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Kadir_Québécor

Lors de la récente campagne électorale provinciale du Québec, le Parti Québec Solidaire a lancé une attaque envers Pierre-Karl Péladeau, affirmant que l’entreprise de ce dernier éviterait l’impôt en ayant des divisions incorporées au Delaware, décrit par Amir Kadir et ses sbires comme étant un « paradis fiscal ». Selon Kadir, qui disait ne pas être un expert, Québécor utilise le Delaware pour cacher des revenus et économiser de l’impôt. Scandale!

 

Cet épisode a probablement contribué à la débâcle du Parti Québécois lors de l’élection. Mais est-ce que Kadir disait vrai ou ne faisait-il que de la vulgaire propagande de petite politique?

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vaccins

Les vaccins constituent l’une des inventions les plus importantes de l’histoire de l’humanité. Ils ont sauvé des millions de vies humaines et ont contribué à éradiquer de terribles maladies, du moins dans les pays développés. Pourtant, depuis 1991, le pourcentage d’enfants américains non-vaccinés a plus que doublé. Le résultat inévitable de cette tendance est que des centaines d’enfants ont récemment souffert (et sont trop souvent morts) de maladies qui datent de l’époque de leurs grands-parents comme la rougeole, les oreillons, la coqueluche et la polio. Pourquoi les gens s’opposent-ils aux vaccins? Par ailleurs, est-ce que le gouvernement devrait avoir le droit de forcer les gens à faire vacciner leurs enfants?

vaccins8Cette figure montre le pourcentage de diminution du nombre de cas de certaines maladies aux États-Unis suite à l’avènement du vaccin.

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CANADA TARSANDS ALBERTA

Suite à mon article de la semaine dernière sur le mal hollandais du Canada, je suis tombé sur ce billet publié sur le blog de l’Institut de Recherches et d’Informations Socio-Économiques (IRIS).

 

Tout d’abord, l’auteur avance les arguments simplistes et mal documentés voulant que le pétrole de l’Alberta détruit des emplois au Québec :

 

« En augmentant les exportations de pétrole, cela augmente la valeur du dollar, ce qui a un effet à la baisse sur la capacité du secteur manufacturier canadien à vendre sur les marchés extérieurs. C’est l’un des symptômes de ce que l’on nomme le mal hollandais. »

 

Nous avons vu dans mon billet de la semaine dernière que les données empiriques invalident ce genre d’affirmation. Mais il évoque aussi un mythe souvent colporté par la gauche québécoise (par exemple ici) voulant que les sables bitumineux albertains soient subventionnés par le gouvernement fédéral canadien. L’auteur indique une source qui nous amène vers un rapport du Bureau du Vérificateur Général du Canada. Ce rapport mentionne quelques chiffres intéressants.

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loon

Avec la campagne électorale provinciale qui s’abat au Québec, la question de la souveraineté a refait surface, puisque l’élection d’un Parti Québécois majoritaire ferait augmenter les chances de la tenue d’un troisième référendum. L’un des arguments les plus importants contre la souveraineté est certainement le trou que cela créerait dans le budget du gouvernement Québécois. Présentement, le Québec reçoit environ $16 milliards du Fédéral (argent dépensé au Québec moins argent perçus en taxes au Québec par le Fédéral), dont $9 milliards en paiements de péréquation financés en majeure partie par l’Alberta.

 

En réponse à cet argument, la gauche (par exemple Thomas Mulcair, chef du NPD ici et ici, ou Darwin ici et ici) prétend que le Canada est « victime » de la maladie hollandaise, qui affecte négativement le Québec. On peut résumer cet argument par les trois affirmations suivantes :

 

1)      Les exportations de pétrole des sables bitumineux de l’Ouest Canadien ont engendré une forte appréciation du dollar Canadien.

2)      Cette appréciation du dollar a décimé le secteur manufacturier de l’Est du Canada, surtout du Québec, en minant sa compétitivité sur les marchés internationaux.

3)      Conséquemment, si on inclut les coûts associés à la pollution et l’impact de la devise, le développement du pétrole de l ‘Ouest est une mauvaise chose pour le Québec. La péréquation n’est qu’une compensation partielle de ces effets négatifs.

 

La « maladie hollandaise » se manifeste lorsqu’une augmentation des exportations de ressources naturelles mène à une appréciation de la devise, ce qui résulte en une désindustrialisation du secteur manufacturier. J’ai consulté environ une quinzaine d’études qui ont analysé cette question, à savoir si le Canada souffre du syndrome hollandais; certaines d’entre elles sont listées au bas de cet article. J’ai aussi déniché quelques données intéressantes sur la question. Voici les résultats de mes recherches.

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growth inequality
Une
étude publiée en février 2014 par le FMI (Ostry, Berg, Tsangarides ou OBT 2014) fait jaser depuis quelques semaines puisqu’elle vise à démontrer que les inégalités nettes de revenus ont un effet négatif sur la croissance économique, mais pas la redistribution jusqu’à un certain seuil.

 

Leur hypothèse est que les inégalités élevées engendrent de l’instabilité politique qui nuit au climat d’investissement, et que la précarité des pauvres (mauvaise santé et éducation) les rend  indisponibles comme main d’oeuvre aux entreprises, et les empêche d’obtenir le capital pour démarrer une petite entreprise. Ces effets pervers auraient un impact négatif sur la croissance économique à moyen terme.

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Spirit_Level_covers

Le livre The Spirit Level (SL) a été publié en 2009 par les épidémiologistes  Richard G. Wilkinson et Kate Pickett. L’ouvrage a été encensé par la gauche puisqu’il prétend faire la preuve empirique que les inégalités sont corrosives pour la société, causant toutes sortes de problèmes de santé. Le livre a été utilisé pour promouvoir la lutte aux inégalités sociales. Dans la première partie, nous allons explorer la thèse générale du livre, puis dans la deuxième nous allons la réfuter.

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China_economy

Pour l’économiste Michael Pettis, l’économie de la Chine affiche présentement un débalancement économique significatif et insoutenable.

 

Le débalancement fondamental de l’économie chinoise est la faible part de la consommation dans le PIB. Ce débalancement résulte de politiques visant à maintenir les taux d’intérêt artificiellement bas, surtout sur les dépôts, ce qui résulte en une subvention aux grandes entreprises emprunteuses aux frais des ménages. Face à des revenus d’épargne moins élevés, les ménages doivent épargner davantage, ce qui finance les emprunts des entreprises qui investissent. Finalement, les ménages font face à des prix d’importations élevés en raison de la devise sous-évaluée, ce qui agit comme une subvention aux entreprises exportatrices. Le résultat net est que l’investissement est surreprésenté dans le PIB, tout comme le surplus de la balance commerciale, et ce aux dépends de la consommation des ménages.

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