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Archive for 5 juillet 2012

Le marché n’est pas parfait, donc le gouvernement doit intervenir pour corriger la situation.

Ce mythe est en quelque sorte celui qui englobe les 11 premiers de cette série d’articles. Le vecteur commun qui alimente ces mythes économiques qui nous appauvrissent.

Pour qu’un marché permette d’obtenir une allocation optimale des ressources, certaines conditions doivent être réunies. Cette situation se nomme la concurrence pure et parfaite. Voyons quelles sont ces conditions:

1- Atomicité des agents : il faut qu’il y ait un grand nombre d’acheteurs et de vendeurs, ce qui empêche toute coalition entre acteurs économiques. Autrement dit, les agents ne doivent pas avoir suffisamment d’importance pour directement influencer le prix par leurs transactions sur le marché.

2- Homogénéité des produits : les produits en concurrence sont semblables et donc interchangeables.

3- Transparence de l’information : toutes les caractéristiques du marché sont connues des acteurs de façon gratuite et immédiate.

4- Libre entrée et libre sortie : il ne doit y avoir aucune entrave tarifaire (protectionnisme), administrative ou technique à l’entrée d’un offreur ou d’un demandeur supplémentaire.

5- Libre circulation des facteurs de production : la main-d’œuvre et les capitaux se dirigent spontanément vers les marchés où la demande est supérieure à l’offre ; il n’y a pas de délai ni de coût dans leur reconversion.

À la lecture de ces hypothèses, vous aurez vite réalisé qu’elles sont très rarement confirmées par la réalité, ce qui implique que la concurrence pure et parfaite n’existe pas. Pour certains, en l’absence de concurrence pure et parfaite, il est impossible de maximiser l’utilité des agents économiques (l’optimum de Pareto); le marché est donc inefficace ce qui justifie que l’État intervienne pour corriger le tir et atteindre la situation optimale.

(suite…)

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