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Archive for juillet 2012

Il y a présentement 182 tours à condo en construction à Toronto. C’est la ville où il y en a de plus au monde. Face à cette situation, beaucoup d’experts affirment qu’il s’agit d’une bulle et font des prédictions alarmantes à cet égard. Qu’en est-il vraiment? Voici mes explications.
Les facteurs qui favorisent l’appréciation d’une propriété immobilière sont :
-          La densité de la population dans les environs.
-          Les contraintes limitant les nouvelles constructions (naturelles, politiques ou infrastructurelles).
-          L’amélioration des infrastructures de transport.

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Subliminal: How Your Unconscious Mind Rules Your Behavior”, par Leonard Mlodinow.

 Leonard Mlodinow est un physicien ayant collaboré avec le célèbre Stephen Hawking, qui s’intéresse cette fois aux rouages de l’inconscient et de son impact sur nos vies.
S’il y a une chose que Freud avait correctement identifiée, c’est que le comportement humain est gouverné par des processus mentaux dont nous sommes inconscients. Nous avons l’impression que nous percevons le monde tel qu’il est à travers nos cinq sens. Pourtant, il n’en est rien. Ce que nous percevons est en fait une interprétation que fait notre cerveau – inconsciemment – à partir des données obtenues des cinq sens. Par exemple, le texte que vous voyez en ce moment est fort différent de ce que votre cerveau reçoit de vos yeux. Il y a un point au centre de notre champs de vision où nous sommes aveugles; c’est la tache jaune, soit l’endroit où notre nerf optique est connecté. Pour corriger cette situation, notre cerveau remplit le trou avec ce qu’il devrait logiquement s’y trouver, en fonction de ce qu’il y a autour et il fait constamment bouger nos yeux de façon à couvrir entièrement notre champs de vision. Puis, le cerveau corrige la séquence pour éliminer le flou et fournir une image claire à notre conscience, sans trou au milieu.
Nos perceptions sensorielles ne sont rien d’autres que des courants électriques qui parcourent nos nerfs jusqu’à notre cerveau, qui lui les utilise pour construire une version adaptée de la réalité qu’il diffuse à notre conscience. Notre conscience n’est en fait qu’un spectateur confortablement assis au cinéma, qui croit tout ce que lui présente le projecteur qu’est son cerveau.

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La maladie hollandaise du Canada:

La théorie de la « maladie hollandaise » revient souvent dans les discussions concernant le Canada, particulièrement des économistes plus à gauche. Selon cette théorie, les exportations de ressources naturelles font en sorte que la devise s’apprécie, ce qui nuit au secteur manufacturier et engendre un débalancement de l’économie.

L’économiste Stephen Gordon publiait récemment des graphiques intéressants à cet égard. Le premier montre qu’en effet, la part du secteur manufacturier a diminué au sein de l’économie canadienne. Cependant, le second graphique montre que ça a été le cas dans la plupart des pays industrialisés (excepté la Chine et l’Inde qui sont encore des pays émergents). Donc, est-ce vraiment une maladie hollandaise, ou plutôt une épidémie! En fait, la maladie hollandaise du Canada n’est qu’un cheval de bataille pour le politicien opportuniste qu’est Thomas Mulcair.

L’austérité baltique:

L’autre débat qui continue d’occuper une grande place dans les médias concerne l’impact de l’austérité sur la croissance économique des pays en difficulté. Mon opinion n’a pas changé à ce sujet : les mesures d’austérités axées sur des réductions de dépenses gouvernementales et la réduction de la bureaucratie étatique sont positives, alors que celles axées sur les hausses de taxes et impôts sont négatives.

Concernant les pays de la zone Euro, on constate que les dépenses du gouvernement n’ont pas diminuées significativement. Le ratio des dépenses sur le PIB s’est simplement stabilisé. Peut-on vraiment parler d’austérité dans ce cas?

En revanche, certains pays comme l’Estonie (qui fait partie de la Zone Euro) ont réellement réduit les dépenses de l’État et ont accompli une réelle reprise économique. Les salaires et les prix y ont baissé (ce que l’on appelle une dévaluation interne, et ce que moi j’appelle de la déflation) et la dépréciation de l’Euro a certainement aidé un peu aussi. Sans être nécessairement un « cas d’école », l’Estonie et d’autres pays baltes confirment qu’on peut avoir une reprise économique tout en coupant les dépenses de l’État (et voire même que l’un cause l’autre).

À noter que l’Islande fait aussi très bien, elle qui n’a pas fait de sauvetage de ses trois grandes banques. N’est-ce pas là une preuve que le concept de "too-big-to-fail" n’est qu’une chimère?

Voici quelques graphiques de Dan Mitchell et autres à cet égard.

 

Les PIIGS et la Suisse:

Puis, alors que les PIIGS s’enlisent de plus en plus en tentant de sauver leurs banques avec l’argent des contribuables, les taux d’intérêt sur leur dette souveraine sont de plus en plus élevés (les 10 ans sont à près de 20% pour la Grèce, autour de 10% pour le Portugal et l’Irelande, et plus de 6% pour l’Italie et l’Espagne). En revanche, les taux d’intérêt Suisse, dont la devise est largement soutenue par d’importantes réserves d’or, sont négatifs de 2 à 5 ans et de seulement 1% pour 40 ans! Et ensuite vous me direz que l’or est une « relique barbare », une forme vétuste de monnaie ou que ce n’est carrément pas une monnaie du tout car c’est trop volatile? Et bien regardez le quatrième graphique ci-bas, qui montre le prix du pétrole en dollar US et en or. Lequel est le plus volatile?

Les Eurobonds sont la solution prônée par le consensus des économistes pour régler la crise européenne, après avoir recapitalisé les banques (évidemment!), mais l’Allemagne ne veut rien entendre à cet égard. Ces Eurobonds seraient des obligations émises au nom de tous les pays Européens, c’est-à-dire que le fardeau du remboursement reposerait sur l’ensemble des contribuables européens et non pas seulement les plus gros emprunteurs. Je suis d’accord avec Mme Merkel à l’égard du fait que ce n’est pas une solution viable, créant une évidente "tragédie des biens communs" et beaucoup de risque moral. On achèterait du temps, mais ne règlerait rien, et pendant ce temps les choses continuerait d’empirer rendant la situation encore plus ingérable. Les PIIGS sont trop bureaucratisés et leurs gouvernements dépensent trop. Leurs économies ne sont pas compétitives. Tant que cette situation ne sera pas réglée, les problèmes de la zone Euro persisteront.

Bernanke continue de danser le twist:

Aux États-Unis, la Fed vient d’annoncer qu’elle poursuivrait son opération twist jusqu’en décembre pour un montant additionnel de $267 milliards. Elle continuera donc d’acheter des obligations à long terme et de vendre des court terme. D’ailleurs, ce graphique montre que la Fed est devenu le plus gros acheteur des nouvelles émissions de dette américaine. Tant que ce soutient artificiel sera là, les taux américains demeureront excessivement bas. Le taux 10 ans US a atteint les 1.5% récemment.

Ceci dit, l’opération semble avoir les résultats escomptés jusqu’à maintenant. Les taux hypothécaires ont fortement baissé, ce qui a stimulé les refinancements hypothécaires. Les prix des maisons ont commencé à augmenter timidement, ce qui a stimulé la construction résidentielle. Reste maintenant à voir si cela sera soutenable et si ça mènera à une reprise économique durable et saine. J’en doute.

Ceci dit, une reprise dans la construction aidera puisque, contrairement à ce que les keynésiens ne cessent de répéter, la majorité du chômage qui sévit actuellement aux États-Unis est structurel. La preuve la plus probante est que les offres d’emplois non-comblées ne cessent d’augmenter. Le ratio chômeurs/offre d’emplois est en forte baisse (i.e. le nombre d’offres d’emploi augmente plus vite que le nombre de chômeurs). Pourquoi ces offres d’emplois ne sont pas comblées? Parce que les chômeurs n’ont pas les compétences requises (chômage structurel). Ce chômage résulte des distorsions induites par l’interventionnisme de l’État, qui a gonflé une bulle de crédit insoutenable.

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“Why We Get Fat: And What to Do About It”, par Gary Taubes (aussi disponible en français).

En juillet 2011, j’avais publié un billet sur le guide alimentaire canadien et l’alimentation. À ce sujet, je vous recommande cet excellent article paru sur Contrepoints au sujet du livre FAT de Gary Taubes. Le présent billet résume mes notes de lecture.

Il y a 50 ans, un Américain sur huit ou neuf aurait été officiellement considéré obèse. Aujourd’hui, c’est un sur trois qui est considéré obèse et deux sur trois qui a un surplus de poids. Qu’est-ce qui peut bien avoir causé une telle épidémie? Les recommandations actuelles de lutte contre le surpoids et l’obésité, tant de la part des institutions publiques que de la grande majorité des médecins, peuvent pour l’essentiel être ramenées au “modèle de l’équilibre calorique”, à savoir que la prise ou perte de poids est invariablement déterminée par la quantité de calories ingérées par rapport à la quantité de calories dépensées. Ce modèle, issu de la loi de la thermodynamique, est une hypothèse qui semble plausible, mais qui n’a jamais pu être prouvée malgré l’acharnement des « autorités » à le faire.

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Le marché n’est pas parfait, donc le gouvernement doit intervenir pour corriger la situation.

Ce mythe est en quelque sorte celui qui englobe les 11 premiers de cette série d’articles. Le vecteur commun qui alimente ces mythes économiques qui nous appauvrissent.

Pour qu’un marché permette d’obtenir une allocation optimale des ressources, certaines conditions doivent être réunies. Cette situation se nomme la concurrence pure et parfaite. Voyons quelles sont ces conditions:

1- Atomicité des agents : il faut qu’il y ait un grand nombre d’acheteurs et de vendeurs, ce qui empêche toute coalition entre acteurs économiques. Autrement dit, les agents ne doivent pas avoir suffisamment d’importance pour directement influencer le prix par leurs transactions sur le marché.

2- Homogénéité des produits : les produits en concurrence sont semblables et donc interchangeables.

3- Transparence de l’information : toutes les caractéristiques du marché sont connues des acteurs de façon gratuite et immédiate.

4- Libre entrée et libre sortie : il ne doit y avoir aucune entrave tarifaire (protectionnisme), administrative ou technique à l’entrée d’un offreur ou d’un demandeur supplémentaire.

5- Libre circulation des facteurs de production : la main-d’œuvre et les capitaux se dirigent spontanément vers les marchés où la demande est supérieure à l’offre ; il n’y a pas de délai ni de coût dans leur reconversion.

À la lecture de ces hypothèses, vous aurez vite réalisé qu’elles sont très rarement confirmées par la réalité, ce qui implique que la concurrence pure et parfaite n’existe pas. Pour certains, en l’absence de concurrence pure et parfaite, il est impossible de maximiser l’utilité des agents économiques (l’optimum de Pareto); le marché est donc inefficace ce qui justifie que l’État intervienne pour corriger le tir et atteindre la situation optimale.

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La défense des droits de propriété intellectuelle est nécessaire à l’innovation et au développement économique.

Les lois sur la propriété intellectuelle, protégées par les gouvernements, sont une façon très répandue de limiter la concurrence au profit de certaines entreprises. Les droits de propriété intellectuelle, tels que les brevets, marques déposées et droits d’auteurs, sont en fait des monopoles décrétés par l’État. Ils permettent à des individus ou à des entreprises d’obtenir un privilège de l’État leur permettant de se soustraire à la concurrence et donc de tricher au jeu du libre-marché.

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