L’un des sujets auquel l’auteur Dan Gardner ne s’est malheureusement pas penché dans son excellent livre « Risk » est le réchauffement global. C’est possiblement pas peur de représailles qu’il a évité ce sujet pourtant hautement pertinent pour ce livre… Serait-il possible que le risque présenté par les changements climatiques ait été exagéré et que certaines organisations aient manipulé nos biais cognitifs pour servir leurs intérêts? C’est ce que nous explorerons dans le présent billet.
Note : je vous conseille fortement de lire mon article sur le livre « Risk » si ce n’est pas déjà fait avant de lire le présent article.
Le biais de confirmation est très présent dans la sphère environnementaliste. Tout d’abord, les médias ne présentent que les nouvelles confirmant qu’une catastrophe climatique grave est en cours. Toutes les preuves scientifiques démontrant qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter ou que les choses sont moins pire qu’on ne le dit (et il y en a constamment) sont totalement ignorées par les médias. Le citoyen moyen en conclut forcément qu’il y a unanimité parmi les scientifiques à l’égard du risque élevé que posent les changements climatiques, alors que ce n’est vraiment pas le cas. Les médias ont aussi déclenché l’heuristique de disponibilité (la règle de l’exemple). En placardant leurs bulletins de nouvelles de conséquences potentiellement négatives des changements climatiques, ils ont bien inséré ces choses dans le cerveau des gens, ce qui pousse la population à surestimer la probabilité de ces événements (voir ceci). Par ailleurs, comme les gens accordent généralement plus de crédibilité aux études scientifiques qui démontrent un danger ou un risque, qu’à celles qui démontrent qu’il n’y en a pas, les gens étaient très vulnérables à ces scénarios catastrophistes.
La polarisation de groupe fait aussi son oeuvre dans cette histoire. Il est devenu très mal vu d’être sceptique envers le réchauffement global. En fait, le concept de lutte aux changements climatiques est presque devenu une religion. Impossible de soulever un doute en publique sans que le tribunal inquisitoire nous condamnent à la mort par lapidation. Cela crée une dynamique dans laquelle l’extrémisme devient la norme.
D’autre part, les balises (ou heuristiques d’ajustement) ont été grandement utilisées par les réchauffistes pour manipuler l’opinion publique, à commencer par Al Gore lui-même dans son film de propagande « An Inconvenient Truth ». On nous a décrit des scénarios catastrophiques complètement irréalistes et exagérés, mais cela importe peu car ces exagérations ont mis en place des balises qui ont eu pour effet de biaiser notre perception du risque réel. Un bon exemple de cela concerne la hausse du niveau des océans (voir ceci).
Les réchauffistes ont aussi utilisé la « règle des choses typiques » en créant des histoires qui semblent plus probables qu’elles ne le sont vraiment à partir d’événements incertains. Par exemple, on nous dit que le réchauffement fera fondre le permafrost, ce qui libérera du méthane, lequel accentuera le réchauffement au point de faire rapidement fondre les glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique, ce qui inondera les grandes villes côtières et fera disparaître certaines îles. Cette histoire semble probable et crédible, mais rien de tout cela n’est en train de se produire; ce ne sont que des hypothèses. On nous présente tout de même ce risque comment étant certain et imminent.
Qu’en est-il de l’heuristique d’affect (la règle du bon et du mauvais)? Environ 95% des gaz à effet de serre sont émis naturellement, mais la nature est une bonne chose, elle ne peut représenter un risque. Beaucoup de GES sont émis par l’agriculture, notamment en ce qui a trait aux flatulences provenant du bétail. Il est cependant beaucoup plus facile pour les réchauffistes de s’attaquer au méchant pétrole polluant des sables bitumineux, tueur d’oiseau, destructeur de forêt et empoisonneur d’eau, que de cibler les agriculteurs, ces bons fermiers qui mettent de la nourriture dans notre assiette, même si les émissions de GES de l’agriculture sont plus élevées que celles des sables bitumineux albertains. Les documentaristes ont aussi contribué à mettre des visages animaliers sur la chose (pensez aux fameux ours polaires). En fait, il existe bien peu de preuves scientifiques démontrant que des animaux soient affectés à ce jour (les études ne montrent aucun impact sur les populations d’ours polaires, voir ceci). Finalement, les médias et les groupes environnementalistes ont dressé un portrait exclusivement négatifs des changements climatiques, en évitant de mentionner les avantages (voir ceci). Tel qu’expliqué par Gardner, le biais d’affect fait en sorte que les choses négatives sont perçues comme étant plus risquées et probables qu’elles ne le sont réellement.
Quant au principe de précaution, fortement vilipendé par Gardner dans son livre, les écolos y ont fait allègrement référence, surtout suite aux révélations du « Climategate ». Le raisonnement se résume à ce que puisque nous ne pouvons être certain à 100% que les activités humaines ne sont pas une cause fondamentale des changements climatiques qui mèneront possiblement à des catastrophes pour l’humanité, vaut mieux ne pas prendre de risque et réduire l’activité humaine. Comme c’est souvent le cas, on nous demande de fermer les yeux et d’accepter de subir une baisse certaine de notre niveau de vie, qui créera du chômage et de la pauvreté, pour nous protéger d’un risque hypothétique.
« Ne vous inquiétez pas », nous disent les écolos, « les technologies vertes vont créer des emplois et de la richesse ». C’est totalement faux; la lutte aux GES fait augmenter les coûts de tout ce que nous consommons, ce qui diminue notre pouvoir d’achat et notre niveau de vie (donc notre richesse). Ces mesures détruisent beaucoup plus d’emplois que les emplois spécifiquement créés dans les technologies vertes, cela est déjà évident.
Cela nous amène à considérer pourquoi une telle campagne de peur est-elle menée par autant de gens? Qui bénéficie de cette manipulation propagandiste? Tout d’abord, beaucoup de corporations bénéficient directement des règlementations et des subventions qui accompagnent la lutte aux GES, incluant les entreprises oeuvrant dans les énergies vertes, les entreprises d’ingénierie, de construction et, surtout, les banques qui financeront les billions de dollars de prêts nécessaires au financement de ces investissements. Il y a ensuite les ONGs environnementalistes, qui en faisant peur au public réussissent à obtenir l’attention des gens ainsi que leurs donations. Les chercheurs scientifiques qui en illustrant des scénarios catastrophistes obtiennent des subventions de recherche, des postes important et du prestige médiatique (le GIEC est envahi par ces opportunistes). Les médias quant à eux saisissent une occasion en or de faire du sensationnalisme et de gonfler leurs auditoires en utilisant la peur. Et finalement les politiciens, qui appliquent une stratégie gagnante en politique : faire peur aux gens en exagérant les risques pour ensuite leur promettre de les protéger en échange de leur vote.
Ces gens manipulent les données, filtrent l’information, exagèrent les scénarios négatifs et exploitent nos biais cognitifs pour nous faire accepter des mesures destructrices pour l’humanité, mais qui servent leurs intérêts particuliers. C’est le marketing de la peur à son meilleur…Al Gore a aussi bien réussi que Georges W. Bush. Combien faudra-t-il de temps aux faits pour rattraper les fariboles réchauffistes? Concernant l’invasion américaine de l’Irak, il aura fallu beaucoup trop de temps; le mal était déjà fait…

Hubert Reeves est probablement un lobbyiste à la solde d’une corporation «verte». Ou peut-être n’a t-il pas l’esprit assez critique et «allumé» pour interpréter des données probantes. Hum, à moins que cet homme de science soit un agent de la conspiration socialiste mondiale !? Ha non ! C’est sûrement moi qui est bête en abandonnant mon jugement à un argument d’autorité ! Selon vous, le «mensonge climatique» serait de même nature que les prétextes qui ont mené à une agression contre l’Irak ? Et l’explosion démographique à l’échelle mondiale, la demande croissante en énergie n’ont pas d’incidence mesurable sur l’environnement ? En fait, vous ne faites pas preuve de scepticisme, ni de pensée critique. Vous adoptez la négation systématique et le refus obstiné pour des raisons clairement idéologiques. Je vous invite à regarder sur Youtube le vidéo intitulé : Hubert Reeves – Réchauffement climatique. Ou bien la réponse aux climato-sceptiques du code Chastenay : http://lecodechastenay.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=360&ep=86
Dans cette vidéo Binh An Vu Van parle de Bjorn Lomborg comme étant le "pape" des climato-sceptiques. Il vient juste de changer de bord.
Mais quelle est sa nouvelle position? Laissons-le s’exprimer: http://www.ted.com/talks/lang/fre_ca/bjorn_lomborg_sets_global_priorities.html
@Maxime
L’explosion démographique? Mais de quoi parlez-vous? La croissance de la population mondiale est en ralentissement, pas en "explosion. Et après vous m’accusez de ne pas être critique. C’est déjà une prise contre vous…
Bien sûr que la consommation d’énergie a des impacts sur l’environnement. Tout ce que l’humain fait a un impact sur l’environnement, incluant les éoliennes. Si nous retournions vivre dans des huttes, cela serait très bon pour l’environnement n’est-ce pas? La question n’est pas là. La question est de savoir qu’est-ce qui représente un risque réel et ingérable, nécessitant l’utilisation du pouvoir coercitif de l’État, et qu’est-ce qui n’est que de la propagande exagérée visant à nous vendre des éoliennes et à nous taxer davantage. Présentement le paysage politique et médiatique est tellement polarisé que ces questions ne sont même pas considérées.
Hubert Reeves n’est membre d’aucune conspiration, je vous rassure. Cependant, c’est un individu qui a comme principale passion dans la vie l’appréciation de la biodiversité actuelle (pour d’autres c’est la musique…). Il fait partie de ces gens qui pensent que la terre, qui en a vu d’autres au cours des derniers milliards d’années, devrait rester intacte pour toujours. Il croit que l’activité productive des humains nuit à sa biodiversité chérie et change l’image de la planète, et n’a certainement pas tort. Il a très bien compris que l’agenda des réchauffistes mènera à une diminution de l’activité productive des humains et donc contribuera à subventionner sa passion et son désir de maintenir le statu quo écologique, tout comme les artistes québécois veulent que l’on soit taxés pour subventionner leur musique même si nous ne l’aimons pas. Il y voit donc un moyen d’arriver à ses fins. Et c’est un humain après tout, sujet aux mêmes biais cognitifs que tout individu; lui aussi a été manipulé jusqu’à un certain point par la propagande réchauffiste.
Ceci étant dit, c’est tout-à-fait son droit de militer en faveur de la préservation de la biodiversité pour convaincre les gens de partager sa passion et d’agir librement en ce sens. Le problème, c’est lorsque ces individus mettent de la pression sur l’État pour que celui-ci force les gens à adopter certains comportements ou à payer pour des choses contre leur gré.
Ceci étant dit, je visionnerai vos vidéos avec plaisir.
De votre côté, faîtes-moi plaisir, lisez ceci:
http://minarchiste.wordpress.com/2010/12/06/est-ce-que-le-capitalisme-implique-la-destruction-de-l%e2%80%99environnement/
Et faîtes l’expérience suivante: mettez un glaçon dans un verre d’eau, mesurez immédiatement le niveau de l’eau, puis attendez que le glaçon fonde complètement et remesurez le niveau de l’eau. Vous constaterez qu’il n’aura pas bougé d’un poil!
«Cependant, c’est un individu qui a comme principale passion dans la vie l’appréciation de la biodiversité actuelle (pour d’autres c’est la musique…). Il fait partie de ces gens qui pensent que la terre, qui en a vu d’autres au cours des derniers milliards d’années, devrait rester intacte pour toujours.»
Depuis quand la biodiversité est un bien culturel ? Êtes-vous de ces anthropocentristes judéo-chrétiens qui pensent que l’homo sapiens est une créature de Dieu ? L’homme est un mammifère qui dépend d’un équilibre des écosystèmes très précaire et qui a pris des millions d’années à se construire. Bien sûr que la planète a passé par plusieurs états et plusieurs espèces ont dominée et quitté sa surface, l’homme n’est pas une exception ! Et qui mieux qu’un astrophysicien pour le comprendre ? La position d’Hubert Reeves est loin d’être une appréciation romantico-esthétique. Son point de vue est celui d’un homme de science qui comprend très bien la relation d’interdépendance qu’entretient l’homme avec les écosystèmes.
Comme à l’habitude, vous jonglez avec les variables et les chiffres en les isolant des données sur le long terme. La croissance démographique représente la variation de la population dans le temps. Or voici les chiffres :
- 600 à 679 millions d’habitants vers 1700
- Entre 1,55 et 1,76 milliard en 1900
- 6,1 milliards en 2000
- 6,890 milliards en janvier 2011
Donc, en à peu près 300 ans, on est passé d’une population de 600 millions à près de 7 milliards !!! Si ça c’est pas une explosion ! Il y a un peut-être un ralentissment de la vitesse de croisssance, mais la tangente est en progression constante. Maintenant de quoi je parle ? Une prise contre moi ? Je pense plutôt que je viens de faire un coup de circuit !
Ouais, un coup de circuit dans un carré de sable.
En quoi est que les dernières 300 ans peuvent-elles vous aider à prévoir l’évolution des choses pour le prochain siècle?
Est-ce que le rythme de croissance de la population est en explosion ces dernières décennies ou en ralentissement?
http://www.learner.org/courses/envsci/visual/visual.php?shortname=population_growth_rate
Clairement en ralentissement.
Si la croissance de la population est en fort ralentissement au cours des dernières décennies, pourquoi cela devrait-il être une source d’inquiétude pour l’avenir rapproché?
En fait, au cours du prochain siècle, nous commencerons possiblement à observer un déclin de la population mondiale.
Tous les Malthus de l’histoire ont été ridiculisés. Pourquoi souhaitez-vous tant entrer dans le club?
Non je ne pense pas. Comme je l’ai dit, ce ne sont pas les populations blanches et jaunes qui produisent trop d’enfants, bien au contraire. La tendance va clairement au vieillissement. C’est d’ailleurs en partie à cause de ce vieillissement que la population mondiale augmente. Grâce à la médecine qui a fait passer le taux de mortalité en dessous du taux de natalité, bien que celui-ci ait décliné à une vitesse fulgurante. Blâmez donc la médecine.
Mais le taux de natalité va tout de même continuer de baisser pour éventuellement devenir négatif au cours des 100 prochaines années.
L’explosion démographique est un mythe, quitte à le répéter 36 fois.
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=1&codeStat=SP.DYN.TFRT.IN&codePays=USA&codeTheme2=1&codeStat2=x&langue=fr
Le taux de fécondité des populations blanches et jaunes est largement sur le déclin, 1.5 pour la zone euro et à peu de chose près dans la même fourchette pour les pays asiatiques. S’il existe une quelconque explosion démographique, elle ne provient pas de ces populations là. Pour ce qui est de la demande en énergie, si son prix monte, on en consommera moins, car on tend à consommer moins de ce qui coûte cher.
Quant au mensonge climatique, il veut dire que l’exploitation des biais informationnels donne aux élites dirigeantes un agenda politique. Quand on lit les réactions hystériques de bien des internautes sur ce sujet sensible qu’est le réchauffement climatique, on se dit qu’il n’a pas tort. En jouant sur l’aspect émotionnel de la chose, il devient inutile de forcer les gens à convenir à l’idéologie socialiste-écologiste, puisque ce sont les gens qui viennent d’eux-mêmes réclamer une intervention du gouvernement.
Autre graph intéressant sur le sujet:
http://www.ciuboda.com/wp-content/uploads/2009/10/worldgr.gif
@JP
Excellent!
"I’m not saying that global warming is not happening. It’s not saying that it is not a big problem. It’s just saying that what we can do about it is really little and at a very high cost."
C’est une bonne façon de voir les choses.
Et lorsque l’on se rend compte que le risque a été très exagéré, on réalise qu’il y a quelque chose qui cloche avec toutes ces politiques liberticides.
@Meng Hu – «L’explosion démographique est un mythe, quitte à le répéter 36 fois.» Tu mets un lien vers un graphique qui représente les statistiques aux États-Unis ! Je ne savais pas que le monde se réduisait aux USA !!! Ça en dit gros sur ta perception du monde !
Voilà un portrait global un peu plus juste de la situation !
http://www.census.gov/population/international/data/idb/worldpopgraph.php
@minarchiste – Qui a parlé de malthusianisme ? J’évoquais la variable démographique pour parler de croissance exponentielle de la demande en énergie. Le ralentissement démographique ne signifie pas la baisse. J’imagine que c’est un mythe aussi ? No problem guys ! Vive la croissance infinie dans un monde fini !!!
Si vous aviez pris le temps de bien regarder, vous auriez vu qu’à droite, il y avait possibilité de faire défiler les pays.
Et bien regardez-bien mon lien…vous pouvez aussi jouer avec les données…Et je parlais de croissance économique globale. Maintenant contestez la croissance jusqu’à 9 milliards prévue pour 2040-50 !
*croissance démographique (erreur)
@ Maxime:
Pour vous y a-t-il une différence entre "croissance démographique" et "explosion démographique"?
Explosion démographique… ça reste à définir. La première précision à établir est: en termes relatifs ou absolus?
Selon le lien fourni par Maxime la population humaine a progressé de 3 milliards à 6 milliards en 40 ans (de 1960 à 2000). Si elle passait de 6 à 9 milliards entre 2000 et 2040 on pourrait dire…
1- Que l’augmentation se maintient en termes absolus: 3 milliards par 40 ans,
2- Que l’augmentation diminue en termes relatifs, passant de 100% à 50% en 40 ans.
Alors… comment définir précisément l’expression "explosion démographique"? Je ne le sais pas. Mais j’aurais besoin d’une argumentation solide pour prétendre que l’"explosion démographique" commence en 2000…
«Mais j’aurais besoin d’une argumentation solide pour prétendre que l’ »explosion démographique » commence en 2000»…Inutile de s’obstiner là dessus. En à peu près 100 ans nous sommes passé de plus ou moins 2 milliards d’individus à 9 milliards. Appelez-ça comme vous voulez.
9 milliards en 2050…excusez-moi.
"Appelez-ça comme vous voulez."
Parfait pour moi. Croissance démographique: indiscutable. Explosion démographique: très discutable.
La définition va dépendre de l’échelle de temps à laquelle on se réfère. Quand j’ai parlé d’explosion, je me référais à une échelle centenaire, ce qui est très rapide dans l’histoire de l’espèce humaine, mais très très très long pour un comptable
Ton graphique n’a rien d’exponentiel et ne procure aucune information autre que la population a augmenté. Mes graphiques sont plus probant à l’égard du taux de croissance, une variable beaucoup plus importante.
C’est un argument purement malthusien.
Lorsque les choses deviennent rares, leur prix augmente et nous en consommons moins.
La croissance n’est pas infinie, elle se régule d’elle-même.
«C’est un argument purement malthusien.» Bon, maintenant je coupable par association parce que les malthusiens ont selon vous, tous été ridiculisé ! Très solide comme argumentaire.
«Ton graphique n’a rien d’exponentiel…»
J’ai parlé d’une croissance exponentielle de la demande en énergie, rien à voir avec le graphique en soi. Et si pour vous l’augmentation de 2 milliards d’individus n’est pas une donnée substantielle, libre à vous. Pour moi et beaucoup de scientifiques ce l’est : http://timeforchange.org/prediction-of-energy-consumption
«Lorsque les choses deviennent rares, leur prix augmente et nous en consommons moins.» N’y a t-il pas un problème là ? Vous croyez que la population va accepter son appauvrissement et assister indéfiniment en spectateurs passifs à l’appropriation et à l’accumulation des richesses, à la vie luxuriante d’une ploutocratie régnant comme des aristocrates ?
«La croissance n’est pas infinie, elle se régule d’elle-même.» Expliquez-moi ça svp ? Comment est-ce que la croissance économique peut se réguler elle-même sans par exemple des courbes de décroissance ? Je ne comprend pas.
De mon côté je dois admettre que mon opinion sur la responsabilité anthropique du réchauffement climatique n’est pas complètement arrêtée. J’aimerais être catégorique mais actuellement j’en suis incapable. Il me manque des données.
D’un côté, le GIEC, avec un consensus crédible; d’un autre côté des sceptiques avec des arguments que je juge aussi crédibles ( comme Vincent Coutillot: http://www.lepost.fr/article/2009/09/30/1720375_changement-climatique-le-professeur-courtillot-expose-les-erreurs-des-rapports-du-giec.html )
Et je reste avec un malaise lorsque j’utilise ma propre expérience: lorsque je fais un BBQ chez moi, je suis conscient que je participe au réchauffement climatique. Oui, mais de deux façons: mon BBQ dégage du CO2, c’est vrai, mais il dégage aussi de la chaleur (heureusement car sans cela mes brochettes ne seraient pas cuites). Mon interrogation: quel effet domine… l’élévation de température de l’air dû à la réaction exothermique de la combustion du propane ou le CO2 qui piège les rayons infrarouges sur terre? La question n’es pas banale: si le CO2 prime, alors le nucléaire est blanchi et on n’a qu’à remplacer les centrales thermiques en nucléaires pour régler le problème. Mais les centrales nucléaires produisent de la chaleur. En fait elles transforment l’énergie nucléaire en énergie thermique puis transforment l’énergie thermique en énergie électrique. Sont-elles neutres concernant le réchauffement climatique? J’en doute. Mais quelle est l’importance de cet aspect? Je n’en ai malheureusement pas la moindre idée. Zut.
Mon expérience personnelle ne me permet donc pas d’asseoir confortablement mon opinion. Mais pour moi une chose semble sure: il y a bien d’autres problèmes qui sont prioritaires. Merci à Bjorn d’exprimer mon opinion.
« By that time, around 2050, the momentum will be slowing towards zero—and the world will be approaching a roughly stable population for the first time in centuries. »
Source: http://www.economist.com/node/17492964
@Jonathan
Exactement ce que je disais! Merci.
La vidéo de Hubert Reeves:
Il ne fait que recracher les sotises du GIEC. La vidéo a été tournée en 2007, bien avant le Climategate. En fait, beaucoup de ses affirmations ont été prouvées erronnées ou exagérées. Tout aussi saugrenu que ceux qui sonnait l’alarme du refroidissement climatique dans les années 1970s!
Admettons que le réchauffement climatique soit un mensonge. Niez vous que la croissance de la demande en énergie et l’activité humaine ait un impact sur la composition chimique de l’atmosphère qui puisse avoir un impact sur la santé humaine et le climat ? Niez-vous que puissent avoir un impact non-négligeables des facteurs comme la désertification et la déforestation ? http://www.greenfacts.org/en/desertification/index.htm
@maxime
Je ne dit pas que le réchauffement est un mensonge. Je dit que son amplitude et ses impacts sont exagérés, que ces causes sont diverses et que la solution optimale ne consiste pas nécessairement à faire régresser notre niveau de vie pour enrichir une poignée de développeurs d’éoliennes et de fonctionnaires ambitieux.
Le CO2 a un impact positif sur la végétation. C’est pourquoi le taux de CO2 dans une serre est beaucoup élevé que celui de l’air "normal".
La principale cause de la désertification est la surproduction agricole combinée à de mauvaises techniques. En fait, en utilisant les techniques modernes, les pays du Tiers-Monde pourraient multiplier leur production agricole. Malheureusement, ces pays ne disposent pas d’un système protégeant efficacement les droits de propriété, ce qui rend impossible tout investissement durable. C’est ce qu’on appelle une tragédie du bien commun: on produit au max puis on passe au prochain lopin de terre. Vous devriez lire l’article que je vous référé dans mon tout premier commentaire ci-haut.
@Maxime
La demande d’énergie non plus n’est pas exponentielle. Sa croissance est en fort ralentissement.
Le prix augmente ce qui stimule la recherche de substitut et la conservation.
Une façon de réduire la consommation d’énergie de son foyer est de faire moins d’enfants. La hausse du prix de l’énergie favorisera ce comportement. Ça règlera votre problème de population!
Tous les malthus de l’histoire ont été ridiculisés parce qu’ils n’ont pas compris que l’économie s’adapte aux changements, quels qu’ils soient.
Courbe de décroissance?? Décroissance de quoi?
Une croissance économique positive ne signifie pas nécessairement que nous consommons plus de ressources ou que la population augmente. La croissance économique provient aussi de l’amélioration de la productivité grâce au développement. Même lorsque la population et la consommation d’énergie seront en décroissance (c’est déjà le cas dans les pays de l’OCDE), nous continuerons de voir notre niveau de vie s’améliorer constamment (c’est ce que nous observons).
Je l’ai lu…mais ça va me prendre un peu de temps pour y réfléchir et je vous prépare une réponse
@Maxime
Excellent.
Je te propose de m’envoyer ta réponse par courriel à minarchiste@gmail.com
Je la publierai intégralement sous forme de billet, ce qui sera moins pénible que sous forme de commentaire.
@Maxime
Par ailleurs, voici un autre excellent petit billet que tu devrais lire:
http://www.contrepoints.org/2011/03/07/15985-monsieur-sachs-acceptera-t%e2%80%99il-de-parier-avec-moi
et celui-ci est un bijou:
http://www.ihatethemedia.com/earth-day-predictions-of-1970-the-reason-you-should-not-believe-earth-day-predictions-of-2009
C’est drôle. Dans le deuxième lien, on peut voir que les citations proviennent essentiellement des écologistes et des biologistes. Je ne suis même pas surpris.
En suivant la courbe de croissance de mon neveu de 18 ans, d’ici 20 ans, il mesurera 12 pied!!!!!!!
Beau sophisme !
thx boss
J’adore John Stossels:
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=rUwB7mLypq0&rel=0&hl=en_US&feature=player_embedded&version=3%5D