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Articles Tagués ‘GES’

J’ai souvent affirmé sur ce blogue que concernant le réchauffement global, il y a plusieurs questions à prendre en compte lorsque l’on évalue le débat.

Premièrement, est-ce que la terre se réchauffe? La réponse est évidemment que oui, et ce depuis plusieurs millénaires. Cependant, cela n’est pas suffisant pour justifier une quelconque politique coercitive.

Deuxièmement, est-ce que la terre se réchauffe à un rythme alarmant et exponentiel? Malgré ce qu’affirme la propagande des médias pro-écolos, il ne semble pas que ce soit le cas. Le graphique suivant montre que si la tendance se maintient après les premiers 6 mois de l’année 2011, il semblerait que cette année confirme la retour à la normale après quelques années de températures anormalement chaudes.

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L’un des sujets auquel l’auteur Dan Gardner ne s’est malheureusement pas penché dans son excellent livre « Risk » est le réchauffement global. C’est possiblement pas peur de représailles qu’il a évité ce sujet pourtant hautement pertinent pour ce livre… Serait-il possible que le risque présenté par les changements climatiques ait été exagéré et que certaines organisations aient manipulé nos biais cognitifs pour servir leurs intérêts? C’est ce que nous explorerons dans le présent billet.

Note : je vous conseille fortement de lire mon article sur le livre « Risk » si ce n’est pas déjà fait avant de lire le présent article.

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Je commence tout de suite en mentionnant ceci : je ne suis pas contre le recyclage! Au contraire, le recyclage est une très bonne chose, car il peut permettre de transformer un bien sans valeur en une ressource utilisable et donc de créer de la richesse.

Le recyclage n’a pas été inventé par Greenpeace, ni par l’EPA, ni par le Ministère du Développement Durable du Québec. Cette activité existe depuis la nuit des temps. Vous n’avez qu’à observer le Colisée de Rome; ses murs troués rappelant qu’une fois l’édifice délaissé par les Romains, les gens ont retiré les tiges de cuivre formant sa structure pour les utiliser à d’autres fins. Dans la même veine, les morceaux brisés du Colosse de Rhodes ont aussi été recyclés pour faire des outils et des armes.

Ceci étant dit, ce n’est pas parce qu’on recycle que l’on crée nécessairement de la richesse. Comment savoir si le recyclage en vaut la peine? Le meilleur indice demeure le profit. Si valeur de

la ressource recyclée excède le coût engendré pour la recycler et permet de rentabiliser le capital investi à cet effet, le recyclage de cette ressource crée de la richesse, autrement il en détruit. Si vous gaspillez davantage de ressources en recyclant un produit qu’en utilisant un nouveau produit (incluant les coûts de disposition du vieux produit), le recyclage n’en vaut pas la peine – tant d’un point de vue économique qu’environnemental.

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 En Chine, les importations ont augmenté encore plus que les exportations, ce qui a fait disparaitre le surplus de la balance commerciale du pays. La hausse des prix des commodités (nourriture, coton, pétrole, cuivre et autres métaux) est responsable de cette situation.

 

Parlant du pétrole, ce graphique de Stéphane Marion (Banque Nationale) montre la corrélation du prix avec la production industrielle mondiale. On peut en déduire que le prix du baril pourrait très bien dépasser les $130, surtout avec la crise qui frappe présentement le Moyen-Orient.

 

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L’une des critiques les plus fréquentes du capitalisme est qu’il occasionne la destruction de l’environnement. Ces critiques émanent souvent du mythe selon lequel la qualité de notre environnement est en constante dégradation. Si vraiment la pollution était devenue un si grave problème, nous observerions que l’état de santé des populations des pays industriels ne cesse de se dégrader. Or, c’est plutôt le contraire qui se produit : l’espérance de vie moyenne a fortement progressé depuis le début du siècle et a continué de s’allonger au cours des deux dernières décennies. Cela va de pair avec le fait que la qualité de l’air et de l’eau s’est nettement améliorée au cours de ces deux décennies.

Si on utilise l’indice de liberté économique de l’Institut Frazer comme mesure du niveau de capitalisme d’un pays et qu’on le compare à l’indice de performance environnementale développé par les universités de Yale et Columbia, on constate que plus un pays est capitaliste (i.e. libre économiquement), plus sa performance environnementale est élevée.

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Les banques américaines et le "Foreclosuregate":

Alors que le "Foreclosuregate" bat son plein (voir cette synthèse de Vincent Bénard en français), les banques américaines pourraient bien se trouver dans l’eau chaude. Cette problématique pourrait faire empirer le marché immobilier américain innondé de reprises de finance.

Les emprunteurs hypothécaires américains ne paient pas leur hypothèque parce que la valeur de celle-ci est supérieure à la valeur de la maison. Ils ont donc un incitatif à remettre les clés à la banque. Pour régler ce problème sans déclencher la réaction en chaîne que nous avons observé, il aurait fallu que les banques prennent une perte et réduisent la valeur de l’hypothèque à un niveau inférieur à la valeur de la maison. Cependant, cela aurait amené leur  capital à un niveau très bas, les mettant en faillite ou à tout le moins éliminant les possibilités de profiter de la reprise.

Les banques ont donc opté pour la "tricherie", utilisant leurs lobbys pour modifier les règles du jeu. Les banques américaines ont bénéficié en avril 2009 d’amendements à certaines règles comptables leur permettant une certaine discrétion quant à l’évaluation de leurs actifs. Autrement dit, certains de leurs actifs dont la valeur s’est fortement dépréciée à l’instar du marché immobilier américain sont maintenus au bilan à une valeur "fictive". En évitant ces charges, les banques ont pu préserver leur capital et demeurer en opération…du moins en attendant que le marché immobilier reprenne du poil de la bête.

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Certaines raffineries de pétrole lourd ont beaucoup de surcapacité présentement dans les états près de la côte du Golfe du Mexique. Celles-ci sont habituellement utilisées pour raffiner le pétrole lourd du Vénézuela, mais la quantité produite par PDVSA est en forte baisse en raison des politiques destructrices de Hugo Chavez. En revanche, la production canadienne de pétrole lourd est en croissance grâce au développement des sables bitumineux, alors que la capacité de raffinage du pétrole lourd est limitée dans le nord.

La solution est simple : construire un oléoduc pour envoyer ce pétrole vers le sud des États-Unis. C’est ce que l’entreprise canadienne TransCanada Corp. a décidé de faire en développant le projet Keystone XL. Ce projet coûtera plus de $7 milliards et devrait être opérationnel en 2013. L’entreprise était dans l’attente des approbations règlementaires habituelles, jusqu’à ce que les politiciens américains s’en mêlent dernièrement.

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Comme je le mentionnais dans ma revue du livre Climate of Extremes de Patrick J. Michael, les médias ne nous présentent habituellement que les mauvais côtés du réchauffement climatique. Les articles sur les aspects positifs sont introuvables, même si la littérature scientifique est plutôt probante à l’égard du fait qu’il y a certains avantages à une planète plus chaude et à une élévation du taux de CO2.

Avant de dépenser des milliards et de forcer les gens à réduire leur niveau de vie pour tenter de réduire les émissions de CO2, il faut bien peser les pours et les contres et il faut évaluer si le jeu en vaut la chandelle; c’est-à-dire que cet argent serait peut-être mieux utilisé s’il nous aidait à nous adapter aux changements climatiques plutôt qu’à tenter de les contrer. D’ailleurs, est-il vraiment possible de renverser cette tendance qui dure depuis la dernière glaciation?

Si on étudie l’histoire de l’humanité on se rend vite compte d’une chose : les périodes plus froides sont associées à la famine et la maladie alors que les périodes plus chaudes sont associées à la prospérité. Cela devrait vous mettre la puce à l’oreille non?

Au niveau de l’agriculture, les rendements vont nettement s’améliorer en raison d’une saison de récolte allongée, de l’abondance de CO2 (dont les végétaux raffolent) et d’une plus grande superficie exploitable. La production de nourriture sera donc florissante, ce qui est positif pour l’humanité.

La croissance des forêts sera aussi accentuée, alors que la forêt boréale empiètera de plus en plus sur la taïga et la toundra. La croissance des végétaux sera plus forte et plus rapide, ce qui contribuera à éliminer le CO2 de l’air.

Plusieurs études démontrent que plus il fait froid, plus les taux de mortalité sont élevés et moins les gens sont en santé. Plusieurs maladies, dont les grippes, bénéficient du froid. L’humain s’adapte mieux à la chaleur qu’au froid.

L’ouverture du passage Arctique permet aux navires en provenance de l’Atlantique-Nord en direction de l’Asie d’économiser du carburant. Cela réduit la pollution et les coûts de transport.

L’ampleur du déneigement et du chauffage seront réduits dans les régions où les hivers sont froids et enneigés. Cela permettra d’économiser des coûts et de réduire la pollution, surtout dans les villes denses où il y a du smog.

 Plusieurs études démontrent que l’ampleur du réchauffement global et l’impact de l’humain sur celui-ci ont été grandement exagérés. Les conséquences négatives du réchauffement ont aussi été exagérées. Des études démontrent qu’il n’y a pas de lien solidement établi entre le réchauffement et la fréquence/sévérité des ouragans. Quant à la fonte des glaciers, celle-ci ne semble pas avoir accéléré outre mesure, même qu’en Antarctique on dénote une augmentation de la banquise! Même chose pour le permafrost, qui ne semble pas prêt de relâcher des tonnes de méthanes dans l’atmosphère de si tôt. En ce qui a trait aux feux de forêts et aux sécheresses, aucune tendance notable n’est indiquée par les observations. Finalement, j’ai déjà publié un billet spécifiquement sur le niveau des océans, qui n’est vraiment pas alarmant.

Non seulement la richesse qui est et sera détournée dans la lutte aux GES pourrais être mieux utilisée, notamment pour nous adapter aux changements climatiques plutôt que pour les combattre, mais en plus cette lutte inutile siphonne des fonds qui auraient normalement été utilisés pour d’autres formes de protection environnementale, notamment la protection de l’eau potable (voir ceci).

Finalement, je vous recommande ce billet que j’ai écris sur le rôle de l’État en environnement.

 Les sables bitumineux :

Le même raisonnement s’applique à l’exploitation des sables bitumineux : que vous soyez favorable ou non, vous devez tenir compte de l’ensemble des arguments et informations pour former votre opinion, pas seulement les aspects négatifs qui monopolisent les médias.

Saviez-vous ce qu’est la production in-situ? Pourtant vous devriez, puisqu’environ 80% des sables bitumineux seront exploités de cette façon plutôt que par des mines à ciel ouvert (voir les photos ci-bas). Pourquoi alors est-ce qu’à chaque fois que les médias nous parlent des sables bitumineux, ce sont les photos des mines de Fort McMurray que l’on voit? La production in-situ ne nécessite pas de bassins à déchets, n’implique qu’un minimum de déforestation et a peu d’impact sur l’environnement.

 

Suncor exploite les sables bitumineux depuis 1967. Depuis ce temps, ils n’ont eu un impact que sur 0.01% de la forêt boréale canadienne. Peut-on parler de déforestation majeure? Jusqu’à maintenant, Suncor a revitalisé 5.7% de ces terres, soit 1,019 hectares. Vous a-t-on déjà montré à quoi ça ressemble une mine de sables bitumineux revitalisée? Je parie que non…Les photos ci-bas proviennent d’un touriste aux alentours de Fort McMurray et sont des terres revitalisées par Suncor. C’est plutôt charmant!

Concernant les GES, l’exploitation des sables bitumineux représente moins de 5% des GES du Canada et 0.1% des émissions mondiales. L’Alberta a d’ailleurs été le premier territoire nord-américain à légiférer les GES industriels. D’ailleurs, la quantité de CO2 émise par baril produit a diminué de 50% depuis 1990.

Saviez-vous que la qualité de l’air de Calgary, Edmonton et même Fort McMurray est bien meilleure que la plupart des villes nord-américaines? Vous pouvez suivre les mesures ici.

La consommation d’eau pour la production est en constante baisse au fur et à mesure que les technologies s’améliorent. Suncor prévoit une baisse absolue de 12% d’ici 2015, ce qui n’est pas peu dire étant donné la hausse de sa production. Ils ont d’ailleurs déjà réduit leur consommation par plus de 30% depuis 2002. Environ 80% de l’eau est recyclée à l’état potable  et le reste est réutilisé dans les opérations.

L’eau est puisée des rivières Athabasca et Peace et la quantité soutirée ne représente qu’un faible pourcentage du flux total, même en période où le flux a réduit. Tout cela est d’ailleurs suivi de près par les autorités et les punitions sont sévères.

Finalement, ai-je besoin de vous rappeler tous les avantages reliés à l’exploitation des sables bitumineux pour les Albertains et les Canadiens? Création de richesse, emplois, approvisionnement sécuritaire en pétrole, augmentation de notre pouvoir d’achat sur les marchés internationaux, indépendance énergétique face à certaines nations hostiles (Vénézuela, Iran, etc). Notez aussi qu’à la lumière de l’accident de BP dans le Golfe du Mexique, la production des sables bitumineux pourrait bien être significativement moins risquée pour l’environnement que la production en eaux profondes au large des côtes. À cet égard, voici quelques citations récentes :

"You turn on the television and see this enormous disaster, you say to yourself, ‘Why would we want to take on that kind of risk?’”

California Governor Arnold Schwarzenegger, who has stopped plans to expand his state’s offshore activities.

“This incident is a grim reminder of the risks involved in developing public energy resources off America’s shores."

Republican Jim Costa of California.

“Without a doubt it takes the heat off [the oil sands] from within the [United States].”

Tyler Priest, an oil historian at the University of Houston.

“Having technically recoverable petroleum reserves that are on our border, that are delivered by pipeline, that are controlled by a stable democracy – and an ally, and a friend – in an open and transparent regulatory regime enhances not just US but enhances global energy security.”

David Goldwyn, Senior Advisor to the US State Department, referring to Canada.

“Should political pressure and public anger translate into extensive offshore drilling rules, the landlocked oil sands could become financially favourable.”

Brad MacKay, a professor from the University of Edinburg (UK).

Conclusion :

Avant de sauter aux conclusions, il faut être bien informé et connaître les deux côtés de la médaille. J’affirme que les médias nous informent mal sur les deux enjeux que sont le réchauffement climatique et l’exploitation des sables bitumineux. Ce billet vous présente des arguments négligés par les médias et inconnus de la population; à vous de faire la part des choses.

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Super Freakonomics, par Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner, 2009, 216 pages.

Le duo Levitt / Dubner récidive avec cette suite du best-seller Freakonomics paru il y a quelques années. Cette suite n’est pas décevante et même meilleure que le premier!

Tout d’abord, les auteurs mettent les choses au clair dès le début: ils ne parlent pas de la crise financière. Pour ma part, ça faisait bien mon affaire. Il y a déjà beaucoup trop de livre qui traitent de ce sujet. Voici un résumé des chapitres:

  • L’introduction nous explique comment l’automobile a réglé un problème majeur de pollution urbaine au début du siècle dernier: les excréments de cheval!
  • Le chapitre 1 traite de la prostitution. Comment leur situation s’est-elle détériorée suite au renforcement des lois anti-prostitution. Est-ce que les pimps offrent un meilleur service que les agents immobiliers?
  • Le chapitre 2 des terroristes kamikazes. Pourquoi devraient-ils s’acheter une assurance-vie? La portion sur la sur-utilisation de la chimiothérapie est fort intéressante. Comment détecter un terroriste à partir de ses transactions bancaires?
  • Le chapitre 3 parle d’altruisme. Je l’ai trouvé moins intéressant que les autres.
  • Le chapitre 4 montre comment certains problèmes complexes peuvent être réglés par des solutions simples et peu coûteuses. Le taux de mortalité infantile a grandement diminué suite à une recommendation aux médecins pour qu’ils se lavent les mains avant un accouchement. Comment le pétrole a-t-il permi d’éviter l’extinction des baleines? Comment la ceinture de sécurité contribue-t-elle à la sécurité automobile à peu de frais, alors que ce n’est pas le cas pour le siège de bébé et les coussins gonflables.
  • Le chapitre 5, certainement le plus intéressant, parle du réchauffement climatique (plus de détails ci-bas).
  • Ne négligez pas le savoureux épilogue, dans lequel les auteurs décrivent une expérience sur la monnaie conduite auprès de singes.

Qu’est-ce que Al Gore et le Mont Pinatubo ont en commun? Les deux ont le pouvoir d’affecter les changements climatiques, mais avec une efficacité et des coûts fort différents! Les moyens proposés par les écolos sont toujours coûteux et font peu de différence. Par exemple, il est beaucoup plus efficient de réduire ses émissions de GES en mangeant moins de viande qu’en s’achetant une Prius. Le méthane émis par le bétail a 25 fois plus d’effet de serre que le CO2 émanant des voitures.

L’éruption du mont Pinatubo en 1991 a projeté des tonnes de dioxide de souffre dans la stratosphère, ce qui a créé un écran solaire qui fait reculer la température de 0.5 degré Celcius, annulant temporairement le réchauffement des 100 dernières années. Pourrait-on utiliser cette trouvaille pour développer une technologie permettant de contrer les changements climatiques? C’est ce que l’entreprise Intellectual Ventures a fait! Cette firme a été fondée par l’ancien chef de la technologie de Microsoft et bras-droit de Bill Gates (qui l’a décrit comme l’homme le plus intelligent qu’il connaisse), Nathan Myhrvold.

Selon Myhrvold, les craintes face aux changements climatiques sont exagérées et l’emphase sur le CO2 est injustifiée. Au cours des 100 dernières années, le CO2 dans l’atmosphère est passé de 280 ppm à 380 ppm, mais il y a 80 millions d’années, ce niveau était de 1,000 ppm, le même niveau observé dans la plupart des édifices à bureau. Le CO2 n’est pas un poison, il est essentiel à la vie. L’augmentation du CO2 est en fait une excellente chose pour la biosphère et pour l’agriculture. Cependant, Myhrvold reconnaît que l’augmentation très rapide du CO2 dans l’atmosphère peut avoir eu des impacts sur le climat. Il a donc décidé de s’attaquer au problème d’une façon beaucoup plus simple et beaucoup moins coûteuse que celles proposées par les écolos. Il mentionne notamment l’exemple des panneaux solaires, lesquels coûtent très cher, requièrent beaucoup d’émissions de CO2 durant leur fabrication et installation, et n’auront qu’un impact très faible sur le climat et ce qu’à très long terme.

La solution proposée par IV est d’injecter 100,000 tonnes par année de dioxide de souffre dans la stratosphère. Il y a présentement 200 millions de tonnes de dioxide de souffre qui sont émises dans l’atmosphère chaque année, mais le problème est que ces émissions ne se rendent pas à la stratosphère et n’ont pas pas l’effet "désirable" de refroidir la terre. En en envoyant une petite quantité dans l’atmosphère, nous pourrions reproduire l’effet qu’a une grosse éruption volcanique sur le climat. Croyez-le ou non, cette solution coûterait moins cher que la campagne de publicité de Al Gore visant à sensibiliser les gens aux changements climatique! De plus, la viabilité de cette solution a été testée avec succès…par le mont Pinatubo et plusieurs autres éruptions volcaniques.

IV possède aussi une autre solution tout aussi abordable. Il a conçu une machine à fabriquer des nuages qui pourrait être déployée en pleine mer. Les nuages sont une excellente façon de refroidir la terre. Il ne suffit qu’à propulser une bruine d’eau salée suffisamment haut dans les airs pour que les nuages se forment au-dessus des océans, sans affecter les conditions météo sur les continents.

Ce que ce chapitre démontre est que si le réchauffement global était véritablement un problème, il existe des solutions simples et peu coûteuses pour le contrer sans avoir à appauvrir des centaines de millions de gens, sans avoir à taxer les contribuables pour dépenser des sommes faramineuses dans des projets inefficients et sans avoir à sacrifier davantage nos libertés individuelles pour laisser l’État nous dicter la marche à suivre selon ses intérêts.

S’il y a une leçon à retenir de ce livre c’est que malgré toutes les politiques, lois, règlements et recommandations imaginables, les gens réagissent aux incitatifs (financiers et autres). C’est pourquoi ces politiques produisent souvent des effets non-anticipés et peuvent même avoir l’effet inverse de celui qui est désiré.

Je recommande fortement ce livre, tant aux économistes chevronnés qu’au commun des mortels. C’est une lecture très instructive tout en étant fort divertissante.

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Selon Jean-François Lisée et ses copains écolo-fascistes d’Équiterre, le gouvernement Québécois devrait intervenir pour réduire la dépendance du Québec au pétrole. Tout d’abord, leur analyse est basée sur certaines prémisses qu’il convient d’énumérer:

1) Le pic pétrolier est imminent: Selon Équiterre, il ne fait aucun doute que le pic pétrolier fera incessamment monter le prix du pétrole, ce qui résultera en une véritable catastropĥe économique pour le Québec parce que nous en consommons, mais n’en produisons pas (encore). Voir mon dossier sur le sujet ici.

2) Il faut réduire les GES: Selon Équiterre, le réchauffement global anthropogénique est réel, donc les humains doivent réduire leurs émissions de GES. Pour une raison inconnue, le Québec se doit d’être un précurseur à cet égard.

3) Importer du pétrole, c’est mal: Équiterre semble perpétuer la croyance populaire selon laquelle il faut absolument être un exportateur plutôt qu’un importateur. Pour une raison inconnue, cela est encore plus important lorsqu’il s’agit de pétrole.

Premièrement, si les Québécois achètent du pétrole, c’est parce que cette source d’énergie leur convient à ce prix. Lorsque ce ne sera plus le cas, les alternatives apparaîtront et l’économie s’adaptera, pas besoin d’intervention étatique pour cela. Comme je le mentionnais ici, l’adaptation sera douloureuse, mais l’intervention étatique ne fera qu’empirer les choses.

D’ailleurs, si on observe les chiffre de production et de consommation pour les pays industrialisés, il semble que le pic pétrolier est déjà derrière nous et que l’adaptation est déjà en branle, avec ou sans l’intervention de l’État. En fait, je crois que l’État ne peut qu’empirer les choses en faisant de mauvais choix, comme ce fut le cas avec le fiasco de l’éthanol à base de maïs.

Deuxièmement, le Québec est déjà un faible émetteur de GES grâce à son réseau hydro-électrique / éolien. Pourquoi faudrait-il en faire encore plus au niveau des GES pour le moment? D’ailleurs, il n’y a définitivement pas encore de consensus au sujet des changements climatiques.

Troisièmement, le commerce international, comme n’importe quel échange, consiste à échanger un bien pour un autre bien qui nous procure davantage d’utilité. Ainsi, les deux parties de l’échange améliorent leur utilité économique. Si le Québec est un importateur de pétrole, c’est parce qu’il y voit un avantage. Lorsque ce ne sera plus le cas, nous n’en importerons plus, c’est tout. Adam Smith a démontré à quel point la division du travail améliore le niveau de vie de la société. Cela implique que nous ne pouvons produire l’ensemble des biens et services dont nous avons besoin. C’est pourquoi nous faisons du commerce international et importons ces biens et services que nous ne produisons pas; le pétrole en fait partie. Nous avons tous un incitatif à consommer moins de pétrole; cet incitatif se nomme le prix. Le prix dictera notre comportement économique et forcera notre adaptation à un monde où le pétrole est de plus en plus rare. Pas besoin de mesures étatiques fascistes pour forcer une adaptation qui pourrait bien être prématurée.

D’ailleurs, il ne faut pas oublier que le Québec pourrait très bientôt devenir un producteur de pétrole, grâce aux récents développements technologiques permettant d’exploiter les schistes. D’autre part, il ne faut pas oublier non plus que le Québec bénéficie grandement de la production pétrolière de l’Alberta grâce à la péréquation.

Ceci étant dit,  Équiterre propose cinq grands chantiers étatiques visant à réduire notre dépendance au pétrole. 

1) Équiterre plaide pour articuler le développement des villes autour de principes d’économie d’énergie, entreprendre la densification des milieux déjà construit tout en créant des "coeurs villageois" et imposer un moratoire sur toute nouvelle construction en "zone verte".

Ce que Équiterre ne comprend pas est qu’il y a des raisons pour lesquelles les gens s’intallent en banlieue (prix immobiliers moins élevés, meilleure qualité de vie). Pour eux, ces raisons justifient pleinement le déplacement et le coût en essence. De plus, Équiterre n’explique pas concrètement comment ils s’y prendraient pour densifier les banlieues et quelles sont les implications (par exemple, y aurait-il des expropriations?). Je n’ai rien contre les villes qui font de l’urbanisme, mais ce n’est pas à Équiterre ni au gouvernement provincial de leur imposer des "coeurs villageois" ou tout autre aménagement.

2) Équiterre propose aussi que d’ici 2030, 80% des Québécois disposent d’une alternative abordable et attrayante à la voiture solo et que les grandes villes québécoises soient reliées par un réseau efficace de trains.

Le problème principal avec les trains de banlieue au Québec est qu’ils sont entre les mains de l’État! Le train ainsi que tout autre transport en commun n’est viable que si la demande le justifie. Un train vide à 80% est plus énergivore qu’une voiture occupée par deux passagers. Or, l’AMT et la STM sont totalement déconnectés de la demande (je peux en témoigner). Les investissements sont insuffisants et mal planifiés, le service est médiocre et les coûts sont gonflés par des syndicats gourmands et la bureaucratie étatique. La privatisation des transports en commun serait la meilleure façon d’assurer un service compétitif, rentable et au diapason de la demande du marché.

3) Équiterre voudrait réduire la consommation de carburant du transport de marchandise en favorisant les carburants de remplacement, en favorisant le transfert modal et en valorisant la consommation de produits locaux.

Comme si les entreprises de camionnage n’essayaient pas déjà de réduire leur consommation d’essence et que les expéditeurs ne tentaient pas déjà d’optimiser les routes en utilisant les différents modes de transport! Et à quels carburants de remplacement Équiterre fait-elle référence? À ma connaissance, nous n’en disposons pas encore qui puisse rivaliser avec le pétrole.

D’autre part, la valorisation des produits locaux implique des mesures protectionnistes néfastes pour la compétitivité du Québec. Lorsque le prix du pétrole sera à $250/baril, les produits locaux seront naturellement favorisés par le libre-marché, mais pour le moment il n’y a pas de problème.

4) Équiterre souhaite également une réduction du kilométrage moyen des aliments disponibles en épicerie à un rayon de 500 km et une amélioration du bilan énergétique des agriculteurs.

Encore une fois, même raisonnement qu’au point numéro 3. Aucune action immédiate n’est requise de l’État. Les agriculteurs ont un incitatif à réduire leur consommation d’énergie pour maximiser leur profit.

5) Équiterre propose finalement une conversion de 90% des systèmes de chauffage au mazout vers des formes d’énergie renouvelables.

À cet égard, on peut supposer qu’Équiterre souhaite que l’État subventionne ces investissements, qui ne sont présentement pas justifiés si on fait une analyse coût / bénéfice. En quoi ces résidents chauffant au mazout méritent-ils un tel cadeau de l’État? C’est une injustice flagrante pour les contribuables.

Conclusion:

En somme ce rapport n’est que du pelletage de nuage écolo-fasciste pour tenter de régler une problème qui n’en est pas un. Équiterre voudrait que l’État force le Québec à délaisser le pétrole, alors que les marchés, si laissés libres, génèreront le changement naturellement. Les proposition d’Équiterre ne sont pas bien concrètes et plutôt naïves.

Si le Québec consomme beaucoup de pétrole, c’est parce que cette forme d’énergie est présentement la plus avantageuse. Il n’y a aucune raison de changer cela et lorsque ce ne sera plus le cas, le Québec s’adaptera.

 

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