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Avec la saison des REERs qui bat son plein, beaucoup de gens me demande quoi acheter dans leur REER et surtout quelles sont mes prévisions économiques.

L’an passé à pareille date, je me préparais à la chasse aux aubaines; non pas parce que j’étais positif relativement à l’économie (je ne l’étais pas du tout), mais bien parce que beaucoup de titres se transigeaient à des niveaux qui reflétaient un scénario de "fin du monde". En pareilles circonstances, lorsque le rapport rendement / risque est si élevé, on ne peut pas se tromper en achetant des actifs risqués. Le fonds du baril fut atteint en mars, la bourse canadienne a grimpé de 49% depuis.

Cette année est une toute autre histoire. L’évaluation des actifs risqués reflète déjà une reprise économique, laquelle ne sera pas au rendez-vous selon moi. C’est plutôt le temps de vendre ces actifs risqués acquis à prix modiques durant la crise. Pourquoi suis-je si négatif par rapport à l’économie?

Si on prend l’économie américaine, l’endettement total (gouvernement, entreprises et ménages) en pourcentage du PIB est passé d’environ 200% dans les années 1980 à plus de 400% récemment. Évidemment, cette tendance s’est accélérée durant la récente bulle. Cela signifie qu’une grande partie de la croissance économique que nous avons connue au cours de cette période a été constituée de dépenses financées par de la dette. Cette dette a été obtenue grâce à des politiques monétaires expansionnistes (bas taux d’intérêt) opérées à travers la création de monnaie par la banque centrale et le système bancaire.

Pour maintenir cette croissance économique, il aurait fallu que les américains continuent de s’endetter pour consommer. Le ratio aurait donc atteint 500%, puis 600%, puis 700% du PIB. La réalité est que la croissance économique générée de cette façon est artificielle et insoutenable. Les bas taux d’intérêt ont fait en sorte que les gens ont devancé des dépenses futures vers le présent en s’endettant. Lorsque l’élastique a été trop étiré, il s’est brisé. Ce ratio devra donc se stabiliser à un niveau plus soutenable avant que l’économie puisse se rétablir, possiblement entre 200% et 300%.

C’est ce qui est en train de se produire. Présentement, les ménages et les corporations remboursent leurs dettes, ce qui est la bonne chose à faire. Cependant le ratio dette totale / PIB ne diminue pas pour autant puisque le gouvernement a pris leur place et finance d’immenses déficits en s’endettant. Le gouvernement tente ainsi de repartir la machine-à-s’endetter; il voudrait que les gens se remettent à dépenser à crédit pour stimuler l’économie. Et puisque les gens ne le font pas, le gouvernement le fait à leur place en dépensant lui-même cet argent qu’il n’a pas. Autrement dit, on pousse le problème en avant et cela ne pourra être fait indéfiniement (comme la Grèce est train de le réaliser).

Ainsi, lorsque les dépenses gouvernementales vont se stabiliser, ce qui est inévitable, la croissance économique va retomber, possiblement en territoire négatif. Nous connaîtrons ensuite une période d’austérité de la part des consommateurs, qui continueront de rembourser leurs dettes jusqu’à ce qu’elles atteignent un niveau plus adéquat et soutenable, plutôt que de consommer. Ils ne sont d’ailleurs pas d’humeur à s’endetter, puisque plusieurs sont sans-emploi alors que les autres craignent de perdre le leur.

La prochaine décennie sera, selon moi, similaire à la lost decade qu’a connu le Japon suite à sa bulle financière. Tous les ingrédients sont présentement réunis pour que ce scénario se reproduise aux États-Unis: éclatement d’une bulle gonflée par la création de monnaie, endettement excessif, démographie en déclin, entreprises déchues maintenues en vie par l’État, etc. On pourrait dire que le Japon ne s’est toujours pas remis de cette crise, notamment grâce aux remèdes keynesiens que l’on a tenté d’y appliquer.

Certains parlent aussi d’un double-dip comme celui que les États-Unis ont connu durant la Grande Dépression des années 1930s. Ce genre de scénario est en effet fort plausible à chaque fois que les remèdes keynesiens sont utilisés.

Ceci étant dit, quels pourraient être les moteurs de l’économie et du PIB pour les prochaines années? À la base, la croissance économique est stimulée par :

A) la croissance du capital (générée par l’épargne et la démographie)

B) l’amélioration de la productivité de ce capital (menée par le progrès technologique, l’éducation et formation de la main d’oeuvre).

Est-ce que ces stimulis sont au rendez-vous?

1) Épargne: Présentement, les disciples de Keynes en charge de la politique monétaire n’encouragent pas l’épargne réelle; ils la détruisent. En créant de la monnaie et en maintenant les taux d’intérêt bas, ils favorisent l’endettement plutôt que l’épargne. Ceci étant dit, les consommateurs sont si mal en point et si endettés qu’ils n’ont pas le coeur à s’endetter davantage pour consommer; leurs épargnes servent donc à rembourser leurs dettes. C’est le gouvernement qui profite des bas taux d’intérêt pour s’endetter à leur place. Le gouvernement siphonne donc l’épargne réelle pour financer ses dépenses inutiles, ce qui laisse moins d’épargne pour fournir le capital nécessaire aux investissements qui génèreraient la croissance économique future.

2) Démographie et éducation: D’autre part, nous ne pouvons certainement pas compter sur la croissance démographique pour aider l’économie puisque la population nord-américaine vieillit. La population devient certainement de plus en plus éduquée, ce qui est positif, mais cette éducation est possiblement mal adaptée à la structure de production actuelle, comme c’est presque toujours le cas à la sortie d’une récession. Ainsi, je ne compterais pas sur des gains de productivités reliés à l’éducation dans un avenir rapproché. Ceux-ci se manifesteront à plus long terme.

3) Innovation: Finalement, que dire de l’innovation technologique et de sa contribution potentielle à une hausse de la productivité? Les nouvelles ne sont pas bonnes de ce côté là non plus! Les années 80s et 90s ont été marqués par l’essor de l’ordinateur personnel, qui a eu un impact majeur sur la productivité. Les années 90s et 2000s ont vu l’essor de l’internet et des télécommunications, qui ont aussi eu un impact positif significatif sur la productivité. Les années 2000s ont particulièrement vu le commerce international et la mondialisation s’accélérer, ce qui a été une source inéluctable de productivité. Quels seront les moteurs de la productivité durant les années 2010s?

Je suis tombé sur un article paru dans Les Affaires le 30 janvier dernier intitulé Les prochains moteurs de l’économie. Les dix éléments mentionnés* dans cet article sont certainement de bonne opportunités d’affaires, mais ce ne sont pas des "moteurs économiques" et ils n’auront pas vraiment d’impact significatif sur la productivité.

En fait, grâce à l’intervention des gouvernements, la plupart des ressources dédiées à la R&D mèneront à des innovations technologiques visant à réduire les émissions de GES, dans le but de contrer les supposés changements climatiques créés par les humains. Non seulement je doute de l’utilité de ces innovations, mais en plus il est clair que ces politiques auront un effet négatif sur la productivité et sur l’économie. Les coûts énergétiques et de la plupart des biens augmenteront alors que les coût des émissions de CO2 seront passés aux consommateurs. Notre niveau de vie en sera d’autant réduit.

Par ailleurs, les organismes génétiquements modifiés pourraient améliorer la productivité en agriculture et réduire les coûts de l’alimentation, mais ils rencontrent beaucoup d’opposition de la part des écologistes et sont contrôlés par une poignée de corporations qui accumulent les profits quasi-monopolistiques sur le dos de leurs brevets enforcés par l’État.

Finalement, le secteur que l’article a oublié de mentionner et qui, grâce à l’État, fait toujours bien peu importe la conjoncture, est le secteur militaire.  Le budget Obama prévoit $708 milliards en dépenses militaires pour 2010, plus que ses récents prédécesseurs et plus que durant les guerres de Korée et du Vietnam.

Conclusion:

En somme, l’évaluation actuelle des actifs risqués et la conjoncture économique chancelante m’amènent à recommander la prudence. Les obligations d’entreprises ayant un solide bilan et les actions d’entreprises défensives (pipelines, services publics, télécommunications, consommation de base, technologie, et certaines financières) seront à privilégier. Les rendements seront, bien entendu, plutôt faibles. À cet égard, je priviligie les titres ayant un taux de dividend élevé, mais soutenable.

Je ne suis pas trop excité par l’or et les métaux (pour le moment), puisque leurs prix ont déjà pas mal augmenté et que les prix à la consommation resteront stables pour encore quelques temps. C’est la reprise de l’économie chinoise qui est derrière l’appréciation des prix des métaux tels que le cuivre, et je pense qu’une portion significative de cette reprise est artificielle. Une baisse des prix des métaux serait mauvaises pour plusieurs entreprises canadiennes, c’est pourquoi j’évite ce secteur.

Je me méfie du dollar américain et même de l’Euro, d’une part en raison de la possibilité d’un autre plan de relance inflationniste aux États-Unis, et d’autre part en raison de la possibilité d’un sauvetage financier pour la zone Euro. Le Canada sera donc ma destination de choix point de vue investissement. Je ne pense pas que la bourse canadienne rejoindra son bas de mars 2009, mais je pense tout de même que nous pourrions connaître une sévère correction.

Bonne cotisation!

* Les 10 moteurs économiques mentionnés dans l’article sont:

  1. La téléphonie IP
  2. La gestion des fonds de retraite
  3. Les biotechnologies
  4. Le commerce électronique
  5. La consultation en environnement
  6. Le divertissement interactif
  7. Les fiducies et successions
  8. Les moteurs de recherche
  9. Les infrastructures de recyclage
  10. Le développement immobilier

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- Le budget Obama:

 Selon le budget présenté par le Président, Le déficit devrait atteindre cette année un niveau record de $1,560 milliards. Environ $100 milliards seront dédiés à la création d’emploi, dont notamment un crédit d’impôt pour les entreprises qui embaucheront cette année. M. Obama veut augmenter les impôts des ménages dont les revenus dépassent $250,000 par année. En pourcentage du PIB, le déficit 2010 serait à 10.6%, soit la proportion la plus élevée depuis la seconde guerre mondiale. Notez que le budget de la défense augmentera de 3.4% en 2010…

Évidemment, Paul Krugman pense que ce n’est pas assez et voudrait encore plus de dépenses pour relancer l’économie. M. Krugman ne comprend pas que les dépenses des gouvernements ne créent pas d’emplois, même si financées par l’endettement et la création de monnaie. 

- Le PIB américain pour le quatrième trimestre:

La première lecture du PIB américain pour le quatrième trimestre indique une croissance annualizée de +5.7%. De ce chiffre, environ 3.4% est relié à la reconstruction d’inventaires, ce qui n’est pas de la demande finale. Le "vrai" chiffre est donc de +2.3%. Les principales sources de croissance ont été les investissements non-résidentiels (probablement relié au plan de relance) les exportations, qui ont augmenté de +18.1% ainsi que la consommation personnelle.

Il ne faut pas oublier que la première lecture du PIB ne comprend que 40% des données (le reste est estimé à l’aide de modèles). En guise de rappel, au troisième trimestre, la première lecture du PIB avait été de +3.5%; elle avait ensuite été révisée à la baisse à +2.8%, alors que le chiffre final a été de +2.2%. Il semble donc que les modèles ont tendances à surestimer le PIB durant cette reprise.

Je ne suis pas seul à être sceptique et pessimiste; les marchés boursiers ayant baissé de plus de 4% depuis l’annonce.

“Les sources de cette croissance ne sont pas généralisées et elles sont surtout issues des mesures gouvernementales de relance et du renversement de la correction des stocks et non d’une hausse robuste de la demande intérieure privée “, disent les économistes de Desjardins.

- Financement des partis politiques au Québec:

Je n’étais pas au courant de l’existence de ce "jury citoyen" mandaté par le Directeur Général des Élection, mais je ne réjouis tout de même de leurs conclusions. Ce jury recommande de ne pas permettre aux entreprises de contribuer aux caisses électorales. Ils recommandent aussi l’abolition des dons anonymes, Cependant, je ne suis pas en accord avec leur proposition de hausser le financement public des partis ni celle visant à créer un organisme indépendant pour promouvoir la participation civique et la démocratie.

Les américains ne voient pas les choses de la même manière. Un jugement de la cour suprême rendu le 21 janvier dernier permettra aux corporations, syndicats et groupes idéologiques de dépenser autant qu’ils le veulent en "publicité" de nature politique et ce au nom de la liberté d’expression. La cause concernait un documentaire de Citizens United sur Hillary Clinton qui devait être diffusé durant les élections présidentielles de 2008. Notez cependant qu’il y a une différence entre contribuer à la caisse électorale d’un parti et se payer une publicité visant à défendre ses intérêts politiques.

- Pauline la libertarienne:

Pauline Marois a déclaré il y a quelques jours que les demandes des syndicats de la fonction publique québécoise étaient "un peu trop élevées" et que l’État québécois avait besoin d’un certain "dégraissage". Comme l’indiquait Joseph Facal, cette prise de position plutôt surprenante est due au fait que la chef du PQ ne peut à la fois se prononcer contre les déficits et pour les augmentations salariales des fonctionnaires. Ces propos, pourtant très lucides, ont évidemment choqué l’aile gauche du parti (SPQ Libre).

Comme le mentionne Pierre Duhamel ce matin: "Même si nous sommes plus pauvres, notre gouvernement dépense 26 % de plus que celui de l’Ontario pour offrir les services publics à la population. Comment cela se peut-il ? Il n’y a pas de miracle : c’est en taxant plus (38 % du PIB contre 33 % pour le reste du Canada), en s’endettant davantage (50 % du PIB contre 24 % pour le reste du Canada)."

- Le GIEC continue d’être discrédité:

Le rapport du GIEC faisait mention d’une réduction des calottes glacières dans les Andes, les Alpes et en Afrique. Cependant, cette affirmation est basée sur des sources douteuses: un article publié dans Climbing Magazine en 2002 (un rassemblement d’anecdotes d’alpinistes) ainsi qu’une dissertation d’un étudiant en géographie à la maîtrise. Ces articles n’ont évidemment aucune valeur scientifique. Cette histoire survient moins d’un mois après la rétraction des affirmations concernant la fonte des glaciers en Himalaya. La qualité des informations soutenant les thèses figurant au rapport du GIEC de 2007 laisse définitivement à désirer…

- Les mensonges de Loto-Québec (de Richard Martineau):

En octobre 2007, Alain Dubois, un citoyen qui, depuis des années, sensibilise la population sur les dangers du jeu compulsif et la gourmandise de Loto-Québec, annonçait que notre vénérable société d’État était en train de développer un projet de casino en ligne. Réaction de Loto-Québec: " Nous tenons à confirmer qu’aucune équipe de Loto-Québec et de ses filiales ne s’affaire à aller de l’avant avec un projet de casino sur internet. "

Or, demain, Loto-Québec convie les médias à une conférence de presse annonçant…. son projet de casino en ligne!!!!!
Savoureux, non?

Les fonds de travailleurs, tel que ceux de la FTQ et de la CSN, sont des véhicules d’investissement grassement subventionnés et très politisés. Un contribuable québécois qui dépose 1000$ dans un fonds de travailleur va toucher au moins 600$ en crédits d’impôt. L’argent est parfois investi de façon douteuse et disons que le rendement du déposant n’est définitivement pas la priorité. En excluant les crédits d’impôt, le rendement moyen du Fonds de Solidarité FTQ s’élève à 3,5% par année depuis 1983 alors que celui de Fondaction est -2,88% par an depuis 10 ans.
L’économiste progressiste / keynesien enscence le système bancaire canadien mentionnant que son niveau élevé de règlementation l’a protégé de la crise. Comme je le mentionnais ici, la seule raison pour laquelle les banques canadiennes n’ont pas été en mesure de tomber dans les mêmes pièges que les banques américaines est une règle qui force les emprunteurs à assurer leur hypothèque (à leurs frais) auprès de la SCHL lorsqu’ils dépassent un ratio d’endettement de 80%.

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Le Président Obama tenait hier des rencontres informelles avec 12 PDGs de grandes banques américaines. Il les a imploré de faire leur part pour la reprise économique en augmentant leurs prêts aux petites entreprises, puisque celle-ci ont reçu de l’aide financière des contribuables.

"Peut-être faudrait-il que vous reconsidériez certains prêts une troisième et une quatrième fois avant de les refuser", disait-il. La réalité est que les banques ont reconstruit leur bilan au cours des derniers mois et leurs niveaux de réserves sont très élevés (voir graphique ci-bas). Leur niveaux de prêts sont très bas pour essentiellement trois raisons: 1) l’incertitude créée par le gouvernement concernant sa future règlementation et la Federal Reserve concernant sa politique monétaire amènent un climat peu favorable à la prise de risque, 2) vu la faiblesse de l’économie, les emprunteurs de qualité se font rare, 3) les banques préfèrerent utiliser leur capital pour rembourser le TARP plutôt que pour faire des prêts risqués.

À ce sujet, Paul Krugman nous parlait (curieusement) hier sur son blogue d’un texte de 1948 de l’économiste keynesien nobélisé Paul Samuelson (décédé cette semaine) traitant de l’inefficacité de la politique monétaire inflationniste pour sortir des récessions. En voici un extrait qui pourrait très bien avoir servi de réplique à Obama hier:

In terms of the quantity theory of money, we may say that the velocity of circulation of money does not remain constant. “You can lead a horse to water, but you can’t make him drink.” You can force money on the system in exchange for government bonds, its close money substitute; but you can’t make the money circulate against new goods and new jobs. You can get some interest rates down, but not all to the same degree. You can tempt businessmen with cheap rates of borrowing, but you can’t make them borrow and spend on new investment goods.

En ce qui a trait à la règlementation, Obama a sommé les PDGs de soutenir le projet de loi sur la règlementation des institutions financières que son parti a présenté. Les PDGs ont acquiessés en face du président, mais leurs lobbys vont continuer de lui faire obstruction! Après tout, les banques figurent parmis les plus gros donateurs des deux partis. Rappelons-nous les grandes lignes du projet de loi de Barney Frank soumis au Congrès en juin dernier et qui fait plus de 1,500 pages:

  1. Protection du consommateur accrue.
  2. Niveau de capital plus élevé.
  3. Pouvoir du gouvernement de nationaliser les institutions qui faillissent.
  4. Règlementation accrue des fonds de couverture, des produits titrisés et des produits dérivés "over-the-counter".

Ce projet de loi a passé la House of Representatives à 223 contre 202 et sera soumis au Sénat. Il rencontre beaucoup d’opposition de la part des Républicains (qui le rejettent unanimenent) ainsi que des lobbys bancaires.

Le premier point vise à éviter que des produits hypothécaires quasi-frauduleux (ratio d’endettement de plus de 100%, "teaser rates", etc) reviennent sur le marché. Encore une fois, le gouvernement veut protéger le citoyen contre lui-même, de sa propre stupidité.

Le second point vise à ce que les banques aient un plus gros coussin au cas où les choses tourneraient mal à nouveau. Je serais davantage pour que le gouvernement rende les "bailouts" illégaux; les banques n’auraient alors pas le choix de maintenir un niveau de capital suffisant sachant que personne ne viendra les sauver. C’est cette promesse implicite (que le gouvernement va les sauver) qui les a encouragé à prendre autant de risque avec si peu de capital et autant de levier financier.

Le troisième point permettrait au gouvernement d’éviter un autre cas "Lehman Brothers" et vise à réduire le risque systémique lors de la prochaine crise. Encore une fois, ce genre de règlementation ne fera qu’encourager la prise de risque et fera exploser le risque systémique. La différence est que cette fois ce sont les contribuables qui l’assumeront en entier (pour leur bien évidemment).

Le quatrième point vise à réduire l’opacité des hedge funds, de façon à ce que le gouvernement puisse se mettre le nez dans leurs affaires et voir le risque qu’ils pourraient représenter en cas de crise. On cherche ici à éviter un autre cas du type Long-Term Capital Management (LTCM) survenu en 1998. Les institutions qui avaient financé LTCM l’avaient fait de plein gré et avaient pris un risque immense…en sachant qu’en cas de problème le gouvernement volerait à leur secours. Et c’est ce qui est arrivé!

Au niveau des produits structurés, le quatrième point vise à éviter que des titres CDOs pyramidaux circulent sur les marchés. On prend ici pour acquis que les investisseurs sont trop stupides pour analyser les titres qui leur sont présentés (souvent avec raison). À cet égard, je pense que la plupart des investisseurs ont appris la leçon et ferons mieux leurs devoirs à l’avenir, quant aux autres, ils méritent de subir les pertes dues à leur incompétence. De toute façon, à quoi bon analyser et être prudent lorsqu’on sait que le gouvernement sauvera le système si les choses tournent mal?

L’autre élément auquel Obama semble vouloir s’attaquer, faisant ressortir son côté populiste, est la question des bonus. Les grandes banques ont maintenant presque toutes repayé l’argent du TARP (Bank of America, Citigoup et Wells-Fargo l’ont annoncé ces derniers jours). Le président Obama condamne le fait que ce soit, entre autres, motivé par leur désir d’offrir des bonus intéressants (surtout après une excellente année). À ce niveau, je ne pense pas que le gouvernement devrait intervenir. Les bonus sont payés avec l’argent des actionnaires; à eux de se réveiller et d’exiger des conseils d’administrations qu’ils élaborent des contrats dans lesquels les bonus de performance sont payés sur 5 ans par exemple.

En somme, ce projet de loi contribuera à infantiliser davantage le système bancaire et les marchés financiers. Il implique naïvement que les autorités de règlementation auront la compétence et la capacité d’éviter qu’une autre crise ne se manifeste. Il s’attaque aux causes de la dernière crise alors que la prochaine proviendra probablement d’une autre sphère d’activité et aura des causes différentes. Crise après crise, la règlementation est de plus en plus volumineuse, contraignante et coûteuse, et les crises se produisent quand même, ce qui démontre bien l’inefficacité de la règlementation à les éviter. Ce projet de loi véhicule donc une vision populiste et autocratique des marchés financiers.

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“Fascism should more properly be called corporatism because it is the merger of state and corporate power.” –Benito Mussolini

Un article intéressant  dans le Washington Post démontre à quel point les politiciens ont maintenant mis au jour leur main-mise sur l’industrie financière. Pour la première fois de son histoire, J.P. Morgan a réuni son conseil d’administration à Washington cet été.

 Les grandes banques américaines ouvrent des bureaux et engagent de nouveaux employés à Washington pour être plus près de l’action. C’est que le gouvernement américain et la Federal Reserve ont maintenant leur mot à dire dans à peu près tout ce qui touche à leurs activités!

Prenons par exemple le cas de James Lockhart, ancien PDG de Freddie Mac. Après que le gouvernement ait dû sauver cette entreprise, il a été recruté par une firme (WL Ross) qui achète des portefeuilles d’actifs "toxiques" mis en vente par la FDIC. Selon le dirigeant de cette firme, l’expertise (et les contacts) de M. Lockhart ont une très grande valeur pour sa firme et lui permettront de réaliser d’important profits.

Dans le livre "Where Keynes went wrong" dont je vous parlais hier, l’auteur mentionne les faits suivants:

- Les comités d’actions politiques reliés à la finance, l’assurance et l’immobilier ont versé $463 millions en contributions électorales en 2008 (aux deux partis). Ce fut la deuxième plus importante source de financement de Barrack Obama, au montant de $37.6 millions.

- Fannie Mae (tout comme Freddie Mac) bénéficie de plusieurs privilèges de la part du gouvernement américain. Exemption de l’impôt, garantie implicite du gouvernement et passe-droits au niveau de la règlementation, entre autres.  Pour préserver ces avantages, cette entreprise a dépensé $170 millions en lobbying entre 1998 et 2007 et $19.3 millions en contributions électorales entre 1990 et 2007. Les deux plus grosses contributions électorales de cette entreprises à la dernière élection ont été à Chris Dodd (en charge du Senate Banking Committee et qui a déclaré en juillet 2008 qu’il n’y avait aucun problème avec Freddie et Fannie), et à Barrack Obama en seconde place. Le sénateur Dodd est d’ailleurs celui qui a reçu la plus grande contribution de la part de Countrywide Financial, un leader dans le domaine des hypothèques sub-prime.

- L’assureur AIG, qui a bénéficié d’un important bailout, a été une source importante de dons pour la dernière campagne électorale, dont les principaux bénéficiaires ont été Barrack Obama et Chris Dodd.

- Suite à son élection, le parti Démocrate a nommé au Senate Banking Comitee plusieurs candidats qui avaient été élus par une faible marge, de façon à ce que ceux-ci amassent beaucoup de dons pour la prochaine campagne, leur permettant de sécuriser leur position contre les Républicains.

À ceux qui pensent qu’il faut nettoyer l’industrie bancaire suite à la récente crise financière, je suis tout à fait d’accord. Il faudrait en effet la nettoyer de tous ces politiciens verreux!

À ceux qui ne l’ont pas encore lu, je recommande la lecture de ce billet sur comment Goldman Sachs a infiltré le gouvernement.

Bribes1

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Avec tous les déficits gouvernementaux qui sévissent présentement dans les pays industrialisés, en accord avec l’idéologie keynesienne, on parle de plus en plus de hausse des impôts et taxes comme moyen de financer ces dépenses immondes.

L’impôt fut d’ailleurs encouragé par Keynes. Ce dernier s’opposait catégoriquement à l’épargne et favorisait l’impôt comme moyen de lutter contre ce "fléaut". En subtilisant de l’argent aux contribuables pour le dépenser à sa guise, le gouvernement réduit l’épargne et fait "rouler" l’économie.

Cependant, les gens qui pensent de cette façon ignorent l’existence d’un des principe économiques les plus fiables: la courbe de Laffer. La courbe de Laffer est basée sur l’idée que la relation positive entre croissance du taux d’imposition et croissance des recettes de l’État s’inverse lorsque le taux d’imposition devient trop élevé. Tout d’abord, l’impôt est une taxe au travail. Lorsqu’on taxe quelque chose, on augmente artificiellement le prix, ce qui fait diminuer la demande. Deuxièmement, l’impôt mets l’argent dans les main des fonctionnaires plutôt que dans les mains des citoyens, ce qui résulte en du gaspillage et des investissement non-productifs. Troisièmement, des impôts élevés encouragent l’économie "informelle" et la contrebande.

Dans ce graphique illustrant la courbe de Laffer, l’abscisse est le taux de taxation alors que l’ordonnée représente la recette fiscale totale de l’État.

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Les données historiques donnent raison à Laffer (qui a lancé cette idée dans les années 1970s).

- Durant les années 1920s, le taux d’imposition moyen est passé de 73% à moins de 25%. Les revenus de taxation ont quant à eux augmenté de 61% sur cette période.

- Durant les années 1930s, les présidents Hoover et Roosevelt ont augmenté le taux d’imposition à 90% pour financer le New Deal. Au début des années 1960s, Kennedy a renversé la situation en diminuant le taux à 70%. Les recettes fiscales ont alors augmenté de 62% en 7 ans.

- Durant les années 1980, l’administration Reagan a mis en place un programme de baisses d’impôts d’environ 25%. Entre 1983 et 1989, les revenus de taxation ont augmenté de 54%.

- Les deux graphiques suivants proviennent d’une étude du National Center For Policy Analysis (NCPA) publiée en 1991 et utilisant les données de 103 pays. Le premier confirme la courbe de Laffer à l’échelle internationale en montrant les revenus de taxation en fonction du taux d’imposition. Le second graphique montre que la croissance économique est maximisée lorsque le taux de taxation total est d’environ 20%.

 

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L’idiot de Paul Krugman n’y a rien compris (comme d’habitude)!

L’économiste keynesien Paul Krugman mentionnait dernièrement sur son blogue du NY Times que la courbe de Laffer ne valait rien puisque l’augmentation du taux d’imposition de Clinton a été suivie d’une augmentation des revenus de taxation alors que la baisse d’impôt de 2001 du gouvernement Bush a été suivie d’une baisse des revenus de taxation. Est-ce que Krugman est malhonnête ou simplement stupide? Néanmoins, il présentait le graphique suivant pour justifier son argumentation:

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Observons maintenant ce qui s’est réellement passé.

- Premièrement, la hausse des taxes de Clinton (1993) fut plutôt petite à 0.83% du PIB. L’économie sortait d’une récession et se dirigeait vers une reprise. Générallement, la croissance est forte au début de la reprise et ralentit par la suite. Mais ce n’est pas ce qui s’est passé dans les années 1990s. Curieusement, la croissance a été plus forte après 1997 malgré l’avancement de la reprise. Que s’est-il passé en 1997 pour que cela se produise? Une baisse des impôts! Il y a donc fort à parier que la reprise économique a été ralentie par la hausse des impôts de Clinton et a réaccéléré après le soulagement fiscal de 1997 (voir tableau ci-bas).

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- Deuxièmement, la baisse des impôts de Bush en 2001 a été bien spéciale.

  1. Elle a été plutôt petite à seulement 0.80% du PIB comparativement à 1.90% pour Kennedy et 1.40% pour Reagan.
  2. Elle n’était que temporaire (Christina Romer, en charge du Council of Economic Advisors sous Obama, a publié une étude en 2005 démontrant que les baisses d’impôts temporaires n’ont pas d’impact significatif sur la croissance économique, alors que les baisses d’impôts permanentes de 1% avait un impact de 3% sur la croissance économique subséquente).
  3. Elle était graduellement étalée sur 5 ans, ce qui faisait en sorte que les gens retardaient certaines de leurs décisions économiques pour bénéficier d’un rabais fiscal plus optimal. Si vous voulez acheter quelque chose et que le marchand vous dit que l’article va être en solde de 50% dans 3 mois, vous allez attendre n’est-ce pas?
  4. Elle avait un agenda social, ciblant les couples mariés, les enfants et les gens à faibles revenus. Ces éléments avaient possiblement un certain mérite pour la société, mais elles ne favorisaient pas la croissance économique.

En 2003, Bush a rectifié le tir. Il a augmenté les baisses d’impôts, a éléminé les délais dans leur mise en force et a ciblé les investisseurs (divdendes et gains en capitaux) et les petites entreprises (amortissement des équipements). Jettez un second regard sur le graphique de Paul Krugman et vous verrez que les revenus de taxation ont explosé suite à cet ajustement de 2003.

Ainsi, Paul Krugman a définitivement mal interprété l’histoire lorsqu’il a présenté ce graphique sur son blogue et aurait dû vérifier ses prémisses avant de les présenter. Les actions fiscales de Clinton et de Bush vont plutôt dans le sens de la courbe de Laffer plutôt que de s’y opposer!

Conclusion

Contrairement à ce que les disciples de Keynes comme Paul Krugman voudraient nous faire croire, les implications de la courbe de Laffer sont bien réelles et ont été observées à travers l’histoire. L’impôt est une taxe au travail et le travail productif est la source principale de création de richesse. Ainsi, la meilleure façon d’optimiser la croissance économique est de taxer les citoyens le moins possible et, pour maintenir un budget gouvernemental équilibré, de réduire les dépenses de l’État en diminuant sa taille.

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Obama continue de dévoiler ses couleurs protectionnistes avec l’introduction d’un tarif douanier de 35% sur les pneus importés de Chine. Le Président brise ainsi une promesse faite au G20 d’avril dernier, soit d’éviter de céder au protectionnisme. Cette mesure s’ajoute aux clauses "Buy-America" sur les contrats gouvernementaux introduite il y a quelques mois.

M. Obama a besoin de soutien politique alors que sa réforme du système de santé fait face à beaucoup d’opposition. Il tente donc d’amadouer les syndicats avec cette mesure, dont l’impact sera mitigé puisque les importations de pneus chinois seront simplement remplacées par des pneus du Brézil, du Mexique ou de l’Inde (selon The Economist). 

Cela est de bien mauvaise augure pour le sommet du G20 qui se déroulera cette semaine à Pittsburgh. La Chine a d’ailleurs promis de répliquer en s’attaquant aux importations américaines de poulets et de pièces automobiles et en amenant les États-Unis devant l’OMC.

Cela me fait penser au fameux Smoot-Hawley Tariff Act qu’avait introduit le Président Hoover durant la grande dépression. En fait, cette loi introduisant des tarifs prohibitifs sur des milliers de produits importés avait mené à une escalade marquée du protectionnisme dans le monde et avait certainement contribué à amplifier les effets de la dépression. En 1930, le taux de chômage n’était que de 7.8% lorsque cette loi a été adoptée. Il a graduellement augmenté jusqu’à 25.1% par la suite en 1933.

Bien que l’impact économique de ces tarifs sur les pneus chinois soit minime, il ouvrira la porte à d’autres. Plusieurs industries feront de la pression sur le gouvernement pour obtenir de la protection.

En cette période d’incertitude économique et de fragile reprise, avons-nous vraiment besoin de davantage de barrières au commerce et d’une escalade du protectionnisme? Personne n’a appris la leçon de la Grande Dépression des années 1930s?

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Alors que son mandat n’expirait qu’en Janvier, Ben Bernanke, le chairman de la Federal Reserve, s’est vu attribué un nouveau mandat par le Président Obama, et ce en avance, le 25 août dernier.

Plusieurs commentateurs prétendent que M. Bernanke a fait un travail remarquable durant la plus sévère crise financière depuis les années 30s. Ceux-ci oublient que M. Bernanke était encore plus persuadé que Alan Greenspan que les banques centrales n’avaient pas à se préoccuper des bulles financières. Leur argument est très simple, pour ne pas dire simpliste: on ne peut savoir que nous sommes dans une bulle tant que celle-ci n’a pas éclaté…

À cet égard, je trouve très appropriée cette phrase tirée d’un article de l’hebdomadaire The Economist (traduction libre):

"Ré-engager M. Bernanke pourrait donc apparaître comme si on payait un plombier plusieurs fois pour réparer les mêmes tuyaux qu’il avait initialement mal installés, après que ceux-ci aient innondé votre maison."

D’ailleurs, qu’est-ce que M. Bernanke a fait de si extraordinaire? Est-ce si difficile d’appuyer sur le bouton de la presse à billets?

Par ailleurs, le rôle des banque centrales est maintenant remis en question aux États-Unis. Doivent-ils se préoccuper des bulles (comme c’est le cas en Europe et au Japon), ou simplement s’en tenir à l’inflation? En effet, l’excès de liquidité dans le système monétaire peut mener à deux choses: de l’inflation dans les prix à la consommation (ce sur quoi la Fed s’est toujours concentrée) ou de l’inflation dans les prix des actifs (titres techno, immobilier…). Comme la dernière crise nous l’a démontré, les deux sont dommageables pour l’économie. Il semble donc que suite à la crise que nous venons de traverser, le Jackson Hole consensus ne tiendra plus et la Fed commencera probablement à surveiller les bulles dans les prix des actifs.

D’autre part, alors que le Président Obama semble prêt à donner davantage de pouvoir de supervision à la Fed, d’autres voudraient pouvoir mettre leur nez dans ses affaires. Je parle évidemment d’un dénommé Ron Paul. Celui-ci a maintenant 282 co-supporteurs pour sa motion voulant que le Government Accountability Office puisse surveiller les actions de la Fed.  Cette législation a de bonnes chances de faire un bon bout de chemin étant donnée l’impopularité de la Fed en ce moment. La banque centrale américaine est en effet moins populaire auprès du peuple que l’IRS (l’agence qui s’occupe de la perception des impôts). M. Paul a profité de ce suppport pour ré-introduire un autre document législatif au Congrès (comme à chaque année): le Federal Reserve Board Abolition Act. Voir le lien ci-bas pour les détails:

http://www.americanbankingnews.com/2009/09/02/what-would-the-united-states-look-like-without-the-federal-reserve/

En somme, cette nomination n’est pas une surprise. Il aurait été mal avisé de la part de M. Obama de remplacer M. Bernanke, un Républicain, par un candidat Démocrate. De plus, un changement de garde à la Fed aurait créé de l’incertitude sur les marchés financiers, dans une période où il y en a déjà suffisamment. Il n’en demeure pas moins que cette nomination permet de glisser sous le tapis le fait que la Fed ait été un rouage essentiel à la formation de cette crise financière. L’appareil politique/médiatique a bien réussi à diriger le blâme sur l’appat du gain, la prise de risque excessive et le capitalisme.

Quant à la perspective que la Fed se mettent à surveiller les bulles spéculatives, je ne suis pas sûr que ce serait souhaitable. Comme n’importe quelle intervention de l’État sur un marché, ces actions éventuelles auront des "conséquences non-souhaitées" et les dommages collatéraux seront inévitables.

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C’est dans une usine de véhicules récréatifs récemment fermée en raison de la récession que le président a fait un discours hier, annonçant que le gouvernement allait verser $2.4 milliards en subventions pour stimuler la recherche et la production de véhicules hybrides. M. Obama a dit qu’il ne veut pas importer de véhicules hybrides, il veut qu’ils soient fabriqués ici en Amérique.

 Le gouvernement n’a pas appris sa leçon suite au désastre subventionné qu’a été l’éthanol? Il refait encore la même erreur en imposant au marché une solution technologique, qui pourrait bien ne pas être la bonne. Et il le fait avec l’argent des contribuables en plus; utilisant le réchauffement climatique pour aider à se justifier.

Même si les américains se mettent à produire des hybrides, ils ne pourront jamais rivaliser avec les coûts de production des Asiatiques. Ils auront perpétuellement besoin de subventions, crédits d’impôts et, qui sait, tarifs douaniers, pour être compétitifs. Si le Big 3 ne produit pas de véhicules hybrides présentement, c’est parce que ce n’est pas rentable. GM avait vendu plusieurs EV1 il y a quelques années. La demande était ahurissante, mais GM n’a pas poursuivi le projet parce que même si la voiture se vendait à un prix exhorbitant, GM ne faisait pas de profit en vendant ces véhicules. GM a même détruit tous les prototypes, même si plusieurs acheteurs étaient prêts à payer le gros prix pour les acquérir!

Les gens ont souvent reproché au Big 3 de ne pas produire les bons véhicules moins énergivore et que  c’est ce qui a mené la compagnie en faillite. C’est totalement faux. La voiture compacte la plus vendue en Europe ces dernières années est la Opel Aastra, produite par GM. Pourquoi est-ce que GM ne l’a pas importée en Amérique (sauf en 2008 sous la marque Saturn)? Parce qu’il n’y avait pas de demande pour ce type de véhicule aux États-Unis! Les gens voulaient des VUS et donc le Big3 a produit des VUS pour répondre à la demande. Ce qui a tué le Big3 sont des avantages sociaux exhorbitants arrachés par des syndicats voraces, jumelée à une baisse de la demande véhicules dans leur marché principal: les États-Unis.

 Le gouvernement doit laisser le marché suivre son cours et laisser la population décider du moyen le plus efficace pour se déplacer. Si cette solution s’avère être la voiture hybride, la quête du profit se chargera de satisfaire les besoins de la population.  Et si seuls les Chinois, les Coréens et les Taiwannais peuvent produire des hybrides à un coût raisonnable, nous aurons qu’à les importer de là et utiliser nos ressources à autre escient. Si M. Obama tient à préserver l’avantage technologique des États-Unis, il n’a qu’à améliorer l’accès à l’éducation et la qualité de celui-ci.

 http://www.wthr.com/Global/story.asp?S=10849863&nav=9Tai

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Ce vendredi, nous apprenons que le PIB américain n’a régressé que de -1% au dernier trimestre, comparativement à -6.4% le trimestre précédent. Il n’en fallait pas moins pour que les keynesiens se félicitent et attribuent le mérite au plain de relance de Obama!

Il faut cependant voir plus loin que le bout de son nez. Les dépenses gouvernementales font partie du calcul du PIB. Donc si le gouvernement dépense, c’est simplement arithmétique: le PIB augmente! Qu’arrivera-t-il lorsque le gouvernement réduira les dépenses? Il faudra que les consommateurs et entreprises prennent la relève et génèrent de la VRAIE croissance économique. Avec le taux de chômage approchant les 10%, il n’y aucun signe que ça va être le cas.

L’autre élément à considérer est que les inventaires ont énormément diminués au cours des trimestres précédents en raison de la diminution drastique de la production. Ce trimestre-ci et le prochain seront probablement plus forts que prévu étant donné que les inventaires sont en reconstruction. Après, il faudra que la demande finale se pointe pour que la croissance soit soutenable; sinon c’est le "double-dip" et on retourne en récession!

Bref, il ne faut pas confondre corrélation et causalité. Il est encore trop tôt pour célébrer les bienfaits du ARRA.

Voici les articles de référence:

http://www.epi.org/publications/entry/gdppicture20090731/

http://www.nytimes.com/2009/08/01/business/economy/01econ.html

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Philippe, du blogue Le Minarchiste Québécois, nous présente ce petit vidéo de la représentante du Minnesota au congrès américain, Michele Bachmann. Elle y traite de l’injustice et de l’apparence de corruption dans les décisions de fermeture de concessionnaires.  Maintenant que GM est majoritairement détenue par le gouvernement, la porte est toute grande ouverte pour les élus démocrates de se faire du capital politique auprès de leurs amis.

Les politiciens de l’administration Obama ont aussi servi leurs intérêts politiques aux dépends des détenteurs d’obligations lors de la restructuration suivant la faillite de GM et Chrysler. En vertu de la loi sur les faillites, les détenteurs d’obligations ont priorité sur les autres parties. Or, ils ont reçu des montants inférieurs à ce à quoi ils avaient droit, aux mains des syndicats qui eux ont reçu une compensation plus grande.

L’impact sur les marchés financiers sera très négatif puisque cela engendrera de la méfiance de la part des investisseurs à l’égard de toutes les entreprises "politiquement sensibles", lesquelles auront de la difficulté à émettre des obligations et/ou devront le faire à un taux plus élevé pour compenser le risque accru. Cette perturbation des marchés financiers par le gouvernement minera la confiance des investisseurs face au système américain quant à l’application des lois, le respect des contrats et la protection de la propriété privée.

Voir le lien ci-bas:

http://www.minarchisteqc.com/2009/07/un-gouvernement-de-gangster/

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