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Posts Tagged ‘Bernard Mooney’

La grande question présentement est : y a-t-il une bulle dans l’or?

Le journaliste financier Bernard Mooney s’est récemment attaqué à la question, mais est selon moi passé à côté des points importants. Selon lui, l’or ne sert à rien, ce qui représente aussi l’opinion des keynésiens. Il avance notamment l’argument que l’or ne génère aucun flux monétaire ce qui rend son évaluation impossible. À quoi donc sert l’or?

(suite…)

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Le gouvernement Conservateur a fait un autre pas important vers la liberté économique vendredi en permettant à Globalive de lancer son service de téléphonie sans-fil au Canada. Vous vous souviendrez que je vous avais parlé de cette situation (ici), où le CRTC avait refusé l’accès au marché du sans-fil à ce nouveau compétiteur, dû au fait que l’entreprise est contrôlée par une société étrangère (Orascom).

Le ministre Tony Clement a maintenu le cap vers le libre-marché, défendant ainsi les intérêts des consommateurs canadiens plutôt qu’en maintenant une politique protectionniste inutile. D’ailleurs, le lobby des grosses entreprises en présence (Bell, Rogers et Telus) a probablement eu une influence marquée sur le CRTC, en tentant de bloquer cette initiative. Ceux-ci avaient récemment manifesté leur intérêt à acquérir le spectre de Globalive si l’entreprise n’avait pas été en mesure de l’exploiter étant bloquée par le CRTC. Bell avait d’ailleurs déclaré être prêt à payer jusqu’à 50% du prix payé par Globalive!! Ces entreprises oubliaient que l’objectif était d’amener plus de concurrence dans une industrie qui en manque cruellement; pas de renforcer le statut des gros joueurs en présence!

Globalive lancera ainsi son service Wind Mobile d’ici quelques jours. L’interférence du CRTC aura tout de même grandement nuit à ce nouvel entrant en retardant son entrée, qui avait pourtant été approuvée en mars dernier par Industrie Canada. Wind Mobile est ainsi en retard pour la saison des fêtes, ce qui nuira grandement à son lancement.

Pour ceux qui doutaient de l’impact positif de ces nouveaux compétiteurs pour les consommateurs canadiens, sachez que les effets sont déjà là. Bell a précipité le lancement de son nouveau réseau HSPA, plus performant, qui lui permettra de distribuer le Iphone (que Wind Mobile ne peut offrir pour le moment). Telus a introduit en Octobre dernier un nouveau forfait Simplicité sans frais de réseau, permettant des économies de $2.70/mois. Rogers a aussi abandonné les frais de réseau (de $6.95), mais a augmenté le prix de ses forfaits (de $5) pour compenser, permettant tout de même des économies de $1.95. Notez que Globalive ne facturera pas de frais d’accès au réseau. C’est bien peu pour le moment, mais ce n’est que le début puisque d’autres nouveaux compétiteurs vont bientôt suivre la voie de Globalive au cours des prochains mois, offrant des prix attrayants pour se bâtir une part de marché, ce qui forcera les joueurs en présence à réduire leurs tarifs, qui sont parmis les plus élevés au monde en raison du manque de concurrence.

Le Canada regorge d’industries protégées et non-compétitives. J’ai bien hâte de voir quelle sera la prochaine industrie à laquelle les Conservateurs s’attaqueront…

Les idiots de La Presse – l’or versus le S&P500

En passant, La Presse nous prend vraiment pour des valises ce matin en nous recopiant un article de Bloomberg nous mentionnant que depuis le sommet de $850 atteint par l’or en 1980, le rendement de l’or a été d’à peine +44% alors que le S&p500 a été multiplié par 22 (incluant les dividendes) et qu’un compte-chèque rapportait 92% au cours de cette période. Pourquoi comparer les rendements en partant d’un sommet du prix de l’or? Si on prend le rendement de l’or à partir de son creux du 30 mars 2001, il s’est apprévié de +333% alors que le S&p500 a fait -4.6%. Quel manque de jugement et quel article impertinent…

La Chine est toujours en feu

Je vous mentionnais en octobre dernier à quel point l’économie chinoise était survoltée par les programmes gouvernementaux visant à maintenir l’économie à flots. Vendredi, nous apprenions que la production industrielle chinoise a augmenté de +19.2% en novembre. Alors que la croissance de la masse monétaire bat des records, la banque centrale chinoise maintient sa politique monétaire accomodante, qui semble être en train de gonfler une bulle immobilière (les prix sont en forte hausse cette année). Ça continue d’être positif pour l’économie canadienne, mais qu’arrivera-t-il lorsque ces programmes de relance seront terminés?

La SCHL: un risque pour les contribuables

La semaine dernière, le chroniqueur Bernard Mooney du journal Les Affaires levait le voile sur une réalité que j’avais décrite en août dernier sur ce blogue, à l’égard de la SCHL. Un peu comme je l’avais fait, son article montre à quel point les banques s’enrichissent sur notre dos par l’entremise de cette entreprise d’État. En plus, M. Mooney analyse le bilan de la SCHL et démontre que ce dernier est très précaire. Il semble que la SCHL utilise le levier financier à un niveau qui dépasse l’entendement, pire encore que plusieurs institutions qui ont dû être secourues aux États-Unis et en Europe. Si jamais des problèmes survenaient, ce sont les contribuables canadiens qui devraient payer la note; tout ça pour maintenir notre marché immobilier gonflé à bloc grâce à l’argent frais que la SCHL canalise vers le crédit hypothécaire. Et après on nous vante les mérite de l’accès à la propriété alors que le prix moyen des maisons transigées en octobre au Canada a été de $341,079, et on nous parle de l’irresponsabilité des banques privées durant la crise financière alors que cette entreprise d’État fait encore pire…

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Savez-vous ce qu’est un Centre Financier International (CFI)? La plupart des gens l’ignorent…sauf ceux qui en bénéficient! Ce mécanisme permet à des professionnels de la finance (déjà bien rémunérés) de bénéficier d’avantages fiscaux très intéressants de la part de Revenu Québec.

Créé en 1986 à l’initiative du ministère des Finances du Québec, le programme vise à promouvoir la métropole en tant que centre financier international grâce à un programme d’avantages fiscaux attrayants. Il y en aurait 118 présentement en opération (voici la liste).

Comme le mentionnait Bernard Mooney dans sa chronique du journal Les Affaires du 21 novembre dernier:

Parmi la liste des sociétés certifiées comme CFI, on trouve des noms comme Scotia Capitaux, BMO Banque de Montréal, Banque CIBC, Caisse centrale Desjardins, etc. Autrement dit, le CFI a réussi à attirer à Montréal des institutions qui s’y trouvaient déjà. Ironique, n’est-ce pas ? En fait, plusieurs sociétés financières canadiennes ont créé des filiales étrangères afin d’être admissibles aux avantages fiscaux du CFI. En faisant passer des transactions par cette filiale étrangère, elles réduisent leur fardeau fiscal. Dans ces cas, l’avantage réel pour l’économie montréalaise est quasiment nul, tandis que le gouvernement du Québec, pour sa part, perd des revenus fiscaux.

En plus des allègements fiscaux des entreprises considérées comme des CFIs, leurs employés ont eux aussi le droit de sauver de l’impôt:

Employés spécialistes étrangers:
Exemption totale ou partielle d’impôt du Québec pour une période de cinq ans. Déduction dans le calcul de l’ensemble de ses revenus imposables dont le taux annuel varie comme suit :

Année 1 :  100 %
Année 2 :  100 %
Année 3 :  75 %
Année 4 :  50 %
Année 5 :  37,5 %

Employés locaux:
Exemption partielle d’impôt du Québec dans le calcul de son revenu imposable. Déduction de 37,5 % (maximum annuel de 50 000 $) de la rémunération versée par le CFI.

J’ai des amis qui ont des salaires dans les 6 chiffres qui ont bénéficié de ces congés fiscaux et qui en ont profité pour maximiser leurs cotisation REER et rembourser leur hypothèque en à peine 5 ans. C’est pas beau la vie?

Le responsable du programme CFI, Jacques Girard, se défend en disant que d’autres villes, telle que Vancouver, ont des programmes similaires et que c’est nécessaire si on ne veut pas perdre nos emplois en finance.

«Nous avons fait faire une étude afin de savoir combien ça coûtait au gouvernement du Québec. En utilisant des paramètres très conservateurs, les exemptions fiscales sont largement compensées par les investissements, les impôts payés par les sociétés, les maisons achetées et les dépenses faites dans les restaurants et hôtels.»

Le problème, comme le souligne M. Mooney, c’est qu’au moins la moitié des firmes inscrites auraient été établies à Montréal avec ou sans le CFI. Est-ce que cette étude en tenait compte?

De plus, qu’ont les travailleurs de la finance de si important qui justifie que l’on doive absolument les attirer et les subventionner? Pourquoi ne pas attirer des médecins ou des policiers ou qui que ce soit d’autre? Et pourquoi Montréal en particulier? Pourquoi pas le Québec entier?

Je n’ai rien contre le fait que le gouvernement veuille faciliter l’implantation au Québec de firmes étrangères du domaine de la finance ou de tout autre domaine, mais je ne veux pas qu’il consente des avantages fiscaux à une catégorie spécifique de travailleurs ou d’entreprises au détriment du reste de la population et des entreprises.

Ceci étant dit, n’allez pas croire que je sois en faveur de l’impôt et contre les paradis fiscaux. Au contraire, mon désir n’est pas que les CFIs et leurs employés paient le plus d’impôts possible, mais bien que ces crédit d’impôts soient appliqués à l’ensemble des travailleurs et entreprises. Ce serait beaucoup plus juste, ça créerait des emplois et de la richesse, et ça hausserait le niveau de vie des travailleurs. Mais pour cela, il faudrait que le gouvernement se serre la ceinture et réduise sa taille….continuons de rêver!

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