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Articles Tagués ‘planification centrale’

Les autres volets de cette série d’articles sont :

Diagnostic pauvreté : 1- Le Bangladesh.

Diagnostic Pauvreté: 2- Le Chili.

L’évolution économique de la Suède.

Diagnostic Pauvreté 4 : La Libéralisation de la Nouvelle Zélande.

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Le « cirque » de U2 est récemment passé par Montréal avec ses deux immenses concerts extérieurs ayant attiré plus de 160,000 personnes. J’étais bien content de ne pas avoir eu à payer mes billets à $275 l’unité car d’où j’étais, Bono avait l’air d’un Lilliputien! Je préfère les concerts plus intimes où l’on peut voir plus clairement d’où proviennent les sons que l’on entend et où les sièges sont plus confortables et…immobiles (lorsque les gens sautaient, mon banc oscillait avec une amplitude d’environ 20 centimètres!).

Néanmoins, je réfléchissais sans cesse à tous ces plaidoyers de Bono pour augmenter l’aide aux pays pauvres, lui qui évite de payer la totalité de ses impôts en Irlande grâce à une pirouette fiscale (voir ceci). Bono et ses acolytes sont peut-être bien intentionnés, mais dans la pratique, ils ont tort. Non seulement l’aide internationale aux pays pauvres n’améliorent pas leur sort, elle a même un effet négatif sur le développement de ces pays.

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Que faire pour éviter les récessions ?

En conclusion à cette série d’article, les récessions ne sont qu’un épisode de correction et d’ajustement qui suit un niveau d’activité économique insoutenable étant financé par de l’endettement facilité par une politique monétaire inflationniste de la banque centrale. Ainsi, si on veut éviter la récession, il faut éviter l’excès du boum. Comme le disait l’économiste Ludwig Von Mises en 1949, soit bien avant la crise financière que l’on vient de traverser :

po« Le mouvement ondulatoire qui affecte le système le système économique, la succession de période de boum et de récessions, est le résultat inévitable des tentatives répétées de réduire les taux d’intérêt par l’entremise de l’expansion du crédit. Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boum économique généré par l’expansion du crédit. »[1]

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            Le socialisme est un système de type collectiviste qui se traduit essentiellement par la propriété publique des instruments de production. Autrement dit, seul le gouvernement peut être propriétaire du capital productif de l’économie.

            L’autre terme souvent utilisé pour désigner le socialisme est la planification centrale. C’est que dans ce système, il n’y a plus d’entrepreneurs, juste des fonctionnaires. Il n’y a plus de concurrence ni de profits. L’État a le monopole sur tout et décide de quoi et combien produire.

            Comme il n’y a plus de profit, plus rien ne motive les travailleurs. Ceux-ci ne peuvent pas améliorer leur sort en travaillant plus dur ou en améliorant leurs compétences. C’est pourquoi les systèmes socialistes voient leur productivité baisser drastiquement. Il en résulte une baisse de la production et des pénuries. Par exemple, avant d’adopter le communisme, la Russie était un gros exportateur de céréales, alors qu’à une certaine époque sous le communisme, elle n’en produisait plus assez pour nourrir sa propre population, devenant éventuellement le plus gros importateur de céréales au monde.

            De plus, sans profit, l’innovation n’est pas encouragée. Pour qu’un individu donne le meilleur de lui-même, il faut que ça en vaille la peine. Si personne ne peut profiter de son travail acharné ou des découvertes engendrées par son génie créatif, personne n’aura la motivation nécessaire à faire avancer la société vers un meilleur niveau de vie. L’absence de profit complique aussi les décisions d’investissement. Comment comparer deux investissements différents sans profit? Les pays socialistes accusent donc généralement un retard technologique important.

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S’il y a une chose dont les Keynesiens parlent depuis plusieurs mois, Paul Krugman en tête de liste,  c’est bien de la trappe à liquidité (liquidity trap):

The term liquidity trap is used in Keynesian economics to refer to a situation where the demand for money becomes infinitely elastic, i.e. where the demand curve is horizontal, so that further injections of money into the economy will not serve to further lower interest rates. Under the narrow version of Keynesian theory in which this arises, it is specified that monetary policy affects the economy only through its effect on interest rates. Therefore, if the economy enters a liquidity trap area — and further increases in the money stock will fail to further lower interest rates — monetary policy will be unable to stimulate the economy.

Ainsi, la trappe à liquidité survient lorsque même un taux directeur à la banque centrale frôlant les 0% n’arrive pas à stimuler l’économie. L’explication est simple: même si les taux d’intérêt sont bas, les individus et entreprises ne veulent pas s’endetter pour dépenser (ils l’ont déjà trop fait durant le boum). Ils sont déjà fort endettés, leur confiance est faible et plusieurs sont au chômage. Le remède keynesien à ce problème est donc le plan de relance. Le gouvernement nous dit essentiellement: "puisque vous ne voulez pas vous endetter pour dépenser, nous allons le faire à votre place". Ensuite, on se croise les doigts et on prie pour qu’un autre des concepts keynesiens, le multiplicateur, fasse son effet. Jusqu’à maintenant, cette recette n’a jamais fonctionné, mais devant cet échec, les keynesiens se plaignent que les plans de relance n’étaient tout simplement pas assez gros…

Ceci étant dit, plutôt que de reconnaître l’absurdité de leurs politiques, les keynesiens continuent à faire la démonstration de leur stupidité. Selon l’économiste en chef de l’IMF, Olivier Blanchard, lequel est secondé par Paul Krugman à cet égard, propose que les banques centrales adoptent une cible d’inflation plus élevée (4% plutôt que 2% aux États-Unis), ce qui mènerait à un taux directeur supérieur. Cela permettrait à la banque centrale de couper davantage son taux directeur durant la récession et ainsi d’éviter la trappe de liquidité.

C’est n’importe quoi! Pour avoir de l’inflation plus élevée, il faut créer de la monnaie, ce qui met une pression à la baisse sur les taux d’intérêt; il est donc impossible d’avoir à la fois une cible d’inflation et un taux directeur plus élevés! Pour atteindre une cible d’inflation de 4%, la Federal Reserve aurait eu à créer encore plus de monnaie durant les années 2000s, ce qui aurait eu un effet à la baisse sur les taux d’intérêt et aurait résulté en une bulle encore plus imposante.

Ce genre de déclaration frôlant l’imbécilité n’est pas surprenante venant de Blanchard, lui qui avait publié en 2008 (juste avant la débâcle de Lehman Brothers) une étude intitulée The State of Macro dans laquelle il concluait que l’économie était en santé et que tout allait bien…

Je suppose que cette proposition sera aussi appuyée par Joseph Stiglitz, un autre keynesien qui a fait un fou de lui il y a quelques années. En 2002, des gens ont exprimé leurs inquiétudes sur la santé financière de Fannie Mae et Freddie Mac. Pour plusieurs, l’implication de ces deux entreprises parapubliques dans le marché des subprimes mettait en péril leur existence. Pour répondre à ses détracteurs, Fannie Mae et Freddie Mac ont demandé à Joseph Stiglitz d’évaluer la probabilité de voir ces deux entreprises connaître des difficultés financières. Selon Stiglitz, la probabilité de voir le gouvernement être obligé de sauver Fannie Mae et Freddie Mac avec l’argent des contribuables se situait entre 1/500 000 et 1/3 000 000. Bravo M. Stiglitz!

Le vrai problème des banques centrales:

Le problème des banques centrales est qu’elles sont programmées pour générer de l’inflation. Leur objectif est un taux d’inflation "stable", mais positif! Et en se concentrant sur l’inflation mesurée par les prix à la consommation, elles manquent complètement ce qui se passe sur les marchés financiers.

Par exemple, durant les années 2000s, les prix à la consommations ont été maintenus bas en raison des gains de productivité et des importations bon marché de la Chine. Pendant ce temps, pour contrer ces sources de déflation, la Federal Reserve a dû créer beaucoup de monnaie pour atteindre sa cible d’inflation de 2%, créant ainsi une bulle sur les marchés financiers et une mauvaise allocation des ressources dans l’économie. Cette orientation politique erronnée est le résultat de l’aversion pathétique des keynesiens pour la déflation, même si celle-ci provient de gains de productivité augmentant notre pouvoir d’achat.

Serait-il possible pour une banque centrale de mener une politique monétaire permettant  des prix stables et des marchés financiers en équilibre (sans bulles)? Non! Et ce pour les même raison que le communisme et la planification centrale de l’économie ne fonctionnent pas; le libre-marché est la meilleure façon d’allouer les ressources et de déterminer les prix dans l’économie, y compris les taux d’intérêts, lesquels sont le prix de l’argent dans le temps.

Conclusion:

La déflation qui suit l’éclatement d’une bulle inflationniste est certes douloureuse et pénible, mais elle est aussi inévitable que nécessaire. Tenter de regonfler la bulle par une politique monétaire ultra-expansionniste est une recette désastreuse qui ne fera qu’empirer les choses et prolonger le supplice.

La trappe à liquidité est un concept absurde, tout comme le reste des idées keynesiennes d’ailleurs. En fait, je dirais que c’est la preuve de l’échec des idées de Keynes. La réalité est que le libre-marché serait le meilleur mécanisme de gestion de la politique monétaire, pas un groupe d’individus réuni en comité.

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