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Archive for the ‘Actualité’ Category

Avec tous les défis et problèmes auxquels le Canada fait face présentement, il est plutôt questionnable que le gouvernement Harper choisisse de s’attaquer aux prestataires d’assurance-emploi plutôt que de s’en prendre à la bureaucratie publique, au gaspillage ou à d’autres dépenses inutiles. Ceci étant dit, je ne peux qu’être d’accord avec le principe derrière la réforme de l’assurance-emploi.

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Depuis l’arrivée de son nouveau président, Michel Sabia, la Caisse de Dépôts et Placements du Québec (CDPQ), le gestionnaire de notre régime des rentes, a clairement renoué avec son agenda visant à soutenir les entreprises québécoises.
Depuis moins de deux ans, la Caisse a déployé près de $2 milliard dans des entreprises Québécoises majeures. Voici le fruit de mes recherches à cet égard. Notez que ces transactions ne sont que celles dont nous avons entendu parler dans les médias. Il est fort probable que la Caisse a discrètement acheté bien plus de parts dans ces entreprises sans que nous ne le sachions. Par ailleurs, la Caisse investit aussi dans des petites entreprises qui ne sont pas cotées en bourse.

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Il y a présentement 182 tours à condo en construction à Toronto. C’est la ville où il y en a de plus au monde. Face à cette situation, beaucoup d’experts affirment qu’il s’agit d’une bulle et font des prédictions alarmantes à cet égard. Qu’en est-il vraiment? Voici mes explications.
Les facteurs qui favorisent l’appréciation d’une propriété immobilière sont :
-          La densité de la population dans les environs.
-          Les contraintes limitant les nouvelles constructions (naturelles, politiques ou infrastructurelles).
-          L’amélioration des infrastructures de transport.

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La maladie hollandaise du Canada:

La théorie de la « maladie hollandaise » revient souvent dans les discussions concernant le Canada, particulièrement des économistes plus à gauche. Selon cette théorie, les exportations de ressources naturelles font en sorte que la devise s’apprécie, ce qui nuit au secteur manufacturier et engendre un débalancement de l’économie.

L’économiste Stephen Gordon publiait récemment des graphiques intéressants à cet égard. Le premier montre qu’en effet, la part du secteur manufacturier a diminué au sein de l’économie canadienne. Cependant, le second graphique montre que ça a été le cas dans la plupart des pays industrialisés (excepté la Chine et l’Inde qui sont encore des pays émergents). Donc, est-ce vraiment une maladie hollandaise, ou plutôt une épidémie! En fait, la maladie hollandaise du Canada n’est qu’un cheval de bataille pour le politicien opportuniste qu’est Thomas Mulcair.

L’austérité baltique:

L’autre débat qui continue d’occuper une grande place dans les médias concerne l’impact de l’austérité sur la croissance économique des pays en difficulté. Mon opinion n’a pas changé à ce sujet : les mesures d’austérités axées sur des réductions de dépenses gouvernementales et la réduction de la bureaucratie étatique sont positives, alors que celles axées sur les hausses de taxes et impôts sont négatives.

Concernant les pays de la zone Euro, on constate que les dépenses du gouvernement n’ont pas diminuées significativement. Le ratio des dépenses sur le PIB s’est simplement stabilisé. Peut-on vraiment parler d’austérité dans ce cas?

En revanche, certains pays comme l’Estonie (qui fait partie de la Zone Euro) ont réellement réduit les dépenses de l’État et ont accompli une réelle reprise économique. Les salaires et les prix y ont baissé (ce que l’on appelle une dévaluation interne, et ce que moi j’appelle de la déflation) et la dépréciation de l’Euro a certainement aidé un peu aussi. Sans être nécessairement un « cas d’école », l’Estonie et d’autres pays baltes confirment qu’on peut avoir une reprise économique tout en coupant les dépenses de l’État (et voire même que l’un cause l’autre).

À noter que l’Islande fait aussi très bien, elle qui n’a pas fait de sauvetage de ses trois grandes banques. N’est-ce pas là une preuve que le concept de "too-big-to-fail" n’est qu’une chimère?

Voici quelques graphiques de Dan Mitchell et autres à cet égard.

 

Les PIIGS et la Suisse:

Puis, alors que les PIIGS s’enlisent de plus en plus en tentant de sauver leurs banques avec l’argent des contribuables, les taux d’intérêt sur leur dette souveraine sont de plus en plus élevés (les 10 ans sont à près de 20% pour la Grèce, autour de 10% pour le Portugal et l’Irelande, et plus de 6% pour l’Italie et l’Espagne). En revanche, les taux d’intérêt Suisse, dont la devise est largement soutenue par d’importantes réserves d’or, sont négatifs de 2 à 5 ans et de seulement 1% pour 40 ans! Et ensuite vous me direz que l’or est une « relique barbare », une forme vétuste de monnaie ou que ce n’est carrément pas une monnaie du tout car c’est trop volatile? Et bien regardez le quatrième graphique ci-bas, qui montre le prix du pétrole en dollar US et en or. Lequel est le plus volatile?

Les Eurobonds sont la solution prônée par le consensus des économistes pour régler la crise européenne, après avoir recapitalisé les banques (évidemment!), mais l’Allemagne ne veut rien entendre à cet égard. Ces Eurobonds seraient des obligations émises au nom de tous les pays Européens, c’est-à-dire que le fardeau du remboursement reposerait sur l’ensemble des contribuables européens et non pas seulement les plus gros emprunteurs. Je suis d’accord avec Mme Merkel à l’égard du fait que ce n’est pas une solution viable, créant une évidente "tragédie des biens communs" et beaucoup de risque moral. On achèterait du temps, mais ne règlerait rien, et pendant ce temps les choses continuerait d’empirer rendant la situation encore plus ingérable. Les PIIGS sont trop bureaucratisés et leurs gouvernements dépensent trop. Leurs économies ne sont pas compétitives. Tant que cette situation ne sera pas réglée, les problèmes de la zone Euro persisteront.

Bernanke continue de danser le twist:

Aux États-Unis, la Fed vient d’annoncer qu’elle poursuivrait son opération twist jusqu’en décembre pour un montant additionnel de $267 milliards. Elle continuera donc d’acheter des obligations à long terme et de vendre des court terme. D’ailleurs, ce graphique montre que la Fed est devenu le plus gros acheteur des nouvelles émissions de dette américaine. Tant que ce soutient artificiel sera là, les taux américains demeureront excessivement bas. Le taux 10 ans US a atteint les 1.5% récemment.

Ceci dit, l’opération semble avoir les résultats escomptés jusqu’à maintenant. Les taux hypothécaires ont fortement baissé, ce qui a stimulé les refinancements hypothécaires. Les prix des maisons ont commencé à augmenter timidement, ce qui a stimulé la construction résidentielle. Reste maintenant à voir si cela sera soutenable et si ça mènera à une reprise économique durable et saine. J’en doute.

Ceci dit, une reprise dans la construction aidera puisque, contrairement à ce que les keynésiens ne cessent de répéter, la majorité du chômage qui sévit actuellement aux États-Unis est structurel. La preuve la plus probante est que les offres d’emplois non-comblées ne cessent d’augmenter. Le ratio chômeurs/offre d’emplois est en forte baisse (i.e. le nombre d’offres d’emploi augmente plus vite que le nombre de chômeurs). Pourquoi ces offres d’emplois ne sont pas comblées? Parce que les chômeurs n’ont pas les compétences requises (chômage structurel). Ce chômage résulte des distorsions induites par l’interventionnisme de l’État, qui a gonflé une bulle de crédit insoutenable.

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Pour ceux que cela intéresse, voici un article de Willem Buiter, un économiste de Citigroup, au sujet de la sortie éventuelle de la Grèce de la zone Euro.

 

Voici brièvement ce que j’en pense.

 

Il est bien difficile de prévoir le comportement des politiciens du pays et, par conséquent, de prévoir l’évolution des choses cet été. Ceci dit, il est évident qu’une part grandissante de la population Grecque est anti-Euro, anti-austérité et pense que les choses iraient beaucoup mieux si le pays rejetait les mesures d’austérité et quittait la zone Euro. Cependant, cela pourrait être un bien mauvais calcul.

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Un immense débat fait présentement rage entre les économistes à propos de l’impact des plans d’austérité. D’un côté, certains prétendent que le rétablissement de l’équilibre budgétaire sera bon pour les économies concernées et contribuera à les remettre sur pieds. De l’autre côté, les keynésiens affirment que ceux-ci amplifieront la récession et ne feront qu’empirer les choses.

Je pense qu’il y a énormément de confusion dans ce débat. En fait, les deux camps ont tort, dépendamment de l’horizon observé et du contenu des plans d’austérité.

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Hydro-Québec vient d’achever la première phase de son grand projet visant à remplacer 3,8 millions de compteurs électriques au Québec. Environ 20,000 appareils ont en effet été mis en place dans la MRC de Memphrémagog, à Boucherville et l’arrondissement de Villeray, à Montréal. Assurant que les taux d’ondes émises répondent aux normes recommandées par Santé Canada, la société d’État doit déposer son dossier à la Régie de l’énergie sous peu, afin de pouvoir poursuivre l’implantation.

Ces compteurs permettront à la société d’État de mieux mesurer la consommation de ses usagers et d’implanter une tarification variable qui permettra de mieux gérer l’offre. En faisant votre brassée de lavage en période creuse, durant laquelle les tarifs seraient plus bas, plutôt qu’en période de pointe, vous permettriez à Hydro-Québec de réduire ses coûts, laquelle doit souvent importer de l’électricité en période de pointe l’hiver. Par ailleurs, ces compteurs pourront transmettre les données par les ondes, ce qui sera moins coûteux que d’envoyer des employés faire les relevés à pieds.

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Les nouvelles à l’égard de la crise Européenne se succèdent à un rythme effarant, à un tel point que le commun des mortels (et certains des lecteurs de ce blogue) sombre dans la plus profonde confusion. Certains jours on apprend que l’Euro est sauvé, pour que le lendemain on se rende compte qu’il n’en est rien. Voici donc quelques éclaircissements concernant les développements des derniers jours.

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Il ne fait aucun doute, les inégalités de richesse sont inhérentes au système capitaliste. Cependant, dans un véritable système de libre-marché, les inégalités ne seraient pas si grandes que certains pourraient le croire. J’ai souvent affirmé sur ce blogue que sur un véritable libre-marché, il y aurait beaucoup moins de grandes entreprises et moins de « super-riches ». Pourquoi? Parce que c’est grâce aux largesses de l’intervention étatique que les grandes entreprises et les super-riches atteignent leur statut. L’interventionnisme étatique engendre donc des inégalités qui ne résultent pas de l’aspect « méritocratique » du système capitalisme et qui sont donc indésirables pour la société.

Pour mieux illustrer cette dynamique, j’ai décidé d’analyser les cas de quelques uns des individus les plus riches de la terre selon le Palmarès de Forbes et de vous démontrer de quelle façon ils ont bénéficié de l’interventionnisme étatique pour arriver à leurs fins. Notez bien que je ne m’oppose pas du tout à l’existence de riches entrepreneurs, au contraire ceux-ci créent de la richesse et apportent beaucoup à la société. D’ailleurs, en fouillant un peu dans leurs histoires, on constate que la plupart sont de brillants entrepreneurs. Cependant, en grattant un peu, on réalise que c’est l’interventionnisme étatique qui les a fait passer de très riche à « super riche ».

Beaucoup d’entre eux ont commencé à partir de rien. Quant à ceux qui ont eu la chance d’hériter d’une entreprise, la plupart ont continué à faire de bons investissements et à prendre des risques, de façon à amener l’entreprise à un niveau supérieur. Peu d’entre eux sont des rentiers de capital hérité.

Les quelques exemples ci-bas ne sont que la pointe de l’iceberg. Il y a bien d’autres milliardaires qui ont bénéficié de favoritisme étatique et ceux énumérés ci-bas en ont bénéficié de bien d’autres manières que celles que je décris dans ces quelques lignes. Je note que beaucoup de milliardaires ont bénéficié du système bancaire inflationniste (notamment Carl Icahn et ses leveraged buyouts) et que plusieurs ont bénéficié de la règlementation excessive de certaines industries, qui favorise les grandes entreprises bien établies au détriment des nouveaux entrants et des petits concurrents.

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 L’Irlande libérale s’en sort mieux que les PIGS socialistes :

Une excellente revue des indicateurs économiques récents en Irlande par Alexis Vintray. Pas de dévaluation compétitive, focus sur l’amélioration de l’équilibre budgétaire (plutôt que sur une hausse des dépenses) et déflation des prix et des salaires. En somme, l’antithèse du keynésianisme.

« L’hypothèse de croissance du PIB de 2% prise par le gouvernement pourrait être dépassée. Une condition essentielle pour réduire le fardeau de la dette publique, qui est attendue à 111% pour 2011. Sans surprise, ces bons résultats se traduisent par le retour de la confiance des investisseurs, convaincus par la volonté affichée d’assainir la situation au plus vite. (…)

Ainsi, si le commerce extérieur a explosé, c’est que les salaires comme l’inflation ont fortement baissé depuis le début de la crise en 2007. (…)

Depuis 2007, les prix ont légèrement chuté (-0,5%) contre une hausse de près de 6% dans la zone euro. (…) Conséquence, les produits irlandais se retrouvent comparativement moins chers que les produits du reste de l’Europe. (…)

On notera aussi que l’Euro, en empêchant la dévaluation de la monnaie, a empêché l’Irlande de retrouver sa compétitivité par la dévaluation, et obligeant à cette « dévaluation interne ». (…)

Tout aussi intéressant, le gouvernement irlandais a refusé de toucher à sa fiscalité des entreprises, très basse, et a au contraire axé son plan de rigueur sur la baisse des dépenses publiques. (…)

Certes, le pays n’est pas complètement sorti d’affaire et continuera à payer le prix des excès de la bulle immobilière de la décennie précédente pendant quelques temps encore. (…) Mais les premiers résultats et la comparaison avec les autres « PIGS » remettent en cause les hypothèses keynésiennes et offrent probablement des leçons à tirer pour la France ou la « rigueur » ne contient aucune moindre réduction des dépenses publiques… »

 

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