Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for 27 novembre 2009

Ce dossier vise à analyser les impacts économiques du programme du parti Québec-Solidaire. La première partie traitait de la santé et l’éducation, la seconde partie traitait de la pauvreté, du travail, de la famille et de la culture, la troisième partie traite de justice, développement économique et environnement.

Le Québec-Solidaire propose de modifier le mandat de la Caisse de Dépots et de Placements pour la contraindre à adopter une politique d’investissement pro-environnement. Est-ce vraiment dans notre intérêt? L’objectif de la Caisse devrait être de maximiser ses rendements de façon à ce que nos revenus de retraite soit le plus élevés possibles. Le gouvernement nous oblige à contribuer au régime des rentes et à envoyer notre argent à la Caisse; ça serait encore pire s’il nous imposait des rendements inférieurs pour assouvir la soif d’investissement environnemental du parti Québec-Solidaire. Nos retraités ont droit à ce que leurs rentes soient optimales et il serait injuste que le QS leur fasse subir le poids de ses valeurs contre leur gré.

Le QS propose aussi d’abolir complètement les partenariats public-privés (PPPs) et d’adopter une politique gouvernementale d’achat local. Mon opinion sur la question est bien simple: plutôt que de lui imposer des contraintes, nous devrions simplement demander à l’État de minimiser les coûts de tout ce qu’il fait. Si quelque chose peut être produit pour moins cher par le privé ou par une entreprise hors-Québec, je ne vois pas pourquoi les contribuables devraient avoir à s’en passer. Il est primordial que l’État se frotte à la concurrence du privé et que le plus efficace l’emporte. C’est la seule façon pour nous de savoir si un service ou un projet est offert au meilleur coût possible. Les augmentations potentielles (voire certaines) de coûts reliées à ces politiques ne sont pas chiffrées au plan financier du QS.

Ensuite, le QS invente une nouvelle catégorie d’entreprises dîtes "collectives", qu’il propose de subventionner. Ces entreprises collectives sont 1) non-liées à l’État, 2) n’offre pas un produit/service déjà offert par l’État (qui ne veut surtout pas de compétition!), 3) sont gérées de façon démocratiques (i.e. les travailleurs participent aux décisions) et 4) produisent des biens/services éco-responsables. Évidemment, le QS devrait mettre sur pied une autre instance bureaucratique pour vérifier si les entreprises se qualifient pour cette subvention. Le montant de ces subventions et les coûts reliés à cette mesure ne sont aucunement présentés dans le plan financier du QS. Les bénéfices d’une telle mesure m’apparaissent plutôt obscurs.

Au niveau de l’environnement, le QS s’attaque tout d’abord au transport en commun. Ils proposent d’exiger un tarif réduit pour les gens à faible revenu, l’abolition totale des tarifs pour les transports en commun municipaux (à long terme?), favoriser l’utilisation de véhicules électriques, financer le covoiturage, établir des incitatifs financiers pour le transport sur rail relativement au transport par bateau et camion et prolonger le métro. Le chiffre indiqué à cet égard est de $1.2 milliards sur 5 ans.

Je ne suis pas contre l’investissement en transport en commun, au contraire, mais je pense que ces investissements doivent tenir compte des besoins et de la demande (ce qu’on appelle le marché). Or, le QS semble prendre pour acquis que le transport en commun a besoin de $1.2 milliards sur 5 ans, mais ne mentionne pas sur quoi il se base pour arriver à ce chiffre.

Pour ce qui est de l’énergie renouvelable, le QS propose de nationaliser l’énergie éolienne. Leur plan financier indique qu’un investissement de $3 milliards serait requis. Pour ce faire, le gouvernement québécois aurait à forcer les propriétaires actuels (Cartier Énergie, Northland Power, Boralex et Gaz Métro) à vendre leurs actifs. Ce serait très mauvais pour les relations extérieures du Québec; nous passerions pour un le Vénézuela-du-Nord à cet égard.

Évidemment, la facture pour ces actifs sera très salée; on n’a qu’à regarder la récente transaction entre TransAlta Corp. et Canadian Hydro Developpers. Quel serait le bénéfice pour les Québécois d’être propriétaire de ces actifs? Aucun. Quel serait le bénéfice pour les Québécois qu’Éole-Québec assure le développement éolien futur? Aucun. J’estime que cette mesure n’est le fruit que d’un nationalisme mal placé que l’on cherche à nous imposer.

En faisant affaires avec le privé, Hydro-Québec ne fait subir aux Québécois aucun risque quant aux dépassements de coûts de construction, aux problèmes d’opération et aux volumes de production. Hydro-Québec n’a qu’à soumettre un appel d’offres et tous les joueurs privés se mettent en branlent pour trouver le moyen le moins coûteux de générer cette énergie, et ils assument les risques reliés au projet. Le Québec n’a rien à gagner à jouer la carte du nationalisme-étatique.

Le QS propose aussi de mettre sur pied une agence de recherche sur l’énergie renouvelable. Ils voudraient par ailleurs subventionner les rénovations qui permettent d’améliorer l’efficacité énergétique au montant de $100 millions. Ils instaureraient une politique de gestion des déchets (utilisation de la biomasse, interdire le suremballage et les sacs en plastique) au coût de $275 millions par année. Finalement, le QS voudrait subventionner les produits "bio" d’un montant de $30 millions par année.

En ce qui a trait à la justice, le QS propose de bonifier l’aide juridique et d’en élargir l’accès, ainsi que de bonifier l’indemnisation aux victimes d’actes criminels. Je n’ai pas trop de problème avec ces mesures puisque le système judiciaire fait partie des fonctions régaliennes de l’État. Cela coûtera néanmoins $130 millions en coûts récurrents.

Ainsi, bien que les dépenses associées à ces projets du QS ne soient pas toutes quantifiées, les chiffres qu’ils nous fournissent totalisent tout de même $435 millions en dépenses récurrentes et $4.3 milliards en investissement. Donc, au court des trois premières parties de ce dossier, l’augmentation des dépenses récurrentes du gouvernement proposée par le QS est d’environ $5.5 milliards.

Dans la quatrième et dernière partie, nous traiterons et fiscalité et de financement, et concluerons ce dossier. À suivre…

Read Full Post »

Il y a quelques semaines, j’ai regardé le film/documentaire Home. En Blu-Ray, c’est une oeuvre de très haute qualité offrant des images époustouflantes. Le message principal du film est que la façon dont vivent les humains présentement est insoutenable.

Nous détruisons les écosystèmes, haltérons la biodiversité, consommons les ressources à un rhytme trop élevé et devenons tout simplement trop nombreux pour la planète. Le film démontre à quel point toutes les espèces sont inter-dépendantes; aucune n’est auto-suffisante. Les références à l’impact de l’humain sur les changements climatiques sont aussi nombreuses.

Déforestation en Amazonie, destruction de la mangrove en Amérique du Sud, destruction des coraux dans le Pacifique, sur-pêche de la plupart des espèces de poisson, épuisement des nappes phréatiques d’eau potable en raison de l’agriculture: nous y apparaissons comme le cancer de la terre.

En tant que minarchiste, je considère qu’un des rôles du gouvernement est de protéger les citoyens et leur propriété des agressions. La liberté des uns s’arrête ou celle des autres commence. Pour être qualifiés d’agressions, les actes en question doivent être physiquement détectables, psychologiquement perceptibles et pertinents selon les préférences des humains. La preuve de l’agression incombe à l’accusateur, et non à l’accusé, et il doit aussi démontrer l’ampleur du préjudice.

Dans le cas de l’environnement, il s’agit d’un bien public. Personne n’est propriétaire de l’air ou de la biodiversité. Les conséquences à long terme des dommages à l’environnement pourraient être une menace pour cette propriété. La pollution est une externalité du développement économique et ceux qui polluent doivent assumer les coûts de la pollution qu’ils génèrent. Pour ce faire, le marché est le meilleur outil. Cependant, la pollution et les bénéfices de la biodiversité étant très diffus, le marché ne peut régler tous les problèmes environnementaux; l’intervention de l’État est donc (malheureusement) nécessaire dans plusieurs cas.

Malheureusement, cela ouvre la porte à l’abus. Lorsqu’on demande à l’État de règler des problèmes que des individus libres n’arrivent pas à régler eux-mêmes, on oublie souvent que l’État est aussi constitué d’humains. Les politiciens tentent trop souvent de se substituer au marché afin de faire avancer leur agenda politique et de favoriser leurs intérêts. De plus, le nom le dit: pour favoriser le développement durable, il faut une vision à long terme, ce que les politicens n’ont pas (leur horizon est généralement de 4 ans ou moins). Alors comment faire?

La science permet de mesurer le risque environnemental, mais ce de façon très imprécise; elle ne peut donc pas arbitrer le débat de façon objective. Chaque citoyen a une tolérance au risque différente. Nous avons tous des préférences différentes, mais nous ne pouvons satisfaire tout le monde à l’égard de l’environnement (si deux citoyens ont des préférences différentes quant à la qualité de l’air minimale de leur ville, on ne peut accomoder l’un sans déplaire à l’autre). Pour brimer le moins possible les libertés individuelles, il faut donc que la règlementation accomode les préférences de la majorité de la population à l’égard de la protection du bien environnemental, ce qui est loin d’être évident à mettre en place.

Malheureusement, le principe de précaution proposé par les environnementalistes permet aux gouvernements d’agir même si la preuve de l’agression (face à l’environnement) n’a pas été clairement démontrée et que les préjudices n’ont pas été adéquatement mesurés. De plus, on oublie souvent que, lorsqu’un problème a été identifié, il peut parfois être plus dommageable de vouloir le régler que de simplement chercher à s’y adapter et faire avec.

Le réchauffement climatique anthropogénique:

Le réchauffement climatique a possiblement de multiples causes et effets, et ses impacts, positifs et négatifs, sont différents selon la région du monde où l’on se trouve. Les températures se réchauffent-elles vraiment? Est-ce vraiment à cause des émissions de CO2? Qui en souffre et qui en bénéficie? Il est non seulement très difficile d’établir s’il y a effectivement agression ou non, il est en plus difficile d’établir quelles sont exactement les conséquences négatives de cette agression (si conséquence négative il y a). De plus, comment savoir si la solution optimale consiste vraiment à modifier drastiquement nos habitudes de vie (par la coercion) plutôt que de simplement s’adpater à la nouvelle réalité?

Il semble de plus que les environnementalistes aient réussi à établir dans l’imaginaire collectif que le réchauffement climatique est LE plus gros problème de l’humanité en ce moment, alors que cela est fort discutable et probablement faux. D’immenses ressources sont et seront déployées vers ce supposé problème alors qu’elles auraient pu être déployées vers des causes plus urgentes (la faim, la soif, la maladie, la pauvreté, etc) ou simplement laissées dans les poches des contribuables.

Cette grosse machine qui génère cette peur exagérée des changements climatiques ne pourrait-elle pas avoir comme but d’accroître les pouvoirs de l’État au détriment de notre liberté et de notre niveau de vie; et de détourner notre attention des problèmes plus urgents et plus sérieux?

Nous apprenions lundi que des scientifiques en tête du cortège "réchauffiste" ont manipulé et caché des données importantes appuyant leurs théories relativement au climat. Beaucoup de scientifiques dénoncent l’unipolarité du débat face au réchauffement climatique et le manque d’esprit critique des médias. Il semble que les politiciens, les médias et les écologistes ont tous synchronisé leurs montres et que rien ne peut empêcher leur agenda d’avancer, malgré toutes les contradictions dans leur discours. On étouffe les données lorsqu’elles ne vont pas dans le sens de la théorie et on ostracise les sceptiques qui posent des questions troublantes et font preuve d’esprit critique.

Il y a quelques semaines, j’ai eu une grande idée; une espèce de théorie relativement aux émissions de CO2 des humains. J’avais jusqu’à maintenant évité d’en parler vu mon manque de connaissances dans le domaine, jusqu’à ce que me rendent compte que beaucoup d’autres gens pensaient comme moi. Voici cette théorie:

Les écologistes reprochent aux humains d’affecter le climat en émettant du CO2 à partir de combustibles fossiles, mais d’où viennent ces combustibles fossiles? Que l’on parle de charbon, de pétrole ou de gaz naturel, ces combustibles viennent de la décomposition d’organismes vivants. Au tout début de la chaine alimentaire de ces organismes se trouvent évidemment les végétaux. Comment les végétaux emmagasinent-ils ce carbone? Il le prenne dans l’air environnant, qui contient du CO2. Ils séparent le carbone de l’oxygène, qui est relâché dans l’air. Ainsi, lorsque nous brûlons des combustibles fossiles, nous libérons ce carbone dans l’air, où il se recombine à deux atomes d’oxygène pour former du CO2.

Donc, au moment où la vie est apparue sur terre, où était tout ce CO2?  Réponse: dans l’air!

On peut donc facilement supposer qu’au moment où la vie est apparue sur terre, il y avait peut-être 10 fois plus de CO2 dans l’atmosphère que maintenant. Les humains ne font que remettre la terre dans l’état où elle était! Ma question est donc la suivante: comment cela peut-il être si mauvais? Il ne faut pas oublier que 95% du gaz à effet-de-serre présent dans l’atmosphère est de la vapeur d’eau. Comment est-ce que le petit 5% restant pourrait-il avoir autant d’impact.

À part pour combattre le smog dans les grandes villes, c’est plutôt futile de s’attaquer au CO2. Le CO2 ce n’est pas du poison, ce n’est pas un produit toxique. C’est un gaz présent dans la nature. Il y a beaucoup d’autres formes de pollution beaucoup plus dommageables sur lesquelles on devrait se concentrer et beaucoup d’autres problèmes beaucoup plus importants sur la terre.

Qu’en pensez-vous?

Read Full Post »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 113 autres abonnés