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Posts Tagged ‘PIB’

On entend souvent les économistes de l’école autrichienne se plaindre à l’égard des indicateurs économiques, qu’ils considèrent inadéquats et souvent trompeurs. Permettez-moi ici de vous expliquer pourquoi certains indicateurs ne permettent pas de porter un diagnostic convenable sur la conjoncture économique.

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Croyez-le ou non, il y a présentement une ré-accélération de la croissance économique aux États-Unis! Celle-ci avait ralentie plus tôt en 2001, amortie par l’impact du tsunami Japonais. Quelle est la cause de cette embellie?

Tout d’abord, les magouilles monétaires de la Federal Reserve ont entraîné les taux hypothécaires vers un bas historique.

 

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Est-ce que le keynésianisme a fonctionné durant la Grande Dépression?

Le New Deal est le nom donné par le président américain Franklin Roosevelt à sa politique interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande Dépression aux États-Unis. Ce programme s’est déroulé entre 1933 et 1938, avec pour objectif de relancer l’économie.

L’oeuvre principale de John Maynard Keynes, Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, n’a été publiée qu’en 1936. Elle n’a donc pas eu d’influence sur les politiques appliquées durant la Grande Dépression de 1929-1938. Cependant, même si elle n’existait pas encore, la « recette » que Keynes publiera en 1936 a été appliquée presqu’à la lettre par les politiciens de l’époque, soit les présidents Hoover et Roosevelt.

Les politiques keynésiennes prescrivent que durant les récessions, le gouvernement doit augmenter ses dépenses pour relancer l’économie et la création de monnaie doit être effectuée pour tenter de faire baisser les taux d’intérêt. Or, c’est exactement ce qui a été fait durant la Grande Dépression.

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Qu’est-ce qui a causé la Grande Récession de 2008 ?

Note: je vous recommande de lire la partie 3 de ma série d’articles sur les bulles spéculatives si ce n’est pas déjà fait. Ces deux articles se complètent bien.

Suite à l’éclatement de la bulle techno en 2000 et la récession qui a suivi en 2001, la banque centrale américaine, la Federal Reserve, a entrepris une politique monétaire expansionniste dans le but de relancer l’économie ; c’est-à-dire qu’elle s’est mise à accélérer le rythme de création de nouvelle monnaie. Cette création de monnaie a bien entendu mis de la pression à la baisse sur les taux d’intérêt. Le graphique ci-bas montre le taux cible de la Federal Reserve (ligne foncée) et le taux hypothécaire variable de un an (ligne pale). Vous pouvez y observer qu’entre 2000 et 2004, les taux hypothécaires ont baissé drastiquement.

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Cet article fait suite à la partie 1.

Qu’est-ce que l’État doit faire lorsque l’économie est en récession ?

Pour se sortir de ce marasme, il faut que la structure de production s’adapte à la nouvelle structure de l’économie. C’est la destruction créatrice qui entre en jeu. Les ressources libérées sont réallouées dans l’économie. De plus, le capital investi dans de mauvais projets durant le boum est perdu et devra être remplacé. Pour ce faire, les mauvais prêts doivent être radiés, les dettes remboursées et l’épargne réel doit fournir le capital nécessaire à financer la reprise. Finalement, les prix doivent aussi s’adapter à la nouvelle réalité du marché et à la quantité de monnaie en circulation ; ce qui signifie généralement qu’ils doivent baisser.

À cet égard, l’économiste Joseph Schumpeter a élaboré une théorie bien intéressante nommée destruction créatrice. Selon lui, les récessions sont salutaires et fertiles au progrès économique. Les innovations arrivent en grappes presque toujours au creux de la récession, parce que la crise bouscule les positions acquises et rend possible l’exploration d’idées nouvelles et ouvre des opportunités.

Les récessions exposent les faiblesses de certains modèles d’affaires vétustes, elles créent de nouvelles opportunités et tuent les mauvaises habitudes, laissant le champ libre aux nouvelles idées innovatrices. Les facteurs de productions peuvent être achetés de ceux qui les utilisent mal par ceux qui les utiliseront mieux. Les exemples sont nombreux.

DuPont a investi massivement en recherche et développement et a engagé des scientifiques qui étaient au chômage durant la Grande Dépression. Vers la fin des années 1930s, 40% de ses ventes provenaient de produits qu’elle avait développés durant la dépression, tels que le nylon et le caoutchouc synthétique.

Les entreprises qui ont pris leur envol durant la Grande Dépression des années 1930s sont nombreuses, incluant Revlon, Hewlett-Packard, Polaroid et Pepperidge Farms.

C’est quand l’Union Soviétique s’est effondrée, plongeant la Finlande en sérieux problèmes économiques, que Nokia a décidé d’abandonner 90% de ses lignes d’affaires pour se concentrer sur les télécommunications, surtout sur la téléphonie sans-fil, industrie dont elle est devenue l’un des leaders.

Une étude de Bain Capital Group sur la période 1985-2001 a démontré que les fusions/acquisitions réalisées durant les récession ont généré un rendement environ 15% supérieur à celles faîtes durant les périodes de croissance économique.

La Fondation Kauffman, laquelle étudie l’entreprenariat, mentionne que la moitié des entreprises du Fortune 500, incluant FedEx, CNN et Microsoft, ont été fondées soit durant des récessions ou durant des périodes de faiblesse économique. La plupart de ces entreprises sont apparues à partir d’idées qui ont révolutionné leur industrie.

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S’il y a un phénomène économique qui attire énormément d’attention, c’est bien la récession. Ce ralentissement de l’activité économique engendre des pertes d’emplois, du chômage, des déficits budgétaires et des faillites. Ses effets sont parfois dévastateurs sur la qualité de vie de certains individus.

Les économistes parlent généralement de récession suite à ce que le produit intérieur brut (PIB) ait chuté durant deux trimestres consécutifs. Une fois la récession bien enclenchée, les économistes arrivent parfois à identifier certains des éléments qui l’ont déclenchée et arrivent à déterminer approximativement le moment où elle a débuté ainsi que le moment où elle s’est terminée. Cependant, ceux-ci sont incapables de prévoir les récessions et encore moins d’en identifier les causes fondamentales.

Comment se fait-il qu’un phénomène économique d’une telle importance soit si imprévisible et que ses causes soient inconnues ? Il y a une chose qu’on peut cependant observer : les récessions sont souvent précédées d’une bulle spéculative et/ou d’une crise financière.

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Il y a plusieurs éléments qui déterminent le niveau des salaires réels (i.e. ajustés pour l’inflation). Comme n’importe quel marché, le salaire qui équilibre le marché du travail est influencé par l’offre et la demande de travailleurs.

La demande pour un travailleur varie selon la conjoncture économique, surtout celle de l’industrie dans laquelle oeuvre ce travailleur, ainsi que par la productivité de ce travailleur. La plupart des économistes s’entendront pour dire que plus un travailleur est productif – en terme de la valeur de ce qu’il produit par unité de temps – plus son salaire sera élevé.

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Je partage avec vous quelques graphiques fort intéressant rassemblés par le stratégiste de la Financière Banque Nationale, Stéfane Marion.

Tout d’abord, les indicateurs avancés pointent tous vers un ralentissement de l’économie.

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                Suite à une attaque récente de la part de Paul Krugman sur son blogue suite à ce qu’il ait publié une étude recommandant à la Fed de relever sa cible de taux d’intérêt de 2%, l’économiste de l’Université de Chicago Raghu Rajan répondait à Krugman le 24 août dernier.

                Bien entendu, l’économiste de l’école autrichienne que je suis ne peut être entièrement d’accord avec l’argument de Rajan. Sa position fait cependant beaucoup plus de sens que celle de Krugman. En voici les grandes lignes.

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Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas mis à jour sur l’économie américaine (la dernière fois était dans ce billet de novembre 2009).

  Nous avons appris récemment que sur les 50 états américains,46 d’entre eux cumulent des déficits de l’ordre de $112 milliards à  la fin de l’année fiscale 2010, qui pour eux s’achève fin juin, soit 8 à 10% de leurs budgets totaux. Les états ne sont pas autorisés à avoir un déficit, le gouvernement fédéral devra donc les sauver.

Vous vous souvenez qu’au premier trimestre de 2010, la croissance du PIB avait été de +3.2%. La semaine dernière, cette mesure a été révisée à +2.7%. La majorité de cette croissance provient des inventaires et des dépenses du gouvernement fédéral. La plupart des programmes de relance du gouvernement sont maintenant terminés ce qui signifie que la croissance du PIB pourrait bien être négative en deuxième moitié de 2010, confirmant l’échec de la reprise.

 Voici quelques statistiques économiques parues ces deux dernières semaines :

Ventes au détail en mai : -1.2% (première baisse en 8 mois)

Vente de maisons existantes en mai : -2.2%

Ventes de maisons neuves en mai : -33%

Ventes de véhicules neufs en juin : -7.3%

Confiance des consommateurs en juin : -15.6% (52.9)

Taux de chômage en juin : 9.5% (était de 9.7% en mai)

Le taux de chômage est en baisse depuis quelques mois, mais le chiffre n’inclut pas les travailleurs qui ont cessé de se chercher un emploi (exclus du calcul). Le « vrai » taux de chômage est donc présentement de 16.5%. La création d’emploi est anémique (83,000 en juin, excluant l’impact du recensement), rien de comparable à ce qu’on pourrait s’attendre en reprise économique.

Il est à noter que le programme fédéral pour les chômeurs expirera à la fin de juillet, ce qui signifie qu’environ 3.3 millions de chômeurs perdront leurs indemnités à la fin du mois.

Basé sur les chiffres de ventes de maisons, si on additionne l’inventaire de maisons à vendre au nombre d’hypothèques délinquantes, nous obtenons un inventaire total de maisons sur le marché équivalent à 16 fois les ventes mensuelles!

 Les faillites bancaires se poursuivent en 2010 et même s’accélèrent. Le graphique suivant est éloquent :

 

La croissance de la masse monétaire a repris sont cours. Ce n’est pas à cause de la reprise de l’économie et du crédit, mais bien parce que la Federal Reserve crée de la monnaie pour acheter les titres de dette du gouvernement. À preuve, le taux 10 ans sur les obligations du gouvernement américain est en forte baisse, étant maintenant passé sous la barre des 3%.

Les deux graphiques suivants proviennent de The Economist et sont fort intéressants parce qu’ils présentent le portrait de la dette totale (et non seulement la dette publique). À noter que sur le deuxième graphe, le Canada ne fait pas très bonne figure. Le processus de désendettement est loin d’être terminé et pendant que celui-ci se déroule, la croissance économique sera médiocre.

  

 

Conclusion :

Nous pouvons d’ores et déjà clamer que les remèdes keynesiens n’ont, une fois de plus, pas fonctionné. Loin d’avouer la fausseté de leurs théories et l’inefficacité des politiques qui en découlent, les keynesiens tels que Paul Krugman reviennent à la charge en affirmant que si ça n’a pas fonctionné, c’est qu’on en a pas assez fait…

Ainsi, l’administration Obama est probablement en train de préparer un deuxième plan de relance, qui serait de l’ordre de $1,000,000,000,000 (un billion). Cette somme sera évidemment financée par de la monnaie créée ex-nihilo par la Fed.

Les plans de relance et les diverses actions entrepris par le gouvernement depuis le début de la récession n’ont fait que semer la confusion et créer de l’incertitude, troublant ainsi les décisions économiques. Conséquemment, l’ajustement nécessaire durant la récession ne s’effectue qu’au compte goutte. Ces programmes visent à raccourcir la récession et de rendre celle-ci moins sévère pour que les gens en souffrent moins, mais c’est le contraire qui se produit. Pendant que l’État tente de « créer » de la demande, l’épargne est découragé et l’investissement paralysé; deux éléments clés d’une reprise économique viable.

Il semble évident que la croissance économique va décevoir les attentes au cours des prochains mois et cette situation commence à être reflétée par les marchés boursiers, qui battent de l’aile depuis quelques temps. En fait, le S&P 500 est revenu à un niveau plus bas que celui auquel il se situait lors de mon billet de novembre 2009 (baisse de 6%).

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