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Posts Tagged ‘fonctionnaires’

J’ai souvent affirmé sur ce blogue que concernant le réchauffement global, il y a plusieurs questions à prendre en compte lorsque l’on évalue le débat.

Premièrement, est-ce que la terre se réchauffe? La réponse est évidemment que oui, et ce depuis plusieurs millénaires. Cependant, cela n’est pas suffisant pour justifier une quelconque politique coercitive.

Deuxièmement, est-ce que la terre se réchauffe à un rythme alarmant et exponentiel? Malgré ce qu’affirme la propagande des médias pro-écolos, il ne semble pas que ce soit le cas. Le graphique suivant montre que si la tendance se maintient après les premiers 6 mois de l’année 2011, il semblerait que cette année confirme la retour à la normale après quelques années de températures anormalement chaudes.

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La plupart des informations de cet article proviennent d’un article publié dans The Economist.

En ce moment, la plupart des pays du monde sont en position de déficit fiscal; c’est-à-dire que les dépenses de l’État sont plus élevées que les revenus, alors que leur endettement atteint des niveaux inquiétants, voire même catastrophiques (pour les pays de l’OCDE, on anticipe 120% du PIB en 2014). La zone Euro est en détresse parce que les gouvernements des PIIGS n’arrivent plus à financer leurs déficits astronomiques (voir ceci). La Federal Reserve a dû créer des quantités gargantuesques de nouvelle monnaie pour acheter des bons du Trésor américain pour financer le déficit monstrueux du gouvernement. De plus, aux États-Unis, les gouvernements des états et des municipalités ont un déficit actuariel de leurs régimes de pension se chiffrant à $3.5 billion (x1012). Les syndicats de la fonction publique ont une bonne part de responsabilité relativement à cette situation critique.

La réalité est que les fonctionnaires bénéficient d’une sécurité d’emploi et de conditions de rémunération nettement supérieure à celles des citoyens qu’ils sont supposés servir. Aux États-Unis, la rémunération du secteur publique a crû deux fois plus rapidement que dans le secteur privé (voir ceci) et est environ un tiers plus élevée dans le secteur public que dans le secteur privé. Par ailleurs, les avantages sociaux sont supérieurs, la charge de travail inférieure, l’âge de la retraite est moindre, les régimes de pensions sont à prestations déterminées (90% du secteur public aux États-Unis relativement à 20% dans le secteur privé) et la sécurité d’emploi est en béton (même pour les employés non-performants). Selon l’organisme britannique Policy Exchange, au cours de leur carrière, les employés du secteur privé travailleront 23% de plus que les fonctionnaires (si on prend compte du plus petit nombre d’heures par semaine, de plus grand nombre de jours de vacances et de maladie, et de la plus grande précocité de la retraite). L’économiste Barry Bluestone estime que le prix des services publics aux États-Unis a augmenté de 41% entre 2000 et 2008, alors que le prix des services privés a augmenté de 27%. Pourquoi?

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On me demande souvent quel est le véritable problème de la zone Euro. Ma réponse rapide : l’irresponsabilité des gouvernements dans un système où il leur est impossible de monétiser leurs déficits.

Mais qu’est-ce que cela veut dire de « monétiser un déficit »? Il s’agit en fait d’utiliser la banque centrale pour créer de la monnaie, qui sera ensuite utilisée pour acheter des titres de dette du gouvernement. Par exemple, suite à l’implantation de sa politique monétaire expansionniste dès l’aube de la récession ainsi qu’à ses programmes d’assouplissement quantitatif, la Federal Reserve (la Fed pour les intimes…) a créé une quantité gigantesque de monnaie qui a servi à acheter des obligations du gouvernement fédéral américain sur les marchés financiers. Lorsque la Fed veut faire baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie, ce qui est le cas durant les récessions, elle créée de la monnaie qu’elle utilise pour acheter des bons du trésor, ce qui constitue une injection de nouvelle monnaie dans l’économie. Cette nouvelle monnaie agit telle une hausse « artificielle » de l’épargne, et donc des fonds disponibles au crédit. Quand l’offre de crédit augmente, le prix baisse…et sur le marché du crédit le prix est le taux d’intérêt…donc les taux d’intérêt baissent.

De son côté, le gouvernement a dépensé énormément, bien au-delà de ses revenus, générant d’immenses déficits fiscaux. Tout déficit fiscal doit être financé par de la dette; ainsi le gouvernement émet régulièrement des milliards en obligations pour financer ses dépenses, lesquelles sont en grande partie achetées par la Fed. Ces achats sont si massifs que la Fed est maintenant devenue le plus gros détenteur de bons du Trésor américain au monde!

Certains me lanceront que la Fed est indépendante et que le gouvernement américain ne peut lui ordonner de faire quoi que ce soit du genre. Si c’est ce que vous voulez croire, c’est votre choix…mais le monde est ce qu’il est!

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Les gauchistes du Québec et d’ailleurs font souvent référence à la Suède comment étant le système quasi-idéal. Selon eux, la Suède prouve qu’il est possible de figurer parmi les pays les plus riches du monde tout en ayant des impôts élevés, un gros gouvernement et un marché du travail hyper-règlementé. Est-ce une preuve que libéralisme n’est pas nécessaire à la création de richesse?

La Suède se classe 14e (sur 182 pays) pour ce qui est du PIB par habitant selon la Banque Mondiale (2010). Il s’agit donc incontestablement d’un pays riche. Elle ne l’a cependant pas toujours été. Au début du 19 siècle, la Suède figurait parmi les pays les plus pauvres.

Entre 1850 et 1970, la Suède a connu un extraordinaire rattrapage économique. L’expansion économique de la Suède a culminé en 1970, alors que le pays était le quatrième plus riche du monde. Il bénéficiait alors d’une solide protection des droits de propriété, d’une règlementation peu contraignante et de faibles impôts (similaires à ceux des États-Unis). Au début des années 1950, les dépenses du gouvernement en pourcentage du PIB étaient très basses, à environ 20%, mêmes inférieures au niveau observé aux États-Unis.

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Est-ce que les syndicats contribuent au chômage ?

Le syndicalisme est une chose tout à fait légitime. Selon Michel Kelly-Gagnon, de l’Institut Économique de Montréal[1] :

« Les syndicats peuvent rendre des services utiles à leurs membres, en plus de jouer leur rôle fondamental de protection et de représentation des intérêts des syndiqués auprès des patrons. D’un point de vue sociopolitique, les syndicats constituent une barrière entre l’État et les personnes et, en général, contribuent au pluralisme de la société. »

Des groupes de travailleurs devraient être libres de s’unir pour négocier ensemble leurs contrats de travail. Il est cependant dommage que, dans la plupart des pays, les travailleurs soient forcés à joindre un syndicat et à payer les cotisations qui vont avec, parfois contre leur gré. Le droit à la libre-association est effectivement disparu au Canada. Cette règle liberticide a conféré un pouvoir démesuré aux immenses centrales syndicales qui sont administrées comme de grosses corporations. Ils sont d’ailleurs d’importants contributeurs aux campagnes électorales et un groupe de pression très menaçant.

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Plusieurs milliers de personnes sont (encore) descendues dans les rues d’Athènes le 4 mai dernier pour protester contre les nouveaux « sacrifices » demandés par le gouvernement en échange d’un prêt de 110 milliards d’euros  sur trois ans cofinancé par le FMI et la Zone Euro.

Les nouvelles mesures d’austérité ont été annoncées dimanche par le gouvernement, comprenant une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), des augmentations des taxes sur l’alcool et le tabac et des primes limitées, voire supprimées pour les fonctionnaires et les retraités.

La situation au Québec :

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le Québec, car il y a beaucoup de similitudes avec notre situation, bien que la Grèce soit à un stade plus avancé de détresse financière que nous :

  1. La population du Québec se fait plus vieillissante que celle des autres provinces (voir ce billet sur le choc démographique).
  2. Les programmes sociaux du Québec sont généreux et la fonction publiques très imposante comparativement aux autres provinces (voir capsules économiques de l’IEDM de mai 2009).
  3. Le Québec est fortement endetté.
  4. Le Québec n’a pas le contrôle sur sa monnaie.

Au niveau de l’endettement, selon une étude de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, en prenant les chiffre de 2008, les quatre pays avec le plus haut ratio sont le Japon (172.1%), l’Italie (114.4%), la Grèce(102.6%) et l’Islande (96.3%). Le Québec est non loin derrière à 94.0% si on tient compte de sa part de la dette du Canada. La moyenne de l’OCDE est de 78.4%. Avec les déficits prévus pour les prochaines années, ce ratio passera au-dessus de 100%.

En 2007, le nombre de fonctionnaires Québécois était de 37% plus élevé que le nombre de fonctionnaires en Ontario, 29% plus élevé que le nombre de fonctionnaires en Colombie-Britannique et 20% plus élevé que le nombre de fonctionnaires en Alberta. Depuis 10 ans, la machine étatique québécoise s’est alourdie. Le Québec compte 181,000 employés du secteur public de plus qu’en 2000.

Pour l’exercice 2009-2010, le déficit du Québec se chiffrerait à $4.3 milliards. Selon les plans (optimistes) du gouvernement, le retour à l’équilibre est pour 2013-2014, mais au cours des quatre exercices allant de 2009 à 2012, le déficit cumulatif se chiffrerait à $13.3 milliards. La dette augmentera, ce qui fera en sorte qu’en 2013-2014 (selon les projections du gouvernement), le gouvernement versera 16% de ses revenus de taxation en intérêt sur la dette.

Ce retour à l’équilibre prévu pour 2013-2014 prévoit des mesures d’austérité dont nous avons été récemment mis au courant et qui ont provoqués plusieurs manifestations de mécontentement dans la population.

Le danger est que le gouvernement Québécois n’arrive pas à atteindre cet équilibre et que la province s’engage sur la voie des déficits répétitifs. Si c’est le cas, la dette continuera d’augmenter et le service de la dette deviendra de plus en plus accaparant, jusqu’à ce que nos créanciers jettent l’éponge…c’est ce qui est arrivé à la Grèce !

La situation en Grèce:

Dans son excellent article publié sur Un Monde Libre le 27 avril 2010, Takis Michas mentionne les faits suivants sur la Grèce :

Le principe central d’organisation de la société grecque a toujours été le clientélisme politique, un système dans lequel le soutien politique est fourni en échange d’avantages matériels.

En Grèce, le groupe social qui prît la tête du pays après la libération du joug Ottoman, était constitué de notables locaux dont le pouvoir ne résidait pas dans leur propriété sur la terre, mais dans le fait qu’ils avaient été des collecteurs d’impôts pour leurs dirigeants ottomans. Ainsi, en Grèce, la classe dirigeante qui a émergé après l’indépendance voyait l’État non comme un instrument pour la protection des biens déjà existants, mais comme sa principale source de revenu.

Dans le même temps, le contrôle de l’appareil d’État est devenu le principal mécanisme pour la distribution des récompenses et des avantages matériels. Le plus important de ces avantages a été la mise à disposition d’emplois dans la fonction publique. À la fin des années 1880, la Grèce avait déjà l’une des bureaucraties d’État les plus importantes d’Europe: pour 10.000 habitants, il y avait 200 fonctionnaires en Belgique, 176 en France, 126 en Allemagne et 73 en Grande-Bretagne. En Grèce, leur nombre était de 214.

La Grèce, comme beaucoup de pays Européens, a multiplié les déficits (36 ans pour la France); l’État a donc financé ses dépenses générales par de la dette. Cette situation l’a rendue extrêmement vulnérable aux récessions. Tout comme nous, sa population vieillit et sa fonction publique pèse lourd sur sa compétitivité économique.

D’autre part, comme je le mentionnais dans un billet précédent, la Grèce ne peut plus monétiser ses déficits par la création de monnaie puisqu’en raison de son appartenance à la zone Euro, elle n’a pas le contrôle sur sa banque centrale. On peut comparer la situation monétaire de la Grèce au sein de la zone Euro à celle du Québec au sein du Canada ou de la Californie au sein des Etats-Unis (un autre exemple à ne pas suivre).

Conclusion :

La Grèce nous fournit un bel exemple de ce qu’il ne faut pas faire dans la gestion des finances publiques. Dépenses gouvernementales élevées, déficits à répétition, spirale d’endettement : c’est ce qui arrive quand on vit au-dessus de ses moyens. Notons cependant que le Québec est à un stade beaucoup moins avancé. Espérons que les penseurs de notre gouvernement réaliseront l’ampleur de ce risque et agiront en conséquence, mais je doute fort que ce soit le cas.

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Le taux de chômage au Québec:

Les Jean-François Lisée de ce monde utilise ce chiffre pour vanter les mérites du modèles Québécois, puisque le taux de chômage du Québec est présentement de 8.1% versus 8.2% pour l’ensemble du Canada (le taux de chômage québécois est généralement plus élevé que celui du Canada). Pourtant, ce n’est pas une très bonne mesure car le taux de chômage ne tient pas compte de ceux qui ne cherche plus un emploi. Ainsi, comme l’indique René Vézina, la meilleure mesure est plutôt le taux d’emploi, qui est de 59.7% au Québec comparativement à 61.5% au Canada. L’inflexibilité du marché du travail québécois est selon moi destructrice d’emplois.

Le taux d’imposition au Québec décourage le travail:

Selon les professeurs Claude Laferrière et Francis Montreuil de l’UQAM dans une étude récemment mise à jour, le taux réel d’imposition de certains contribuables québécois peut souvent dépasser 70% et même atteindre 100%. L’étude démontre que selon la fiscalité actuelle, certains contribuables voient les impôts supplémentaires gruger la majeure partie du montant de leur augmentation de salaire, de leur prime de performance ou de leur temps supplémentaire.

Expiration du brevet de Lipitor: $225 millions d’économies pour le Québec:

J’ai récemment publié deux billets sur la propriété intellectuelle sur ce blogue (ici et ici). Voici un bon exemple. Le brevet du médicament Lipitor de Pfizer expirera au Canada dans les prochains mois. Selon Les Affaires,  le gouvernement Québécois pourrait économiser $225 millions par année en le remplaçant par une version générique.

Des projets éoliens qui battent de l’aile:

Des 4,000 mégawatts qu’Hydro-Québec avait prévu intégrer à son réseau, 600MW ont présentement été abandonnés ou sont menacés de l’être selon Les Affaires. Il y a quelques années, plusieurs gauchistes critiquaient la société d’État de faire affaire avec le privé pour ces projets éoliens. Nous constatons aujourd’hui les bienfaits. Cartier Énergie devra payer une pénalité de $3 million pour bris de contrat. Pour Kruger ce sera $680,000, alors que la pénalité imposée à SkyPower ne m’est pas connue, même chose pour Saint-Laurent Énergies. Northland Power devra quant à elle payer $55 par jour par mégawatt à compter du 31 décembre 2010.

Les problèmes reliés à ces projets sont essentiellement reliés à l’opposition des résidents locaux (problème NIMBY), donc la société d’État n’aurait pas pu faire mieux au niveau de la réalisation de ces projets.

Ainsi, Hydro-Québec n’a pas à se soucier des problèmes et des sunk costs reliés à ces projets et n’a qu’à encaisser les pénalités. Cette électricité n’était pas requise dans la province et aurait probablement été vouée à l’exportation, dont les prix sont présentement bas. Le gouvernement n’aura qu’à faire un autre appel d’offre et les entreprises privées feront des pieds et des mains pour soumissionner au meilleur coût possible, sans risque pour les contribuables Québécois.

La dette menace la croissance du Québec:

Selon une étude de Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, la croissance économique ralentit lorsque la dette de l’État atteint plus de 90% du PIB. En prenant les chiffre de 2008, les quatre pays avec le plus haut ratio sont le Japon (172.1%), l’Italie (114.4%), la Grèce(102.6%) et l’Islande (96.3%). Le Québec est non loin derrière à 94.0% si on tient compte de sa part de la dette du Canada. La moyenne de l’OCDE est de 78.4%.  Serait-ce le bon vieux effet crowding-out qui laisse encore sa marque inéluctable!

La fonction publique du Québec est « obèse »:

Tiré du blogue de Pierre Duhamel sur Argent:

Depuis 10 ans, il y a 532 200 employés de plus dans le secteur public au Canada, une hausse de 30 %. En 2009, 3,6 millions de personnes, soit 21 % des travailleurs, étaient à l’emploi d’un gouvernement, d’une administration ou d’une société d’État.

Pendant cette période, la machine étatique québécoise s’est alourdie. Le Québec compte 181 000 employés du secteur public de plus qu’en 2000. À lui seul, le Québec a créé un nouveau poste de fonctionnaire sur trois au pays. Le nombre d’employés a crû de 114 000 entre 2000 et 2003, sous le gouvernement du Parti Québécois, et de 67 000 depuis l’élection du gouvernement libéral.

C’est d’autant plus désolant que les libéraux avaient fait de la réingénierie de l’État un engagement électoral. Non seulement l’État a continué de grossir, mais les emplois créés ne l’ont pas été au bon endroit. Dans le domaine de la santé, nous apprend Paul Larocque dans son reportage à TVA, le nombre d’infirmières est en hausse de 5,4 % depuis 2003, le nombre de médecins de 7,2 % alors que le nombre de fonctionnaires a bondi de 19,3 %. Le Québec a besoin de gens sur la ligne de front, pas dans les bureaux !

***Petite clarification***

M. Duhamel a plutôt mal cité M. Laroque. Le 19.3% représente en fait les cadres dans le milieu de la santé. Voici la source:

http://www2.canoe.com/infos/dossiers/archives/2010/03/20100315-170647.html

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