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Posts Tagged ‘capitalisme’

The Anti-Capitalistic Mentality”, Ludwig von Mises, 1956, 122 pages.

Dans ce petit essai, Mises explique brillamment les raisons pour lesquelles le capitalisme est si détesté et/ou méprisé par la société ou certains groupes qui la composent.

À entendre les gens, certaines choses vont bien « en dépit du capitalisme », alors que tout ce qui va mal est « causé par le capitalisme ». Pourtant, les nations qui sont les plus riches aujourd’hui sont celles qui ont mis le moins d’obstacles à la libre entreprise et au capitalisme.

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Au Québec, lorsqu’il est question de capitalisme « sauvage » et de l’hégémonie des grandes entreprises assoiffées de profits, on pointe souvent Québécor du doigt, ainsi que son PDG, Pierre-Karl Péladeau. L’entreprise vient d’ailleurs de lancer la chaîne de télévision Sun TV, qui fait la promotion des valeurs de droite. La soi-disant « dangereuse » convergence médiatique qui sévit présentement au Québec serait le résultat inévitable d’un libre-marché débridé, qu’il faudrait règlementer et contrôler.

Pourtant, peu de gens savent que Pierre-Karl était, durant sa jeunesse, un marxiste, un communiste! C’est d’ailleurs en l’honneur de Karl Marx qu’il a remplacé le « C » de Carl pour le « K » de Karl Marx (voir ceci). Par la suite, l’évolution de sa pensée et la chute du rideau de fer l’ont sans doute mené à réaliser que le communisme était une idéologie irréalisable et utopiste. Il a donc délaissé le socialisme de gauche pour son alter-égo : le socialisme de droite.

Pour moi, Québécor est l’incarnation parfaite, au Québec, de ce que l’on appelle le capitalisme de connivence (en anglais « crony capitalism »). Lobby puissant, subventions, protections, privilèges, telles sont les signes de cette déviation du capitalisme; des entreprises qui utilisent les pouvoirs (trop grands) de l’État pour tricher au jeu du libre-marché.

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Il ne fait aucun doute, les inégalités de richesse sont inhérentes au système capitaliste. Cependant, dans un véritable système de libre-marché, les inégalités ne seraient pas si grandes que certains pourraient le croire. J’ai souvent affirmé sur ce blogue que sur un véritable libre-marché, il y aurait beaucoup moins de grandes entreprises et moins de « super-riches ». Pourquoi? Parce que c’est grâce aux largesses de l’intervention étatique que les grandes entreprises et les super-riches atteignent leur statut. L’interventionnisme étatique engendre donc des inégalités qui ne résultent pas de l’aspect « méritocratique » du système capitalisme et qui sont donc indésirables pour la société.

Pour mieux illustrer cette dynamique, j’ai décidé d’analyser les cas de quelques uns des individus les plus riches de la terre selon le Palmarès de Forbes et de vous démontrer de quelle façon ils ont bénéficié de l’interventionnisme étatique pour arriver à leurs fins. Notez bien que je ne m’oppose pas du tout à l’existence de riches entrepreneurs, au contraire ceux-ci créent de la richesse et apportent beaucoup à la société. D’ailleurs, en fouillant un peu dans leurs histoires, on constate que la plupart sont de brillants entrepreneurs. Cependant, en grattant un peu, on réalise que c’est l’interventionnisme étatique qui les a fait passer de très riche à « super riche ».

Beaucoup d’entre eux ont commencé à partir de rien. Quant à ceux qui ont eu la chance d’hériter d’une entreprise, la plupart ont continué à faire de bons investissements et à prendre des risques, de façon à amener l’entreprise à un niveau supérieur. Peu d’entre eux sont des rentiers de capital hérité.

Les quelques exemples ci-bas ne sont que la pointe de l’iceberg. Il y a bien d’autres milliardaires qui ont bénéficié de favoritisme étatique et ceux énumérés ci-bas en ont bénéficié de bien d’autres manières que celles que je décris dans ces quelques lignes. Je note que beaucoup de milliardaires ont bénéficié du système bancaire inflationniste (notamment Carl Icahn et ses leveraged buyouts) et que plusieurs ont bénéficié de la règlementation excessive de certaines industries, qui favorise les grandes entreprises bien établies au détriment des nouveaux entrants et des petits concurrents.

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Cet article vise à synthétiser mes articles précédents sur le sujet de la propriété intellectuelle en un "tout" plus cohérent. Il y a du nouveau, mais surtout du réchauffé…

Les lois sur la propriété intellectuelle, protégées par les gouvernements, sont une façon très répandue de limiter la concurrence au profit de certaines entreprises. Les droits de propriété intellectuelle, tels que les brevets, marques déposées et droits d’auteurs, sont en fait des monopoles décrétés par l’État. Ils permettent à des individus ou à des entreprises d’obtenir un privilège de l’État leur permettant de se soustraire à la concurrence et donc de tricher au jeu du libre-marché.

La propriété intellectuelle est utilisée par les entreprises pour bénéficier d’un « monopole légal ». Les Microsoft, Monsanto et Pfizer de ce monde utilisent leurs brevets pour écraser la compétition et dominer leur industrie, tout en oppressant la population. En effet, sans les brevets, les technologies de Monsanto serait offertes par plusieurs entreprises ce qui ferait baisser les prix et réduirait l’emprise de cette corporation sur les agriculteurs; les médicaments seraient offerts à un prix beaucoup plus bas ce qui augmenterait la qualité de vie de millions d’individus. Évidemment, les marges de profit de ces entreprises seraient plus « normales », telles qu’elles devraient l’être sans ces privilèges accordés par l’État.

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L’une des grandes inquiétudes des groupes environnementalistes et de la gauche consiste à ce que les humains seraient en train d’épuiser les ressources naturelles de la terre. Les thèses malthusiennes abondent dans les médias et la population y croit. Selon eux, nous manquerons de pétrole, de gaz naturel, de métaux, d’eau potable, d’arbres, de potasse et de terres arables.

Malthus croyait que la terre n’avait pas suffisamment de ressources naturelles pour supporter plus de 1 milliard d’individus. Suite à ses travaux, plusieurs politiciens ont milité en faveur de politiques malthusiennes prescrivant des restrictions sur la croissance démographique. L’erreur de Malthus a été de grandement sous-estimer le développement technologique et la capacité d’adaptation d’une économie libre. Malgré l’absurdité des théories malthusiennes, on entend encore aujourd’hui le même genre d’argument justifiant des réductions de la population.

Est-ce que ces craintes sont fondées? Dans un monde véritablement libéral ce ne serait pas le cas, mais dans nos économies socialisées, il y a de bonne raisons d’être inquiet. Pourquoi? Parce que les gouvernements sont propriétaires de la plupart de ces ressources naturelles! Certains me diront alors que je suis fou et que cela n’a aucun sens; parce que les gouvernements désintéressés sont en bien meilleure position que les vilains capitalistes pour conserver les ressources naturelles pour les générations futures. Rien de plus faux!

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J’ai reçu un courriel d’un certain Monsieur Y, qui se dit progressiste et Français. Je déteste l’étiquette progressiste: comme si la gauche avait le monopole du progrès et que toutes les autres idéologies visaient le statut quo ou la régression! La dénomination "socialiste de gauche" serait pour moi plus appropriée.

Ceci étant dit, Monsieur Y m’a proposé de répondre à quelques questions, qui ne reflètent pas nécessairement ses vraies opinions, mais qui suscitent en lui une certaine curiosité. Comme ce sont des questions intéressantes, j’ai décidé d’accepter son offre et de transformer le tout en un billet qui, je l’espère, pourrait devenir une chronique régulière.

Voici les questions de Monsieur Y.

1) Vous expliquez avec facilité l’équilibre du salaire. Cela se tient, je suis d’accord avec vous. Mais ne pensez-vous pas qu’à terme, dans un vrai monde libérale, celui-ci tendrait à être le plus bas possible et donc amène les individus à un niveau très bas de subsistance, voir leur mort ? En effet, la recherche du profit pousse les entreprises à vendre de nombreux produits/services, chers, en distribuant les plus bas salaires possibles.

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            L’économiste Bradford DeLong a estimé le PIB mondial par habitant depuis l’apparition de l’humain sur terre (voir graphique ci-bas).[1] Le constat qui en découle est stupéfiant : le niveau de vie des humains a véritablement stagné pendant 2.5 millions d’années, pour ensuite exploser à la hausse vers la fin du 18e siècle. En fait, l’humain moyen de 1750 avait un niveau de vie plus près de l’homme de cro magnon que de l’humain moderne de 2010!

 

            Que s’est-il donc passé au 18e siècle pour déclencher une telle amélioration du niveau de vie des humains? Le principal moteur de création de richesse est la liberté économique. Se pourrait-il donc qu’une augmentation drastique de la liberté économique se soit produite au 18e siècle, engendrant une croissance économique et une prospérité jamais vue auparavant? C’est en effet ce qui s’est produit!

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« Atlas Shrugged », Ayn Rand, 1957, 1,168 pages.

Ayn Rand est née en  1905 en Russie et est décédée en 1982. Elle a émigré aux États-Unis en 1926 et y a débuté une carrière de scénariste pour Hollywood. Elle est ensuite devenue romancière; ses deux romans les plus influents étant The Fountainhead en 1943 et Atlas Shrugged en 1957.

Les opinions politiques et philosophiques de Rand transparaissent à travers ses romans. Rand est d’ailleurs la mère d’un courant philosophique appelé objectivisme. L’objectivisme implique que la raison d’être de l’humain est la poursuite de son propre bonheur et de son intérêt personnel. La conséquence de cette vision des choses est que le capitalisme basé sur le laissez-faire et protégeant la liberté individuelle est le seul système qui soit moral. Selon Rand, l’utilisation de la force physique contre la volonté d’un individu est immorale, même si cela vient de l’État. Le gouvernement ne devrait utiliser la force seulement que pour protéger les droits individuels, incluant la propriété. En protégeant les droits individuels, le gouvernement agit comme un agent des citoyens et n’a aucun droit autre que ceux conférés par les citoyens.

"I am not primarily an advocate of capitalism, but of egoism; and I am not primarily an advocate of egoism, but of reason. If one recognizes the supremacy of reason and applies it consistently, all the rest follows." Ayn Rand.

Atlas Shrugged, publié en 1957, est certainement l’oeuvre la plus connue de Rand. Dans ce livre, un groupe de politiciens corrompus et opportunistes, auxquels l’auteure réfère souvent en les surnommant « les pilleurs », installent graduellement un système socialiste aux États-Unis. Pendant ce temps, les plus grands industrialistes du pays disparaissent mystérieusement les uns après les autres, précipitant l’économie et la société dans le chaos.

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L’une des critiques les plus fréquentes du capitalisme est qu’il occasionne la destruction de l’environnement. Ces critiques émanent souvent du mythe selon lequel la qualité de notre environnement est en constante dégradation. Si vraiment la pollution était devenue un si grave problème, nous observerions que l’état de santé des populations des pays industriels ne cesse de se dégrader. Or, c’est plutôt le contraire qui se produit : l’espérance de vie moyenne a fortement progressé depuis le début du siècle et a continué de s’allonger au cours des deux dernières décennies. Cela va de pair avec le fait que la qualité de l’air et de l’eau s’est nettement améliorée au cours de ces deux décennies.

Si on utilise l’indice de liberté économique de l’Institut Frazer comme mesure du niveau de capitalisme d’un pays et qu’on le compare à l’indice de performance environnementale développé par les universités de Yale et Columbia, on constate que plus un pays est capitaliste (i.e. libre économiquement), plus sa performance environnementale est élevée.

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« Capitalism and Freedom », Milton Friedman, 1962 (édition 2002), 202 pages.

Comme le titre le laisse présager, ce livre se veut une défense du capitalisme sous l’angle de la liberté individuelle.

Le premier chapitre démontre à quel point la liberté économique et la liberté politique sont connectés. Friedman reprend ici certains des arguments de Hayek dans « La Route de la Servitude ». Il y mentionne notamment que le marché est un mécanisme qui permet la coopération volontaire sans obligation de conformité.

« Chaque personne peut voter pour la couleur de cravate qu’il veut et l’obtenir; il ne dépend pas de la couleur de cravate que la majorité désire et n’a pas à s’y soumettre. »

Dans le second chapitre, il parle du rôle du gouvernement dans une société libre et indique que son rôle doit davantage être celui d’un arbitre plutôt que d’un autocratique paternaliste. Selon lui, l’intervention gouvernementale crée des tensions dans la société (puisque la minorité doit se conformer aux décisions des politiciens). Le marché permet de minimiser ces tensions sur le tissu social en rendant la conformité non-nécessaire.

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