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Récemment, Paul Krugman soulignait sur son blogue que les coûts de Médicare et Médicaid étaient beaucoup plus bas que les coûts des assureurs privés (voir Ku & Broaddus 2008). Il est d’ailleurs bien documenté que les coûts d’administration des assureurs privés sont plus élevés aux États-Unis comparativement au Canada, où l’assurance-santé est dominée par le gouvernement (voir Woolhandler 2003). La raison est que les assureurs privés ont des coûts pour la souscription, la tarification et pour le marketing que les assureurs publics n’ont pas et aussi parce que les assureurs publics récoltent des économies d’échelle et ont un plus grand pouvoir de négociation avec les hôpitaux. Finalement, il ne faut pas oublier que les assureurs privés tentent de dégager une marge de profit.

 Pour Krugman et la gauche, ceci est une preuve accablante que parfois, le public fait mieux que le privé. Krugman écrivait d’ailleurs : “Here, the private sector does it worse.”

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Le cauchemard de Pétrolia

Pétrolia est une entreprise Québécoise fondée en 2002 par André Proulx et dont le siège social est à Rimouski en Gaspésie. Pour répondre à Pauline Marois et au maire de Gaspé, Pétrolia est détenue à 11.2% par la Caisse de Dépôts et Placements du Québec, à 10.4% par Ressources Québec (jadis Investissement Québec), à près de 7% par le fondateur André Proulx et sa famille (des Gaspésiens pure laine que je connais bien) et à 6.4% par Pilatus Energy (une entreprise Suisse). Par ailleurs, les fonds mutuels du Groupe Investors, une entreprise de Winnipeg dont le fonds d’actions québécoises est géré à Montréal par des québécois (que je connais bien aussi), détiennent une bonne position dans Pétrolia, lesquels fonds sont majoritairement détenus par des Canadiens et des Québécois qui épargnent pour leur retraite. On peut supposer que la majorité des autres actions sont détenues par des petits investisseurs Québécois. Ainsi, Pétrolia est une entreprise d’intérêts majoritairement québécois.

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Présentement, le prix international du pétrole tourne autour des $117/baril, mais le prix que nos producteurs de l’Ouest Canadien  reçoivent présentement est d’environ $30 sous ce prix. Pourquoi ? Parce que la production dans l’Ouest Canadien (sables bitumineux et « tight oil ») et dans le Dakota du Nord (Bakken) est en forte expansion, alors que la capacité des oléoducs existants est insuffisante. Les Canadiens en général, incluant les Québécois, sont perdants de cette situation. Cela nuit à la création d’emploi dans l’Ouest, car certains projets seront repoussés. Le gouvernement fédéral récolte moins de revenus de taxation. Nos placements dans les sociétés pétrolières exposées (à travers la Caisse de Dépôts notamment) ont subi une forte correction l’an passé (Canadian Natural Ressources, Baytex, Penn West, etc). En somme, le Québec ne devrait pas se réjouir de cette situation, au contraire.

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Avec tous les défis et problèmes auxquels le Canada fait face présentement, il est plutôt questionnable que le gouvernement Harper choisisse de s’attaquer aux prestataires d’assurance-emploi plutôt que de s’en prendre à la bureaucratie publique, au gaspillage ou à d’autres dépenses inutiles. Ceci étant dit, je ne peux qu’être d’accord avec le principe derrière la réforme de l’assurance-emploi.

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Est-ce qu’un pays doit protéger ses industries naissantes pour se développer? S’agit-il de la recette magique pour qu’un pays du Tiers-Monde atteigne le statut de pays développé? L’économiste Erik Reinert affirme que oui! Pour Reinert, le développement d’un pays ne résulte pas du laissez-faire et du libre-échange, mais bien de politiques mercantilistes délibérées, incluant le protectionnisme.

Voici donc un résumé de la politique de développement prônée par Reinert :

  1. Le gouvernement doit avoir une politique industrielle active qui vise les industries à rendements croissants.
  2. Le gouvernement doit imposer des tarifs sur les importations de biens secondaires et tertiaires, taxer les exportations de biens primaires (agriculture, mines, foresterie) et subventionner les industries domestiques secondaires et tertiaires (à rendements croissants).
  3. Lorsqu’une industrie atteint un niveau de compétitivité suffisant, le gouvernement peut relâcher ses mesures protectionnistes graduellement, d’abord au niveau régional, puis au niveau mondial.

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En fait, pour plusieurs anthropologues, la bière a été inventée environ 3,000 ans avant le pain (*). Des grains d’orge laissés dans une jarre dans laquelle de la pluie était tombée ont germé, puis une seconde pluie est venue déclencher le processus de fermentation, produisant un liquide qui une fois ingéré, causait une sensation grisante. C’est pour en produire plus que les humains du néolithique se sont mis à cultiver le grain, passant du même coup de nomades à sédentaires (*). La bière a donc déclenché la révolution néolithique durant laquelle les chasseurs-cueilleurs se sont mit à s’organiser en communautés axées sur l’agriculture céréalière. La poterie a ainsi dû être inventée comme premier artefact pour la production de bière, tout comme l’irrigation, la charrue et la roue.

 Bell_curve   

Par Meng Hu (collaboration spéciale)

 The Bell Curve, publié en 1994, par Herrnstein et Murray, est un ouvrage dense, aussi riche qu’il a été couvert de critiques venant de toutes parts, attaquant tous les aspects du livre. Que ce soit la question de la pertinence du test de QI, sa valeur prédictive sur les résultats socio-économiques, les différences de QI entre les ethnies, l’héritabilité et les tentatives échouées à stimuler le QI, aucun sujet n’a été épargné par les auteurs qui ont tenté de couvrir autant de sujets que possible.

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