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Posts Tagged ‘marché du travail’

Pour obtenir les données utilisées pour cet article:Scandinave_data

Suite à mon article sur la Suède, certains lecteurs mon demandé d’analyser le modèle Scandinave plus en détails. Ces pays – qui sont la Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark – ont des taux d’imposition élevés, un filet social étendu et généreux, des taux de syndicalisation élevés, mais figurent tout de même parmi les plus riches du monde et on semble y trouver une superbe qualité de vie (santé, éducation, etc). La Scandinavie serait-elle un paradis gauchiste? Serait-ce la preuve que le socialisme-démocratique est un modèle viable? Je vous propose ici une plongée en profondeur dans le modèle Scandinave…

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 Les salaires horaires réels :

Cette semaine, j’assistais à la conférence annuelle pour investisseurs institutionnels de la CIBC à Montréal. J’ai pu assister à une présentation de leur économiste, Avery Shenfeld, qui montrait un graphique très intéressant. Ce dernier illustre que, contrairement aux récessions de 1974, 1982 et 1991, les salaires horaires moyens réels n’ont pas vraiment baissé durant la récession de 2008. Le coût de la main d’oeuvre demeurant élevé, il n’est pas surprenant de voir l’emploi aussi déprimé aux États-Unis.

La résistance à la baisse des salaires est certainement un facteur à considérer. En 1982, lorsque l’inflation était de 12%, une hausse de salaire nominale de 2% équivalait à une baisse de salaire réel de 10%. L’employé avait l’illusion d’avoir eu une augmentation, mais c’était un mirage. Cependant, en 2009-2011, l’inflation a été très basse. Donc pour obtenir une baisse réelle des salaires, il aurait fallu une baisse nominale, ce qui est très difficile à mettre en place, surtout lorsque dans un contexte où le gouvernement Fédéral a haussé le salaire minimum de plus de 40% depuis 2007.

Ce fut aussi une principale cause de la Grande Dépression des années 1930s. Hoover et Roosevelt ont mis en place des contrôles de prix et des gels de salaires. Ceux-ci ne pouvaient donc pas baisser ce qui envoyé le taux de chômage dans la stratosphère.

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La gauche et les libertariens partagent beaucoup d’objectifs communs : vivre dans un monde où il y a moins de pauvreté, de chômage, de récessions, d’endettement, de guerres, de corruption et où l’environnement est sain (l’objectif de la gauche qui n’est pas partagé par les libertariens est la réduction des inégalités).

Cependant, les moyens favorisés pour atteindre ces objectifs sont fort différents de part et d’autre! La gauche préconise l’intervention de l’État alors que les libertariens préconisent la liberté. Cependant, plusieurs des politiques de la gauche apparaissent indéfendables lorsque l’on considère l’ensemble de leurs impacts sur la société. Ce texte comporte une multitude de liens vers des billets que j’ai publiés dans le passé; amusez-vous à les découvrir si ce n’est pas déjà fait!

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Les autres volets de cette série d’articles sont :

Diagnostic pauvreté : 1- Le Bangladesh.

Diagnostic Pauvreté: 2- Le Chili.

L’évolution économique de la Suède.

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Vers le milieu du 20e siècle, la Nouvelle-Zélande est devenue paralysée par une doctrine d’isolationnisme économique. C’était l’une des économies les plus règlementées, protégées et étatisées du monde. La priorité des fonctionnaires interventionnistes était de maintenir le plein-emploi au prix d’une inflation volatile et destructrice. Le keynésianisme étatique était l’idéologie dominante.

À la fin des années 1950s, la Nouvelle Zélande se classait au troisième rang mondial selon le PIB par habitant, juste après les États-Unis et le Canada. En 1984, selon ce même classement, la Nouvelle Zélande avait chuté au 27e rang, au niveau du Portugal et de la Turquie. De plus, le taux de chômage avait atteint 11,6%, le budget de l’État était en déficit continuel depuis 23 ans; atteignant même parfois jusqu’à 40 % du PIB.

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Tout d’abord, Monsieur Y fait un retour sur mes réponses à ses premières questions:

1) D’abord, votre premier argument est qu’une baisse des salaires entraine la fuite des employés vers d’autres entreprises concurrentes. Mais comment garantir cette concurrence ?

Par le libre-marché! Le seul moyen pour un individu ou une entreprise de se soustraire à la concurrence est d’utiliser le pouvoir interventionniste coercitif de l’État pour se voire attribuer un privilège.

2) Ensuite, même si la concurrence n’est pas garantie, rien n’empêche que ces personnes créent elle-même leur propre entreprise. Bien. Mais comment si elles n’ont ni capital et qu’une « coalition » de grandes entreprises les empêche de s’implanter en leur refusant des prêts par exemple ? Ou bien en ne leur fournissant pas de matières premières ou alors trop cher dans le cas de ressource contrôlé par des monopoles ? De plus, une nouvelle entreprise à souvent du mal à être aussi compétitive que de grands groupes qui peuvent répercuter les cout de R&D sur leurs nombreuses ventes.

Encore une fois, l’intervention de l’État sur l’économie et sur la monnaie créent ces problèmes. Les monopoles sont impossibles sur un véritable libre-marché.

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J’ai reçu un courriel d’un certain Monsieur Y, qui se dit progressiste et Français. Je déteste l’étiquette progressiste: comme si la gauche avait le monopole du progrès et que toutes les autres idéologies visaient le statut quo ou la régression! La dénomination "socialiste de gauche" serait pour moi plus appropriée.

Ceci étant dit, Monsieur Y m’a proposé de répondre à quelques questions, qui ne reflètent pas nécessairement ses vraies opinions, mais qui suscitent en lui une certaine curiosité. Comme ce sont des questions intéressantes, j’ai décidé d’accepter son offre et de transformer le tout en un billet qui, je l’espère, pourrait devenir une chronique régulière.

Voici les questions de Monsieur Y.

1) Vous expliquez avec facilité l’équilibre du salaire. Cela se tient, je suis d’accord avec vous. Mais ne pensez-vous pas qu’à terme, dans un vrai monde libérale, celui-ci tendrait à être le plus bas possible et donc amène les individus à un niveau très bas de subsistance, voir leur mort ? En effet, la recherche du profit pousse les entreprises à vendre de nombreux produits/services, chers, en distribuant les plus bas salaires possibles.

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Les gauchistes du Québec et d’ailleurs font souvent référence à la Suède comment étant le système quasi-idéal. Selon eux, la Suède prouve qu’il est possible de figurer parmi les pays les plus riches du monde tout en ayant des impôts élevés, un gros gouvernement et un marché du travail hyper-règlementé. Est-ce une preuve que libéralisme n’est pas nécessaire à la création de richesse?

La Suède se classe 14e (sur 182 pays) pour ce qui est du PIB par habitant selon la Banque Mondiale (2010). Il s’agit donc incontestablement d’un pays riche. Elle ne l’a cependant pas toujours été. Au début du 19 siècle, la Suède figurait parmi les pays les plus pauvres.

Entre 1850 et 1970, la Suède a connu un extraordinaire rattrapage économique. L’expansion économique de la Suède a culminé en 1970, alors que le pays était le quatrième plus riche du monde. Il bénéficiait alors d’une solide protection des droits de propriété, d’une règlementation peu contraignante et de faibles impôts (similaires à ceux des États-Unis). Au début des années 1950, les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB étaient très basses, à environ 20%, mêmes inférieures au niveau observé aux États-Unis.

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