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Posts Tagged ‘déflation’

dollar_purchasing power

Tout d’abord, les banques à charte ne créent pas d’argent à partie de rien. Seules les banques centrales ont ce privilège. Les banques à charte ont besoin des dépôts pour créer de l’argent. Voici comment une banque à charte crée de la monnaie à partir des dépôts (en supposant que les banques visent un ratio de réserve de 10%):

1)      Sébastien dépose $100 dans son compte à la CIBC.

2)      La CIBC garde $10 en réserve et prête à David $90.

3)      David utilise l’argent pour acheter un lecteur Blu-Ray chez FutureShop.

4)      À la fin de sa journée, le marchand dépose ses recettes à la Banque de Montréal, incluant le $90 de David.

5)      Le lendemain, la Banque de Montréal conserve $9 en réserve du $90 de David déposé dans le compte de FutureShop et prête le reste, soit $81, à Martin.

6)      Martin utilise l’argent pour payer sa saison de hockey. La ligue n’a pas besoin de l’argent pour le moment, elle le dépose donc dans son compte à la Banque TD.

7)      La banque TD conserve $8.10 en réserve et prête le reste, soit $72.90, à quelqu’un d’autre, et ainsi de suite.

Argent initial = $100
Argent total dans le système après les transactions ci-haut = $100 + $90 + $81 + $72.90 = $343.90

Total de l’argent créé par le système = $243.90

Cet argent n’est pas apparu de nulle part. Si Sebastien n’avait pas déposé son argent, David n’aurait pas pu l’emprunter (c’est-à-dire que la CIBC n’aurait pas inventé $90 à partir de rien). Les banques ont besoin de dépôts pour créer de l’argent. Comme cet exemple utilise un ratio de réserve de 10%, cela signifie que si on poursuit, l’argent total qui pourrait être créé sera d’environ $1,000 ($100 * 1 / 10%).

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L’économiste Robert Murphy mène présentement une campagne afin de convaincre Paul Krugman de lui accorder un débat opposant le keynésianisme à la théorie Autrichienne des cycles économiques (ABCT). Paul Krugman a en quelque sorte répondu à Robert Murphy dans un article publié sur son blogue la semaine dernière. Murphy a ensuite publié une réplique sur le site du Mises Institute, laquelle je trouve trop longue, mais qui résume quand même bien l’ABCT et certaines des nombreuses erreurs commises par Krugman. Je vous propose donc une réponse plus concise (et en français) aux questions et objections soulevées par Krugman dans sa réponse à Murphy.

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La dépression de 1920-21 a souvent été utilisée par des économistes de l’école autrichienne (notamment Thomas Woods, Benjamin Powell et Robert Murphy) comme une preuve historique du succès des prescriptions de la Théorie Autrichienne des Cycles Économiques (ABCT) et du non-interventionnisme économique durant les récessions.

Devant une telle situation, les économistes de l’école keynésienne se devaient de répliquer. C’est ce qu’a fait Daniel Kuehn dans un article publié en 2010 (merci à M.H. pour le lien). Suite à la lecture de cet article, j’ai cru bon remettre les pendules à l’heure concernant cet épisode économique si controversé. Noté que j’avais moi-même publié un article sur le sujet il y a quelques mois.

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 Pas d’inflation? Qu’en disent les banques?

Le dernier sondage Senior Loan Officer Survey de la Federal Reserve démontre bien pourquoi l’inflation et le crédit sont encore si faibles aux États-Unis malgré l’expansion dramatique de la masse monétaire des dernières années. Encore 86% des banques n’ont pas modifié la sévérité de leurs critères d’allocation des prêts, alors que 2% l’ont augmentée. Les banques en sont encore à rebâtir leur capital qui fut démoli durant la crise financière. Ensuite, selon le sondage, 58% déclare que la demande de prêts est inchangée (et donc très faible), alors que 25% observe que la demande de prêts s’est détériorée. La réalité est que les emprunteurs sont soit sans emploi ou préfèrent réduire leur endettement face à l’incertitude économique. Par ailleurs, le marché immobilier est toujours en lambeaux et stagne dans les bas-fonds.

Comme le crédit est très faible, la base monétaire (MB) n’est pas convertie en M1 et M2. Les énormes réserves des banques à la banque centrale ne sont donc pas injectée dans l’économie et ne créent donc pas d’inflation. Pour mieux comprendre le phénomène, voici un article dans lequel je l’expliquais plus en détails. D’ailleurs, la prévision que j’y faisais (en avril dernier) sur le prix de l’or s’est matérialisée!

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La récession est l’un des phénomènes économiques les plus étudiés. La raison est que les récessions engendrent une augmentation du chômage, lequel peut anéantir le niveau de vie d’un individu. Ceci étant dit, même en période de boum économique, le chômage est toujours présent, même si c’est dans une moindre mesure que durant les récessions. Comment est-ce possible ? D’ailleurs, même durant les récessions, il ne suffit que de se promener dans les centres commerciaux et dans les quartiers industriels pour observer de nombreuses offres d’emplois non-comblées. Pourquoi ces occasions ne sont-elles pas saisies alors que des milliers de gens se cherchent un emploi ?

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Que s’est-il passé lors de la Dépression de 1920-1921 ?

            À ce point-ci, vous seriez en droit de vous demander s’il est déjà arrivé dans le passé que le gouvernement n’ait rien fait durant une récession et si oui quel a été le résultat ? La Dépression de 1920-1921 nous permet de confronter les explications énoncées dans les sections précédentes avec la réalité historique.

            Pendant la Première Guerre Mondiale (1914-1918) et la période qui l’a suivie, la Réserve Fédérale américaine avait substantiellement augmenté la quantité de monnaie en circulation. Lorsque la Fed décida finalement de hausser sa cible de taux d’intérêt, l’économie commença à ralentir. Vers le milieu de l’année 1920, le ralentissement avait atteint un niveau critique, la production diminuant de 21% au cours des douze mois suivants. Le nombre de chômeurs augmenta de 2,1 millions en 1920 à 4,9 millions en 1921.

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On me demande souvent pourquoi les prix demeurent relativement stables malgré toute la création de monnaie qui a eu lieu aux États-Unis. La raison est fort simple: une bonne partie de cet argent se trouve à la Federal Reserve, sous forme de réserves. Lorsque ces réserves seront injectées dans l’économie sous forme de prêts, les prix réagiront plus drastiquement.

Pourquoi est-ce que cet argent n’est pas prêté présentement? Il y a essentiellement deux raisons.

Premièrement, la demande de crédit est très faible. Le taux de chômage est très élevé et les gens cherchent plutôt à rembourser leurs dettes excessives des dernières années plûtôt qu’à se ré-endetter. Il y a eu beaucoup de consommation durant les années 2000s qui a été financée par des emprunts, et un emprunt doit être remboursé à un moment ou à un autre. D’autre part, nous avons vu plus tôt cette semaine l’indice de confiance des consommateurs chuter de 56.5 à 46.0 en janvier. Notez que si le taux de chômage baisse aux États-Unis ce n’est pas parce que des gens se trouvent un emploi, mais bien parce que certains chômeurs ont arrêté de se chercher un emploi et ne sont donc plus compté. Si on incluait l’ensemble des chômeurs, le taux de chômage tournerait autour de 20% en ce moment. 

Deuxièmement, la santé financière des banques américaines est très fragile, voire désastreuse. Oubliez les grandes banques telles que JP Morgan, Goldman Sachs, Wells Fargo, Bank of America et Citigroup; elles ont bénéficié de privilèges de l’État grâce à la politique « too-big-to-fail » ainsi qu’au TARP, TALF et autre programmes. Leurs lobbys et contributions aux caisses électorales ont porté fruit! De toute façon, ce ne sont pas elles qui vont relancer le crédit. Elles sont trop occupées à faire des profits faramineux sur les marchés des capitaux. Ce sont les petites et moyennes banques qui sont dans l’eau chaude.

La Federal Deposit Insurance Corporation a publié un rapport démontrant qu’au 31 décembre 2009, 702 banques étaient en mauvaise posture comparativement à 552 au 30 septembre 2009; une augmentation de 27%. La FDIC a compilé 140 faillites bancaires en 2009 et l’année 2010 est bien partie pour dépasser ce chiffre (16 faillites en janvier seulement).

La FDIC a aussi déclaré que l’augmentation des profits du secteur bancaire au cours du trimestre s’est essentiellement produite au niveau des grandes banques. Ce sont donc les petites et moyennes banques qui sont à l’agonie. Pourquoi? Les mauvaises créances enregistrées durant le trimestre étaient 37% plus élevée que l’année précédente et représentent un sommet inégalé depuis plus de 20 ans.

La réalité est que la bulle de crédit a généré énormément de mauvais investissements et de sur-investissement. La récession suivant une bulle est une période durant laquelle ces mauvais investissements doivent être « nettoyés » pour que les ressources puissent être correctement allouées dans le système et que la structure de production s’ajuste à la nouvelle réalité économique. Comme l’ampleur de cette bulle a été démesurée, le nettoyage l’est tout autant, et tant que ce processus n’aura pas suivi son cours, le marasme économique perdurera.

Ainsi, je n’anticipe pas une hausse démesurée des prix pour 2010. Ceci étant dit, les prix à la consommation sont tout de même en hausse; la déflation n’est définitivement pas au rendez-vous (voir graphique ci-bas).

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