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Posts Tagged ‘Bernanke’

J’ai trouvé un blogue sur lequel l’auteur s’est amusé à compiler des citations de Ben Bernanke depuis 2005. Cela démontre l’extrême médiocrité et l’échec lamentable tant de  l’individu, en tant qu’économiste, que de son idéologie, en l’occurence keynésienne.

Évidemment, je suis bien conscient que Bernanke ne peut pas dire ce qu’il veut, ni ce qu’il pense vraiment, au risque d’enflammer les marchés financiers (à la hausse ou à la baisse) et/ou de semer la panique dans l’économie. Néanmoins, j’éprouve quand même un énorme mépris envers l’institution qu’est la Federal Reserve ainsi que de son représentant principal: « Helicopter-Ben ». J’ai donc bien rigolé à la lecture de ces élans de stupidité. Une chance pour les keynésiens: le ridicule ne tue pas!

J’ai fait une traduction libre des citations:

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Un nouveau « buzzword » fait graduellement son apparition dans les médias économiques : la guerre des devises (currency wars).

Plusieurs pays tentent présentement par tous les moyens de dévaluer leur devise et l’arme la plus redoutable de cette guerre est la presse à billets qui, comme l’Étoile de la Mort, envoie de puissantes décharges d’assouplissement quantitatif qui anéantissent le pouvoir d’achat des devises. En fait, en créant de grandes quantités de nouvelle monnaie, les banques centrales font diminuer la valeur des unités de monnaie existantes.

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Une bonne partie des problèmes économiques qui nous affligent sont bêtement reliés à un problème étymologique. Il se trouve que des gens influents, tels que le duo Greenspan / Bernanke, utilisent la mauvaise définition du mot « inflation »! En fait, il semble que la vraie definition de ce mot soit disparue avec l’étalon-or. L’essor du keynesiannisme et son intrusion dans la théorie économique enseignée dans les universités sont aussi responsables de cette malencontreuse situation. Cette substitution est-elle intentionelle, pour cacher la vérité au monde? Possible, car ce tour de prestidigitation profite à beaucoup de gens, permettant au système bancaire de décupler ses profits et à l’État de financer ses dépenses monstrueuses.

Quelle est donc la définition de l’inflation?
Selon Wikipedia:
 
 

« L’inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d’achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l’Indice des prix à la consommation (IPC). »

Cette définition est évidemment erronée, tout comme l’interprétation qu’on en fait et la façon de la mesurer. La hausse des prix des biens et services n’est pas de l’inflation, c’est plutôt une conséquence de l’inflation. La vraie definition de l’inflation est simplement l’augmentation de la masse monetaire.

Ceci étant dit, un mot n’est qu’un mot, so who cares? Détrompez-vous; les consequences de cette erreur ont été très grandes et continueront de l’être.

Durant les années 2000, Alan Greenspan a mené une politique monétaire ultra-expansionniste, permettant au système de créer de la monnaie à profusion. Ce dernier maintenait cette politique même si l’économie allait bien car son « guide » était une cible d’inflation (mesurée par l’indice des prix a la consommation), laquelle était basse relativement à la cible. Rien ne justifiait donc de resserer la politique monétaire pour freiner la croissance du crédit.

Pourquoi est-ce que les prix n’augmentaient pas rapidement malgré la creation de monnaie? Parce que la productivité compensait. Durant l’année 2000, le développement de l’internet a été une grande source de productivité, tout comme l’essor du commercial international. Les coûts de production de plusieurs biens ont été abaissés grâce à la main d’oeuvre bon marché des pays émergents.

Notez que si une année donnée l’IPC monte de 3% et que la productivité s’améliore de 2%, l’inflation n’est pas de 3%, comme on voudrait vous le faire croire, mais bien de 5%. Vous auriez dû payer vos biens et services 2% moins cher que l’an passé grâce à la meilleure productivité de l’économie, mais en raison de la création de monnaie, vous les paierai 3% plus cher. C’est l’illusion de l’inflation

De plus, beaucoup de dollars sortaient des États-Unis en direction de la Chine, entre autres, ce qui minimisait l’impact sur les prix de la monnaie créée par le système. Cependant, il y avait d’autres indices évidents que l’inflation (la vraie) sévissait dans l’economie et ceux-ci n’étaient pas mesurés par l’IPC, sur lequel M. Greenspan se concentrait naïvement. Ces signes d’inflation se sont manifestés dans les prix d’actifs divers: pétrole, métaux, bourse et surtout l’immobilier.

Pourquoi l’immobilier en particulier?  En raison d’interventions gouvernementales visant à augmenter l’accès à la propriété (Community Reinvestment Act, Fannie Mae/Freddie Mac, etc). Il semble que plusieurs intervenants politiques avaient un agenda à cet égard et les politiques en place ont canalisé énormément de ressources vers cette industrie, créant une gigantesque bulle de mauvais investissements.

C’est donc en utilisant une mauvaise définition de ce qu’est l’inflation que la Federal Reserve a innocemment gonflé la bulle, dont l’éclatement s’est fait sentir sur l’economie mondiale. La Fed a toujours été hésitante à intervenir sur les bulles sous prétexte qu’elles sont difficiles à voir venir et à cerner. Après tout, la rationalité de l’humain est limitée ce qui rend impossible la tâche de planifier une économie (l’échec du communisme le confirme). Un petit groupe d’individus ne peut décider en comité de ce qu’il adviendra sur un marché composé de millions d’individus. Dans une économie libre avec une monnaie libre, sans banque centrale, personne n’aurait à se soucier des bulles et du bon niveau de taux d’intérêt; tout s’ajusterait automatiquement.
 
Le problème est qu’encore aujourd’hui, ces idiots de keynesiens ne savent toujours pas ce qu’est l’inflation et s’affairent à commettre la même erreur en tentant de réparer la première bourde! Ceux-ci tentent présentement de relancer l’économie en « imprimant » de la monnaie et en incitant les gens à augmenter leur consommation immédiate en se ré-endettant. Les résultats, jusqu’à maintenant, sont médiocres, ce qui était facilement prévisible.
 
 
 
 

 

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Comme je vous le décrivais dans des articles précédents (ici et ici), malgré les milliards de liquidités pompées par les banques centrales dans le système bancaire, l’expansion du crédit demeure de glace et les banques ne prêtent pas. Leurs réserves s’accumulent alors que les prêts sont remboursés (voir graphiques ci-bas).

En juillet dernier, une banque centrale, celle de la Suède, a tenté une nouvelle expérience. Dans le but désespéré de stimuler le crédit et de contrer la déflation, la Riksbank est devenue la première banque centrale du monde à afficher un taux d’intérêt négatif sur les dépots, soit de -0.25%. Cette mesure, précédemment approuvée par Keynes, est maintenant considérée par la Bank of England. Cela signifie que lorsqu’une banque dépose ses réserves à la banque centrale, elle doit payer 0.25%, alors qu’en juillet 2008, elle se serait fait payer 3.75%! C’est comme si on vous exigeais des frais lorsque vous déposez votre argent à la banque, plutôt que de vous payer de l’intérêt (aussi petit soit-il).

En réalité, les banques ne désirent pas prêter présentement parce qu’elles ne voient pas d’emprunteurs viables à qui prêter. Un prêt viable est un prêt qui finance la création de richesse. En forçant les banques à prêter, elles vont se retrouver à financer des activités qui utilisent mal les ressources et détruisent de la richesse, ce qui ne peut être bon pour l’économie. On ne crée pas de richesse en imprimant de l’argent…

D’ailleurs, avec des provisions pour créances douteuses qui atteignent près de 3%, les banques pourraient logiquement accepter de payer le 0.25% et laisser leur argent en dépôts plutôt que de le prêter.  À noter que le gouvernement de la Riksbank qui a supporté cette mesure est Lars Svensson, un proche collaborateur de Ben Bernanke (ils ont travaillé ensemble à l’Université Princeton sur la théorie de la politique monétaire). S’il fallait que l’on observe une reprise du crédit en Suède, il y a fort à parier que la Federal Reserve et plusieurs autres banques centrales emboĩteraient le pas de la Riksbank.

Pendant ce temps, nos banques canadiennes font de la pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il maintienne en place son généreux programme de $125 milliards de rachat d’hypothèques qui doit venir à échéance la semaine prochaine. Le programme a été utilisé pour un montant de $64 milliards et a permis aux banques de faire des profits faciles sur notre dos au nom de la stabilité du système bancaire. Il n’est pas surprenant que les banques veuillent continuer à bénéficier de cette subvention implicite! J’expliquais ce manège ici.

 http://www.nakedcapitalism.com/2009/07/sweden-negative-interest-rates-and.html

Figure1

Figure3

Source: Mises Institute.

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Alors que son mandat n’expirait qu’en Janvier, Ben Bernanke, le chairman de la Federal Reserve, s’est vu attribué un nouveau mandat par le Président Obama, et ce en avance, le 25 août dernier.

Plusieurs commentateurs prétendent que M. Bernanke a fait un travail remarquable durant la plus sévère crise financière depuis les années 30s. Ceux-ci oublient que M. Bernanke était encore plus persuadé que Alan Greenspan que les banques centrales n’avaient pas à se préoccuper des bulles financières. Leur argument est très simple, pour ne pas dire simpliste: on ne peut savoir que nous sommes dans une bulle tant que celle-ci n’a pas éclaté…

À cet égard, je trouve très appropriée cette phrase tirée d’un article de l’hebdomadaire The Economist (traduction libre):

« Ré-engager M. Bernanke pourrait donc apparaître comme si on payait un plombier plusieurs fois pour réparer les mêmes tuyaux qu’il avait initialement mal installés, après que ceux-ci aient innondé votre maison. »

D’ailleurs, qu’est-ce que M. Bernanke a fait de si extraordinaire? Est-ce si difficile d’appuyer sur le bouton de la presse à billets?

Par ailleurs, le rôle des banque centrales est maintenant remis en question aux États-Unis. Doivent-ils se préoccuper des bulles (comme c’est le cas en Europe et au Japon), ou simplement s’en tenir à l’inflation? En effet, l’excès de liquidité dans le système monétaire peut mener à deux choses: de l’inflation dans les prix à la consommation (ce sur quoi la Fed s’est toujours concentrée) ou de l’inflation dans les prix des actifs (titres techno, immobilier…). Comme la dernière crise nous l’a démontré, les deux sont dommageables pour l’économie. Il semble donc que suite à la crise que nous venons de traverser, le Jackson Hole consensus ne tiendra plus et la Fed commencera probablement à surveiller les bulles dans les prix des actifs.

D’autre part, alors que le Président Obama semble prêt à donner davantage de pouvoir de supervision à la Fed, d’autres voudraient pouvoir mettre leur nez dans ses affaires. Je parle évidemment d’un dénommé Ron Paul. Celui-ci a maintenant 282 co-supporteurs pour sa motion voulant que le Government Accountability Office puisse surveiller les actions de la Fed.  Cette législation a de bonnes chances de faire un bon bout de chemin étant donnée l’impopularité de la Fed en ce moment. La banque centrale américaine est en effet moins populaire auprès du peuple que l’IRS (l’agence qui s’occupe de la perception des impôts). M. Paul a profité de ce suppport pour ré-introduire un autre document législatif au Congrès (comme à chaque année): le Federal Reserve Board Abolition Act. Voir le lien ci-bas pour les détails:

http://www.americanbankingnews.com/2009/09/02/what-would-the-united-states-look-like-without-the-federal-reserve/

En somme, cette nomination n’est pas une surprise. Il aurait été mal avisé de la part de M. Obama de remplacer M. Bernanke, un Républicain, par un candidat Démocrate. De plus, un changement de garde à la Fed aurait créé de l’incertitude sur les marchés financiers, dans une période où il y en a déjà suffisamment. Il n’en demeure pas moins que cette nomination permet de glisser sous le tapis le fait que la Fed ait été un rouage essentiel à la formation de cette crise financière. L’appareil politique/médiatique a bien réussi à diriger le blâme sur l’appat du gain, la prise de risque excessive et le capitalisme.

Quant à la perspective que la Fed se mettent à surveiller les bulles spéculatives, je ne suis pas sûr que ce serait souhaitable. Comme n’importe quelle intervention de l’État sur un marché, ces actions éventuelles auront des « conséquences non-souhaitées » et les dommages collatéraux seront inévitables.

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C’est sur un ton légèrement plus positif que Ben Bernanke est passé devant le congrès mardi dernier (21 juillet). Plusieurs congressistes s’inquiètent de l’explosion du bilan de la Fed, qui a « créé » de la monnaie en générant des réserves bancaires. Les réserves de la Fed s’établissent maintenant à $782 milliards, comparativement à un niveau normal d’environ $10 milliards.

Ces réserves ne sont présentement pas inflationnistes étant donné que la demande de crédit est faible et les banques sont en train de se recapitaliser pour faire face à l’explosion des pertes sur créances.  Mais lorsque l’économie se portera mieux, ces réserves se transformeront en prêts, qui engendreront des dépenses et de l’inflation; possiblement de l’hyper-inflation. M. Bernanke a tenté de rassurer le congrès en décrivant divers moyens de contrer le phénomène. Une chose est sûre, il faudra des taux intérêts élevés pour contrer cette pression inflationniste et le risque que cela replonge l’économie en récession sera bien présent.  Les taux d’intérêts sont d’ailleurs beaucoup plus élevés que ne le souhaite la Fed présentement, le marché anticipant déjà cette inflation potentielle. La chute du dollar américain reflète aussi ces craintes.

La réalité est que le cartel bancaire américain, dont la Federal Reserve est le fer de lance, attend désespérément le retour de l’inflation qui permettra aux banques de s’enrichir au détriment des contribuables et des épargnants. Le gouvernement est aussi content de cette situation, puisque une partie de cet argent financera des déficits fiscaux astronomiques et irresponsables, alors que la dépréciation du dollar rendra la dette des États-Unis aux étrangers moins imposante. L’inflation générée par la politique monétaire d’une banque centrale n’est rien d’autre qu’une taxe déguisée. L’inflation diminue le pouvoir d’achat d’un dollar ce qui bénéficie à ceux qui s’endettent (gouvernement) et qui émettent le crédit (banques), au détriment de ceux qui épargnent.

« The focus of monetary policy is to prevent a sustained decline in inflation below levels consistent with the Fed’s goals. » Ben Bernanke, 21 juillet 2009.

Voir l’article de The Economist: http://www.economist.com/world/unitedstates/displayStory.cfm?story_id=14072551&source=features_box3

Autre haut-fait de cette séance fut la question du congressiste Alan Grayson au sujet d’un prêt d’un demi billiard de dollars octroyé par le FOMC à une institution étrangère. M. Bernanke a déclaré ne pas savoir à qui l’argent avait été prêté! M. Grayson a rétorqué qu’un tel prêt aurait dû être approuvé par le congrès. M. Bernanke a répondu que le congrès avait donné son approbation en 1913, lors de la création de la Fed! Voir le vidéo sur le site d’Alex Jones.

http://www.infowars.com/bernanke-i-don%e2%80%99t-know-which-foreign-banks-were-given-half-a-trillion/

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