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Posts Tagged ‘Paul Krugman’

Un nouveau « buzzword » fait graduellement son apparition dans les médias économiques : la guerre des devises (currency wars).

Plusieurs pays tentent présentement par tous les moyens de dévaluer leur devise et l’arme la plus redoutable de cette guerre est la presse à billets qui, comme l’Étoile de la Mort, envoie de puissantes décharges d’assouplissement quantitatif qui anéantissent le pouvoir d’achat des devises. En fait, en créant de grandes quantités de nouvelle monnaie, les banques centrales font diminuer la valeur des unités de monnaie existantes.

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Grâce au blogue Antagoniste.net, je suis tombé sur un excellent article de Alberto Alesina et Silvia Ardagna paru il y a quelques mois au sujet des déficits budgétaires gouvernementaux. Alesina est un professeur d’économie à Harvard.

En observant les données de 21 pays de l’OCDE entre 1970 et 2007, les auteurs ont identifié 91 épisodes d’augmentation d’au moins 1.5% du déficit budgétaire. Les résultats démontrent que dans presque tous les cas, les plans de relance qui ont réussi à générer de la croissance économique étaient basés sur des baisses d’impôts, et non sur des augmentations des dépenses gouvernementales. Cette étude est selon moi un argument empirique de poids contre le keynésianisme.

L’article démontre aussi que le meilleur moyen de réduire un déficit budgétaire sans engendrer de récession est par la réduction des dépenses gouvernementales, et non l’augmentation des impôts.

Comment est-ce qu’une contraction des dépenses gouvernementales peut-elle être expansionniste? Premièrement, une contraction des dépenses envoie un signal positif aux contribuables à l’égard du fait que les impôts seront moins susceptibles d’augmenter dans le futur. Les consommateurs et investisseurs deviennent donc plus confiants et auront tendance à augmenter leurs dépenses et investissements. Deuxièmement, il y a la réduction de l’incertitude qui accompagne généralement les gros déficits budgétaires (impact sur les taux d’intérêts, sur la solvabilité de l’État, sur l’inflation, etc) qui contribue à l’amélioration de l’économie.

La recommandation des auteurs implique que le plan de relance qui a été déployé aux États-Unis n’a pas fonctionné puisqu’il était beaucoup trop axé sur les dépenses et pas suffisamment sur les baisses d’impôts. Suite à celui-ci, les agents économiques sont plongés dans l’incertitude, anticipant de potentielles hausses d’impôts (pour éventuellement réduire le déficit) et une baisse de leur pouvoir d’achat (par la création de monnaie, l’inflation et la baisse du dollar US face aux autres devises). 

Comme vous vous en doutez sûrement, Paul Krugman a tenté de dénigrer l’article de façon plutôt boiteuse…mais comme j’ai clairement démontré sur ce blogue que sa vision de la Décennie Perdue du Japon et de la Grande Dépression sont complètement erronnées, je ne commenterai pas. Pour plus de détails, vous n’avez qu’à taper "Krugman" dans le moteur de recherche de mon blogue.

Ne manquez pas la deuxième partie de ma série d’articles sur les récessions et les cycles économiques qui sera publiée plus tard cette semaine.

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Je ne pouvais laisser ce passer ce billet de Paul Krugman, dans lequel il fait référence au sondage réalisé auprès des petites entreprises américaines par la National Federation of Independent Business pour le mois d’août 2010. Krugman fait référence à un article de sa collègue du NY Times, mais il ne s’est même pas donné la peine de consulter le document en question (ce qu’il aurait dû faire).

Dans son billet, Krugman veut nous faire avaler que les petites entreprises américaines n’embauchent pas d’employés parce que leur plus gros problème est le manque de demande (poor sales), ce qui explique le taux de chômage élevé. Sa conclusion est évidemment qu’il faut que le gouvernement intervienne avec un autre gros plan relance pour stimuler la demande.

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                Suite à une attaque récente de la part de Paul Krugman sur son blogue suite à ce qu’il ait publié une étude recommandant à la Fed de relever sa cible de taux d’intérêt de 2%, l’économiste de l’Université de Chicago Raghu Rajan répondait à Krugman le 24 août dernier.

                Bien entendu, l’économiste de l’école autrichienne que je suis ne peut être entièrement d’accord avec l’argument de Rajan. Sa position fait cependant beaucoup plus de sens que celle de Krugman. En voici les grandes lignes.

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             Les « sweatshops » sont des ateliers de manufactures généralement situés dans les pays en voie de développement, dans lesquels les salaires sont très faibles (relativement aux pays industrialisés), les semaines de travail très longues et les conditions de travail inférieures à ce que nous observons dans les pays industrialisés.

            Au niveau des salaires, ceux-ci sont souvent en-deçà d’un dollar de l’heure, pouvant aller aussi bas que $0.28 de l’heure. Dans certains cas, les quarts de travail atteignent 11 heures et plus par jour, 6 jours par semaine. Les employés sont parfois victimes d’abus et d’intimidation de la part de l’employeur. Les employés ne sont parfois pas suffisamment protégés contre les produits toxiques qu’ils manipulent, ce qui rend leur travail dangereux pour leur santé. [1]

            Que pouvons-nous faire pour aider ces gens? Certains proposent de boycotter les biens qu’ils produisent. D’autres proposent de rendre illégales les importations de biens produits dans ces conditions. D’autres proposent d’exiger de ces pays qu’ils adoptent des normes de travail similaires aux nôtres. Ce sont malheureusement de bien mauvaises idées.

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Selon Krugman (ici et ici), les entreprises n’investissent pas parce qu’elles ont de la sur-capacité de production, donc aucun besoin d’investir. Elles maintiennent en outre des niveaux d’encaisse très élevés.

Pour que celles-ci investissent et embauchent, il faudrait une augmentation de la demande qui vienne utiliser la capacité de production de ces entreprises.

Pour créer cette demande, il faut selon lui que le gouvernement mette de l’avant un autre plan de relance (puisque le premier n’était pas assez gros selon lui). Comme je le démontrais lundi, le premier plan de relance fut un échec lamentable. 

Selon lui, l’État n’a pas grand chose à perdre puisque s’il ne fait rien, la situation économique va se détériorer, ce qui augmentera le déficit de toute façon (donc aussi bien dépenser!).

De plus, les conséquences négatives de cette détérioration auront des répercussions à plus long terme:

"what if there are long-run negative effects of a deeper slump on the economy? The WSJ piece showed one example: workers driven permanently out of the labor force. There’s also the negative effect of a depressed economy on business investment. There’s the waste of talent because young people have their lifetime careers derailed. And so on. And here’s the thing: if the economy is weaker in the long run, this means less revenue, which offsets any savings from the initial austerity."

Cette vision keynesienne de l’économie est complètement erronnée. Voici pourquoi.

Tout d’abord, l’explication de Krugman repose sur une hypothèse très contestable, stipulant que les plans de relance réussissent à relancer l’économie durablement. En termes keynesiens, cela signifie que le "multiplicateur" est supérieur à 1. Dans son exemple, Krugman utilise d’ailleurs un multiplicateur de 1.4. Où prend-il ce chiffre? Dieu seul le sait! 

Ainsi, si vous aviez une entreprise de construction et que le gouvernement fédéral vous octroyait un contrat dans le cadre d’un nouveau stimulus, allez-vous vous mettre à investir dans votre entreprise et à embaucher des employés permanents? Bien sûr que non! Car vous savez que cette "manne" n’est que temporaire et ne représente aucunement de la demande durable. Donc une fois le stimulus passé, c’est le retour à la case départ.

Krugman craint que si le gouvernement ne fait rien, certains emplois dispaîtront pour de bon. J’espère bien que certains emplois ne reviendront jamais; puisque ceux-ci étaient le fruit des mauvais investissements effectués durant le boum artificiel.

C’est justement ce à quoi une récession devrait consister: nettoyer les mauvais investissements et éliminer les emplois inutiles. L’économie n’a plus besoin d’autant de travailleurs de la construction et tout ce qui tourne autour de cette industrie; il ne sert à rien de vouloir maintenir ces emplois. Par la suite, l’investissement peut reprendre dans d’autres industries. Tout ce processus a été ralenti par l’incertitude et la confusion générées par le gouvernement avec ses plans de relance, ses bailouts, ses déficits et ses réformes.

Au contraire, le gouvernement tente d’aller à contre-courant du processus normal de rétablissement d’une récession en tentant de sauver les emplois qui devraient disparaître, en maintenant des entreprises en vie alors que celles-ci auraient dû disparaître, en décourageant l’épargne par la manipulation monétaire, et en choisissant lui-même les industries méritant de l’investissement (par exemples: énergie renouvelable, voitures électriques, infrastructure routière, etc). Le résultat n’est pas surprenant: du chômage persistant.

En somme, il est vrai que les entreprises ont de la sur-capacité de production présentement, mais celle-ci est dans les mauvaises industries. La solution ne consiste pas à tenter de relancer la demande de ces industries. Elle consiste plutôt à ce que le gouvernement s’abstienne d’intervenir pour que ces industries réalisent que la demande n’est plus là et que ce capital soit ré-alloué ailleurs dans l’économie. La dépression de 1920-21 a démontré que cette politique fonctionne.

Paul Krugman est préoccupé par le sort des chômeurs si l’économie se détériorait davantage. Il devrait plutôt se préoccuper du fait que les plans de relances et les subventions rendent certaines industries dépendantes du gouvernement; les conséquences à long terme de cela seront très négatives lorsque l’aide s’arrêtera éventuellement.

Finalement, si les entreprises maintiennent des niveaux d’encaisse élevés, c’est qu’elles ont appris la leçon et qu’elles veulent pouvoir se maintenir en vie en cas de temps dur. Il n’y a rien de mal là-dedans.

À ce sujet, Peter Boettke a déterré de fascinantes coupures de journaux datant de 1932; notez que l’une est signée par Keynes et l’autre par Hayek. Leur débat est très similaire à celui que Paul Krugman aurait avec Thomas Woods aujourd’hui. Bonne lecture!

http://austrianeconomists.typepad.com/files/cambridge_vs._lse_1932.pdf

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Ça faisait longtemps que je ne vous avais pas mis à jour sur l’économie américaine (la dernière fois était dans ce billet de novembre 2009).

  Nous avons appris récemment que sur les 50 états américains,46 d’entre eux cumulent des déficits de l’ordre de $112 milliards à  la fin de l’année fiscale 2010, qui pour eux s’achève fin juin, soit 8 à 10% de leurs budgets totaux. Les états ne sont pas autorisés à avoir un déficit, le gouvernement fédéral devra donc les sauver.

Vous vous souvenez qu’au premier trimestre de 2010, la croissance du PIB avait été de +3.2%. La semaine dernière, cette mesure a été révisée à +2.7%. La majorité de cette croissance provient des inventaires et des dépenses du gouvernement fédéral. La plupart des programmes de relance du gouvernement sont maintenant terminés ce qui signifie que la croissance du PIB pourrait bien être négative en deuxième moitié de 2010, confirmant l’échec de la reprise.

 Voici quelques statistiques économiques parues ces deux dernières semaines :

Ventes au détail en mai : -1.2% (première baisse en 8 mois)

Vente de maisons existantes en mai : -2.2%

Ventes de maisons neuves en mai : -33%

Ventes de véhicules neufs en juin : -7.3%

Confiance des consommateurs en juin : -15.6% (52.9)

Taux de chômage en juin : 9.5% (était de 9.7% en mai)

Le taux de chômage est en baisse depuis quelques mois, mais le chiffre n’inclut pas les travailleurs qui ont cessé de se chercher un emploi (exclus du calcul). Le « vrai » taux de chômage est donc présentement de 16.5%. La création d’emploi est anémique (83,000 en juin, excluant l’impact du recensement), rien de comparable à ce qu’on pourrait s’attendre en reprise économique.

Il est à noter que le programme fédéral pour les chômeurs expirera à la fin de juillet, ce qui signifie qu’environ 3.3 millions de chômeurs perdront leurs indemnités à la fin du mois.

Basé sur les chiffres de ventes de maisons, si on additionne l’inventaire de maisons à vendre au nombre d’hypothèques délinquantes, nous obtenons un inventaire total de maisons sur le marché équivalent à 16 fois les ventes mensuelles!

 Les faillites bancaires se poursuivent en 2010 et même s’accélèrent. Le graphique suivant est éloquent :

 

La croissance de la masse monétaire a repris sont cours. Ce n’est pas à cause de la reprise de l’économie et du crédit, mais bien parce que la Federal Reserve crée de la monnaie pour acheter les titres de dette du gouvernement. À preuve, le taux 10 ans sur les obligations du gouvernement américain est en forte baisse, étant maintenant passé sous la barre des 3%.

Les deux graphiques suivants proviennent de The Economist et sont fort intéressants parce qu’ils présentent le portrait de la dette totale (et non seulement la dette publique). À noter que sur le deuxième graphe, le Canada ne fait pas très bonne figure. Le processus de désendettement est loin d’être terminé et pendant que celui-ci se déroule, la croissance économique sera médiocre.

  

 

Conclusion :

Nous pouvons d’ores et déjà clamer que les remèdes keynesiens n’ont, une fois de plus, pas fonctionné. Loin d’avouer la fausseté de leurs théories et l’inefficacité des politiques qui en découlent, les keynesiens tels que Paul Krugman reviennent à la charge en affirmant que si ça n’a pas fonctionné, c’est qu’on en a pas assez fait…

Ainsi, l’administration Obama est probablement en train de préparer un deuxième plan de relance, qui serait de l’ordre de $1,000,000,000,000 (un billion). Cette somme sera évidemment financée par de la monnaie créée ex-nihilo par la Fed.

Les plans de relance et les diverses actions entrepris par le gouvernement depuis le début de la récession n’ont fait que semer la confusion et créer de l’incertitude, troublant ainsi les décisions économiques. Conséquemment, l’ajustement nécessaire durant la récession ne s’effectue qu’au compte goutte. Ces programmes visent à raccourcir la récession et de rendre celle-ci moins sévère pour que les gens en souffrent moins, mais c’est le contraire qui se produit. Pendant que l’État tente de « créer » de la demande, l’épargne est découragé et l’investissement paralysé; deux éléments clés d’une reprise économique viable.

Il semble évident que la croissance économique va décevoir les attentes au cours des prochains mois et cette situation commence à être reflétée par les marchés boursiers, qui battent de l’aile depuis quelques temps. En fait, le S&P 500 est revenu à un niveau plus bas que celui auquel il se situait lors de mon billet de novembre 2009 (baisse de 6%).

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Paul Krugman continue à s’accrocher aux théories keynesiennes malgré l’évidence de leur échec.

Sur son blogue, il compare souvent la récession que nous avons de traverser avec la Grande Dépression des années 1930s et affirme que sans l’intervention étatique à la Keynes, nous aurions connu une autre Grande Dépression, prouvant de ce fait l’efficacité des politiques keynesiennes. En revanche, il ne cesse de blâmer les politiques de Hoover, qu’il présente comme un maître de l’austérité, pour avoir agravé la Grande Dépression. Selon lui, une augmentation du taux directeur de la Fed en Octobre 1931 et une petite coupure dans les dépenses de l’État en 1932 ont été catastrophiques pour l’économie.

Tout d’abord, Krugman devrait réaliser qu’en Octobre 1931, le taux de chômage officiel frôlait déjà les 16%. Autrement dit, l’économie était déjà en lambeaux. Deuxièmement, lorsqu’on met en perspective les dépenses de l’administration Hoover, on se rend compte qu’il était aussi austère que Tiger Woods était fidèle! Il a augmenté les dépenses de 42% entre 1930 et 1932. Le déficit fiscal s’est chiffré à $2.6 milliards en 1932, ou 4% du PIB. Cependant, comme c’est toujours le cas lorsque les politiques keynesiennes ne fonctionnent pas, le seul argument qu’il leur reste est de dire que ce n’était pas assez! Troisièmement, le taux directeur de la Fed était quand même très expansionniste même après la hausse de 1931. La façon dont Paul Krugman décrit ce qui s’est passé durant ces années est donc fallacieuse. En revanche, il s’abstient systématiquement de parler de la Dépression de 1920-21!

En fait, s’il y a une chose que l’on peut reprocher à Hoover qui a vraiment eu un impact négatif sur l’économie, c’est son penchant pour le protectionnisme. Pour comprendre ce qui s’est réellement passé en 1929, je vous propose ceci.

Figure 1
Figure 2
Figure 3

Dans un billet publié le 25 mai dernier, Krugman affirme que les gigantesques dépenses gouvernementales engendrées par le plan de relance économique Bush/Obama n’ont pas eu d’effet « crowding-out »; c’est-à-dire qu’elles n’ont pas eu comme effet de se substituer aux investissements privés.

L’effet crowding-out se produit lorsque le gouvernement génère des déficits pour stimuler l’économie (à la Keynes). Ces déficits font augmenter les taux d’intérêt, ce qui signifie que les entreprises privées et autres emprunteurs doivent se financer à un taux plus élevé. Cela a un effet négatif sur l’investissement, la consommation et donc sur la création d’emplois. Ainsi, en voulant stimuler l’économie, le gouvernement se trouve à l’étouffer.

L’argument de Krugman est que le taux sur les obligations du gouvernement américain n’a pratiquement pas augmenté depuis un an, donc manifestement pas de crowding-out.

 

Comment le crowding-out fait monter les taux d’intérêt?

Il y a deux façons par lesquelles le crowding-out fait augmenter les taux.

La première survient lorsque les titres de dette du gouvernement sont achetés par des investisseurs. Cela a comme impact d’augmenter l’offre d’obligations sur les marchés, ce qui a un effet à la hausse sur les taux d’intérêt. Bref, le gouvernement « inonde » les marchés obligataires, ce qui crée un surplus de titres de dette. Pour attirer davantage d’investisseurs, les taux doivent augmenter. L’épargne disponible dans l’économie va davantage vers le gouvernement plutôt que vers les entrepreneurs. Autrement dit, lorsque le gouvernement vend ses titres de dette sur le marché, il s’accapare une plus grande partie de la quantité d’épargne disponible. Il en reste donc moins pour les emprunteurs privés. Ce n’est pas vraiment cela qui s’est produit au cours des 12 derniers mois.

La deuxième façon survient lorsque la dette du gouvernement est achetée par la Federal Reserve avec de la monnaie créée ex nihilo. L’effet sur les taux d’intérêt n’est alors pas immédiat. Cette création de monnaie génèrera éventuellement de l’inflation (ou du moins fera augmenter les anticipations d’inflation), ce qui mettra de la pression à la hausse sur les taux d’intérêt.

Dans la période récente, le déficit du gouvernement américain a été financé avec de l’argent créé ex nihilo par la Federal Reserve. La Federal Reserve a utilisé ce qu’on appelle le « quantitative easing »; c’est-à-dire qu’elle a créé de la monnaie pour acheter des obligations (surtout celles du gouvernement). À preuve, la Fed est maintenant le plus gros détenteur de bons du trésor au monde. Il est normal de ne pas avoir assisté à une augmentation du taux d’intérêt du gouvernement depuis le plan de relance, puisque celui-ci est maintenu à la baisse par la Fed!

Quand verrons-nous le crowding-out alors?

En fait, on pourrait montrer à Paul Krugman que le taux 10 ans sur les obligations du gouvernement a fortement augmenté depuis le début de 2009 (de 2.5% à 3.5%).

Les taux vont monter davantage lorsque l’inflation se manifestera. Présentement, l’économie est trop faible et la tendance est au désendettement. Il n’y a donc pas de pressions inflationnistes.

D’autre part, le taux directeur de la Federal Reserve a beau être de 0% et celui des bons du trésor à 3.5%, c’est sur les marchés obligataires et auprès de leur banque que les entreprises et particuliers doivent se financer. Voyons voir si le crowding out s’est manifesté depuis un an.

Le graphique suivant montre les dépenses en capital des entreprises américaines. Elles sont en forte baisse depuis le début du plan de relance et n’ont pas rebondi malgré la supposé reprise économique.

  

Ainsi, il m’apparaît clair que 1) le plan de relance n’a pas fonctionné et que 2) l’investissement privé est très faible. Paul Krugman n’a donc pas de quoi taper sur la table en nous montrant son graphique du taux d’intérêt des bons du trésor…

Ensuite, Paul Krugman ne s’arrête pas là. Il affirme que ceux qui craignent un épisode d’hyper-inflation suite à l’immense création de monnaie engendrée par la Federal Reserve dans ses manœuvres de « quantitative easing », devraient observer le Japon qui malgré une forte augmentation de sa masse monétaire dans les années 2000 (suite à du quantitative easing), n’a pas subi d’hyper-inflation. Donc, s’il n’y a pas d’inflation, les taux de monteront pas, et si les taux ne montent pas, il n’y aura pas de crowding-out et tout ira bien!

Effectivement, le Japon n’a pas subi d’hyper-inflation; il n’a d’ailleurs pas connu de croissance économique non plus! Le Japon est un exemple flagrant de l’échec des politiques keynesiennes. La croissance du PIB n’y a pas dépassé 2% dans les années 2000 et le taux de chômage n’a jamais été aussi élevé. Il y a plusieurs explications, au marasme économique japonais (système bancaire déficient, changements démographiques, interventionnisme étatique, inflexibilité du marché du travail, etc), mais il est plutôt fallacieux d’utiliser cet exemple pour vanter les plans de relance et le « quantitative easing » puisque ces politiques n’ont carrément pas fonctionné. Bref, si c’est pour nous réconforter que Krugman nous pointe le Japon, c’est manqué!

Ce que Krugman répondrait est probablement que, tout comme le Japon, les Etats-Unis sont dans une trappe à liquidité, une autre chimère keynesienne, directe conséquence de leurs politiques. L’autre conséquence des politiques keynesienne est la stagflation. C’est probablement ce qui attend les États-Unis une fois qu’ils seront sortis de leur trappe à liquidité après une ou plusieurs décennies perdues!

 

 Voyez mes autres articles dans la série Paul Krugman ici, ici, ici et ici.

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Quelques explications sur le sauvetage de la Zone Euro:

La Banque Centrale Européenne (BCE) va intervenir sur les marchés obligataires en achetant des titres en détresse. Elle "stérilisera" ces achats; c’est-à-dire qu’elle fera en sorte de ne pas augmenter la masse monétaire vendant des titres qu’elle possède dans ses réserves (surtout des obligations du gouvernement Allemand).

Le coût des impôts:

Excellent article de Nathalie Elgrably sur le coût des impôts, qui est très élevé en raison de la complexité du système. Une bonne raison de favoriser un système fiscal simple avec un taux d’imposition unique.

"plus un régime fiscal est complexe, plus il faut allouer du temps, de l’énergie et de l’argent pour s’y conformer: il faut colliger toutes les informations nécessaires, se tenir au courant des changements apportés à la loi, embaucher des comptables, des avocats, etc. Des chercheurs ont montré que les Canadiens ont dépensé en 2005 de 18,9 milliards $ à 30,8 milliards $ pour produire leurs déclarations de revenus, soit un montant variant entre 585$ et 955$ par contribuable.

De son côté, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a estimé en 2008 qu’il en coûte 12,6 milliards $ aux entreprises canadiennes au chapitre de la conformité fiscale. La complexité est également coûteuse pour l’État. À lui seul, Revenu Québec emploie 9000 fonctionnaires et nécessite un budget de 1,4 milliard $!

On nous dit que c’est le souci de justice et d’équité qui explique la complexité du régime fiscal. C’est faux! La complexité tient au nombre infini de dispositions spéciales, d’exemptions, d’exceptions, de déductions et d’abris que les politiciens accordent, entre autres, aux groupes de pression dont ils souhaitent obtenir les votes. Or, qui dit privilège, dit corruption. Un régime fiscal complexe est donc doublement injuste. D’une part, parce qu’il ne soumet pas tous les revenus au même traitement. D’autre part, parce que l’État ne peut alléger le fardeau fiscal des uns sans alourdir celui des autres."

Le privé dans la santé:

Comme je l’expliquais dans un billet précédent, il n’y a aucune raison pour que les hôpitaux soient publiques au Québec. Sans compromettre l’universalité des soins (i.e. la gratuité) et la façon dont le système est financé (RAMQ), on pourrait au moins privatiser les hôpitaux, tout comme c’est le cas pour les cliniques. Voici un extrait d’un billet de David Descôteaux à cet égard:

"Imiter les États-Unis? Non. Plutôt les pays sociaux-démocrates d’Europe. Au Danemark, si vous attendez plus d’un mois pour une opération, on vous envoie dans un hôpital privé. En Suède, l’hôpital Saint-Georges, coté en Bourse, est le plus efficace, le moins coûteux et le plus apprécié de Stockholm. Les Suédois – riches et pauvres – s’y font traiter sans payer un sou. En France, 40% des hôpitaux sont privés et ont un à but lucratif. Leurs chirurgies sont accessibles à tous, payées par l’État. En Belgique, la contribution du privé a éliminé le temps d’attente. Imaginez: on peut obtenir un rendez-vous et consulter un médecin spécialiste le jour même!

Dans ces pays, on finance les hôpitaux publics selon le nombre de cas traités. Le patient devient ainsi une source de revenu, et non de dépense. Cela incite les hôpitaux à être efficaces. Résultat: l’attente est minime, voire inexistante. Et les Européens consacrent moins d’argent par habitant que nous à la santé. Mais surtout, tous – riches et pauvres – sont couverts par l’assurance-maladie. Je répète: il n’y a aucun système à deux vitesses."

 La publicité d’Hydro-Québec:

Il est plutôt choquant que les entreprises d’État telles que Hydro-Québec, la SAQ et Loto-Québec fassent de la publicité puisque ce sont des monopoles. C’est carrément de l’argent gaspillé. Les Québécois ne devraient pas avoir à payer pour des dépenses destinées à mousser la notoriété d’Hydro-Québec.

Selon un article publié sur Argent, l’Union des consommateurs ne conteste pas le bien-fondé de la promotion de l’efficacité énergétique ou encore des comportements sécuritaires à adopter à proximité des fils électriques du réseau d’Hydro-Québec.

«Mais pour le reste, on a de grosses réserves, parce qu’il n’y a pas de concurrence. Alors, par rapport à quel autre fournisseur cette image commerciale devraitelle être promue?» a réagi l’analyste spécialisé dans les questions d’énergie de l’Union des Consommateurs, Jean-François Blain.

Selon lui, la société d’État n’a qu’à bien faire son travail et qu’à répondre à ses diverses obligations pour que sa réputation soit perçue positivement par la population.

Notez que dans son rapport annuel de 120 pages, Hydro-Québec n’a pas cru bon de spécifier à ses actionnaires (i.e. nous) le coût de ces publicités.

Chômage et salaire minimum aux USA:

À l’été 2007, le salaire minimum a augmenté de $0.70 aux États-Unis pour atteindre $5.85/heure. L’été suivant, il a augmenté à $6.55 and et en juillet dernier à $7.25. Je ne m’oppose pas à ce que ces gens puissent avoir de meilleurs revenus et un niveau de vie plus décent (bien que j’aimerais qu’ils le fassent en suivant de la formation, en améliorant leurs compétences et en acquérant de l’expérience), il n’en demeure pas moins que le prix de la main d’oeuvre non-qualifiée a augmenté de +41% en deux ans.
Lorsque le prix de quelque chose augmente autant, il est normal qu’on en consomme moins, surtout durant une récession. Lorsque le prix demandé pour un bien est plus élevé que ce que vous pouvez vous permettre, vous ne l’achetez pas. Le salaire minimum a donc forcé ces gens à augmenter le prix auquel ils offrent leur travail et les employeurs n’ont pas pu suivre. Devrions-nous êtres surpris du taux de chômage élevé qui prévaut présentement aux États-Unis?
Autres chiffres intéressants sur l’emploi aux États-Unis (provenant de The Economist):
Croissance des prêts, ventes de maisons et ventes d’autos en Chine:

À la fin du mois d’avril, il y avait 43.4 trillion de yuan en prêts en Chine, une hausse de +22% par rapport à l’an passé. Les ventes de maisons ont explosé alors que les ventes d’automobiles continuent d’être fortes en 2010.

 

Pénurie de café au Vénézuela:

Deux petites nouvelles intéressantes sur le Vénézuela que j’ai dénichées grâce à Antagoniste.net. Tout d’abord, autrefois un gros producteur de café, voilà que le Vénézuela n’en produit plus suffisamment pour sa propre consommation depuis l’interventionnisme de Chavez dans cette industrie :

[Coffee] was once plentiful in Venezuela. But in 2003, with consumer-price inflation threatening to damage Mr. Chávez’s popularity, the government imposed price controls. That drove down the incentive to grow coffee while increasing the incentive to export to Colombia whatever was grown.

Last year, for the first extended period of time in the country’s history, Venezuela did not produce enough of the little red berry to satisfy domestic demand. It has now become a coffee importer and is facing serious shortages.

For more than a decade Mr. Chávez has employed price controls, capital controls and hyper-regulation in an attempt to meet his socialist goals. When the predictable shortages have arisen, the government has responded by using the salami approach to nationalization, slicing off a bit of the private sector at a time and taking it for the state.

 Par ailleurs, le taux d’inflation annualisé a atteint +30.4% en avril au Vénézuela, selon USA Today. C’est ce qui se produit lorsque les politiciens ont la mainmise sur la banque centrale (et la création de monnaie) comme c’est le cas dans ce pays.

La fuite pétrolière, Paul Krugman et les libertariens:

Un billet de Paul Krugman est plutôt intéressant à ce sujet, dans lequel il utilise l’exemple de la catastrophe de BP pour ridiculiser le libertariannisme (sans succès comme d’habitude).

Mais pourtant, son billet énonce que les poursuites contre BP seront limitées à $75 million par le gouvernement fédéral, ce qui est diamétralement opposé à la prescription libertarienne! Comment peut-on affirmer une chose et son contraire dans le même paragraphe…

Dans un monde libertarien, le gouvernement ne limiterait les pas les pénalités à payer par qui que ce soit, ce qui mettrait prossiblement BP en faillite suite à un tel accident. Dans ces circonstances, il y fort à parier que BP aurait agi plus prudemment face au risque réel de faillite (ou du moins de pertes financières substancielles) et peut-être que l’accident ne se serait pas produit.

C’est ce qu’on appelle le risque moral. Le gouvernement permet à BP de ne pas assumer tous les risques, ce qui fait en sorte qu’elle a un incitatif à prendre des risques démesurés sachant que ces pertes seront limitées. Ce genre de privilège n’est rien d’autre que du corporatisme. C’est le même phénomène avec le bailout des banques. Celles-ci peuvent prendre des risques démesurés sachant que la Fed va les sauver si ça tourne mal…résultat: crise financière.

Krugman termine son billet avec cette perle:

“If libertarianism requires incorruptible politicians to work, it’s not serious.”

Effectivement, les libertariens ont abandonné l’idée selon laquelle les politiciens puissent être “honnête”! La seule solution qu’il reste pour éviter la corruption et le corporatisme est de limiter autant que possible le pouvoir des politiciens et la taille de l’État.

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S’il y a une chose dont les Keynesiens parlent depuis plusieurs mois, Paul Krugman en tête de liste,  c’est bien de la trappe à liquidité (liquidity trap):

The term liquidity trap is used in Keynesian economics to refer to a situation where the demand for money becomes infinitely elastic, i.e. where the demand curve is horizontal, so that further injections of money into the economy will not serve to further lower interest rates. Under the narrow version of Keynesian theory in which this arises, it is specified that monetary policy affects the economy only through its effect on interest rates. Therefore, if the economy enters a liquidity trap area — and further increases in the money stock will fail to further lower interest rates — monetary policy will be unable to stimulate the economy.

Ainsi, la trappe à liquidité survient lorsque même un taux directeur à la banque centrale frôlant les 0% n’arrive pas à stimuler l’économie. L’explication est simple: même si les taux d’intérêt sont bas, les individus et entreprises ne veulent pas s’endetter pour dépenser (ils l’ont déjà trop fait durant le boum). Ils sont déjà fort endettés, leur confiance est faible et plusieurs sont au chômage. Le remède keynesien à ce problème est donc le plan de relance. Le gouvernement nous dit essentiellement: "puisque vous ne voulez pas vous endetter pour dépenser, nous allons le faire à votre place". Ensuite, on se croise les doigts et on prie pour qu’un autre des concepts keynesiens, le multiplicateur, fasse son effet. Jusqu’à maintenant, cette recette n’a jamais fonctionné, mais devant cet échec, les keynesiens se plaignent que les plans de relance n’étaient tout simplement pas assez gros…

Ceci étant dit, plutôt que de reconnaître l’absurdité de leurs politiques, les keynesiens continuent à faire la démonstration de leur stupidité. Selon l’économiste en chef de l’IMF, Olivier Blanchard, lequel est secondé par Paul Krugman à cet égard, propose que les banques centrales adoptent une cible d’inflation plus élevée (4% plutôt que 2% aux États-Unis), ce qui mènerait à un taux directeur supérieur. Cela permettrait à la banque centrale de couper davantage son taux directeur durant la récession et ainsi d’éviter la trappe de liquidité.

C’est n’importe quoi! Pour avoir de l’inflation plus élevée, il faut créer de la monnaie, ce qui met une pression à la baisse sur les taux d’intérêt; il est donc impossible d’avoir à la fois une cible d’inflation et un taux directeur plus élevés! Pour atteindre une cible d’inflation de 4%, la Federal Reserve aurait eu à créer encore plus de monnaie durant les années 2000s, ce qui aurait eu un effet à la baisse sur les taux d’intérêt et aurait résulté en une bulle encore plus imposante.

Ce genre de déclaration frôlant l’imbécilité n’est pas surprenante venant de Blanchard, lui qui avait publié en 2008 (juste avant la débâcle de Lehman Brothers) une étude intitulée The State of Macro dans laquelle il concluait que l’économie était en santé et que tout allait bien…

Je suppose que cette proposition sera aussi appuyée par Joseph Stiglitz, un autre keynesien qui a fait un fou de lui il y a quelques années. En 2002, des gens ont exprimé leurs inquiétudes sur la santé financière de Fannie Mae et Freddie Mac. Pour plusieurs, l’implication de ces deux entreprises parapubliques dans le marché des subprimes mettait en péril leur existence. Pour répondre à ses détracteurs, Fannie Mae et Freddie Mac ont demandé à Joseph Stiglitz d’évaluer la probabilité de voir ces deux entreprises connaître des difficultés financières. Selon Stiglitz, la probabilité de voir le gouvernement être obligé de sauver Fannie Mae et Freddie Mac avec l’argent des contribuables se situait entre 1/500 000 et 1/3 000 000. Bravo M. Stiglitz!

Le vrai problème des banques centrales:

Le problème des banques centrales est qu’elles sont programmées pour générer de l’inflation. Leur objectif est un taux d’inflation "stable", mais positif! Et en se concentrant sur l’inflation mesurée par les prix à la consommation, elles manquent complètement ce qui se passe sur les marchés financiers.

Par exemple, durant les années 2000s, les prix à la consommations ont été maintenus bas en raison des gains de productivité et des importations bon marché de la Chine. Pendant ce temps, pour contrer ces sources de déflation, la Federal Reserve a dû créer beaucoup de monnaie pour atteindre sa cible d’inflation de 2%, créant ainsi une bulle sur les marchés financiers et une mauvaise allocation des ressources dans l’économie. Cette orientation politique erronnée est le résultat de l’aversion pathétique des keynesiens pour la déflation, même si celle-ci provient de gains de productivité augmentant notre pouvoir d’achat.

Serait-il possible pour une banque centrale de mener une politique monétaire permettant  des prix stables et des marchés financiers en équilibre (sans bulles)? Non! Et ce pour les même raison que le communisme et la planification centrale de l’économie ne fonctionnent pas; le libre-marché est la meilleure façon d’allouer les ressources et de déterminer les prix dans l’économie, y compris les taux d’intérêts, lesquels sont le prix de l’argent dans le temps.

Conclusion:

La déflation qui suit l’éclatement d’une bulle inflationniste est certes douloureuse et pénible, mais elle est aussi inévitable que nécessaire. Tenter de regonfler la bulle par une politique monétaire ultra-expansionniste est une recette désastreuse qui ne fera qu’empirer les choses et prolonger le supplice.

La trappe à liquidité est un concept absurde, tout comme le reste des idées keynesiennes d’ailleurs. En fait, je dirais que c’est la preuve de l’échec des idées de Keynes. La réalité est que le libre-marché serait le meilleur mécanisme de gestion de la politique monétaire, pas un groupe d’individus réuni en comité.

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