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Posts Tagged ‘Ontario’

J’entends souvent des gauchistes énoncer l’argument selon lequel l’État peut offrir les services mieux et à meilleur coût que les entreprises privées. Pour soutenir cette thèse, ils utilisent souvent l’exemple des compagnies d’assurance. Ils affirment que les assureurs privés ont des départements de souscription qui coûtent très cher (autrement dit, ils dépensent beaucoup d’argent pour déterminer avec exactitude la prime exigée de chaque assuré), des dépenses en marketing élevées, des commissions à payer à leurs courtiers, et génèrent des marges de profit excessives, ce qui fait monter les primes.

Selon eux, la solution consiste à ce que l’État obtienne le monopole de l’assurance, charge la même prime à tout le monde (ou presque), ne fasse pas de marketing, ni de profit, de façon à offrir les primes les plus basses possibles.

Selon les gauchistes, nous n’avons qu’à observer la SAAQ pour s’en rendre compte. Une assurance-auto pour un homme de 30 ans conduisant une Honda Civic neuve coûtera environ $1,031 (selon Bélair-Direct), ce à quoi il faut ajouter $114 pour la contribution à la SAAQ perçue sur l’immatriculation et $66 perçu sur le permis de conduire (si 0 point d’inaptitude), pour un total de $1,211. En Ontario, l’assurance totale (incluant la responsabilité, les dommages matériels et les dommages physiques) coûterait $2,819 (selon Bélair-Direct). Comment peut-on expliquer un tel écart, si ce n’est qu’en affirmant que c’est grâce à la SAAQ que nous économisons autant?

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Le crise de l’Irlande :

Durant les années 1980s, les choses allaient bien mal en Irland. La dette de l’État a atteint 120% du PIB et les taux de taxation étaient aussi très élevés, étouffant la croissance. Puis, un nouveau gouvernement a entrepris la libéralisation de l’économie, réduisant les dépenses du gouvernement, réduisant les impôts des entreprises et ouvrant les frontières au commerce international. Plusieurs entreprises multinationales s’y sont alors établi et une forte croissance économique s’en est suivi, soit de +6.5% en moyenne entre 1990 et 2007.

Selon l’Institut économique de Montréal (ici) :

« Ce pays a vu sa part des dépenses publiques dans le PIB passer de 28 % en 1960 à 52,3 % en 1986. Mais voilà que la situation se renverse au cours des années 1987-96 alors que les dépenses chutent de 52,3 % en 1986 à 37,7 % en 1996, soit une baisse de 14,6 points. Or entre 1960 et 1977, période où les dépenses de l’État montaient de 28 % à 43,7 % du PIB, la croissance réelle du PIB de l’Irlande était de 4,3 %. Ce taux baissait à 3,4 % au cours des années 1977-86, période pendant laquelle la part du gouvernement grimpait à 52,3 % du PIB. Au cours de la récente décennie d’amaigrissement de l’État, le taux de croissance annuelle du PIB réel de l’Irlande passait à 5,4 %. La croissance économique augmentait donc en Irlande à mesure que ses dépenses publiques diminuaient. »

Il est intéressant d’observer l’effet « Laffer » qui s’est matérialisé au cours de cette période. Pendant que le taux d’imposition des entreprises passait de 31% à 12.5% entre 1998 et 2006, les rentrées fiscales sont passées de 2,741 milliards d’Euros à 7,271 milliards d’Euros, soit 165% d’augmentation (voir cet article de Vincent Bénard).

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L’Ontario pourrait suivre l’exemple du Nouveau-Brunswick

Le gouvernement libéral du premier ministre Dalton McGuinty a récemment mandaté CIBC Marchés des capitaux et Goldman Sachs pour qu’elles établissent un plan de privatisation des agences gouvernementales, selon des sources du secteur bancaire. Les sociétés qui pourraient être vendues comprennent : Hydro One, la Société des loteries et des jeux de l’Ontario, la LCBO (équivalent de la SAQ) et la Ontario Power Generation. Les délais de l’étude initiale seraient relativement courts. Dans quelques mois, le gouvernement devrait être en mesure de décider s’il va de l’avant avec une ou plusieurs ventes. Ainsi, l’Ontario suivrait l’exemple du Nouveau-Brunswick et utiliserait les sommes amassées pour rembourser de la dette.

Hydro-Québec paierait trop cher pour Énergie N.-B.?

Dans le même ordre d’idées et contrairement à ce que je vous avais indiqué ici, il semblerait qu’Hydro-Québec paie trop cher pour les actifs qu’elle achèterait de Énergie N.-B. Mon petit calcul était basé sur la valeur de la capacité de production et de transmission de ces actifs. Cependant, comme la transaction implique que Hydro-Québec consentirait des diminutions de tarifs significatives aux consommateurs du Nouveau-Brunswick, il serait préférable de se baser sur les profits pour évaluer la transaction. C’est ce qu’a fait Claude Garcia et il en arrive à la conclusion qu’Hydro-Québec paie près du double de la valeur intrinsèque de ces actifs. Eh bien…

Trop tard pour le Métro de Montréal?

Comme je le mentionnais ici, les négotiacions entre le consortium (voire monopole) Bombardier/Alsom et la STM concernant les nouveaux wagons du métro sont embourbées. Depuis que les deux sociétés se sont alliées, le prix a beaucoup grimpé. Il semblerait que les voitures du métro coûteraient trois fois plus cher que celles que Bombardier a produites pour le métro de Chicago…

L’entreprise Chinoise Zhuzhou Electric est maintenant prête à soumissionner pour le contrat et selon son représentant, la STM pourrait économiser au moins $500 million en la choisissant. Cependant, la réponse d’Odile Paradis, porte-parole de la STM, a simplement été « il est trop tard pour soumissionner ». Merci de veiller aux intérêts de vos citoyens chers dirigeants de la STM. La prochaine hausse de tarif qui servira à couvrir ce $500 million sera sûrement très appréciée par les usagers, incluant beaucoup des gens à faible revenu, d’étudiants et de personnes âgées.

Un jugement favorable pour la Caisse

Faisant suite au premier billet que j’ai publié sur ce blogue, nous apprenions cette semaine que la cour d’appel de Londres a tranché en faveur de British Airport Authority (dont la Caisse détient 21%), qui n’aura donc pas à vendre des aéroports pour réduire sa part de marché. La perte que nous subirons sur ce mauvais investissement de la Caisse sera donc beaucoup moins grande. Il reste à voir si tout cela aura un impact sur la transaction déjà annoncée pour vendre l’aéroport Gatwick. Toute cette histoire est néanmoins un fiasco monumental.

Prix du champagne à la SAQ

Pendant que partout sur la planète les prix du champagne sont en forte baisse (10% à 50%), les prix au Québec et en Ontario ne bouge pas d’un cent. C’est ce que nous apprenait le journal Les Affaires la semaine dernière. Comme la SAQ et la LCBO ont le monopole, pourquoi baisser les prix? Il y a fort à parier que la même situation prévaut sur la plupart des produits offerts par ces fraudeurs.

Hydro-Québec continue de gaspiller notre argent à Bécancour

En 2006, dans un élan de stupidité, Hydro-Québec a signé un contrat de 20 ans avec TransCanada Énergie pour l’approvisionnement de son usine d’électricité au gaz naturel, mais dès 2007, Hydro-Québec a demandé à TransCanada de stopper la production étant donné le surplus d’électricité du Québec. En guise de dédommagement, Hydro-Québec  doit verser $150 millions par année à TransCanada. Avec la récession, la demande d’électricité dans le marché du Nord-Est américain a fortement diminué, ce qui pourrait faire en sorte que la situation pourrait se poursuivre pendant encore 10 ans. Ce sera donc une somme totale d’environ $1.5 milliards que nous perdrons en raison de l’incompétence de notre société d’État.

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