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Posts Tagged ‘libre-échange’

Pour obtenir les données utilisées pour cet article:Scandinave_data

Suite à mon article sur la Suède, certains lecteurs mon demandé d’analyser le modèle Scandinave plus en détails. Ces pays – qui sont la Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark – ont des taux d’imposition élevés, un filet social étendu et généreux, des taux de syndicalisation élevés, mais figurent tout de même parmi les plus riches du monde et on semble y trouver une superbe qualité de vie (santé, éducation, etc). La Scandinavie serait-elle un paradis gauchiste? Serait-ce la preuve que le socialisme-démocratique est un modèle viable? Je vous propose ici une plongée en profondeur dans le modèle Scandinave…

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Dans le cadre des élections fédérales canadiennes qui auront lieu bientôt, j’analyse les programmes des quatre principaux partis politiques. La partie 1 traitait du PLC. La partie 2 traitait du NPD. La partie 3 traitait du Bloc. La partie 4 traite du PCC.

Le programme du Parti Conservateur comporte 77 pages et commence par relater que le Canada a traversé la pire récession depuis la Grande Dépression. Pendant celle-ci, l’économie canadienne a fait beaucoup mieux celle de plusieurs autres pays, incluant les États-Unis, et depuis, le Canada a repris plus d’emploi qu’il n’en a perdu durant la récession. Cependant, ce que M. Harper néglige de mentionner est que la plupart de ces emplois ont été créés dans l’industrie de la construction. En injectant $75 milliard dans la SCHL durant la crise, une subvention directe aux banques en passant, en conjonction avec une politique monétaire expansionniste (bas taux d’intérêt), il a engendré un boum immobilier qui pourrait bien ne pas être soutenable à moyen et long terme. En somme, le programme du PCC est relativement intéressant car il propose de réduire le fardeau fiscal des canadiens, de réduire les dépenses de l’État, tout en ne s’ingérant pas davantage dans les compétences des provinces.

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« The Tragedy of the Euro », Philipp Bagus, Ludwig Von Mises Institute, 2010, 149 pages.

Disponible gratuitement en pdf.

 Bagus débute par exposer les circonstances dans lesquelles la Zone Euro a été créée. Il présente deux visions distinctes de l’Union Européenne : la vision libérale classique et la vision socialiste.

Le Traité de Rome de 1957 fut un pas important vers la vision libérale, établissant quatre libertés de base : liberté de circulation des biens, liberté d’offre de services, liberté de mouvements de capitaux et liberté de migration. Ce traité mettait en quelque sorte fin à l’ère de national-socialisme qui avait prévalu dans la première moitié du siècle, avec les conséquences dévastatrices qu’on lui connaît. La vision libérale de l’Europe n’implique aucunement la création d’un « super-État » pan-européen. Cette vision souhaite plutôt la saine concurrence entre différents systèmes politiques. Dans une telle Europe, le capital bouge des pays où les salaires sont élevés (les faisant ainsi diminuer) vers les pays où les salaires sont bas (les faisant augmenter). À l’inverse, les travailleurs migrent des pays où les salaires sont bas vers ceux où les salaires sont plus élevés. Ces migrations du capital et des travailleurs sont orientées des pays où les impôts sont plus élevés vers ceux où les impôts sont moindres, assurant une certaine discipline fiscale de la part des gouvernements. Les monnaies sont aussi en concurrence dans ce système libéral; les monnaies moins solides voyant leur pouvoir d’achat diminuer.

En revanche, la vision socialiste de l’Europe était, à une certaine époque, défendue par les Jacques Delors et François Mitterrand de ce monde. Ceux-ci voulaient voir une Europe protectionniste et interventionniste, gérée par un État central. Ils désiraient un État-providence européen assurant la redistribution de la richesse au sein de l’Union, la règlementation uniforme des pays membres et l’harmonisation de la législation dans toute l’Europe, incluant les niveaux de taxation. Plusieurs personnages ont véhiculé cette vision de l’Europe dans le passé, incluant Charlemagne, Napoléon, Staline et Hitler.

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Le CRTC : organisation corporatiste et nuisance publique :

Nous apprenions vendredi que la cour fédérale renversait une décision du gouvernement permettant à Globalive (Wind Mobile) d’opérer au Canada malgré son actionnariat étranger. Le CRTC avait initialement bloqué la venue de Globalive, mais le gouvernement fédéral s’était interposé en faveur d’une plus grande concurrence dans l’industrie du sans-fil au Canada. La cour a statué que le gouvernement ne pouvait interférer dans la décision du CRTC.

Globalive a lancé son service en décembre 2009 et a depuis amassé environ 250,000 clients. Ce nouveau venu a mis de la pression à la baisse sur les tarifs, au grand bénéfice des consommateurs.

Il est clair que le CRTC est infesté par les lobbys des grosses entreprises de télécommunications (BCE, Telus, Rogers), qui bénéficient d’un lucratif oligopole au Canada. Il n’est aucunement dans l’intérêt du public de bloquer la concurrence étrangère, peu importe de quelle façon celle-ci se finance. Au contraire, l’introduction de capitaux étrangers au Canada est une très bonne chose.

À l’émission JE de vendredi dernier, le journaliste démontrait que Bell charge $4.80/minute pour placer un appel d’une cabine téléphonique de l’aéroport Trudeau vers Longueuil. C’est que le CRTC a décrété que cet appel était un interurbain! Bell détient le monopole des cabines téléphoniques de l’aéroport, donc elle peut charger ce que bon lui semble. Ensuite, le journaliste s’est envolé de Tampa, où il a placé le même appel vers Longueuil d’une cabine téléphonique. Malgré la distance 100 fois plus grande, l’appel n’a coûté que $1,00!

La situation est simple, le marché canadien des télécommunications n’est pas compétitif parce qu’il est hyper-règlementé, ce qui permet aux gros joueurs de garder le contrôle. Et après la gauche blâme le libre-marché en disant que les corporations s’enrichissent sur notre dos grâce à la dérèglementation des industries…

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Le Fonds Monétaire International (FMI) fut créé en 1944 pour promouvoir la coopération monétaire internationale et pour garantir la stabilité financière suite à la mise en place du système monétaire de Bretton Woods. Sous le système de Bretton Woods, les pays utilisaient le dollar américain comme monnaie de réserve. Les banques centrales pouvaient convertir leurs dollars américains en or auprès de la Federal Reserve au prix de $35 l’once. Suite à l’abandon de Bretton Woods en 1971, le FMI a modifié son rôle, qui consiste depuis à aider les pays faisant face à une crise financière en leur octroyant des prêts. Le FMI est financé par ses pays membres, dont le plus gros contributeur est les États-Unis, qui détiennent par conséquent un droit de véto sur les décisions de l’organisme.

De son côté, la Banque Mondiale (BM) a été formée en 1945 pour financer la reconstruction de l’Europe et du Japon suite à la Deuxième Guerre Mondiale. Suite à l’achèvement de cette reconstruction, la BM a redéfini son mandat comme étant le financement de projets favorisant l’essor économique des pays en voie de développement.

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Ce billet fait suite à mes autres billets sur le commerce international publiés ici et ici. Je vous encourage fortement à les revoir.

 L’un des grands mythes découlant du keynésianisme est la croyance selon laquelle les déficits de la balance commerciale sont mauvais et qu’il faille agir pour les éradiquer. Pour les néophytes, la balance commerciale est la différence entre les exportations et les importations d’un pays. Lorsque les importations sont plus élevées que les exportations sur une période donnée, la balance commerciale est dîtes en déficit.

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 Encore au 21e siècle, la plupart des gens ne comprennent pas les bienfaits du commerce international (voire du commerce tout court) et véhiculent encore de vieux clichés mercantilistes. Le réflexe protectionniste semble bien incrusté dans la population. Pour bien comprendre l’organisation économique d’une société, il est impératif de connaître la loi des avantages comparatifs. Cette théorie repose sur le principe simple que si deux parties consentent à un échange, c’est que les deux en bénéficient et améliorent leur situation (selon eux), autrement ils choisiraient de ne pas y participer.

Tout d’abord, retournons à notre analogie de l’île déserte et permettez-moi d’emprunter la petite histoire de l’excellent Russell Roberts.

Deux couples naufragés, les Palmers et les Fishers, occupent une île déserte et ont besoin d’eau et de nourriture pour subsister. Voici la production quotidienne initiale des deux couples qui, au départ, ne partagent rien :

  Rations d’eau Poissons
Palmers 2 2
Fishers 3 6

 

Comme vous pouvez le constater, étant plus grands, plus agiles et plus forts, les Fishers font mieux que les Palmers dans les deux activités. Par contre, au fil du temps, les deux couples réalisent que les deux peuvent bénéficier à faire des échanges. Les deux couples ont suffisamment d’eau (les Fishers en ont même trop), mais voudraient plus de poisson car la production actuelle ne suffit pas à les nourrir convenablement. Conséquemment, les Palmers cessent de pêcher et les Fishers cessent d’aller chercher de l’eau. Voici donc la production des deux couples :

  Rations d’eau Poissons
Palmers 4 0
Fishers 0 12

 

Ensuite, les Palmers échangent deux rations d’eau contre 4 poissons. Ainsi, les deux couples se retrouvent dans une meilleure situation qu’avant grâce aux échanges et ce même si les Fishers étaient meilleurs dans les deux activités. La situation des deux couples après les échanges se résume comme suit :

  Rations d’eau Poissons
Palmers 2 4
Fishers 2 8

 

En réalité, même si les Palmers ont un désavantage absolu dans les deux activités, ils ont quand même ce qu’on appelle un « avantage comparatif » dans la cueillette d’eau. Les Fishers quant à eux, même s’ils sont meilleurs dans les deux activités, ont un avantage comparatif dans la pêche.

D’autre part, il très probable qu’au fil des jours, étant spécialisés dans leurs activités respectives, les deux couples s’amélioreront et deviendront plus productifs. C’est un des bénéfices de la spécialisation du travail.

Cela démontre bien que l’économie n’est pas un jeu à somme nulle. Nous avons tous quelque chose à gagner à faire du commerce, tant local qu’international. C’est pourquoi le libre-échange est une source d’enrichissement pour tous, même pour les nations moins productives et moins avancées technologiquement.

Maintenant, imaginons deux chocs économiques différents qui pourraient affecter ces échanges :

  1. Un indigène qui s’avère être un excellent pêcheur arrive en pirogue et propose aux Palmers huit poissons en échange d’une ration d’eau à chaque jour.
  2. Un jour, les Palmers ont suffisamment de temps pour fabriquer un filet de pêche, ce qui leur permet de pêcher suffisamment de poissons (huit) pour ne plus dépendre des Fishers.

Vous aurez compris que ces deux scénarios sont défavorables aux Fishers, puisque le prix de leur production (poissons) diminue. Le scénario numéro 1 représente les importations alors que le scénario numéro 2 représente une augmentation de la productivité par le développement technologique.

La plupart des gouvernements verraient la nécessité d’agir devant ces situations pour « sauver les emplois » des Fishers, en restreignant les importations et/ou en les subventionnant. Est-ce que cela est justifiable? Absolument pas. Les deux couples n’auraient qu’à réorganiser leurs activités pour tenir compte des nouveaux faits. Voici la nouvelle répartition des avoirs dans l’un ou l’autre des deux scénarios :

  Rations d’eau Poissons
Palmers 1 8
Fishers 3 6

 

Comme les Palmers manquent d’eau et les Fishers de poissons, les Palmers pourraient échanger 3 poissons aux Fishers contre une ration d’eau. Voici ce que ça donnerait au final :

  Rations d’eau Poissons
Palmers 2 5
Fishers 2 9

 

On peut voir que dans les deux scénarios, tout le monde y gagne lorsque le marché est laissé libre. La même chose s’applique dans l’économie. Il est normal que certaines personnes perdent leur emploi suite à une innovation technologique ou suite à l’introduction sur le marché local d’un produit importé à meilleur marché (parce qu’un producteur étranger a un avantage comparatif). Ces gens doivent par la suite se trouver un autre créneau dans lequel ils ont un avantage comparatif. C’est la destruction créatrice qui fait son œuvre et nous enrichit.

L’apparition de la monnaie :

C’est d’ailleurs l’essor du commerce et de la spécialisation du travail qui ont nécessité l’apparition de la monnaie pour faciliter les échanges. La monnaie élimine notamment la nécessité de la double-coïncidence des désirs et permet la divisibilité des biens. Elle permet aussi de mieux comparer la valeur des biens entre eux et, par conséquent, de mieux allouer les ressources dans la production de ces biens.

La monnaie permet les échanges indirects, c’est-à-dire que plutôt que d’échanger un bien contre un autre que l’on désire, on échange son bien contre un bien intermédiaire que tout le monde accepte (la monnaie), qui pourra ensuite être échangé contre le bien désiré.

Les caractéristiques d’une bonne monnaie sont :

  • Largement en demande
  • Difficile à contrefaire
  • Facilement transportable
  • Divisible
  • Durable
  • Sa production ne doit pas croître trop vite

Comme vous pouvez le constater, il est peu surprenant que l’or et l’argent aient naturellement émergé comme monnaies de choix à travers l’histoire. Vous comprendrez aussi que lorsque l’État manipule à sa guise la quantité de monnaie en circulation, il déforme les paramètres qui servent à allouer les ressources, ce qui créent éventuellement des problèmes économiques néfastes.

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