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Posts Tagged ‘changements climatiques’

Selon Jean-François Lisée et ses copains écolo-fascistes d’Équiterre, le gouvernement Québécois devrait intervenir pour réduire la dépendance du Québec au pétrole. Tout d’abord, leur analyse est basée sur certaines prémisses qu’il convient d’énumérer:

1) Le pic pétrolier est imminent: Selon Équiterre, il ne fait aucun doute que le pic pétrolier fera incessamment monter le prix du pétrole, ce qui résultera en une véritable catastropĥe économique pour le Québec parce que nous en consommons, mais n’en produisons pas (encore). Voir mon dossier sur le sujet ici.

2) Il faut réduire les GES: Selon Équiterre, le réchauffement global anthropogénique est réel, donc les humains doivent réduire leurs émissions de GES. Pour une raison inconnue, le Québec se doit d’être un précurseur à cet égard.

3) Importer du pétrole, c’est mal: Équiterre semble perpétuer la croyance populaire selon laquelle il faut absolument être un exportateur plutôt qu’un importateur. Pour une raison inconnue, cela est encore plus important lorsqu’il s’agit de pétrole.

Premièrement, si les Québécois achètent du pétrole, c’est parce que cette source d’énergie leur convient à ce prix. Lorsque ce ne sera plus le cas, les alternatives apparaîtront et l’économie s’adaptera, pas besoin d’intervention étatique pour cela. Comme je le mentionnais ici, l’adaptation sera douloureuse, mais l’intervention étatique ne fera qu’empirer les choses.

D’ailleurs, si on observe les chiffre de production et de consommation pour les pays industrialisés, il semble que le pic pétrolier est déjà derrière nous et que l’adaptation est déjà en branle, avec ou sans l’intervention de l’État. En fait, je crois que l’État ne peut qu’empirer les choses en faisant de mauvais choix, comme ce fut le cas avec le fiasco de l’éthanol à base de maïs.

Deuxièmement, le Québec est déjà un faible émetteur de GES grâce à son réseau hydro-électrique / éolien. Pourquoi faudrait-il en faire encore plus au niveau des GES pour le moment? D’ailleurs, il n’y a définitivement pas encore de consensus au sujet des changements climatiques.

Troisièmement, le commerce international, comme n’importe quel échange, consiste à échanger un bien pour un autre bien qui nous procure davantage d’utilité. Ainsi, les deux parties de l’échange améliorent leur utilité économique. Si le Québec est un importateur de pétrole, c’est parce qu’il y voit un avantage. Lorsque ce ne sera plus le cas, nous n’en importerons plus, c’est tout. Adam Smith a démontré à quel point la division du travail améliore le niveau de vie de la société. Cela implique que nous ne pouvons produire l’ensemble des biens et services dont nous avons besoin. C’est pourquoi nous faisons du commerce international et importons ces biens et services que nous ne produisons pas; le pétrole en fait partie. Nous avons tous un incitatif à consommer moins de pétrole; cet incitatif se nomme le prix. Le prix dictera notre comportement économique et forcera notre adaptation à un monde où le pétrole est de plus en plus rare. Pas besoin de mesures étatiques fascistes pour forcer une adaptation qui pourrait bien être prématurée.

D’ailleurs, il ne faut pas oublier que le Québec pourrait très bientôt devenir un producteur de pétrole, grâce aux récents développements technologiques permettant d’exploiter les schistes. D’autre part, il ne faut pas oublier non plus que le Québec bénéficie grandement de la production pétrolière de l’Alberta grâce à la péréquation.

Ceci étant dit,  Équiterre propose cinq grands chantiers étatiques visant à réduire notre dépendance au pétrole. 

1) Équiterre plaide pour articuler le développement des villes autour de principes d’économie d’énergie, entreprendre la densification des milieux déjà construit tout en créant des "coeurs villageois" et imposer un moratoire sur toute nouvelle construction en "zone verte".

Ce que Équiterre ne comprend pas est qu’il y a des raisons pour lesquelles les gens s’intallent en banlieue (prix immobiliers moins élevés, meilleure qualité de vie). Pour eux, ces raisons justifient pleinement le déplacement et le coût en essence. De plus, Équiterre n’explique pas concrètement comment ils s’y prendraient pour densifier les banlieues et quelles sont les implications (par exemple, y aurait-il des expropriations?). Je n’ai rien contre les villes qui font de l’urbanisme, mais ce n’est pas à Équiterre ni au gouvernement provincial de leur imposer des "coeurs villageois" ou tout autre aménagement.

2) Équiterre propose aussi que d’ici 2030, 80% des Québécois disposent d’une alternative abordable et attrayante à la voiture solo et que les grandes villes québécoises soient reliées par un réseau efficace de trains.

Le problème principal avec les trains de banlieue au Québec est qu’ils sont entre les mains de l’État! Le train ainsi que tout autre transport en commun n’est viable que si la demande le justifie. Un train vide à 80% est plus énergivore qu’une voiture occupée par deux passagers. Or, l’AMT et la STM sont totalement déconnectés de la demande (je peux en témoigner). Les investissements sont insuffisants et mal planifiés, le service est médiocre et les coûts sont gonflés par des syndicats gourmands et la bureaucratie étatique. La privatisation des transports en commun serait la meilleure façon d’assurer un service compétitif, rentable et au diapason de la demande du marché.

3) Équiterre voudrait réduire la consommation de carburant du transport de marchandise en favorisant les carburants de remplacement, en favorisant le transfert modal et en valorisant la consommation de produits locaux.

Comme si les entreprises de camionnage n’essayaient pas déjà de réduire leur consommation d’essence et que les expéditeurs ne tentaient pas déjà d’optimiser les routes en utilisant les différents modes de transport! Et à quels carburants de remplacement Équiterre fait-elle référence? À ma connaissance, nous n’en disposons pas encore qui puisse rivaliser avec le pétrole.

D’autre part, la valorisation des produits locaux implique des mesures protectionnistes néfastes pour la compétitivité du Québec. Lorsque le prix du pétrole sera à $250/baril, les produits locaux seront naturellement favorisés par le libre-marché, mais pour le moment il n’y a pas de problème.

4) Équiterre souhaite également une réduction du kilométrage moyen des aliments disponibles en épicerie à un rayon de 500 km et une amélioration du bilan énergétique des agriculteurs.

Encore une fois, même raisonnement qu’au point numéro 3. Aucune action immédiate n’est requise de l’État. Les agriculteurs ont un incitatif à réduire leur consommation d’énergie pour maximiser leur profit.

5) Équiterre propose finalement une conversion de 90% des systèmes de chauffage au mazout vers des formes d’énergie renouvelables.

À cet égard, on peut supposer qu’Équiterre souhaite que l’État subventionne ces investissements, qui ne sont présentement pas justifiés si on fait une analyse coût / bénéfice. En quoi ces résidents chauffant au mazout méritent-ils un tel cadeau de l’État? C’est une injustice flagrante pour les contribuables.

Conclusion:

En somme ce rapport n’est que du pelletage de nuage écolo-fasciste pour tenter de régler une problème qui n’en est pas un. Équiterre voudrait que l’État force le Québec à délaisser le pétrole, alors que les marchés, si laissés libres, génèreront le changement naturellement. Les proposition d’Équiterre ne sont pas bien concrètes et plutôt naïves.

Si le Québec consomme beaucoup de pétrole, c’est parce que cette forme d’énergie est présentement la plus avantageuse. Il n’y a aucune raison de changer cela et lorsque ce ne sera plus le cas, le Québec s’adaptera.

 

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Avec la saison des REERs qui bat son plein, beaucoup de gens me demande quoi acheter dans leur REER et surtout quelles sont mes prévisions économiques.

L’an passé à pareille date, je me préparais à la chasse aux aubaines; non pas parce que j’étais positif relativement à l’économie (je ne l’étais pas du tout), mais bien parce que beaucoup de titres se transigeaient à des niveaux qui reflétaient un scénario de "fin du monde". En pareilles circonstances, lorsque le rapport rendement / risque est si élevé, on ne peut pas se tromper en achetant des actifs risqués. Le fonds du baril fut atteint en mars, la bourse canadienne a grimpé de 49% depuis.

Cette année est une toute autre histoire. L’évaluation des actifs risqués reflète déjà une reprise économique, laquelle ne sera pas au rendez-vous selon moi. C’est plutôt le temps de vendre ces actifs risqués acquis à prix modiques durant la crise. Pourquoi suis-je si négatif par rapport à l’économie?

Si on prend l’économie américaine, l’endettement total (gouvernement, entreprises et ménages) en pourcentage du PIB est passé d’environ 200% dans les années 1980 à plus de 400% récemment. Évidemment, cette tendance s’est accélérée durant la récente bulle. Cela signifie qu’une grande partie de la croissance économique que nous avons connue au cours de cette période a été constituée de dépenses financées par de la dette. Cette dette a été obtenue grâce à des politiques monétaires expansionnistes (bas taux d’intérêt) opérées à travers la création de monnaie par la banque centrale et le système bancaire.

Pour maintenir cette croissance économique, il aurait fallu que les américains continuent de s’endetter pour consommer. Le ratio aurait donc atteint 500%, puis 600%, puis 700% du PIB. La réalité est que la croissance économique générée de cette façon est artificielle et insoutenable. Les bas taux d’intérêt ont fait en sorte que les gens ont devancé des dépenses futures vers le présent en s’endettant. Lorsque l’élastique a été trop étiré, il s’est brisé. Ce ratio devra donc se stabiliser à un niveau plus soutenable avant que l’économie puisse se rétablir, possiblement entre 200% et 300%.

C’est ce qui est en train de se produire. Présentement, les ménages et les corporations remboursent leurs dettes, ce qui est la bonne chose à faire. Cependant le ratio dette totale / PIB ne diminue pas pour autant puisque le gouvernement a pris leur place et finance d’immenses déficits en s’endettant. Le gouvernement tente ainsi de repartir la machine-à-s’endetter; il voudrait que les gens se remettent à dépenser à crédit pour stimuler l’économie. Et puisque les gens ne le font pas, le gouvernement le fait à leur place en dépensant lui-même cet argent qu’il n’a pas. Autrement dit, on pousse le problème en avant et cela ne pourra être fait indéfiniement (comme la Grèce est train de le réaliser).

Ainsi, lorsque les dépenses gouvernementales vont se stabiliser, ce qui est inévitable, la croissance économique va retomber, possiblement en territoire négatif. Nous connaîtrons ensuite une période d’austérité de la part des consommateurs, qui continueront de rembourser leurs dettes jusqu’à ce qu’elles atteignent un niveau plus adéquat et soutenable, plutôt que de consommer. Ils ne sont d’ailleurs pas d’humeur à s’endetter, puisque plusieurs sont sans-emploi alors que les autres craignent de perdre le leur.

La prochaine décennie sera, selon moi, similaire à la lost decade qu’a connu le Japon suite à sa bulle financière. Tous les ingrédients sont présentement réunis pour que ce scénario se reproduise aux États-Unis: éclatement d’une bulle gonflée par la création de monnaie, endettement excessif, démographie en déclin, entreprises déchues maintenues en vie par l’État, etc. On pourrait dire que le Japon ne s’est toujours pas remis de cette crise, notamment grâce aux remèdes keynesiens que l’on a tenté d’y appliquer.

Certains parlent aussi d’un double-dip comme celui que les États-Unis ont connu durant la Grande Dépression des années 1930s. Ce genre de scénario est en effet fort plausible à chaque fois que les remèdes keynesiens sont utilisés.

Ceci étant dit, quels pourraient être les moteurs de l’économie et du PIB pour les prochaines années? À la base, la croissance économique est stimulée par :

A) la croissance du capital (générée par l’épargne et la démographie)

B) l’amélioration de la productivité de ce capital (menée par le progrès technologique, l’éducation et formation de la main d’oeuvre).

Est-ce que ces stimulis sont au rendez-vous?

1) Épargne: Présentement, les disciples de Keynes en charge de la politique monétaire n’encouragent pas l’épargne réelle; ils la détruisent. En créant de la monnaie et en maintenant les taux d’intérêt bas, ils favorisent l’endettement plutôt que l’épargne. Ceci étant dit, les consommateurs sont si mal en point et si endettés qu’ils n’ont pas le coeur à s’endetter davantage pour consommer; leurs épargnes servent donc à rembourser leurs dettes. C’est le gouvernement qui profite des bas taux d’intérêt pour s’endetter à leur place. Le gouvernement siphonne donc l’épargne réelle pour financer ses dépenses inutiles, ce qui laisse moins d’épargne pour fournir le capital nécessaire aux investissements qui génèreraient la croissance économique future.

2) Démographie et éducation: D’autre part, nous ne pouvons certainement pas compter sur la croissance démographique pour aider l’économie puisque la population nord-américaine vieillit. La population devient certainement de plus en plus éduquée, ce qui est positif, mais cette éducation est possiblement mal adaptée à la structure de production actuelle, comme c’est presque toujours le cas à la sortie d’une récession. Ainsi, je ne compterais pas sur des gains de productivités reliés à l’éducation dans un avenir rapproché. Ceux-ci se manifesteront à plus long terme.

3) Innovation: Finalement, que dire de l’innovation technologique et de sa contribution potentielle à une hausse de la productivité? Les nouvelles ne sont pas bonnes de ce côté là non plus! Les années 80s et 90s ont été marqués par l’essor de l’ordinateur personnel, qui a eu un impact majeur sur la productivité. Les années 90s et 2000s ont vu l’essor de l’internet et des télécommunications, qui ont aussi eu un impact positif significatif sur la productivité. Les années 2000s ont particulièrement vu le commerce international et la mondialisation s’accélérer, ce qui a été une source inéluctable de productivité. Quels seront les moteurs de la productivité durant les années 2010s?

Je suis tombé sur un article paru dans Les Affaires le 30 janvier dernier intitulé Les prochains moteurs de l’économie. Les dix éléments mentionnés* dans cet article sont certainement de bonne opportunités d’affaires, mais ce ne sont pas des "moteurs économiques" et ils n’auront pas vraiment d’impact significatif sur la productivité.

En fait, grâce à l’intervention des gouvernements, la plupart des ressources dédiées à la R&D mèneront à des innovations technologiques visant à réduire les émissions de GES, dans le but de contrer les supposés changements climatiques créés par les humains. Non seulement je doute de l’utilité de ces innovations, mais en plus il est clair que ces politiques auront un effet négatif sur la productivité et sur l’économie. Les coûts énergétiques et de la plupart des biens augmenteront alors que les coût des émissions de CO2 seront passés aux consommateurs. Notre niveau de vie en sera d’autant réduit.

Par ailleurs, les organismes génétiquements modifiés pourraient améliorer la productivité en agriculture et réduire les coûts de l’alimentation, mais ils rencontrent beaucoup d’opposition de la part des écologistes et sont contrôlés par une poignée de corporations qui accumulent les profits quasi-monopolistiques sur le dos de leurs brevets enforcés par l’État.

Finalement, le secteur que l’article a oublié de mentionner et qui, grâce à l’État, fait toujours bien peu importe la conjoncture, est le secteur militaire.  Le budget Obama prévoit $708 milliards en dépenses militaires pour 2010, plus que ses récents prédécesseurs et plus que durant les guerres de Korée et du Vietnam.

Conclusion:

En somme, l’évaluation actuelle des actifs risqués et la conjoncture économique chancelante m’amènent à recommander la prudence. Les obligations d’entreprises ayant un solide bilan et les actions d’entreprises défensives (pipelines, services publics, télécommunications, consommation de base, technologie, et certaines financières) seront à privilégier. Les rendements seront, bien entendu, plutôt faibles. À cet égard, je priviligie les titres ayant un taux de dividend élevé, mais soutenable.

Je ne suis pas trop excité par l’or et les métaux (pour le moment), puisque leurs prix ont déjà pas mal augmenté et que les prix à la consommation resteront stables pour encore quelques temps. C’est la reprise de l’économie chinoise qui est derrière l’appréciation des prix des métaux tels que le cuivre, et je pense qu’une portion significative de cette reprise est artificielle. Une baisse des prix des métaux serait mauvaises pour plusieurs entreprises canadiennes, c’est pourquoi j’évite ce secteur.

Je me méfie du dollar américain et même de l’Euro, d’une part en raison de la possibilité d’un autre plan de relance inflationniste aux États-Unis, et d’autre part en raison de la possibilité d’un sauvetage financier pour la zone Euro. Le Canada sera donc ma destination de choix point de vue investissement. Je ne pense pas que la bourse canadienne rejoindra son bas de mars 2009, mais je pense tout de même que nous pourrions connaître une sévère correction.

Bonne cotisation!

* Les 10 moteurs économiques mentionnés dans l’article sont:

  1. La téléphonie IP
  2. La gestion des fonds de retraite
  3. Les biotechnologies
  4. Le commerce électronique
  5. La consultation en environnement
  6. Le divertissement interactif
  7. Les fiducies et successions
  8. Les moteurs de recherche
  9. Les infrastructures de recyclage
  10. Le développement immobilier

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- Le budget Obama:

 Selon le budget présenté par le Président, Le déficit devrait atteindre cette année un niveau record de $1,560 milliards. Environ $100 milliards seront dédiés à la création d’emploi, dont notamment un crédit d’impôt pour les entreprises qui embaucheront cette année. M. Obama veut augmenter les impôts des ménages dont les revenus dépassent $250,000 par année. En pourcentage du PIB, le déficit 2010 serait à 10.6%, soit la proportion la plus élevée depuis la seconde guerre mondiale. Notez que le budget de la défense augmentera de 3.4% en 2010…

Évidemment, Paul Krugman pense que ce n’est pas assez et voudrait encore plus de dépenses pour relancer l’économie. M. Krugman ne comprend pas que les dépenses des gouvernements ne créent pas d’emplois, même si financées par l’endettement et la création de monnaie. 

- Le PIB américain pour le quatrième trimestre:

La première lecture du PIB américain pour le quatrième trimestre indique une croissance annualizée de +5.7%. De ce chiffre, environ 3.4% est relié à la reconstruction d’inventaires, ce qui n’est pas de la demande finale. Le "vrai" chiffre est donc de +2.3%. Les principales sources de croissance ont été les investissements non-résidentiels (probablement relié au plan de relance) les exportations, qui ont augmenté de +18.1% ainsi que la consommation personnelle.

Il ne faut pas oublier que la première lecture du PIB ne comprend que 40% des données (le reste est estimé à l’aide de modèles). En guise de rappel, au troisième trimestre, la première lecture du PIB avait été de +3.5%; elle avait ensuite été révisée à la baisse à +2.8%, alors que le chiffre final a été de +2.2%. Il semble donc que les modèles ont tendances à surestimer le PIB durant cette reprise.

Je ne suis pas seul à être sceptique et pessimiste; les marchés boursiers ayant baissé de plus de 4% depuis l’annonce.

“Les sources de cette croissance ne sont pas généralisées et elles sont surtout issues des mesures gouvernementales de relance et du renversement de la correction des stocks et non d’une hausse robuste de la demande intérieure privée “, disent les économistes de Desjardins.

- Financement des partis politiques au Québec:

Je n’étais pas au courant de l’existence de ce "jury citoyen" mandaté par le Directeur Général des Élection, mais je ne réjouis tout de même de leurs conclusions. Ce jury recommande de ne pas permettre aux entreprises de contribuer aux caisses électorales. Ils recommandent aussi l’abolition des dons anonymes, Cependant, je ne suis pas en accord avec leur proposition de hausser le financement public des partis ni celle visant à créer un organisme indépendant pour promouvoir la participation civique et la démocratie.

Les américains ne voient pas les choses de la même manière. Un jugement de la cour suprême rendu le 21 janvier dernier permettra aux corporations, syndicats et groupes idéologiques de dépenser autant qu’ils le veulent en "publicité" de nature politique et ce au nom de la liberté d’expression. La cause concernait un documentaire de Citizens United sur Hillary Clinton qui devait être diffusé durant les élections présidentielles de 2008. Notez cependant qu’il y a une différence entre contribuer à la caisse électorale d’un parti et se payer une publicité visant à défendre ses intérêts politiques.

- Pauline la libertarienne:

Pauline Marois a déclaré il y a quelques jours que les demandes des syndicats de la fonction publique québécoise étaient "un peu trop élevées" et que l’État québécois avait besoin d’un certain "dégraissage". Comme l’indiquait Joseph Facal, cette prise de position plutôt surprenante est due au fait que la chef du PQ ne peut à la fois se prononcer contre les déficits et pour les augmentations salariales des fonctionnaires. Ces propos, pourtant très lucides, ont évidemment choqué l’aile gauche du parti (SPQ Libre).

Comme le mentionne Pierre Duhamel ce matin: "Même si nous sommes plus pauvres, notre gouvernement dépense 26 % de plus que celui de l’Ontario pour offrir les services publics à la population. Comment cela se peut-il ? Il n’y a pas de miracle : c’est en taxant plus (38 % du PIB contre 33 % pour le reste du Canada), en s’endettant davantage (50 % du PIB contre 24 % pour le reste du Canada)."

- Le GIEC continue d’être discrédité:

Le rapport du GIEC faisait mention d’une réduction des calottes glacières dans les Andes, les Alpes et en Afrique. Cependant, cette affirmation est basée sur des sources douteuses: un article publié dans Climbing Magazine en 2002 (un rassemblement d’anecdotes d’alpinistes) ainsi qu’une dissertation d’un étudiant en géographie à la maîtrise. Ces articles n’ont évidemment aucune valeur scientifique. Cette histoire survient moins d’un mois après la rétraction des affirmations concernant la fonte des glaciers en Himalaya. La qualité des informations soutenant les thèses figurant au rapport du GIEC de 2007 laisse définitivement à désirer…

- Les mensonges de Loto-Québec (de Richard Martineau):

En octobre 2007, Alain Dubois, un citoyen qui, depuis des années, sensibilise la population sur les dangers du jeu compulsif et la gourmandise de Loto-Québec, annonçait que notre vénérable société d’État était en train de développer un projet de casino en ligne. Réaction de Loto-Québec: " Nous tenons à confirmer qu’aucune équipe de Loto-Québec et de ses filiales ne s’affaire à aller de l’avant avec un projet de casino sur internet. "

Or, demain, Loto-Québec convie les médias à une conférence de presse annonçant…. son projet de casino en ligne!!!!!
Savoureux, non?

Les fonds de travailleurs, tel que ceux de la FTQ et de la CSN, sont des véhicules d’investissement grassement subventionnés et très politisés. Un contribuable québécois qui dépose 1000$ dans un fonds de travailleur va toucher au moins 600$ en crédits d’impôt. L’argent est parfois investi de façon douteuse et disons que le rendement du déposant n’est définitivement pas la priorité. En excluant les crédits d’impôt, le rendement moyen du Fonds de Solidarité FTQ s’élève à 3,5% par année depuis 1983 alors que celui de Fondaction est -2,88% par an depuis 10 ans.
L’économiste progressiste / keynesien enscence le système bancaire canadien mentionnant que son niveau élevé de règlementation l’a protégé de la crise. Comme je le mentionnais ici, la seule raison pour laquelle les banques canadiennes n’ont pas été en mesure de tomber dans les mêmes pièges que les banques américaines est une règle qui force les emprunteurs à assurer leur hypothèque (à leurs frais) auprès de la SCHL lorsqu’ils dépassent un ratio d’endettement de 80%.

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Il y a quelques semaines, j’ai regardé le film/documentaire Home. En Blu-Ray, c’est une oeuvre de très haute qualité offrant des images époustouflantes. Le message principal du film est que la façon dont vivent les humains présentement est insoutenable.

Nous détruisons les écosystèmes, haltérons la biodiversité, consommons les ressources à un rhytme trop élevé et devenons tout simplement trop nombreux pour la planète. Le film démontre à quel point toutes les espèces sont inter-dépendantes; aucune n’est auto-suffisante. Les références à l’impact de l’humain sur les changements climatiques sont aussi nombreuses.

Déforestation en Amazonie, destruction de la mangrove en Amérique du Sud, destruction des coraux dans le Pacifique, sur-pêche de la plupart des espèces de poisson, épuisement des nappes phréatiques d’eau potable en raison de l’agriculture: nous y apparaissons comme le cancer de la terre.

En tant que minarchiste, je considère qu’un des rôles du gouvernement est de protéger les citoyens et leur propriété des agressions. La liberté des uns s’arrête ou celle des autres commence. Pour être qualifiés d’agressions, les actes en question doivent être physiquement détectables, psychologiquement perceptibles et pertinents selon les préférences des humains. La preuve de l’agression incombe à l’accusateur, et non à l’accusé, et il doit aussi démontrer l’ampleur du préjudice.

Dans le cas de l’environnement, il s’agit d’un bien public. Personne n’est propriétaire de l’air ou de la biodiversité. Les conséquences à long terme des dommages à l’environnement pourraient être une menace pour cette propriété. La pollution est une externalité du développement économique et ceux qui polluent doivent assumer les coûts de la pollution qu’ils génèrent. Pour ce faire, le marché est le meilleur outil. Cependant, la pollution et les bénéfices de la biodiversité étant très diffus, le marché ne peut régler tous les problèmes environnementaux; l’intervention de l’État est donc (malheureusement) nécessaire dans plusieurs cas.

Malheureusement, cela ouvre la porte à l’abus. Lorsqu’on demande à l’État de règler des problèmes que des individus libres n’arrivent pas à régler eux-mêmes, on oublie souvent que l’État est aussi constitué d’humains. Les politiciens tentent trop souvent de se substituer au marché afin de faire avancer leur agenda politique et de favoriser leurs intérêts. De plus, le nom le dit: pour favoriser le développement durable, il faut une vision à long terme, ce que les politicens n’ont pas (leur horizon est généralement de 4 ans ou moins). Alors comment faire?

La science permet de mesurer le risque environnemental, mais ce de façon très imprécise; elle ne peut donc pas arbitrer le débat de façon objective. Chaque citoyen a une tolérance au risque différente. Nous avons tous des préférences différentes, mais nous ne pouvons satisfaire tout le monde à l’égard de l’environnement (si deux citoyens ont des préférences différentes quant à la qualité de l’air minimale de leur ville, on ne peut accomoder l’un sans déplaire à l’autre). Pour brimer le moins possible les libertés individuelles, il faut donc que la règlementation accomode les préférences de la majorité de la population à l’égard de la protection du bien environnemental, ce qui est loin d’être évident à mettre en place.

Malheureusement, le principe de précaution proposé par les environnementalistes permet aux gouvernements d’agir même si la preuve de l’agression (face à l’environnement) n’a pas été clairement démontrée et que les préjudices n’ont pas été adéquatement mesurés. De plus, on oublie souvent que, lorsqu’un problème a été identifié, il peut parfois être plus dommageable de vouloir le régler que de simplement chercher à s’y adapter et faire avec.

Le réchauffement climatique anthropogénique:

Le réchauffement climatique a possiblement de multiples causes et effets, et ses impacts, positifs et négatifs, sont différents selon la région du monde où l’on se trouve. Les températures se réchauffent-elles vraiment? Est-ce vraiment à cause des émissions de CO2? Qui en souffre et qui en bénéficie? Il est non seulement très difficile d’établir s’il y a effectivement agression ou non, il est en plus difficile d’établir quelles sont exactement les conséquences négatives de cette agression (si conséquence négative il y a). De plus, comment savoir si la solution optimale consiste vraiment à modifier drastiquement nos habitudes de vie (par la coercion) plutôt que de simplement s’adpater à la nouvelle réalité?

Il semble de plus que les environnementalistes aient réussi à établir dans l’imaginaire collectif que le réchauffement climatique est LE plus gros problème de l’humanité en ce moment, alors que cela est fort discutable et probablement faux. D’immenses ressources sont et seront déployées vers ce supposé problème alors qu’elles auraient pu être déployées vers des causes plus urgentes (la faim, la soif, la maladie, la pauvreté, etc) ou simplement laissées dans les poches des contribuables.

Cette grosse machine qui génère cette peur exagérée des changements climatiques ne pourrait-elle pas avoir comme but d’accroître les pouvoirs de l’État au détriment de notre liberté et de notre niveau de vie; et de détourner notre attention des problèmes plus urgents et plus sérieux?

Nous apprenions lundi que des scientifiques en tête du cortège "réchauffiste" ont manipulé et caché des données importantes appuyant leurs théories relativement au climat. Beaucoup de scientifiques dénoncent l’unipolarité du débat face au réchauffement climatique et le manque d’esprit critique des médias. Il semble que les politiciens, les médias et les écologistes ont tous synchronisé leurs montres et que rien ne peut empêcher leur agenda d’avancer, malgré toutes les contradictions dans leur discours. On étouffe les données lorsqu’elles ne vont pas dans le sens de la théorie et on ostracise les sceptiques qui posent des questions troublantes et font preuve d’esprit critique.

Il y a quelques semaines, j’ai eu une grande idée; une espèce de théorie relativement aux émissions de CO2 des humains. J’avais jusqu’à maintenant évité d’en parler vu mon manque de connaissances dans le domaine, jusqu’à ce que me rendent compte que beaucoup d’autres gens pensaient comme moi. Voici cette théorie:

Les écologistes reprochent aux humains d’affecter le climat en émettant du CO2 à partir de combustibles fossiles, mais d’où viennent ces combustibles fossiles? Que l’on parle de charbon, de pétrole ou de gaz naturel, ces combustibles viennent de la décomposition d’organismes vivants. Au tout début de la chaine alimentaire de ces organismes se trouvent évidemment les végétaux. Comment les végétaux emmagasinent-ils ce carbone? Il le prenne dans l’air environnant, qui contient du CO2. Ils séparent le carbone de l’oxygène, qui est relâché dans l’air. Ainsi, lorsque nous brûlons des combustibles fossiles, nous libérons ce carbone dans l’air, où il se recombine à deux atomes d’oxygène pour former du CO2.

Donc, au moment où la vie est apparue sur terre, où était tout ce CO2?  Réponse: dans l’air!

On peut donc facilement supposer qu’au moment où la vie est apparue sur terre, il y avait peut-être 10 fois plus de CO2 dans l’atmosphère que maintenant. Les humains ne font que remettre la terre dans l’état où elle était! Ma question est donc la suivante: comment cela peut-il être si mauvais? Il ne faut pas oublier que 95% du gaz à effet-de-serre présent dans l’atmosphère est de la vapeur d’eau. Comment est-ce que le petit 5% restant pourrait-il avoir autant d’impact.

À part pour combattre le smog dans les grandes villes, c’est plutôt futile de s’attaquer au CO2. Le CO2 ce n’est pas du poison, ce n’est pas un produit toxique. C’est un gaz présent dans la nature. Il y a beaucoup d’autres formes de pollution beaucoup plus dommageables sur lesquelles on devrait se concentrer et beaucoup d’autres problèmes beaucoup plus importants sur la terre.

Qu’en pensez-vous?

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Hier, j’ai eu la chance d’assister à une présentation donnée par le célèbre magnat pétrolier américain T. Boone Pickens. Le multi-milliardaire de 81 ans était de passage à Montréal pour rencontrer des investisseurs (comme moi) pour recueillir du capital pour son nouveau fonds d’investissement en énergie. À défaut d’investir dans son fonds, j’ai recueillis plusieurs éléments intéressants.

Tout d’abord, le Plan Pickens consiste grosso modo à utiliser le gaz naturel comme carburant dans les transports de façon à réduire la dépendance des États-Unis au pétrole importé de l’OPEP. Il propose de commencer par cibler les flottes de véhicules telles que les autobus, les taxis, les véhicules de service et les 18 roues.

Comme la gaz naturel sert présentement (de plus en plus) à la production d’électricité, il propose d’investir massivement dans l’énergie éolienne, notamment dans le corridor des Great Plains allant du Texas au Canada. Cela nécessitera évidemment des investissements massifs dans le réseau de distribution. Il propose aussi d’investir dans l’énergie nucléaire et le charbon propre.

La Californie a déjà adopté le gaz naturel comme carburant de transport. Au début de 2009, cet état comportait 460 stations-service de gaz naturel. De plus, les gens dont la résidence est branchée à un réseau de distribution peuve faire le plein à même celui-ci. L’utilisation de ce carburant se fait surtout au niveau des flottes de véhicules, mais les particuliers peuvent aussi l’utiliser, grâce à la Honda Civic GX qui fonctionne au gaz naturel.

Pour faire avancer son projet, M. Pickens supporte présentement un projet de loi surnommé le Natural Gas Act (HR 1835), lequel introduirait divers crédits d’impôt pour l’acquisition de véhicules au gaz naturel, une obligation pour le gouvernement stipulant que 50% des véhicules qu’il achète puissent fonctionner au gaz naturel ainsi que diverses subventions aux producteurs et développeurs de ces véhicules. Jusqu’à maintenant, M. Pickens a dépensé près de $62 millions de sa poche pour faire avancer ce projet de loi.

Quel est l’enjeu pour M. Pickens? Il a évidemment des milliards d’investis dans des entreprises qui bénificieraient d’une telle politique. Il est l’un des plus grands contributeurs aux campagnes électorales des deux partis (Démocrate / Républicain). Il tente d’influencer directement les politiciens, qu’il connaît d’ailleurs tous personnellement, incluant Barrack Obama, Joe Biden, John McCain, Sarah Palin et, bien entendu, Al Gore. Il déclare d’ailleurs ouvertement que leurs connaissances sur la question énergétique sont bien maigres (lol).

Il les met tous dans sa poche en leur promettant, entre autres, que son plan créera des millions d’emplois et libèrera le pays de sa dépendance au pétrole importé. Il tente aussi d’amadouer les écologistes, puisque le spectre du réchauffement climatique est un de ses arguments (le gaz naturel étant plus "propre" que le pétrole comme carburant). Il est cependant contre la règlementation des émissions polluantes puisque cela aurait comme impact de faire fermer des centrales au charbon, qui seraient remplacées à court terme par des centrales au gaz naturel; il manquerait alors peut-être de gaz naturel pour le transport puisqu’une trop grande quantité serait utilisée pour la production d’électricité. Son plan passe donc par une baisse de l’utilisation du gaz naturel pour produire de l’électricité.

Ainsi, selon lui, ce projet de loi passera haut-la-main, le gouvernement américain utilisera l’argent des contribuables pour subventionner le transport au gaz naturel et M. Pickens fera encore fortune avec ses investissements. C’est si facile d’être un bon investisseur quand on a autant d’influence sur les politiciens avides de financement partisan et de projets patriotiques / écolos justifiant l’intervention héroïque de l’État!

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Le mouvement pour contrer le réchauffement climatique a pris énormément d’ampleur ces dernières années, surtout suite au "documentaire" de Al Gore. Il s’agit maintenant d’un enjeu politique majeur qui sera à l’origine de politiques "vertes" sans précédent. Les impacts négatifs de ces politiques sur la vie des gens seront majeurs, c’est pourquoi il faut se soucier des prémissent sous-jacentes à ces politiques.

Le problème pour les écolos et les politiciens est que la terre ne collabore pas à leur agenda. Les températures sont demeurées en-deçà du sommet de 1998 (causé par El Nino) et sont maintenant presque revenues à la moyenne de 1895-2008.

Le blogue World Climate Report a d’ailleurs estimé que, jusqu’à maintenant, les températures de 2009 sont encore plus basses que celles de 2008 en moyenne pour les États-Unis (voir graphique plus bas). Si la baisse se poursuit, la tendance de réchauffement observée depuis le milieu des années 1970s pourrait se renverser, ce qui confirmerait la thèse de ceux qui croient que le réchauffement plus prononcés des dernières décénies a été causé par l’activité solaire accrue. An unconvenient thruth pour les Al Gore de ce monde!

Ma question est maintenant la suivante: pourquoi n’entendons-nous pas parler de ces chiffres dans les médias?

Pendant ce temps, à l’approche de la conférence sur les changements climatiques de Copenhague, le ministre canadien Jim Prentice déclarait que le Canada ne prendra aucun engagement significatif si les pays tels que la Chine, l’Inde et le Brézil, lesquel sont en majeure partie responsables de la croissance récente et à venir des GES, ne s’engagent pas de la même façon. C’est plutôt rassurant de savoir que notre gouvernement fédéral ne sacrifiera pas notre compétitivité nationale au nom des écolos.

Espérons que le gouvernement aura la lucidité de ne pas sacrifier notre niveau de vie pour donner un coup d’épée dans l’eau…

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John Kerry (Démocrate-Massachusetts), auteur du cap-and-trade bill qui est au Sénat américain présentement, et Lindsey Graham (Républicain-South Carolina) ont co-écrit un article dans le NY Times intitulé "Yes We Can (Pass Climate Change Legislation)", publié le 10 octobre dernier.

Cet article visait en quelque sorte à inciter le Sénat à en venir à un accord bi-partisan sur la question des changements climatiques ou du moins à vendre cette idée aux lecteurs. L’article énumère les compromis qui permettront possiblement d’y arriver. Rien de bien rassurant:

Premièrement, ils justifient la nécessité de passer à l’acte en mentionnant qu’ils sont d’accords sur l’existence du réchauffement climatique et qu’il s’agit d’une menace pour l’économie et la sécurité nationale. C’est plutôt discutable! C’est davantage l’augmentation des coûts de l’énergie qu’occasionnerait cette loi qui est une menace pour l’économie. Quant à l’existence du réchauffement climatique, il faudrait spécifier s’il est vraiment causé par l’homme ou non. Je n’en suis pas convaincu.

Deuxièmement, ils tentent de vendre l’idée que cette loi va revitaliser l’économie (comment?), protéger les emplois en place, créer de nouveaux emplois, protéger la sécurité nationale et réduire la pollution. C’est bien beau de vouloir réduire la pollution en appliquant une principe de pollueur-payeur, mais arrêtons de nous conter des histoires: ça va être négatif pour l’économie! Prétendre le contraire est stupide et intellectuellement malhonnête. D’ailleurs, les nouveaux emplois créés par les subventions et les investissements-verts seront en sous-nombre face aux emplois perdus résultant de l’augmentation des coûts de l’énergie et des émissions.

Troisièmement, la protection des emplois dont ils parlent se ferait en imposant des tarifs douaniers sur les biens provenant de pays qui n’ont pas de standards environnementaux aussi sévères que ceux des États-Unis. Les pays visés sont évidemment la Chine et l’Inde. Une barrière de plus au commerce international n’aidera sûrement pas l’économie. Cela résulterait aussi en une augmentation du coût de la vie.

Quatrièmement, ils voudraient protéger les consommateurs et les entreprises des hausses potentielles du coût de l’énergie (inévitable si cette loi est adoptée) en limitant le prix des droits d’émissions de CO2 sur le marché. Avons-nous vraiment besoin d’un prix plafond en plus? La présence d’un prix plafond risquera de causer des pénuries. Une pénurie de droits d’émettre signifie qu’on ne peut plus polluer et donc qu’on ne peut plus produire…ce qui ne peut être bon pour l’économie vous en conviendrez. 

Finalement, l’un des points discuté dans l’article qui ferait en sorte d’amener plusieurs républicains à supporter le projet de loi est l’utilisation accrue de l’énergie nucléaire, ce qui fait beaucoup de sens selon moi.

En somme, je ne suis pas nécessairement contre le contrôle de la pollution par une solution de marché, mais je trouve que les arguments utilisés sont fallacieux et que la prémisse de départ (le réchauffement climatique causé par l’homme) est discutable, voire fausse.

Par ailleurs, nous pouvons déjà anticiper que cette loi sera remplie d’échappatoires qui permettront à certains groupes de s’enrichir aux dépends des autres ou de mieux s’en tirer que d’autres. Au final, nous nous retrouverons avec un gros fardeau législatif sur les épaules, sans assurance que cela changera quoi que ce soit au niveau du climat. Notez que je parle à la première personne du pluriel même s’il est question des États-Unis puisque le gouvernement canadien a signifié son intention d’imiter ce que nos voisins du Sud feront.

Selon le site de prédictions Intrade, la probabilité qu’une telle législation soit établie avant la fin de 2010 n’est que de 42%…

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Climate of Extremes: Global Warming Science They Don’t Want You to Know.

Dans cet ouvrage de 227 pages publié par le Cato Institute, les auteurs Patrick J. Michaels et Robert C. Balling Jr. décrivent à quel point les publications scientifiques sur le réchauffement climatique sont biaisées et beaucoup trop alarmistes.

Les auteurs, tout comme plusieurs autres State Climatologists, se sont fait montrer la porte en raison de leur trop grand scepticisme face aux conséquences désastreuses du réchauffement climatique, telles que prédites par certains "experts". La vérité est que les politiciens se sont bâtis un agenda politique autour du réchauffement climatique et que tout ce qui nuit à cet agenda est écarté du chemin. Cependant, lorsque l’on se base sur de réelles observations scientifiques, et non sur de mauvaises interprétations de modèles biaisés, on peut voir que la réalité est différente et moins effrayante.

Ce livre se veut donc un résumé de recherches scientifiques provenant des quatre coins du globe, démontrant que le réchauffement climatique n’est pas aussi grave qu’on veut nous le faire croire. Ces études n’ont jamais trouvé leur chemin dans Nature ou Science, ni dans aucun média de masse, non pas par leur manque de rigueur ou leur mauvaise qualité, mais bien parce qu’elles feraient du tort à la "cause".

Tout d’abord, les auteurs nous expliquent que les prévisions quant au réchauffement climatique et ses impacts sont basées sur des modèles théoriques, lesquels sont souvent en contradiction avec les observations. Ces modèles ne sont en fait pas plus fiables que ceux utilisés pour prévoir la météo à long terme au Téléjournal. Ensuite, ils nous démontrent que les mesures de températures sont biaisées (stations versus ballons versus satellites), et que les multiples ajustements apportés aux données du IPCC sur-estiment le réchauffement climatique de 1975 à aujourd’hui de 25% à 30%. Leur estimation est 0.13 degrés Celsisus par décennie plutôt que 0.17 estimé par le IPCC.

Le livre traite ensuite des catastrophes générallement associées au réchauffement climatique, en commençant par les ouragants.  Les auteurs démontrent qu’il n’y a pas de lien solidement établi entre le réchauffement et la fréquence/sévérité des ouragants. Quant à la fonte des glaciers, celle-ci ne semble pas avoir accéléré outre mesure, même qu’en Antarctique on dénote une augmentation de la banquise! Même chose pour le permafrost, qui ne semble pas prêt de relâcher des tonnes de méthanes dans l’atmosphère de si tôt. En ce qui a trait aux feux de forêts et aux sécheresses, aucune tendance notable n’est indiquée par les observations.

 En somme, ce livre se veut une très intéressante revue de littérature scientifique sur un sujet chaud. Cependant, certains le trouveront un peu trop lourd de données scientifiques parfois difficiles à comprendre et interpréter. Il dément les principaux arguments véhiculés par les Al Gore de ce monde, visant à nous faire peur pour mieux nous manipuler. Le livre ne nie cependant pas l’existence du réchauffement climatique "anthropogénique" (causé par l’humain). Les auteurs semblent d’ailleurs supporter le développement de nouvelles technologies qui permettront de réduire l’impact de l’humain sur le climat.  Je vous laisse sur le prologue du livre, lequel illustre bien l’essence de ce qu’il cherche à dénoncer: 

"We have 25 years or so invested in the work. Why should I make the data available to you, when your aim is to try to find something wrong with it?"  Phil Jones, Intergovernemental Panel on Climate Change, February 21, 2005.

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