Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘PIIGS’

Un immense débat fait présentement rage entre les économistes à propos de l’impact des plans d’austérité. D’un côté, certains prétendent que le rétablissement de l’équilibre budgétaire sera bon pour les économies concernées et contribuera à les remettre sur pieds. De l’autre côté, les keynésiens affirment que ceux-ci amplifieront la récession et ne feront qu’empirer les choses.

Je pense qu’il y a énormément de confusion dans ce débat. En fait, les deux camps ont tort, dépendamment de l’horizon observé et du contenu des plans d’austérité.

(suite…)

Read Full Post »

La bilan de la Banque Centrale Européenne est en forte expansion ces derniers mois alors qu’elle accumule les titres de dette souveraine des PIIGS:

(suite…)

Read Full Post »

Les nouvelles à l’égard de la crise Européenne se succèdent à un rythme effarant, à un tel point que le commun des mortels (et certains des lecteurs de ce blogue) sombre dans la plus profonde confusion. Certains jours on apprend que l’Euro est sauvé, pour que le lendemain on se rende compte qu’il n’en est rien. Voici donc quelques éclaircissements concernant les développements des derniers jours.

(suite…)

Read Full Post »

La crise financière de 2011 empire de jour en jour en Europe. Les politiciens Grecs et Italiens sont incapables de s’attaquer à leur déficit fiscal. Il est évident que les banques européennes détenant des obligations des PIIGS devront prendre une perte significative sur ces titres, ce qui entamera sérieusement leur capital et les placera en situation financière précaire, pour ne pas dire en faillite. Évidemment, aucune institution financière ne veut leur fournir du capital sous forme de débentures sans actifs en garantie, ni leur fournir de la liquidité sous forme de dépôts interbancaires. Le prix de leurs actions sont en chute libre ce qui rend le financement par émission d’actions plutôt indigeste.

Notez que dans ce dernier paragraphe, vous pourriez substituer 2011 pour 2008, Europe pour États-Unis et obligations des PIIGS pour  MBS-subprime; le scénario est le même.

(suite…)

Read Full Post »

 L’Irlande libérale s’en sort mieux que les PIGS socialistes :

Une excellente revue des indicateurs économiques récents en Irlande par Alexis Vintray. Pas de dévaluation compétitive, focus sur l’amélioration de l’équilibre budgétaire (plutôt que sur une hausse des dépenses) et déflation des prix et des salaires. En somme, l’antithèse du keynésianisme.

« L’hypothèse de croissance du PIB de 2% prise par le gouvernement pourrait être dépassée. Une condition essentielle pour réduire le fardeau de la dette publique, qui est attendue à 111% pour 2011. Sans surprise, ces bons résultats se traduisent par le retour de la confiance des investisseurs, convaincus par la volonté affichée d’assainir la situation au plus vite. (…)

Ainsi, si le commerce extérieur a explosé, c’est que les salaires comme l’inflation ont fortement baissé depuis le début de la crise en 2007. (…)

Depuis 2007, les prix ont légèrement chuté (-0,5%) contre une hausse de près de 6% dans la zone euro. (…) Conséquence, les produits irlandais se retrouvent comparativement moins chers que les produits du reste de l’Europe. (…)

On notera aussi que l’Euro, en empêchant la dévaluation de la monnaie, a empêché l’Irlande de retrouver sa compétitivité par la dévaluation, et obligeant à cette « dévaluation interne ». (…)

Tout aussi intéressant, le gouvernement irlandais a refusé de toucher à sa fiscalité des entreprises, très basse, et a au contraire axé son plan de rigueur sur la baisse des dépenses publiques. (…)

Certes, le pays n’est pas complètement sorti d’affaire et continuera à payer le prix des excès de la bulle immobilière de la décennie précédente pendant quelques temps encore. (…) Mais les premiers résultats et la comparaison avec les autres « PIGS » remettent en cause les hypothèses keynésiennes et offrent probablement des leçons à tirer pour la France ou la « rigueur » ne contient aucune moindre réduction des dépenses publiques… »

 

(suite…)

Read Full Post »

« The Tragedy of the Euro », Philipp Bagus, Ludwig Von Mises Institute, 2010, 149 pages.

Disponible gratuitement en pdf.

 Bagus débute par exposer les circonstances dans lesquelles la Zone Euro a été créée. Il présente deux visions distinctes de l’Union Européenne : la vision libérale classique et la vision socialiste.

Le Traité de Rome de 1957 fut un pas important vers la vision libérale, établissant quatre libertés de base : liberté de circulation des biens, liberté d’offre de services, liberté de mouvements de capitaux et liberté de migration. Ce traité mettait en quelque sorte fin à l’ère de national-socialisme qui avait prévalu dans la première moitié du siècle, avec les conséquences dévastatrices qu’on lui connaît. La vision libérale de l’Europe n’implique aucunement la création d’un « super-État » pan-européen. Cette vision souhaite plutôt la saine concurrence entre différents systèmes politiques. Dans une telle Europe, le capital bouge des pays où les salaires sont élevés (les faisant ainsi diminuer) vers les pays où les salaires sont bas (les faisant augmenter). À l’inverse, les travailleurs migrent des pays où les salaires sont bas vers ceux où les salaires sont plus élevés. Ces migrations du capital et des travailleurs sont orientées des pays où les impôts sont plus élevés vers ceux où les impôts sont moindres, assurant une certaine discipline fiscale de la part des gouvernements. Les monnaies sont aussi en concurrence dans ce système libéral; les monnaies moins solides voyant leur pouvoir d’achat diminuer.

En revanche, la vision socialiste de l’Europe était, à une certaine époque, défendue par les Jacques Delors et François Mitterrand de ce monde. Ceux-ci voulaient voir une Europe protectionniste et interventionniste, gérée par un État central. Ils désiraient un État-providence européen assurant la redistribution de la richesse au sein de l’Union, la règlementation uniforme des pays membres et l’harmonisation de la législation dans toute l’Europe, incluant les niveaux de taxation. Plusieurs personnages ont véhiculé cette vision de l’Europe dans le passé, incluant Charlemagne, Napoléon, Staline et Hitler.

(suite…)

Read Full Post »

La plupart des informations de cet article proviennent d’un article publié dans The Economist.

En ce moment, la plupart des pays du monde sont en position de déficit fiscal; c’est-à-dire que les dépenses de l’État sont plus élevées que les revenus, alors que leur endettement atteint des niveaux inquiétants, voire même catastrophiques (pour les pays de l’OCDE, on anticipe 120% du PIB en 2014). La zone Euro est en détresse parce que les gouvernements des PIIGS n’arrivent plus à financer leurs déficits astronomiques (voir ceci). La Federal Reserve a dû créer des quantités gargantuesques de nouvelle monnaie pour acheter des bons du Trésor américain pour financer le déficit monstrueux du gouvernement. De plus, aux États-Unis, les gouvernements des états et des municipalités ont un déficit actuariel de leurs régimes de pension se chiffrant à $3.5 billion (x1012). Les syndicats de la fonction publique ont une bonne part de responsabilité relativement à cette situation critique.

La réalité est que les fonctionnaires bénéficient d’une sécurité d’emploi et de conditions de rémunération nettement supérieure à celles des citoyens qu’ils sont supposés servir. Aux États-Unis, la rémunération du secteur publique a crû deux fois plus rapidement que dans le secteur privé (voir ceci) et est environ un tiers plus élevée dans le secteur public que dans le secteur privé. Par ailleurs, les avantages sociaux sont supérieurs, la charge de travail inférieure, l’âge de la retraite est moindre, les régimes de pensions sont à prestations déterminées (90% du secteur public aux États-Unis relativement à 20% dans le secteur privé) et la sécurité d’emploi est en béton (même pour les employés non-performants). Selon l’organisme britannique Policy Exchange, au cours de leur carrière, les employés du secteur privé travailleront 23% de plus que les fonctionnaires (si on prend compte du plus petit nombre d’heures par semaine, de plus grand nombre de jours de vacances et de maladie, et de la plus grande précocité de la retraite). L’économiste Barry Bluestone estime que le prix des services publics aux États-Unis a augmenté de 41% entre 2000 et 2008, alors que le prix des services privés a augmenté de 27%. Pourquoi?

(suite…)

Read Full Post »

Older Posts »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 115 autres abonnés