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Posts Tagged ‘Parti Conservateur’

Dans le cadre des élections fédérales canadiennes qui auront lieu bientôt, j’analyse les programmes des quatre principaux partis politiques. La partie 1 traitait du PLC. La partie 2 traitait du NPD. La partie 3 traite du Bloc.

Le Bloc présente son « énoncé politique » dans un document de 28 pages, mais celui-ci manque de détails. Pour vraiment comprendre le programme du Bloc, il faut se taper un document de 195 pages assorti d’un cadre budgétaire de 10 pages. Ce document contient beaucoup de bla-bla inutile. M. Duceppe n’hésite pas à s’auto-proclamer comme défenseur des intérêts et des valeurs québécoises. Pourtant, il ne détient pas la majorité au Québec et, même s’il l’avait, les « valeurs québécoises n’existent pas. Chaque québécois a des valeurs différentes. Comme vous pouvez vous en douter, le Bloc utilise son programme pour faire la promotion de la souveraineté, mais il lance aussi un appel aux « progressistes », c’est-à-dire les socialistes. Est-ce une bonne stratégie si on considère que le PLC et le NPD tentent aussi de courtiser l’électorat de gauche? Il semble que non puisque selon un sondage récent, le NPD aurait devancé le Bloc au Québec. En fait, il n’y a aucune raison valable de voter pour le Bloc si ce n’est que pour appuyer la souveraineté du Québec, mais encore là, les souverainistes plus à droite (Facal / Legault) pourraient être fort déçus par ce programme gauchiste.

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L’énergie nucléaire :

George Bragues amène une perspective très intéressante au sujet de l’énergie nucléaire. Il est question ici d’une manière de produire un bien, de l’électricité, et de le vendre à des consommateurs qui désirent l’acquérir. Le marché est le meilleur mécanisme pour déterminer si un bien doit être produit ou non. Si le prix et la quantité demandée de ce bien sur le marché permet aux producteurs de couvrir leurs coûts et de faire un profit raisonnable, le bien sera produit. Sinon, la production de ce bien est injustifiée.

Est-ce que l’énergie nucléaire passe ce test? Généralement non! Les usines nucléaires sont tellement coûteuses qu’elles doivent être subventionnées par les gouvernements pour être rentables. Notamment, il est impossible pour les producteurs d’énergie nucléaire d’acheter une assurance couvrant leur responsabilité. Par conséquent, les gouvernements ont dû leur procurer des exemptions de responsabilité. D’ailleurs, au Japon, c’est une compagnie de réassurance parapublique qui prendra les dommages en charge.

Ainsi, si les gouvernements avaient laissé faire les forces du libre-marché, il n’y aurait peut-être pas eu de catastrophe nucléaire au Japon.

Dans un autre ordre d’idées, les réactions de plusieurs gouvernements qui imposent des moratoires sur le développement de l’énergie nucléaire sont irrationnelles. Il n’y a aucune raison de s’opposer à l’énergie nucléaire si les producteurs de celle-ci le font sans intervention de l’État sur le libre-marché. À cet égard, j’aime bien la métaphore de Vincent Bénard avec l’automobile :

Effectivement, malgré son caractère spectaculaire, malgré toutes les représentations terrifiantes que le public associe au nucléaire, il est très peu probable que l’accident de Fukushima tue autant de personnes qu’une année d’accidents automobiles et que les suites médicales de l’accident, pour regrettables qu’elles soient, créent autant de malheur que le nombre de cas de tétraplégies consécutifs aux accidents routiers. (…) Pourtant, malgré les risques indiscutables que l’usage de l’automobile induit, personne de sérieux ne songe à un moratoire sur l’automobile : les gens ont trop bien compris que les avantages de l’automobilité ont infiniment plus de valeur économique que n’en détruisent les risques mortels associés, fussent-ils bien réels, connus, et quantitativement tout à fait significatifs. L’annonce hélas bien réelle par Madame Merkel d’une démarche volontariste de conversion massive de l’Allemagne vers les énergies renouvelables est donc, en l’état actuel des technologies disponibles, un exemple absolument déplorable de décision politique passionnelle et déconnectée de tout fondement raisonnable.

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Quelques observations sur l’actualité récente…

Des bâtons dans les roues de la révolution bolivarienne :

Les élections du 26 septembre ont permis à l’opposition d’obtenir 65 sièges à l’assemblée. Les partis de l’opposition, unis contre Chavez, ont obtenu 5.7 million de votes contre 5.4 millions pour le parti de Chavez avec un taux de participation de 66%. Cependant, je vous rappelle qu’au cours des dernières années, Chavez a grandement affaibli les institutions démocratiques du pays notamment en abolissant la représentation proportionnelle. Il a aussi redessiné la carte électorale de façon à maximiser le nombre de sièges qu’il obtiendrait. Il a de plus passé une loi lui permettant d’être réélu indéfiniment. Suite à la nationalisation de plusieurs stations de télé et de radio, il peut maintenant les utiliser pour promouvoir sa révolution et les idées de son parti, un privilège qu’il utilise allègrement et qui est injuste envers les autres partis. Il a aussi pris le contrôle de la Cour Suprême, faisant passer le nombre de juges de 20 à 32 (les 12 juges ajoutés sont des chavistas). Néanmoins, il n’a pas réussi à obtenir les 99 sièges nécessaires à lui procurer le droit de gérer le pays par décret, tel un dictateur. C’est donc une victoire importante de l’opposition qui permettra certainement de ralentir le progrès du socialisme au Vénézuela. Ce progrès contre Chavez est peu surprenant étant donné les graves problèmes qui affectent présentement le pays (crise du logement, criminalité virale, pénuries alimentaires, pannes d’électricité et d’aqueduc, etc) Chavez aura deux ans pour redresser sa popularité avant la prochaine élection présidentielle.

L’amphithéâtre à Québec et la droite :

La droite supporte généralement le capitalisme et milite pour une réduction de l’interventionnisme étatique…sauf lorsqu’elle peut en tirer avantage! Pierre-Karl Péladeau et Québécor ont beau soutenir l’IEDM et promouvoir le capitalisme, ils sont néanmoins bien contents de bénéficier de subventions gouvernementales. Péladeau aimerait bien ramener une équipe de la LNH à Québec, mais il n’a pas les moyens financiers pour la construction d’un nouvel amphithéâtre. La solution? Le faire financer par les contribuables! Et Pierre-Karl peut compter sur plusieurs politiciens opportunistes pour le faire. Le maire Labaume, un véritable mégalomane, est la figure de proue de ce projet. Jean Charest n’a pas manqué l’opportunité de regagner un peu de popularité à nos frais après de pénibles mois marqués par les scandales. Finalement, les représentants québécois du Parti Conservateur cherchent désespérément à faire progresser ce parti au Québec. Cependant, un appui du fédéral aurait été suicidaire pour le gouvernement Harper puisque le reste du pays crie déjà à l’injustice avec raison. Ce qui me fait le plus rire est que les promoteurs de ce nouvel amphithéâtre ont obtenus une « étude » d’un cabinet comptable démontrant que le projet serait « rentable », même sans équipe de hockey. Ceci étant dit, l’hypothèse de base de cette étude bidon nécessite que le projet soit entièrement financé par les trois paliers de gouvernement! Avait-on vraiment besoin d’une étude pour démontrer qu’un investissement est rentable lorsqu’il ne coûte rien? N’importe quel projet le serait! Dans ce dossier, il semble que tout le monde soit persuadé qu’il y ait un grand intérêt pour ce nouvel amphithéâtre, mais bizarrement, personne n’est prêt à investir pour le réaliser.

Le dossier du Métro de Montréal :

Invoquant l’urgence d’agir, après quatre ans et demi de tergiversations et de gaspillage, Jean Charest a confirmé il y a quelques jours l’octroi d’un contrat de gré à gré au consortium Bombardier-Alstom pour le renouvellement du parc du métro de Montréal. Le contrat sera d’une valeur de $1.2 milliards pour 468 voitures. C’est une diminution par rapport au $1.8 milliard préalablement exigé par le consortium Bombardier/Alstom (voir ceci). Les Montréalais devront toutefois attendre deux ans avant de voir la couleur des premières voitures du métro. Le fait d’opter pour un contrat de gré à gré, au lieu d’aller en appel d’offres, n’est cependant pas sans conséquence puisque le gouvernement du Québec devra adopter une loi spéciale pour s’assurer que tout est conforme aux règles de commerce international. Également intéressée par l’obtention du contrat, l’entreprise espagnole CAF a déjà annoncé qu’elle songeait à poursuivre Québec. Selon le fabricant espagnol, le gouvernement ne peut attribuer ce contrat sans recourir à un appel d’offres. Le coût unitaire de 2,6 millions $ convenu correspond au double du prix que prétend pouvoir construire l’espagnole CAF. Des dirigeants de cette entreprise ont évalué que le prix maximal d’une voiture pour Montréal devrait être de 1,4 million $, ce que réfutent le premier ministre et le président de Bombardier Transport, Raymond Bachant. Jean Charest devra bientôt déclencher une élection complémentaire pour remplacer le regretté Claude Béchard dans Kamouraska-Témiscouata, où se trouve l’usine de Bombardier de La Pocatière. Coïncidence? Je ne pense pas!

Progression de la planification centrale dans la Zone Euro :

Le président de l’Union Européenne, José Manuel Barroso, a proposé le 29 septembre dernier de nouvelles mesures qui procureraient davantage de pouvoirs à l’UE, notamment au niveau des finances publiques des pays membres. L’UE pourrait avoir l’autorité d’imposer des amendes de plusieurs centaines de millions d’euros aux pays qui ne respectent pas les règles budgétaires. C’est évidemment une tentative désespérée de faire fonctionner la zone euro. Pendant ce temps, la gauche européenne manifeste contre les coupes budgétaires (a.k.a. mesures d’austérité), se déclarant victimes des spéculateurs et des banquiers. Quelle étroitesse d’esprit! Ces réductions de dépenses sont le résultat de dépenses gouvernementales excessives; et non la conséquence des banquiers et spéculateurs. En théorie, les pays membres de la Zone Euro doivent maintenir un déficit inférieur à 3% du PIB et une dette gouvernementale inférieure à 60% du PIB, mais ces règles n’ont jamais été appliquées. Il y n’y a d’ailleurs aucun pays qui ne respecte présentement la règle concernant le déficit, alors que 12 des 16 pays membres ne respectent pas la règle sur l’endettement. Je trouve qu’il serait très dangereux de donner autant de pouvoir à des bureaucrates nommés plutôt qu’à des politiciens élus. Ces mesures seraient un pas de plus pour l’Europe vers la planification centrale de leur économie.

La Federal Reserve maintient sa politique inflationniste :

Le président de la Federal Reserve de Chicago, Charles Evans, a récemment mentionné au Wall Street Journal que la Fed devrait mettre en branle un nouveau programme d’assouplissement quantitatif (quantitative easing) :

“I knew it was going to be bad.  And it is not improving.  We’re pushing out the growth prospects.  I just think it calls for much more than we’ve put in place.  My view on accommodation at the moment is not data dependent.  I think we’re there.”

À quoi cela pourrait bien servir dans un monde où les taux d’intérêt sont déjà à des bas historiques (les bons du trésor 10 ans sont à 2.47%)? Cet argent ne fera que gonfler les réserves des banques, qui elles ne prêtent pas puisque leurs niveaux de capital sont serrés, l’économie est trop faible et qu’elles font face à une grande incertitude au niveau de la règlementation. Comment est-ce que cette création de monnaie pourrait donc aider l’économie?

Elle n’aidera pas l’économie (elle y nuira plutôt), mais elle aidera certainement le gouvernement à garder la tête hors de l’eau. C’est que 60% de la dette du gouvernement américain va venir à échéance dans les trois prochaines années, ce qui équivant à $5,200,000,000,000! Une hausse d’environ 1% du coût moyen de la dette américaine signifierait une augmentation des paiements d’intérêt de plus de $100 milliards par année, un scénario que Tim Geithner veut certainement éviter à tout prix.

Le conseil de la Fed se rencontre les 2 et 3 novembre prochain. C’est à cette dette qu’un nouveau programme pourrait être annoncé. Pendant ce temps, en anticipation de cette nouvelle ronde d’assouplissement quantitatif, le prix de l’or atteint de nouveaux sommets, s’approchant des $1,350.

Exportation de l’eau du Québec :

Juste une petite déclaration de l’ingénieur Pierre Gingras que j’ai observée dans Les Affaires :

« Remplir un pétrolier pour le trajet de retour de 250 000 tonnes d’eau ne représenterait pas plus de 1 % de l’eau qui coule de la rivière aux Outardes pendant cinq à sept heures. Ne dites pas que ça aurait un impact sur l’environnement ! »

Cette eau douce termine sa course dans l’océan de toute façon. N’y aurait-il pas moyen d’exploiter cette ressources sans mettre en danger les nappes phréatiques et les écosystèmes marins? Je ne comprends pas pourquoi un sujet aussi vital demeure tabou au Québec.

C’est quoi le problème avec le gaz de schiste :

Outre le fait que le prix du gaz naturel soit présentement très bas et que les schistes d’Utica québécois ne soient pas très viables, du moins pas autant que ceux de Montney et Horn River dans l’Ouest Canadien ou de Barnett et Marcellus aux États-Unis, rendant le développement de cette ressource peu rentable, je ne comprends vraiment pas pourquoi les gens s’opposent aussi farouchement à ces projets. Il est normal de vouloir s’assurer que les nappes phréatiques ne soient pas polluées, mais jusqu’à maintenant rien ne prouve que ce soit le cas. Même la Colombie-Britannique, une province très « verte » et « écolo », n’a aucun problème avec l’exploitation de ces ressources. Selon Jean-Yves Lajoie, PDG de Junex, il y a 2,000 mètres de roches imperméables entre l’eau douce et les activités de fracturation en plus d’au moins quatre zones de protection constituées de multiples couches de tubes d’acier et de ciment. De plus, l’industrie est en train de développer des solutions environnementales extraordinaires, dont notamment un nouveau fluide de fracturation qui peut être bu! Mais en réalité, je ne suis vraiment pas surpris de la réaction de nos arriérés de la gauche environnementaliste.

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