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Posts Tagged ‘bourse’

Il ne fait aucun doute, les inégalités de richesse sont inhérentes au système capitaliste. Cependant, dans un véritable système de libre-marché, les inégalités ne seraient pas si grandes que certains pourraient le croire. J’ai souvent affirmé sur ce blogue que sur un véritable libre-marché, il y aurait beaucoup moins de grandes entreprises et moins de « super-riches ». Pourquoi? Parce que c’est grâce aux largesses de l’intervention étatique que les grandes entreprises et les super-riches atteignent leur statut. L’interventionnisme étatique engendre donc des inégalités qui ne résultent pas de l’aspect « méritocratique » du système capitalisme et qui sont donc indésirables pour la société.

Pour mieux illustrer cette dynamique, j’ai décidé d’analyser les cas de quelques uns des individus les plus riches de la terre selon le Palmarès de Forbes et de vous démontrer de quelle façon ils ont bénéficié de l’interventionnisme étatique pour arriver à leurs fins. Notez bien que je ne m’oppose pas du tout à l’existence de riches entrepreneurs, au contraire ceux-ci créent de la richesse et apportent beaucoup à la société. D’ailleurs, en fouillant un peu dans leurs histoires, on constate que la plupart sont de brillants entrepreneurs. Cependant, en grattant un peu, on réalise que c’est l’interventionnisme étatique qui les a fait passer de très riche à « super riche ».

Beaucoup d’entre eux ont commencé à partir de rien. Quant à ceux qui ont eu la chance d’hériter d’une entreprise, la plupart ont continué à faire de bons investissements et à prendre des risques, de façon à amener l’entreprise à un niveau supérieur. Peu d’entre eux sont des rentiers de capital hérité.

Les quelques exemples ci-bas ne sont que la pointe de l’iceberg. Il y a bien d’autres milliardaires qui ont bénéficié de favoritisme étatique et ceux énumérés ci-bas en ont bénéficié de bien d’autres manières que celles que je décris dans ces quelques lignes. Je note que beaucoup de milliardaires ont bénéficié du système bancaire inflationniste (notamment Carl Icahn et ses leveraged buyouts) et que plusieurs ont bénéficié de la règlementation excessive de certaines industries, qui favorise les grandes entreprises bien établies au détriment des nouveaux entrants et des petits concurrents.

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L’une des principales craintes face au libre-marché est qu’il engendre des monopoles. Les monopoles, aussi rares soient-ils, ne sont pas nécessairement une mauvaise chose. C’est plutôt le comportement monopolistique qui cause du tort à la société. Ce comportement consiste à faire en sorte que les marges de profits soient anormalement élevées (en augmentant les prix ou en réduisant la qualité du produit/service).

Ceci étant dit, ce genre de comportement ne durera pas longtemps sur un véritable libre-marché. Les marges anormalement élevées attireront les nouveaux entrants qui livreront une guerre de prix au monopoliste. Cependant, tel que démontré dans un article antérieur, la règlementation élevée bloque les nouveaux entrants ce qui empêche la concurrence de jouer son rôle dans l’industrie bancaire canadienne, qui est peut compétitive et génère des marges de profits anormalement élevées malgré la présence de 6 gros concurrents entre autres.

À cet égard, le Groupe TMX est un excellent exemple de cette dynamique. Évidemment, l’industrie boursière canadienne est sujette à un certain niveau de règlementation, mais malgré cela, la concurrence est quand même venu à bout de la situation monopolistique qui prévalait dans cette industrie il y a à peine quelques années. Imaginez ce que ce serait sur un « véritable libre-marché »…

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La théorie Autrichienne des cycles économiques est fort utile pour expliquer les fluctuations économiques passées et pour comprendre ce qu’il se passe présentement, mais est-elle aussi utile à prévoir le futur? Oui, à conditions de bien prévoir les actions des politiciens et des banques centrales (bailout, stimulus, quantitative easing, règlementation, subventions, etc). Dans le même ordre d’idées, les mouvements boursiers sont difficiles à prévoir lorsque les investisseurs baignent dans les liquidités et ont accès à du crédit facile.

Dans un système monétaire déficient comme celui dans lequel nous oeuvrons présentement, il est facile pour un économiste autrichien de tomber dans le piège du pessimisme et de conserver ses épargnes sous forme de lingots d’or. Je crois que c’est une bien mauvaise idée. Au contraire, ce que l’ABCT nous permet de réaliser est que les cycles économiques surviennent au gré de l’endettement et de la création de monnaie, et que ceux-ci peuvent mener à des opportunités d’investissement fort intéressantes. La bourse est donc à la fois un bon moyen de se protéger de l’inflation et de profiter des tendances cycliques et séculaires qui animent l’économie.

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Tout d’abord, quelques mots sur le blogue. Le nombre de visiteurs a augmenté en flèche entre août et décembre. Je pense que le blogue est vraiment passé à un autre niveau suite à ce que les articles aient commencé à être publiés sur le blogue français Contrepoints.org. Depuis ce temps, je suis envahi par les Français, ce qui est une très bonne chose!

L’article le plus lu de l’histoire du blogue est maintenant celui sur le Bangladesh, dont je suis très fier. Je n’arrive cependant pas à expliquer le regain soudain d’intérêt pour cet article publié il y a 7 mois.

Le blogue changera quelque peu d’orientation en 2011. Il sera davantage axé sur l’actualité et moins sur la théorie. C’est que j’ai pas mal fait le tour des sujets théoriques que je voulais couvrir jusqu’à maintenant (inflation, bulles, cycles économiques, commerce international, chômage, etc). Je crois tout de même avoir bâti une bonne base d’articles éducatifs et démystificateurs auxquels je réfèrerai allègrement dans le futur.

Finalement, notez qu’aucun article ne sera publié d’ici au 10 janvier 2011. Passez de joyeuses fêtes d’ici là!

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Il y a deux façons de décomposer les rendements boursiers. Nous pourrions tout d’abord séparer le rendement provenant des dividendes de celui provenant des gains en capitaux. Au cours des 50 dernières années, environ 95% du rendement est provenu des dividendes et le reste des gains en capitaux. À cet égard, les gains en capitaux ont résulté d’une graduelle expansion du niveau d’évaluation des actions reliée au fait que les actions ont gagné "des parts de marché" en tant qu’investissement. Ces gains ont été réalisés notamment grâce à l’expansion substantielle de l’industrie des fonds communs de placement, rendant la bourse accessible au commun des mortels, ainsi qu’à l’avènement du courtage à escompte.

La démographie joue aussi un rôle à ce niveau puisqu’une population vieillissante aura plutôt tendance à se tourner vers les obligations. Cette tendance est d’ailleurs observable présentement et contribue à faire baisser les taux d’intérêt.

L’autre manière de décomposer les rendements boursiers est de séparer le rendement réel et l’inflation. Vous devinez qu’une bonne partie des rendements boursiers n’est en fait que de l’inflation.

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Ce billet fait suite à la partie 1 publiée récemment.

J’ai déjà décrit les circonstances qui ont mené au crash de 1929 dans un billet antérieur. J’y ajouterais que durant cette période de crédit facile, de boum économique et d’exubérance spéculative qui a été surnommée the « roaring twenties » (années folles), la masse monétaire a cru de 7.7% par année entre 1921 et 1929. Durant cette période, les prix à la consommation ont été plutôt stables, alors que l’inflation s’est manifestée essentiellement sur les marchés boursiers et immobiliers. Le crédit étant facilité par toute cette création de monnaie, il n’est pas surprenant que l’endettement ait explosé pour atteindre un sommet inégalé. La bourse a notamment été propulsée par l’expansion des prêts sur marge, ce qui consiste à s’endetter pour acheter des actions.

En fait, au début du mois d’octobre 1929, soit quelques jours avant le crash, le montant des prêts sur marge a atteint un record alors que le taux d’intérêt demandé pour ces prêts était à son plus bas. Les courtiers finançaient jusqu’à 75% de la valeur des actions achetées. Peu avant le crash, la valeur des prêts sur marge était de $8.5 milliards, soit plus que la monnaie en circulation aux États-Unis à l’époque !

Entre 1929 et 1932, le marché boursier a perdu 90% de sa valeur.

 

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            Au cours de la dernière décennie, les marchés financiers ont connu deux bulles spéculatives qui ont définitivement marqué les investisseurs; soit la bulle « dot-com » de 2000 (ou bulle « techno ») ainsi que la bulle immobilière de 2007 qui a mené à la crise financière.

            Qu’est-ce qu’une bulle? L’économiste Robert Shiller a avancé une définition intéressante à cet égard (traduction libre) :

Une bulle est une situation dans laquelle les hausses des cours stimulent l’enthousiasme des investisseurs, lequel se transmet par contagion psychologique de personne en personne, dans un processus d’amplification des explications pouvant justifier les hausses des cours et attirer une quantité encore plus grande d’investisseurs, qui, malgré des doutes quant à la valeur intrinsèque de ces placements, sont quand même pris au jeu d’une part par l’envie du succès d’autres personnes et d’autre part par une excitation similaire à celle d’un parieur qui mise au casino.

            Une bulle est un épisode durant lequel le prix d’un ou plusieurs actifs monte à des niveaux injustifiés par la valeur intrinsèque de ces actifs. Ceux-ci peuvent être des actions boursières, des titres obligataires, des propriétés immobilières, des devises, des métaux tel que l’or, des denrées telles que le maïs, des ressources énergétiques telle que le pétrole et même des choses farfelues telles que les bulbes de tulipe.

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