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Articles Tagués ‘Fédéral’

Faisant suite à un billet antérieur décrivant le programme d’un gouvernement minarchiste au niveau provincial, je me suis prêté au même exercice relativement à un programme qui pourrait être implanté au niveau du gouvernement fédéral canadien.

- Système bancaire:

Une réforme en profondeur du système bancaire canadien serait entreprise. Je commencerais par serrer la vis des banques au niveau des réserves en les empêchant de prêter les dépôts à vue. Ça ralentirait grandement la création de monnaie par le système bancaire. La seconde étape consisterait à abolir la politique monétaire. Plus de création de monnaie par la banque centrale et plus de cible d’inflation. La troisième étape serait d’abolir toutes les mesures étatiques qui avantagent les banques, comme par exemple l’assurance-dépôt obligatoire et le programme de titrisation de la SCHL. Ça ne veut pas dire que l’assurance-dépôt et la titrisation n’existeraient plus, mais au moins elles ne seraient plus subventionnées par l’État.

Après ces trois étapes simples, nous aurions grandement amélioré notre système bancaire et réduit son potentiel inflationniste. La conséquence la plus évidente serait une augmentation du coût du crédit. C’est normal, puisque ce système réduirait grandement l’offre de crédit sur le marché. Dans un libre-marché, quand l’offre diminue le prix monte. Je pense que les banques absorberaient une partie du choc et seraient donc moins rentables. Je pense que les banques canadiennes obtiennent présentement une rentabilité anormalement élevée grâce aux différents mécanismes étatiques dont elles bénéficient. Pour le "big 6", on parle d’un ROE de plus de 20% alors que les entreprises du S&P/TSX obtiennent un ROE moyen d’environ 12%.

L’autre partie du choc serait absorbée par les emprunteurs, qui verraient leur charge d’intérêt augmenter. La consommation à crédit serait évidemment découragée et l’épargne serait florissant. Cet épargne serait évidemment canalisé vers les marchés financiers, ce qui contribuerait à réduire l’ampleur du choc sur les taux d’intérêt en augmentant l’offre de capital (et de crédit). Autrement dit, le crédit serait financé par l’épargne plutôt que par la création de monnaie, ce qui est beaucoup plus sain.

L’autre conséquence importante en l’absence de création de monnaie serait évidemment la disparition des bulles spéculatives comme la bulle techno de 2001 et la bulle immobilière de 2007. En fait, ce sont les prix en général qui seraient plus stables, c’est-à-dire que le pouvoir d’achat de la monnaie cesserait sa continuelle diminution. En fait, la valeur du dollar canadien s’apprécierait face aux autres devises ce qui augmenterait notre pouvoir d’achat sur les marchés internationaux et, par le fait même, notre niveau de vie.

- Subventions:

J’éliminerais toutes les subventions aux entreprises et utiliserais l’argent pour réduire la charge fiscale de l’ensemble des entreprises.

- Armée:

Je limiterais le budget militaire canadien à la défense raisonnable des frontières et aux opérations spéciales d’urgence. Tous les soldats canadiens oeuvrant à l’étranger seraient rappatriés au Canada. Le Canada adopterait une politique étrangère neutre. Le Canada se retirerait de l’OTAN, du FMI et de la  Banque Mondiale. En contrepartie, des alliances pourraient être conclues avec d’autres pays pacifiques (aussi rares soient-ils) stipulant que si un pays de l’alliance est envahi sans aucune raison, les autres pays se porterons à son secours (notez que les États-Unis ne feraient évidemment pas partie de cette alliance). Cela permettrait  de diversifier le risque géopolitique avec d’autres pays neutres.

- Compétences provinciales:

Le gouvernement fédéral se retirerait de tous les domaines de compétence provinciale, tels que l’éducation et la santé. L’impôt sur le revenu serait diminué du montant équivalent aux économies réalisées.

- Commerce international:

Les barrières protectionnistes encore en place au Canada seraient graduellement assouplies jusqu’à élimination complète. Le processus se ferait de manière très transparente, ce qui ferait en sorte que la structure de production pourrait s’adpater. Les industries touchées pourraient soit améliorer leur compétitivité et devenir dominants ou simplement disparaître et libérer  les ressources pour les industries nous procurant un avantage compétitif.

- Système légal:

Pour qu’un crime soit un crime, il doit y avoir une victime à qui du tort a été fait: meurtre, assaut, viol, vol, fraude ou menaces. Les crimes "sans-victimes" seraient retirés du code criminel. Les ressources policières pourraient ainsi être mieux utilisées à contrer les vrais crimes.

Finalement, le bureau canadien des brevets cesserait d’opérer. Le gouvernement canadien cesserait de faire respecter les droits de propriété intellectuelle.

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 Je suis tombé hier sur un excellent billet de Chris Edwards, du Cato Institute sur l’écart salarial entre les fonctionnaires du gouvernement fédéral américain et les employés du secteur privé. La mesure utilisée est simplement la masse salariale totale divisée par le nomre d’employés. Cet écart continue de s’élargir, notamment en raison de la récession (voir le tableau au bas de ce billet).

Évidemment, la mesure utilisée n’est pas parfaite. Il aurait fallu comparer les salaires d’emplois similaires pour avoir l’heure juste. Il se peut que le gouvernement Fédéral ait simplement une plus grande proportion d’employés hautement qualifiés qu’avant. Il n’en demeure pas moins que l’écart a augmenté d’environ 100% depuis 2000! Il serait surprenant que la composition de la main d’oeuvre du gouvernement ait à ce point changé en 8 ans. Cet écart est d’autant plus scandaleux que ces employés ont de généreux avantages sociaux et une sécurité d’emploi à l’abri des récessions.

Quel avantage le gouvernement tirerait-il à user de plus de fermeté dans les négociations salariales? Le gouvernement ne recherche pas le profit, donc il se fiche de minimiser les coûts et de stimuler la productivité. D’ailleurs, s’il leur tenait tête, ses fonctionnaires se retourneraient contre lui. Comme les fonctionnaires représentent beaucoup de voteurs, les politiciens ne veulent surtout pas se les mettre à dos.

L’entrepreneur privé de son côté doit faire face à la récession et au risque de faillite. Sa survie financière dépend de sa capacité à faire plus avec moins et à minimiser les coûts. L’endettement que génère les pertes demeurera la responsabilité de l’entreprise; il ne pourra la pelleter en avant à une future génération. Ses revenus dépendent de sa compétitivité et de la qualité des biens et/ou services qu’il offre; il n’a pas le pouvoir magique de taxation assuré par le monopole de la violence.

 J’aurais bien aimé vous dire que l’augmentation de cet écart est attribuable au fait que l’État a rationalisé sa main d’oeuvre et conservé les fonctionnaires ayant les compétences les plus élevées; mais ce n’est pas le cas. Le gouvernement Fédéral américain est en gargantuesque expansion, financée avec l’argent volé aux contribuables.

ISS_0828

http://www.cato-at-liberty.org/2009/08/24/federal-pay-continues-rapid-ascent/

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