On entend souvent les économistes de l’école autrichienne se plaindre à l’égard des indicateurs économiques, qu’ils considèrent inadéquats et souvent trompeurs. Permettez-moi ici de vous expliquer pourquoi certains indicateurs ne permettent pas de porter un diagnostic convenable sur la conjoncture économique.
Articles Tagués ‘États-Unis’
Des indicateurs économiques trompeurs…
Publié dans Économie, tagged ABCT, États-Unis, biens intermédiaires, Chine, création de monnaie, de Soto, Federal Reserve, inflation, IPC, masse monétaire, PIB, politique monétaire, population active, taux de chômage, taux de participation, U6 à 9 novembre 2011 | Poster un commentaire »
Embellie économique aux États-Unis!
Publié dans Économie, tagged Économie, États-Unis, chômage, consommation, création d'emplois, crédit, croissance, endettement, Federal Reserve, hypothèques, inflation, marché boursier, PIB, prix des maisons, revenu disponible, S&P Case-Shiller Index, taux d'intérêt, ventes au détail à 31 octobre 2011 | Poster un commentaire »
Croyez-le ou non, il y a présentement une ré-accélération de la croissance économique aux États-Unis! Celle-ci avait ralentie plus tôt en 2001, amortie par l’impact du tsunami Japonais. Quelle est la cause de cette embellie?
Tout d’abord, les magouilles monétaires de la Federal Reserve ont entraîné les taux hypothécaires vers un bas historique.
La panique bancaire européenne et les réserves fractionnaires. – ajout***
Publié dans Économie, tagged États-Unis, étalon-or, bailout, Bank of America, banque royale, banques, Bâle 3, BCE, Canada, capital, crise financière, déficit, dépôts, Dexia, Europe, FESF, Grèce, Italie, liquidité, MBS, monnaie fiduciaire, panique bancaire, PIIGS, réserves fractionnaires, subprime à 5 octobre 2011 | 11 Commentaires »
La crise financière de 2011 empire de jour en jour en Europe. Les politiciens Grecs et Italiens sont incapables de s’attaquer à leur déficit fiscal. Il est évident que les banques européennes détenant des obligations des PIIGS devront prendre une perte significative sur ces titres, ce qui entamera sérieusement leur capital et les placera en situation financière précaire, pour ne pas dire en faillite. Évidemment, aucune institution financière ne veut leur fournir du capital sous forme de débentures sans actifs en garantie, ni leur fournir de la liquidité sous forme de dépôts interbancaires. Le prix de leurs actions sont en chute libre ce qui rend le financement par émission d’actions plutôt indigeste.
Notez que dans ce dernier paragraphe, vous pourriez substituer 2011 pour 2008, Europe pour États-Unis et obligations des PIIGS pour MBS-subprime; le scénario est le même.
Quelques réflexions sur l’économie…
Publié dans Économie, tagged Allemagne, Avery Shenfeld, États-Unis, Canada, chômage, création de monnaie, désendettement, endettement, exportations, Federal Reserve, Grande Dépression, Hoover, inflation, job plan, keynesiens, marché du travail, MBS, mercantilisme, Obama, plan de relance, récession, résistance à la baisse des salaires, Roosevelt, salaire minimum, taux d'intérêt, taux de change, twist, zone euro à 23 septembre 2011 | 11 Commentaires »
Les salaires horaires réels :
Cette semaine, j’assistais à la conférence annuelle pour investisseurs institutionnels de la CIBC à Montréal. J’ai pu assister à une présentation de leur économiste, Avery Shenfeld, qui montrait un graphique très intéressant. Ce dernier illustre que, contrairement aux récessions de 1974, 1982 et 1991, les salaires horaires moyens réels n’ont pas vraiment baissé durant la récession de 2008. Le coût de la main d’oeuvre demeurant élevé, il n’est pas surprenant de voir l’emploi aussi déprimé aux États-Unis.
La résistance à la baisse des salaires est certainement un facteur à considérer. En 1982, lorsque l’inflation était de 12%, une hausse de salaire nominale de 2% équivalait à une baisse de salaire réel de 10%. L’employé avait l’illusion d’avoir eu une augmentation, mais c’était un mirage. Cependant, en 2009-2011, l’inflation a été très basse. Donc pour obtenir une baisse réelle des salaires, il aurait fallu une baisse nominale, ce qui est très difficile à mettre en place, surtout lorsque dans un contexte où le gouvernement Fédéral a haussé le salaire minimum de plus de 40% depuis 2007.
Ce fut aussi une principale cause de la Grande Dépression des années 1930s. Hoover et Roosevelt ont mis en place des contrôles de prix et des gels de salaires. Ceux-ci ne pouvaient donc pas baisser ce qui envoyé le taux de chômage dans la stratosphère.

Faits Divers (14)
Publié dans Actualité, tagged États-Unis, bons du trésor, Canada, changements climatiques, chômage, CLOUD, déficit fiscal, dépenses gouvernementales, endettement, Euro, Giec, impôts, Irlande, Jean Chrétien, keynésianisme, Obama, or, Paul Krugman, Paul Martin, PIIGS, plan de relance, riches, taux d'intérêt, taux de change à 9 septembre 2011 | 2 Commentaires »
L’Irlande libérale s’en sort mieux que les PIGS socialistes :
Une excellente revue des indicateurs économiques récents en Irlande par Alexis Vintray. Pas de dévaluation compétitive, focus sur l’amélioration de l’équilibre budgétaire (plutôt que sur une hausse des dépenses) et déflation des prix et des salaires. En somme, l’antithèse du keynésianisme.
« L’hypothèse de croissance du PIB de 2% prise par le gouvernement pourrait être dépassée. Une condition essentielle pour réduire le fardeau de la dette publique, qui est attendue à 111% pour 2011. Sans surprise, ces bons résultats se traduisent par le retour de la confiance des investisseurs, convaincus par la volonté affichée d’assainir la situation au plus vite. (…)
Ainsi, si le commerce extérieur a explosé, c’est que les salaires comme l’inflation ont fortement baissé depuis le début de la crise en 2007. (…)
Depuis 2007, les prix ont légèrement chuté (-0,5%) contre une hausse de près de 6% dans la zone euro. (…) Conséquence, les produits irlandais se retrouvent comparativement moins chers que les produits du reste de l’Europe. (…)
On notera aussi que l’Euro, en empêchant la dévaluation de la monnaie, a empêché l’Irlande de retrouver sa compétitivité par la dévaluation, et obligeant à cette « dévaluation interne ». (…)
Tout aussi intéressant, le gouvernement irlandais a refusé de toucher à sa fiscalité des entreprises, très basse, et a au contraire axé son plan de rigueur sur la baisse des dépenses publiques. (…)
Certes, le pays n’est pas complètement sorti d’affaire et continuera à payer le prix des excès de la bulle immobilière de la décennie précédente pendant quelques temps encore. (…) Mais les premiers résultats et la comparaison avec les autres « PIGS » remettent en cause les hypothèses keynésiennes et offrent probablement des leçons à tirer pour la France ou la « rigueur » ne contient aucune moindre réduction des dépenses publiques… »
Paul Krugman continue de divaguer
Publié dans Économie, tagged États-Unis, chômage, déficits, demande, emploi, entreprises, Fred Buzzeo, impôts, incertitude, inflation, investissements, keynesiens, Mises, multiplicateur, Paul Krugman, petites, profits, règlementation, reprise économique à 5 juillet 2011 | 17 Commentaires »
Les keynésiens sont présentement dans l’eau chaude puisqu’il est maintenant très évident que leurs prescriptions de politiques publiques n’ont pas réussi à relancer l’économie américaine. Malgré les billions de dollars en jeu, ils nous disent que ce n’était pas assez… Ils cherchent des explications pour prouver leur point, mais ce faisant, ils ne font que se peindre encore plus serré dans un coin de leur tour d’ivoire.
Dans deux billets publiés récemment (ici et ici), Paul Krugman nous dit que « l’argent n’est pas un problème ». Les entreprises américaines génèrent d’excellents flux monétaires et leur bilan est généralement en bonne santé, avec beaucoup d’encaisse. Elles ont donc les fonds nécessaires pour investir. Pourtant celles-ci n’investissent pas autant qu’elles ne le pourraient selon lui, ce qui nuit à l’emploi. Selon Krugman, la raison pour laquelle les entreprises n’investissent pas est parce qu’il n’y a pas suffisamment de Demande agrégée.
Où en sommes-nous au niveau de l’inflation aux États-Unis?
Publié dans Économie, tagged États-Unis, banque centrale, banques, chômage, Chine, consommation, création de monnaie, dépenses gouvernementales, dollar américain, endettement, Federal Reserve, inflation, IPC, or, Paul Krugman, pétrole, quantitative easing, spirale inflationniste, ventes aux détail à 24 mai 2011 | 3 Commentaires »
Les économistes commencent de plus en plus à parler d’inflation croissante aux États-Unis. En effet, l’indice des prix à la consommation (CPI) est en pleine accélération, propulsé notamment par le prix de l’essence et par les prix de la nourriture. Ces hausses de prix ont même été transmises à travers l’ensemble des prix à la consommation puisque le CPI excluant la nourriture et l’énergie (le fameux core-CPI) est aussi en accélération.
Alors, sommes-nous à l’aube d’une spirale inflationniste? (en savoir plus…)
L’inflation et les récessions.
Publié dans Économie, tagged ABCT, États-Unis, Ben Bernanke, CPI, Federal Reserve, Grande Inflation, inflation, IPC, or, Paul Volker, récessions à 11 avril 2011 | 31 Commentaires »
Pour une raison quelconque, j’avais besoin d’un graphique à long terme de l’indice des prix à la consommation américain en variation annuelle. Ce faisant, mon logiciel de données met automatiquement les périodes de récessions américaines en ombragé. L’expression "une image vaut mille mot" s’applique très bien ici! On remarque tout de suite une chose évidente, tous les épisode d’accélération de l’inflation culminent dans une période ombragée. Dans le graphique ci-bas, j’ai encerclé en rouge ces périodes d’expansion inflationnistes. Autrement dit, tel que le prévoit la théorie autrichienne des cycles économiques, les boums inflationnistes finissent tous par aboutir tôt ou tard en récessions. Les récessions sont donc bel et bien le phénomène monétaire que décrivent les économistes de l’école autrichienne. La seule récession qui fait exception ici est celle survenue au début des années 1980s, celle-ci étant un contrecoup de celle de la fin des années 1970s, lorsque Paul Volker a complètement réorienté la politique monétaire. Elle fut donc un grand "nettoyage" de la Grande Inflation des années 1970s.

Dans le même ordre d’idées, je me suis récemment transformé en réalisateur pour produire un petit vidéo à la fois humoristique et informatif au sujet des politiques de Ben Bernanke. Je l’ai fait en réponse à une boutade envoyée par un de mes collègues au sujet de l’or. Voici les deux liens:
http://www.xtranormal.com/watch/11678441/i-want-inflation
Faits Divers (13)
Publié dans Actualité, tagged Angela Merkel, États-Unis, élections, étalon-or, bailout, banques, BCE, bulle, Canada, Chine, création de monnaie, crise financière, David Descôteaux, Don Coxe, Euro, Europe, extrême-droite, Federal Reserve, FMI, Fukushima, Grèce, inflation, Japon, libre-marché, Marine Le Pen, masse monétaire, nucléaire, Parti Conservateur, Portugal, règlementation, réserves bancaires, S&P, stagflation, taille de l'État, The Economist, Utah, Vincent Bénard à 28 mars 2011 | 5 Commentaires »
L’énergie nucléaire :
George Bragues amène une perspective très intéressante au sujet de l’énergie nucléaire. Il est question ici d’une manière de produire un bien, de l’électricité, et de le vendre à des consommateurs qui désirent l’acquérir. Le marché est le meilleur mécanisme pour déterminer si un bien doit être produit ou non. Si le prix et la quantité demandée de ce bien sur le marché permet aux producteurs de couvrir leurs coûts et de faire un profit raisonnable, le bien sera produit. Sinon, la production de ce bien est injustifiée.
Est-ce que l’énergie nucléaire passe ce test? Généralement non! Les usines nucléaires sont tellement coûteuses qu’elles doivent être subventionnées par les gouvernements pour être rentables. Notamment, il est impossible pour les producteurs d’énergie nucléaire d’acheter une assurance couvrant leur responsabilité. Par conséquent, les gouvernements ont dû leur procurer des exemptions de responsabilité. D’ailleurs, au Japon, c’est une compagnie de réassurance parapublique qui prendra les dommages en charge.
Ainsi, si les gouvernements avaient laissé faire les forces du libre-marché, il n’y aurait peut-être pas eu de catastrophe nucléaire au Japon.
Dans un autre ordre d’idées, les réactions de plusieurs gouvernements qui imposent des moratoires sur le développement de l’énergie nucléaire sont irrationnelles. Il n’y a aucune raison de s’opposer à l’énergie nucléaire si les producteurs de celle-ci le font sans intervention de l’État sur le libre-marché. À cet égard, j’aime bien la métaphore de Vincent Bénard avec l’automobile :
Effectivement, malgré son caractère spectaculaire, malgré toutes les représentations terrifiantes que le public associe au nucléaire, il est très peu probable que l’accident de Fukushima tue autant de personnes qu’une année d’accidents automobiles et que les suites médicales de l’accident, pour regrettables qu’elles soient, créent autant de malheur que le nombre de cas de tétraplégies consécutifs aux accidents routiers. (…) Pourtant, malgré les risques indiscutables que l’usage de l’automobile induit, personne de sérieux ne songe à un moratoire sur l’automobile : les gens ont trop bien compris que les avantages de l’automobilité ont infiniment plus de valeur économique que n’en détruisent les risques mortels associés, fussent-ils bien réels, connus, et quantitativement tout à fait significatifs. L’annonce hélas bien réelle par Madame Merkel d’une démarche volontariste de conversion massive de l’Allemagne vers les énergies renouvelables est donc, en l’état actuel des technologies disponibles, un exemple absolument déplorable de décision politique passionnelle et déconnectée de tout fondement raisonnable.



