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Posts Tagged ‘Grande Inflation’

Pour une raison quelconque, j’avais besoin d’un graphique à long terme de l’indice des prix à la consommation américain en variation annuelle. Ce faisant, mon logiciel de données met automatiquement les périodes de récessions américaines en ombragé. L’expression "une image vaut mille mot" s’applique très bien ici! On remarque tout de suite une chose évidente, tous les épisode d’accélération de l’inflation culminent dans une période ombragée. Dans le graphique ci-bas, j’ai encerclé en rouge ces périodes d’expansion inflationnistes. Autrement dit, tel que le prévoit la théorie autrichienne des cycles économiques, les boums inflationnistes finissent tous par aboutir tôt ou tard en récessions. Les récessions sont donc bel et bien le phénomène monétaire que décrivent les économistes de l’école autrichienne. La seule récession qui fait exception ici est celle survenue au début des années 1980s, celle-ci étant un contrecoup de celle de la fin des années 1970s, lorsque Paul Volker a complètement réorienté la politique monétaire. Elle fut donc un grand "nettoyage" de la Grande Inflation des années 1970s.

Dans le même ordre d’idées, je me suis récemment transformé en réalisateur pour produire un petit vidéo à la fois humoristique et informatif au sujet des politiques de Ben Bernanke. Je l’ai fait en réponse à une boutade envoyée par un de mes collègues au sujet de l’or. Voici les deux liens:

http://www.xtranormal.com/watch/11678441/i-want-inflation

http://www.xtranormal.com/watch/6916109/i-love-gold

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À lire les médias financiers ces temps-ci, on se rend vite compte à quel point les gens craignent la déflation. Le keynesiannisme est si ancré dans les moeurs économiques de Wall-Street que personne n’ose se demander si cette menace ne serait pas illusoire.

Ce que la bible de Keynes nous dit c’est que lorsqu’il y a apparence de déflation, sous la forme d’une baisse des prix à la consommation, les gens retardent indéfiniement leurs achats puisqu’ils anticipent que les prix vont continuer de baisser. Cette baisse de la consommation crée une forme de marasme économique qu’il faudrait à tout prix éviter en créant de la monnaie et en générant de l’inflation.

La logique derrière ces actions est que si on réussit à créer de l’inflation, les volumes de ventes et les prix vont augmenter. Cette stimulation artificielle de la demande va faire en sorte que les entreprises verront leurs profits augmenter et pourraient investir dans leur capacité de production et embaucher de nouveaux employés. Ces nouveaux employés vont dépenser et aider à faire repartir la machine de la croissance économique.

Mais les choses fonctionnent-elles vraiment ainsi? De Décembre 1997 à Août 2009, le prix des ordinateurs personnels a baissé de 93% malgré une amélioration constante de la performance de ceux-ci. Les ventes d’ordinateurs ont-elles baissé pour autant, les acheteurs reportant leurs achats anticipant une continuelle baisse de prix? Évidemment que non! Les ventes ont explosé au cours de cette période.

Au contraire, la déflation permet à chacun des dollar que vous obtenez en échange de votre travail d’acheter davantage de biens; elle augmentent votre pouvoir d’achat. D’ailleurs, si la productivité des travailleurs augmente en raison d’une amélioration technologique, alors que la quantité de monnaie demeure inchangée, il en résultera de la déflation car plus de biens seront produits pour une même quantité de monnaie.

Lorsqu’une banque centrale crée de la monnaie, disons en achetant des titres de dette du gouvernement, elle vous subtilise une partie du pouvoir d’achat de votre argent et le remet au gouvernement pour qu’il dépense à sa guise. C’est d’ailleurs pour cette raison que les gouvernements adorent le keynesiannisme.

D’autre part, en voulant créer de l’inflation, la Federal Reserve est présentement en train de regonfler la bulle financière. Ce ne sont pas les prix à la consommation qui montent, mais les prix des actifs (bourse, immobilier, etc). Pas surprenant que Wall-Street aime aussi le keynesiannisme…

Les taux d’intérêts

Dans une économie libre, les taux d’intérêts sont en fait le prix de la monnaie. Ils représentent une information vitale pour les consommateurs et les producteurs concernant leurs préférences de consommation et leurs opportunités d’investissement. Ils coordonnent les investissements et, par le fait même, la production future, de façon à ce qu’elle corresponde aux préférences des consommateurs.

Lorsqu’une banque centrale manipule les taux d’intérêts par sa politique monétaire, elle brouille le signal de prix que ces taux envoient à l’économie. Les décisions de consommation et d’investissement deviennent déconnectées de la réalité, le mécanisme d’allocation des ressources du marché ne fonctionne plus correctement et l’économie se met à dérailler.

C’est ce qui s’est produit à l’aube de la crise financière que nous venons de traverser, et c’est aussi ce qui est à l’origine des cycles économiques en général (boom & bust). Le taux cible de la Federal Reserve est passé de 6.5% à la fin de 2000 à 1.0% vers la mi-2003. Il est resté à ce niveau durant presque un an. La banque centrale américaine a atteint cet objectif en innondant l’économie de nouvelle monnaie. Pendant que le taux d’épargne est tombé à un niveau presque nul, les investissements dans le secteur de l’immobilier résidentiel ont explosé, menant à la bulle qui a éclaté en 2007.

En réponse à cette situation et brandissant le spectre de la déflation, le remède utilisé par la Federal Reserve au niveau de sa politique monétaire a été de descendre son taux cible à 0.25%. Pour ce faire, elle crée de la monnaie à un rhytme jamais vu depuis la 2e guerre mondiale. Autrement dit, la Fed essaie de contrer les effets de l’éclatement de la bulle en tentant de la regonfler! Plutôt que de laisser les mécanismes du marché faire leur travail et remettre l’économie sur les rails, la Fed continue de perturber ces mécanismes et les empêche de fonctionner correctement.

C’est l’essence même du keynesiannisme d’utiliser la politique monétaire pour décourager l’épargne et générer de l’inflation. Et nous allons bientôt observer les conséquences inévitables des théories de Keynes, tout comme dans les années 1970s, i.e. l’hyper-inflation.

L’explication néo-keynesienne populaire veut que la Grande Inflation des années 70s a été causée par une spirale des salaires (les hausses de salaires augmentait les coûts des entreprises, lesquelles passaient ces hausses de coûts à leurs consommateurs en haussant les prix, ce qui faisait en sorte que les employés demandaint des augmentations de salaires pour contrer la hausse des prix, ainsi de suite).

Il ne peut en être ainsi puisque lorsque le prix d’un bien augmente, la population devra y consacrer une plus grosse partie de son revenu, ce qui laisse moins d’argent pour d’autres biens, ce qui fera baisser le prix de ces autres biens. Ainsi, il ne peut y avoir de hausse générale des prix que s’il y a une augmentation de la quantité de monnaie dans l’économie, laquelle permet à tous les prix d’augmenter.

À cette époque, le gouvernement et la Fed ayant embrassé le keynesiannisme, ceux-ci visaient un taux de chômage inférieur à 2%, et ce à n’importe quel prix. Pour ce faire, le gouvernement dépensait sans relâche avec de l’argent nouvellement créé par la Fed. Dans les années 1950s, qui furent très prospères en raison de l’après-guerre, la masse monétaire a augmenté de 23%. Durant les années 1960s, celle-ci a augmenté de 44%. Dans les années 1970s, elle a augmenté de 78%! C’est de là qu’est venue l’inflation. Et depuis 2000, la masse monétaire a augmenté de 78% et la décennie n’est même pas terminée; je vous laisse deviner la suite…

Et dire qu’on craint la déflation!

cpi-energy

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