance ne seraient pas uniquement basés sur les coûts, mais aussi sur la qualité des soins, les délais d’attente et la satisfaction des "clients".
  • Réduire l’immense bureaucratie du ministère de la santé et des centres hospitaliers de façon à réaliser des économies. Ces ressources financières pourraient servir à augmenter les salaires des intervenants (médecins / infirmières) du système public pour qu’ils soient compétitif avec les salaires offert dans le privé, que ce soit au Québec ou à l’extérieur, dans le but de freiner l’exode des cerveaux et d’attirer des candidats de l’extérieur du Québec. Cette décision serait cependant laissée à la discrétion des gestionnaires des hopitaux en fonction de ce qu’ils jugent nécessaire pour améliorer la performance de leur établissement.
  • Favoriser l’acceptation et l’intégration des médecins et infirmières immigrants.
  • Faire en sorte que la RAMQ introduise des frais modérateurs relatifs aux visites chez le médecin en clinique (une visite par année gratuite, la seconde visite coûte $20, la troisième et les subséquentes coûtent $50). Une structure similaire pourrait être utilisée pour les visites à l’urgence lorsqu’il est établi par le médecin que la visite était injustifiée.
  • Abolir le plus de barrières possible face à l’utilisation de médicaments génériques (même si cela pourrait nécessité la collaboration du gouvernement fédéral).
  • Établir un cadre légal définissant que jamais un patient ne sera délaissé par le système en raison de son incapacité de payer, même si l’établissement le plus proche en cas d’urgence est privé.

Je ne propose pas de remettre en cause l’universalité du système de santé (ce qui serait politiquement suicidaire pour le moment) ni d’abolir complètement le système public, mais de simplement appuyer l’émergence d’un système à deux vitesses. Chaque patient qui se fera soigner dans le système privé libérera des ressources dans le système public.

Vérificateur Général:

Augmenter les ressources du Vérificateur Général du Québec de façon à mieux encadrer et surveiller les actions de l’État et pour que l’argent des contribuables soit dépensé le plus responsablement possible. Le VGQ pourrait notamment former une brigade "anti-corruption" permanente.

Ces quelques mesures aideraient à réduire la taille de l’État, à restaurer une partie de la liberté économique des citoyens, à améliorer la situation financière du gouvernement et à améliorer la compétitivité de l’économie Québécoise, et par conséquent le niveau de vie de ses citoyens. Bien que celles-ci auraient un gros impact au niveau économique, mes collègues libertariens des autres ministères auraient sans doute plusieurs autres réformes à implanter de façon à réduire la taille de l’État et à rendre aux citoyens leurs libertés individuelles.

Et vous, que feriez-vous?

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Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les prix des services de télécommunications (internet et téléphonie sans-fil)étaient si élevés au Canada par rapport à d’autres endroits dans le monde? La réponse est évidemment le manque de compétition. Pour l’internet haute-vitesse, le Canada se classe deuxième pour les prix les plus élevés ($90 comparativement à une moyenne de $53 pour l’OCDE). Voici deux graphiques qui illustrent bien la situation pour la téléphonie sans-fil:

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C’est pourquoi en 2007 le ministre de l’industrie Jim Prentice a orchestré l’entrée en scène de trois nouveaux compétiteurs sur le marché du sans-fil: Globalive, Dave et Public Mobile. Cette nouvelle compétition a mis beaucoup de pression sur les trois joueurs en place (Telus, Bell et Rogers), qui ont dû mettre en place une stratégie plus défensive.

Mais voilà que le CRTC se mêle de la partie en déclarant la semaine dernière que Globalive, le plus sérieux des trois, n’était pas conforme aux restrictions de propriété étrangère. Selon les règles du CRTC, les compagnies de téléphonie opérant au Canada doivent être détenues et controllées majoritairement par des intérêts canadiens. Les actions de Globalive sont détenues à 65% par le conglomérat Égyptien Orascom, lequel détient aussi la majorité de la dette de Globalive.

À noter que Industrie Canada avait déjà approuvé la propriété de Globalive comme étant conforme. Globalive devait lancer son service à Toronto et Calgary d’ici quelques semaines sous la marque Wind Mobile.

Ainsi, une compagnie étrangère veut venir investir près de $1 milliard chez nous et embaucher près de 800 employés (et ce n’est qu’un début), tout en rendant notre industrie du sans-fil plus compétitive, et nous lui barrons le chemin en vertu de règles protectionnistes désuettes! Quelle stupidité et quelle mauvaise publicité pour l’image du Canada sur la scène internationale…

Pendant ce temps, Rogers, BCE et Telus vont pouvoir continuer à maintenir des tarifs prohibitifs et à réaliser de généreuses marges de profits sur le dos des Canadiens. Et bien sûr, tout ça pour "protéger" les intérêts des Canadiens!

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Obama continue de dévoiler ses couleurs protectionnistes avec l’introduction d’un tarif douanier de 35% sur les pneus importés de Chine. Le Président brise ainsi une promesse faite au G20 d’avril dernier, soit d’éviter de céder au protectionnisme. Cette mesure s’ajoute aux clauses "Buy-America" sur les contrats gouvernementaux introduite il y a quelques mois.

M. Obama a besoin de soutien politique alors que sa réforme du système de santé fait face à beaucoup d’opposition. Il tente donc d’amadouer les syndicats avec cette mesure, dont l’impact sera mitigé puisque les importations de pneus chinois seront simplement remplacées par des pneus du Brézil, du Mexique ou de l’Inde (selon The Economist). 

Cela est de bien mauvaise augure pour le sommet du G20 qui se déroulera cette semaine à Pittsburgh. La Chine a d’ailleurs promis de répliquer en s’attaquant aux importations américaines de poulets et de pièces automobiles et en amenant les États-Unis devant l’OMC.

Cela me fait penser au fameux Smoot-Hawley Tariff Act qu’avait introduit le Président Hoover durant la grande dépression. En fait, cette loi introduisant des tarifs prohibitifs sur des milliers de produits importés avait mené à une escalade marquée du protectionnisme dans le monde et avait certainement contribué à amplifier les effets de la dépression. En 1930, le taux de chômage n’était que de 7.8% lorsque cette loi a été adoptée. Il a graduellement augmenté jusqu’à 25.1% par la suite en 1933.

Bien que l’impact économique de ces tarifs sur les pneus chinois soit minime, il ouvrira la porte à d’autres. Plusieurs industries feront de la pression sur le gouvernement pour obtenir de la protection.

En cette période d’incertitude économique et de fragile reprise, avons-nous vraiment besoin de davantage de barrières au commerce et d’une escalade du protectionnisme? Personne n’a appris la leçon de la Grande Dépression des années 1930s?

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Résumons un peu l’historique de cette saga:

-  Mai 2006: Bombardier se voit accorder le contrat pour remplacer les voitures du Métro de Montréal: 336 voitures pour $1.2 milliard.

- Février 2008: Alstom gagne sa cause, ce qui force la STM à faire un appel d’offre international.

- Novembre 2008: Alstom et Bombardier s’allient et soumettent une offre conjointe, puisque aucun d’eux n’a la capacité de réaliser un tel contrat seul.

- Août 2009: Après plus de trois ans de perte de temps, toujours pas d’entente entre le consortium Alstom/Bombardier et la STM…

L’échéancier initial pour l’entrée en service des nouvelles voitures (2012-2014) ne sera vraisemblablement pas respecté puisque 3 annnées ont été perdues en tergiversations. Apparemment, les parties se sont entendues sur tout, sauf le prix, lequel aurait grimpé à $1.8 milliard. Si aucune entente ne survient, la STM devra retourner en appel d’offre international, ce qui occasionnera encore plus de délais.

Cependant, la réalité est que le consortium Alstom/Bombardier tient le gros bout du bâton dans ce dossier. Premièrement, le gouvernement exige que 60% du contenu soit canadien et que l’assemblage final soit fait au Canada (le consortium possède déjà des installations ici). Deuxièmement, vu la taille du contrat, il n’y pas beaucoup d’autres joueurs internationaux qui puissent le réaliser, surtout avec les exigences de contenu local. Troisièmement, Bombardier a l’appui des syndicats et d’une partie de la population, qui trouveraient impensable que ce contrat soit réalisé ailleurs qu’à l’usine de La Pocatière. Quatrièmement, l’influence politique de Bombardier est très puissante…

Conséquemment, le consortium bénéficie pratiquement d’une situation de monopole relativement à ce contrat et peut se permettre de jouer dur, alors que le gouvernement s’est "peinturé dans un coin". L’augmentation du coût du projet n’est d’ailleurs peut-être pas étrangère à cette situation. La STM quant à elle est coincée entre les pressions politiques élevées, des infrastructures inadéquates tant en quantité qu’en qualité, une demande sans-cesse grandissante pour le transport en commun à prix dérisoire et des coûts d’opérations trop élevés en raison d’une main d’oeuvre syndiquée/surpayée.

Que serait-il advenu si le privé était en charge de la STM?

  1.  Le privé aurait perçu l’augmentation de la demande comme une source potentielle de croissance des profits. Il se serait donc positionné pour subvenir à cette demande croissante à temps.
  2. Il aurait soumis un appel d’offre international sans contrainte et aurait obtenu le meilleur rapport qualité/prix compte tenu de son budget. La commande aurait été aussitôt passée.
  3. La livraison des nouvelles voitures aurait eu lieu en 2009-2010, à temps pour subvenir à la demande croissante de transport en commun.

Il est inadmissible que les politiciens prennent les usagers du transport en commun en otage de cette façon.

Usagers du métro: soyez patient, l’État s’occupe de vous!

http://www.ledevoir.com/2009/08/07/261909.html

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