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Archives de la catégorie ‘Économie’

Dans une étude publiée en décembre 2011, la Bank of England étudie des réformes potentielles au système monétaire international. Leur rapport contient des données plutôt intéressantes.

Tout d’abord, pour eux, les trois objectifs d’un système monétaire sont 1) l’équilibre interne (qu’ils associent à la possibilité d’utiliser la politique monétaire pour contrer les cycles économiques), 2) l’efficience allocative (qu’ils associent aux flux de capitaux entre les pays de façon à ce que le capital aille là où il est requis) et 3) la stabilité financière (qu’ils associent aux crises financières).

Selon leur opinion, le système monétaire actuel performe très mal concernant ces trois objectifs. Celui-ci est distordus par des rigidités nominales (résistance à la baisse des prix et des salaires), des marchés incomplets (qui poussent certains pays à accumuler des réserves de change astronomiques), de l’information imparfaite (qui augmente le risque systémique et la formation de bulles) et des arrangements institutionnels malsains (comme les politiques monétaires visant à déprécier la devise pour stimuler les exportations).

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Les revendeurs de billets ou « scalpers » sont souvent considérés comme des ennemis des amateurs d’événements sportifs ou culturels. Pour certains, ils font en sorte que les gens paient « trop » cher pour leurs billets, alors que pour d’autres, ils privent les organisateurs d’une part de leurs revenus.

« Ce n’est pas achetable à ce prix! », lance une jeune fille interviewée par l’émission La Facture, en relation à des billets pour le groupe One Direction au Centre Bell, qui étaient afficher à plus de 5 fois le prix d’origine dans les petites annonces. En fait, c’était plutôt le prix d’origine qui était beaucoup trop bas et qui n’était qu’un mirage; le prix de ce revendeur est plus près du prix réel, i.e. celui qui reflète adéquatement l’offre et la demande. Cette jeune fille n’a peut-être pas les moyens de le payer, tout comme je n’ai pas les moyens de m’acheter une Ferrari, mais ça c’est une autre histoire.

Aux États-Unis, le marché de la revente de billets représente $10 milliards par année et l’activité est de plus en plus tolérée. Pourquoi? Parce que les scalpers rendent un service utile. L’offre de billet est limitée par le nombre de sièges, mais la demande est plutôt difficile à prévoir. Par conséquent, les organisateurs d’événement ont tendance à sous-évaluer le prix de leurs billets de façon à s’assurer de les vendre. Cependant, lors d’un événement très prisé, il arrive souvent qu’au prix d’origine, la demande excède l’offre, ce qui cause une pénurie de billets. Cela signifie donc que le « juste prix » de ces billets devrait être significativement plus élevé. Les scalpers contribuent donc à corriger ce déséquilibre de marché.

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Dans son édition du 13 octobre dernier, le magazine The Economist publiait un rapport spécial de 10 articles sur les inégalités dans le monde. Le magazine qualifie cet enjeu comme étant l’un des plus importants défi de l’économie mondiale…

Première trouvaille intéressante, le coefficient Gini mondial (mesurant les inégalités de revenus) a diminué au cours des dernières années, soit depuis les années 1980! Cependant, il a augmenté dans certains pays industrialisés.

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 J’ai analysé le modèle Scandinave et plus précisément celui de la Suède dans des billets passés (ici et ici). Je prends ici le temps de m’attarder à celui de la Norvège, qui selon moi est mal compris des médias et des gauchistes qui en font la promotion.

La Norvège est un pays pétrolier, c’est d’ailleurs l’un des plus grands exportateurs du monde. Son PIB par habitant est comparable à celui de l’Alberta. Pour certains, l’Alberta dilapide ses ressources naturelles en dépensant les revenus immédiatement alors que la Norvège en met de côté pour les générations futures. Cela n’est pas tout à fait vrai; en fait cet argent servira à financer les retraites face à une population vieillissante.

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L’imbécillité de Léopold Lauzon ne me surprend plus. Cependant, je pense qu’il a atteint un niveau inexploré à ce jour avec sa dernière « étude » sur les taux d’imposition des entreprises Canadiennes.

Tout d’abord, Léopold s’assure de présenter ses résultats sous leur jour le moins favorable, en mentionnant que « près de 71 % des grandes sociétés canadiennes analysées ne payent pas d’impôt ou payent moins que le taux statutaire moyen d’impôt au Canada (…) ainsi, des compagnies qui réalisent d’importants bénéficies ne paient par leur juste part d’impôt ».

En fait, après analyse des données, ont constate que le taux moyen d’imposition des entreprises analysées par l’étude était de 19.5% comparativement au taux statutaire de 26.1%. Avouez que présenté de cette manière, les résultats de l’étude sont moins sensationnalistes! Mais tout de même, comment expliquer la différence? (je le ferai plus loin).

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Pourquoi le libéralisme est-il la solution à la crise? C’est la question que posait récemment le blogueur Pierre Chappaz à quelques blogueurs libéraux. Voici ma réponse.

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Dans un récent billet, le blogueur gauchiste Darwin s’attaque aux clichés concernant les hausses d’impôts des plus riches. Comme d’habitude (ou presque), Darwin défend bien sa position et je suis passablement en accord avec ses trois principaux arguments. En théorie, la droite a raison, mais dans la pratique, et surtout en ce qui concerne le Québec, les choses ne sont pas aussi simples.

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Après avoir discuté des mythes entourant les inégalités, attardons-nous un peu à ce qu’elles accomplissent en réalité. Croyez-le ou non, les inégalités sont une source de progrès pour la société!

Tout d’abord, commençons par établir que je ne parle pas ici des inégalités résultant de l’interventionnisme étatique (le capitalisme de connivence et « kleptocratique »). Bien des inégalités résultent des largesses de l’État et des privilèges qu’il octroie aux bons amis du pouvoir grâce à sa force coercitive. Donc, je ne parle pas ici des Pierre-Karl Péladeau, du banquier Jamie Dimon,  des gros producteurs de sucre américains ou des autres membres de la liste de Forbes qui ont obtenu une bonne part de leur fortune en quémandant l’aide du gouvernement et en mettant son pouvoir à leur service par les subventions, les politiques protectionnistes et la création de monnaie par les banques centrales.

Il existe grosso modo deux manières de gagner sa vie dans le secteur privé : en étant un travailleur salarié ou en étant un entrepreneur. Pour un salarié, le meilleur moyen d’avoir un revenu supérieur à la moyenne est d’acquérir des compétences qui sont en forte demande relativement à l’offre. La perspective d’obtenir un salaire supérieur sert de motivation à l’acquisition des dites compétences. C’est d’abord et avant tout la perspective de faire un salaire élevé qui motive les médecins à faire plus de 10 ans d’études post-secondaires. Si du jour au lendemain, 50% de la population avait la capacité et l’intérêt à obtenir son doctorat en médecine, les salaires de cette profession chuteraient drastiquement (ainsi que les inégalités de revenus), mais c’est loin d’être le cas, il nous faut donc les payer davantage pour les inciter à faire ce sacrifice. À cet égard, il est évident que l’inégalité de revenu entre les médecins et le reste de la population rend un précieux service à la société, puisqu’elle incite des gens à acquérir ces compétences dont nous avons cruellement besoin.

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En ces temps électoraux durant lesquels les partis politiques font de la surenchère en termes de promesses électorales sur le développement économique, il est bon de rappeler à quel point ces interventions gouvernementales dans l’économie détruisent de la valeur et ne créent pas d’emploi durables. En voici deux exemples concrets qui concernent le Parti Québécois.

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La maladie hollandaise du Canada:

La théorie de la « maladie hollandaise » revient souvent dans les discussions concernant le Canada, particulièrement des économistes plus à gauche. Selon cette théorie, les exportations de ressources naturelles font en sorte que la devise s’apprécie, ce qui nuit au secteur manufacturier et engendre un débalancement de l’économie.

L’économiste Stephen Gordon publiait récemment des graphiques intéressants à cet égard. Le premier montre qu’en effet, la part du secteur manufacturier a diminué au sein de l’économie canadienne. Cependant, le second graphique montre que ça a été le cas dans la plupart des pays industrialisés (excepté la Chine et l’Inde qui sont encore des pays émergents). Donc, est-ce vraiment une maladie hollandaise, ou plutôt une épidémie! En fait, la maladie hollandaise du Canada n’est qu’un cheval de bataille pour le politicien opportuniste qu’est Thomas Mulcair.

L’austérité baltique:

L’autre débat qui continue d’occuper une grande place dans les médias concerne l’impact de l’austérité sur la croissance économique des pays en difficulté. Mon opinion n’a pas changé à ce sujet : les mesures d’austérités axées sur des réductions de dépenses gouvernementales et la réduction de la bureaucratie étatique sont positives, alors que celles axées sur les hausses de taxes et impôts sont négatives.

Concernant les pays de la zone Euro, on constate que les dépenses du gouvernement n’ont pas diminuées significativement. Le ratio des dépenses sur le PIB s’est simplement stabilisé. Peut-on vraiment parler d’austérité dans ce cas?

En revanche, certains pays comme l’Estonie (qui fait partie de la Zone Euro) ont réellement réduit les dépenses de l’État et ont accompli une réelle reprise économique. Les salaires et les prix y ont baissé (ce que l’on appelle une dévaluation interne, et ce que moi j’appelle de la déflation) et la dépréciation de l’Euro a certainement aidé un peu aussi. Sans être nécessairement un « cas d’école », l’Estonie et d’autres pays baltes confirment qu’on peut avoir une reprise économique tout en coupant les dépenses de l’État (et voire même que l’un cause l’autre).

À noter que l’Islande fait aussi très bien, elle qui n’a pas fait de sauvetage de ses trois grandes banques. N’est-ce pas là une preuve que le concept de "too-big-to-fail" n’est qu’une chimère?

Voici quelques graphiques de Dan Mitchell et autres à cet égard.

 

Les PIIGS et la Suisse:

Puis, alors que les PIIGS s’enlisent de plus en plus en tentant de sauver leurs banques avec l’argent des contribuables, les taux d’intérêt sur leur dette souveraine sont de plus en plus élevés (les 10 ans sont à près de 20% pour la Grèce, autour de 10% pour le Portugal et l’Irelande, et plus de 6% pour l’Italie et l’Espagne). En revanche, les taux d’intérêt Suisse, dont la devise est largement soutenue par d’importantes réserves d’or, sont négatifs de 2 à 5 ans et de seulement 1% pour 40 ans! Et ensuite vous me direz que l’or est une « relique barbare », une forme vétuste de monnaie ou que ce n’est carrément pas une monnaie du tout car c’est trop volatile? Et bien regardez le quatrième graphique ci-bas, qui montre le prix du pétrole en dollar US et en or. Lequel est le plus volatile?

Les Eurobonds sont la solution prônée par le consensus des économistes pour régler la crise européenne, après avoir recapitalisé les banques (évidemment!), mais l’Allemagne ne veut rien entendre à cet égard. Ces Eurobonds seraient des obligations émises au nom de tous les pays Européens, c’est-à-dire que le fardeau du remboursement reposerait sur l’ensemble des contribuables européens et non pas seulement les plus gros emprunteurs. Je suis d’accord avec Mme Merkel à l’égard du fait que ce n’est pas une solution viable, créant une évidente "tragédie des biens communs" et beaucoup de risque moral. On achèterait du temps, mais ne règlerait rien, et pendant ce temps les choses continuerait d’empirer rendant la situation encore plus ingérable. Les PIIGS sont trop bureaucratisés et leurs gouvernements dépensent trop. Leurs économies ne sont pas compétitives. Tant que cette situation ne sera pas réglée, les problèmes de la zone Euro persisteront.

Bernanke continue de danser le twist:

Aux États-Unis, la Fed vient d’annoncer qu’elle poursuivrait son opération twist jusqu’en décembre pour un montant additionnel de $267 milliards. Elle continuera donc d’acheter des obligations à long terme et de vendre des court terme. D’ailleurs, ce graphique montre que la Fed est devenu le plus gros acheteur des nouvelles émissions de dette américaine. Tant que ce soutient artificiel sera là, les taux américains demeureront excessivement bas. Le taux 10 ans US a atteint les 1.5% récemment.

Ceci dit, l’opération semble avoir les résultats escomptés jusqu’à maintenant. Les taux hypothécaires ont fortement baissé, ce qui a stimulé les refinancements hypothécaires. Les prix des maisons ont commencé à augmenter timidement, ce qui a stimulé la construction résidentielle. Reste maintenant à voir si cela sera soutenable et si ça mènera à une reprise économique durable et saine. J’en doute.

Ceci dit, une reprise dans la construction aidera puisque, contrairement à ce que les keynésiens ne cessent de répéter, la majorité du chômage qui sévit actuellement aux États-Unis est structurel. La preuve la plus probante est que les offres d’emplois non-comblées ne cessent d’augmenter. Le ratio chômeurs/offre d’emplois est en forte baisse (i.e. le nombre d’offres d’emploi augmente plus vite que le nombre de chômeurs). Pourquoi ces offres d’emplois ne sont pas comblées? Parce que les chômeurs n’ont pas les compétences requises (chômage structurel). Ce chômage résulte des distorsions induites par l’interventionnisme de l’État, qui a gonflé une bulle de crédit insoutenable.

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