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Archive for septembre 2009

Pour faire suite à mon billet sur la question de la création d’argent publié la semaine dernière, voici quelques précisions à ce sujet.

Commençons tout d’abord par présenter le bilan d’une banque. Du côté des actifs on retrouve les réserves ainsi que les prêts, alors que les passifs sont essentiellement constitués des dépôts et du capital. N’oubliez pas que le côté gauche doit toujours être égal au côté droit.

Banque1

Première étape, la banque reçoit un dépôt de $100. Voici l’impact au bilan:

Banque2

Deuxième étape, la banque fait un prêt avec l’argent de ce dépôt. En supposant qu’elle vise un ratio de réserves de 10%, elle fera donc un prêt de $90. Il y aura trois étapes dans le processus. Tout d’abord, le prêt est émis:

Banque3

Ensuite, il le montant est déposé dans le compte de l’emprunteur. Notez qu’à ce moment-ci, on observe déjà que de l’argent a été créé:

Banque4

Par la suite, l’emprunteur dépense l’argent:

Banque5

Finalement, voici le résultat net: pour $100 de dépots, la banque a $90 de prêts et $10 de réserves. L’argent nouvellement créé n’est pas disparu; il aboutira simplement dans d’autres banques sous la forme de dépôts. Ces autres banques feront la même choses avec ces cépôts et, pour un ratio de réserves de 10%, un total de $1,000 de nouvel argent sera créé à partir du dépôt initial de $100!

Banque6

Lorsque l’emprunteur remboursera son prêt de $90, ce dernier disparaîtra et l’argent retournera en réserves. Les intérêts s’ajouterons quant à eux à l’encaisse et au capital de la banque.

C’est d’ailleurs ce phénomène que certains économistes keynesiens craignent comme la peste: la déflation. S’il y a moins de nouveaux prêts que de prêts remboursés, les réserves grossissent plus vite que les prêts et l’argent créé disparait. Nous le voyons d’ailleurs sur les bilans des banques présentement. Pour une même quantité de biens, s’il y a moins de monnaie, les prix baissent. C’est pourquoi les banques centrales ont innondé l’économie de liquidités pour tenter de contrer ce phénomène. Entre  août 2008 et août 2009, la masse monétaire des États-Unis (M1) a augmenté de 18.5%.

Autrement dit, pour maintenir l’inflation, il faut que les montants des nouveaux prêts soient supérieure aux montants des prêts remboursés, et présentement les gens remboursent leurs prêts davantage qu’ils n’empruntent.

La logique derrière ces actions est que si on réussit à créer de l’inflation, les volumes de ventes et les prix vont augmenter. Cette stimulation artificielle de la demande va faire en sorte que les entreprises verront leurs profits augmenter et pourraient investir dans leur capacité de production et embaucher de nouveaux employés. Ces nouveaux employés vont dépenser et aider à faire repartir la machine de la croissance économique.

Cette façon de voir les choses n’est rien d’autre que du keynesiannisme à l’état pur. C’est bien beau sur papier, mais on ne crée pas de richesse en imprimant de l’argent.

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Ces deux derniers jours, je me suis rendu à Toronto pour participer au Sommet Financier Scotia. Comme à chaque année, tout le gratin de l’industrie financière était présent, incluant les PDGs des grandes banques canadiennes et des assureurs.

L’événement a cependant débuté sur une note discordieuse, alors que des membres d’un groupe de pression nommé Rainforest Action Network avait infiltré la rencontre et en ont profité pour poser des questions délicates à Gordie Nixon, PDG de la Banque Royale.

« My question is in regards to risk management. I wanted to know, could you tell me what rate of cancer is needed in communities in Alberta before RBC realizes that financing the tar sands is a bad idea? »

M. Nixon a joué le jeu et a très bien répondu à la question, suggérant d’ailleurs aux individus de s’adresser aux gouvernements en charge de la règlementation environnementale plutôt qu’à lui. En  effet, le rôle des banques lors du financement d’un projet est de juger de son rendement économique. La protection de la population est l’une des tâches de l’État, et non des banques. C’est au gouvernement que ces gens devraient d’adresser. Comme si ce genre d’intervention allait changer quelque chose de toute façon; ce n’était pas le bon forum pour ça. Cependant, ils ont réussi à faire parler d’eux: tous les intervenants présents en ont parlé pendant les deux journées du Sommet.

Côté finance, les commentaires ont été fort intéressants, notamment en ce qui regarde les niveau de capital. Présentement, les banques et assureurs ont des niveaux de capital très élevés. Que vont-ils en faire: acquisitions, rachats d’actions, hausses de dividendes? La réponse: rien pour le moment. Ils sont tous en mode statu quo, dans l’attente des nouvelles exigences des autorités règlementaires.  Comme si une règlementation plus sévère allait empêcher les excès!

Chose certaine, les banques canadiennes sont dans une position enviable comparativement à la plupart des banques du monde. Leurs niveaux de capital sont très élevés et l’économie canadienne performe relativement bien. Ce n’est pas pour rien que le Forum Économique Mondial a classé le système bancaire canadien comme étant le plus sain parmi les 133 pays de l’étude.

L’autre chose que les PDGs des banques ont remarqué est que les pertes sur créance ont commencé à ralentir, ce qui est un signe positif concernant la conjoncture économique à venir. Le Québec fait d’ailleurs très bien à ce chapitre, comme l’indiquait encore une fois Louis Vachon, PDG de la Banque Nationale, lequel anticipe que les pertes sur prêts vont plafonner à la mi-2010. Notez qu’à cet égard, la Nationale a un ratio de pertes de 0.32% comparativement à 0.83% pour les 5 grandes banques (troisième trimestre 2009).

 

J’ai trouvé un article faisant référence à l’incident:

http://www.thestar.com/Business/article/696510

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Le 10 September dernier, Thomas E. Woods Jr., un contributeur au Mises Institute, a répondu à un blogueur surnommé « Che » (rien de moins!) concernant un billet de ce dernier. Sa réponse constitue selon moi l’une des meilleures destruction des sophismes de la gauche que j’ai jamais lue. Je vous invite fortement à la lire en entier; sinon en voici les principaux points forts:

Sophisme #1: Comme si le libre marché savait toujours quoi faire et quand le faire, en bonnes quantités.

Réponse: Le libre-marché n’est pas un « être penseur » en lui-même. C’est l’aggrégation de toutes les demandes des consommateurs. Les firmes trouvent rapidement ce que les consommateurs veulent et ajustent leur production en conséquence. Les profits agissent comme un indicateur de succès à savoir si la nature des biens produits, leur quantité, la méthode et le lieu de production conviennent aux consommateurs. Si les profits sont bas, les ressources sont allouées différemment de façon à plaire aux consommateurs et faire augmenter les profits (comme quoi les profits sont en fait au service des consommateurs). La recherche du profit est la meilleure façon d’allouer les ressources dans l’économie; étant donné que l’allocation faîtes par les gouvernements ne tient pas aussi bien compte des préférences des consommateurs et incorporent celles des politiciens et fonctionnaires eux-mêmes.

Sophisme #2: Le libre-marché est contrôlé par des humains qui sont sujets à l’appât du gain, la corruption et l’exploitation; le marché est aussi faillible que les humains qui le composent.

Réponse: Par corruption, il pourrait référrer à deux choses. Il pourrait vouloir dire l’utilisation de la fraude et du vol. Si c’est le cas, il ne parle plus de libre-marché, lequel sanctionne les comportements criminels. Si quelqu’un viole la loi et n’est pas puni, ce n’est pas la faute du libre-marché, mais bien de ceux qui ont le monopole de la justice et de la police! Il pourrait aussi vouloir dire l’utilisation des lobbys de façon à arracher certains privilèges auprès du gouvernement. Encore là, on ne parle plus de libre-marché, lequel ne comporte aucun mécanisme permettant à certaines firmes ou individus d’avoir des privilèges spéciaux. Seul le gouvernement a un tel pouvoir! La corruption tire donc son origine du gouvernement.

Sophisme #3: Les mauvais politiciens peuvent simplement ne pas être ré-élus, alors qu’il est impossible de tenir les PDGs d’entreprises responsables de leurs erreurs.

Réponse: Les corporations qui ne produisent pas ce que les consommateurs veulent vont avoir des profits plus bas et leurs dirigeants vont être remplacés. Les consommateurs votent avec leurs dollars. Les politiciens sont-ils si tributaires de la démocratie que Che le prétend? Est-ce que quelqu’un va payer le prix de la guerre en Irak de 2003, lancée sous de faux prétextes? Le bailout n’est-il pas une façon utilisée par les politiciens pour faire en sorte que les PDGs ne soit pas tenus responsables de leur erreurs?

Sophisme #4: Lorsque la recherche du profit mène le monde, la qualité des produits diminue parce que les entreprises veulent minimiser les coûts.

Réponse: La recherche du profit fait en sorte que les firmes produisent des bien qui répondent aux exigences de qualité des consommateurs. D’ailleurs, est-ce que la qualité des biens tend à diminuer (Blu-Ray vs VHS…) Dans un monde sans profit, est-ce que la qualité du produit aurait davantage d’importance que maintenant? Est-ce que les entreprises auraient avantage à se démener pour produire des produits de meilleurs qualité au meilleur prix?

Sophisme #5: Lorsque la recherche du profit mène le monde, les salaires ont tendance à diminuer.

Réponse: Cela ne s’est évidemment pas produit. Les firmes compétitionnent pour la main d’oeuvre qualifiée. Les salaires s’ajustent en fonction de l’offre et la demande (sauf lorsque le marché est manipulé, par exemple salaire minimum, syndicats, etc). D’ailleurs, en 1950, l’Américain moyen devrait travailler 6 minutes pour acheter un pain, maintenant c’est 3.5 minutes. Les salaires ont effet augmenté au fil des décennies.

Ceci n’est qu’un piètre résumé, l’original est bien meilleur.

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En juillet dernier, je publiais un billet sur le rôle de l’État, déplorant le fait que les gouvernements cherchent trop à intervenir dans l’économie et négligent leur fonction régalienne de protéger leur population en faisant respecter le cadre légal. Cet article du NY Times en est la parfaite illustration.

Aux États-Unis, l’Environmental Protection Agency (EPA) est tellement occupée avec le « sujet chaud » que sont les émissions de gas à effet de serre, qu’elle néglige de faire respecter le Clean Water Act.

La nouvelle administratrice de l’EPA, Lisa Jackson, mentionnait dans une entrevue que de nos jours, l’eau de la nation ne rencontre pas les exigences de la santé publique et que le respect des lois de pollution de l’eau est inacceptablement bas. Il est estimé que 19.5 millions d’Américains tombent malade chaque année après avoir bu de l’eau contaminée.

Les chiffres indiquent que le Clean Water Act a été violé plus de 506,000 fois depuis 2004, mais seulement 3% des plaines ont résulté en une sanction. L’une des causes principales est le manque de ressources. Trop occupé à octroyer des subventions pour les voitures hybrides, le gouvernement Obama ne juge pas nécessaire de protéger l’eau de sa population…

De nos jours, la pollution est plus subtile qu’en 1972, lorsque le Clean Water Act a été adopté. Elle est invisible, n’a pas d’oeur ni de goût. Lorsque les rejets industriels s’infiltrent dans la nappe phréatique, il est difficile de déterminer qu’elle entreprise en est responsable. De plus, il est difficile de déterminer hors de tout doute la cause d’un cancer et cette maladie se développe lentement. Il est donc fort ardu de faire respecter cette loi.

Cependant, les ressources limitées ne sont qu’une partie du problème. Le Times affirme que les lobbys de plusieurs industries ont fait beaucoup de pression pour miner l’efficacité de la règlementation et son application. Et comme le mentionne Matthew Crum, ancien administrateur de l’EPA, « les bonnes intentions ne peuvent rivaliser avec l’intimidation des politiciens et la bureaucratie. » M. Crum a d’ailleurs été renvoyé parce qu’il faisait trop bien son travail, après avoir fermé plusieurs mines de charbon qui polluaient l’eau illégalement.

Plusieurs autres administrateurs ont déclaré avoir subi des pressions de politiciens pour arrêter leurs enquêtes. Les pollueurs figurent souvent parmis les plus gros donateurs des campagnes électorales. Ils s’en tirent donc aisément. Pendant ce temps, des gens tombent malades et meurent.

La pollution est une externalité de l’activité économique. L’État doit s’assurer que ceux qui bénéficient de cette activité économique assument les coûts et/ou les responsabilité reliées à ces externalités. Le pollueur-payeur quoi… 

http://www.nytimes.com/2009/09/13/us/13water.html?_r=2&pagewanted=1

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Je suis tombé ce matin sur un article de Ian Barcelo sur Les 7 du Québec au sujet de la crise financière. M. Barcelo semble considérer les produits financiers dérivés comme étant à la source de la crise financière et les juge comme de vilains outils de spéculation. Il semble d’ailleurs méconnaître leur fonctionnement et mélange les futures, options et CDOs, les mettant tous dans le même panier.

Je trouve cette façon de voir les choses très “infantilisante”. Comme si ces investisseurs qui en ont acheté (surtout des institutions telles que des fonds de pension) étaient des petits enfants qu’il fallait protéger contre le gros méchant loup.

Prétendre que les dérivés sont responsables de la crise financière, c’est comme prétendre que les constructeurs automobiles sont coupables des accidents routiers parce qu’ils fabriquent des voitures qui roulent à plus de 100 km/h (alors que c’est la limite la plus élevée au Québec).

Et ces investisseurs qui ont acheté ces titres sans broncher, sans faire leur devoir de fiduciaire? Et ces acheteurs/spéculateurs de maisons, qui ont acheté des propriétés dont ils n’avaient pas les moyens dans l’unique but de les revendre dans un an à profit? Je leur dit tous “bien bon”!

Par exemple, la Caisse de Dépot, ces supposés “experts du placement”, qui ont utilisé l’argent-que-la-Régie-des-Rentes-nous-subtilise-de-force pour investir dans ces titres, sans se poser trop de questions étant donné les cotes de crédit “en béton” fournies par S&P, Moodys, etc.

Se débarrasser des dérivés serait comme jeter le bébé avec l’eau du bain. Ces produits sont forts utiles pour tous lorsqu’ils sont transigés par des gens compétent qui font bien leur travail. Ils permettent aux investisseurs d’accéder à une classe d’actifs offrant un profil risque / rendement fort intéressant, que sont les hypothèques. Ils permettent à ce capital de se rendre jusqu’aux emprunteurs qui peuvent financer leur propriété à un taux sensiblement meilleur. Les banques agissent comme intermédiaires et sont dûment rémunérées.

Le véritable problème ce n’est pas l’existence des dérivés. Le problème c’est que des incompétents ont investi l’argent des autres comme s’il n’y aurait plus jamais de récession. Encouragés par une politique monétaire qui a innondé le marché de liquidités et par l’impact des interventions gouvernementales sur le marché immobilier, ils ont acheté des titres trop compliqués pour eux sans se poser de questions, flairant un meilleur rendement et un bon bonus. Profitant de la naïveté des investisseurs, du manque d’indépendance et de profondeur des agences de crédit et d’une règlementation archaïque et inadéquate, les originateurs de prêts ont sans cesse étiré l’élastique, jusqu’à ce qu’il leur casse en plein visage.

Et maintenant que c’est le temps que ces incompétents paient pour leurs erreurs, il faudrait l’argent des contribuables servent à les sauver? Elle est là la vraie fraude M. Barcelo!

Confiez votre argent à des investisseurs conservateurs (dans le doute on s’abstient) responsables (tributaires de leurs erreurs dans un contexte de compétition) et compétents, prenant au sérieux leur rôle de fiduciaire. Malheureusement, avec l’existence de la Caisse de Dépot, nous n’avons pas la liberté de faire ce choix…

À la base, une mortgage-backed security (MBS), par exemple, n’est qu’un pool d’hypothèques. Disons que le taux moyen de ce pool est de 6.5%, la banque vend ce portefeuille à des épargnants à un taux de 5.75% et empoche la différence. Rien de mal là-dedans a priori. Ça permet à des épargnants d’avoir accès à un produit de placement offrant un excellent taux compte tenu du risque (les propriétés en garantie et la diversification du portefeuille réduisent la perte potentielle). Et ça permet à des emprunteurs d’obtenir un meilleur taux.

Cependant, les MBS ne sont pas tous “nées égalles”. Il y a différentes structures, différentes classes d’actifs, différentes tranches, etc. Avant d’y investir, il faut analyser le portefeuille dont elles sont composées, le “score” moyen des emprunteurs, etc. Il faut surtout s’assurer qu’il ne s’agisse pas d’un produit quasi-frauduleux dont la valeur pourrait s’envoler en fumée.

Dans bien des cas, les investisseurs ont délégué ces responsabilités aux agences de crédit, prenant une cote AAA comme si c’était une révélation divine. À quoi sert leur salaire dans ce cas puisqu’ils délèguent leur travail?

En somme, les produits financiers dérivés sont des outils nécessaires au fonctionnement efficient des marchés financiers. Leur existence n’est pas sur ma liste des causes de la crise financière, laquelle se détaille comme suit:

1) Politique monétaire ultra-expansionniste.

2) Interventions gouvernementales pour augmenter l’accès à la propriété (Community Reinvestment Act, Fannie Mae/Freddie Mac, etc).

3) Manque de compétence et de vigilance des investisseurs.

4) Laxisme des agences de crédit (en raison du manque d’indépendance) et trop grande confiance des investisseurs envers elles.

5) Règlementation inadéquate des CDOs, permettant les orginateurs de créer des titres quasi-frauduleux.

 

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Le 8 September dernier, le Forum Économique Mondial a publié son rapport sur la compétitivité globale pour 133 pays.  Le classement comporte 110 indicateurs, alors qu’un total de 13,000 représentants du monde des affaires ont participé à l’étude. Des chiffres très intéressats en sont ressortis. Voici les faits saillants:

- La Suisse déloge les États-Unis au sommet du classement, alors que le Canada passe du 10e au 9e rang. Singapour,la Suède et le Danemark complètent le top5. La Chine passe du 30e au 29e rang, alors que le Venezuela continue sa descente et passe du 105e au 113e rang.

gcr09_chart_english

 - Protection des droits de propriété: Suisse #1, Canada #12, États-Unis #30.

- Moins de diversion des fonds publics et de corruption: Nouvelle-Zélande #1, Canada #19, États-Unis #28.

- Confiance envers les politiciens: Sinagpour #1, Canada #23, États-Unis #43.

- Indépendance du système judiciaire: Nouvelle-Zélande #1, Canada #11, États-Unis #26.

- Moins de favoritisme dans les décisions du gouvernement: Suède #1, Canada #15, États-Unis #48.

- Moins de gaspillage des fonds publics: Singapour #1, Canada #29, États-Unis #68.

- Moins de règlementation encombrante: Singapour #1, Canada #42, États-Unis #53.

- Transparence du gouvernement: Singapour #1, Canada #14, États-Unis #31.

- Éthique des entreprises: Nouvelle-Zélande #1, Canada #10, États-Unis #22.

- Efficacité des conseils d’administration: Suède #1, Canada #4, États-Unis #20.

- Moins de mortalité infantile: Hong Kong #1, Canada #26, États-Unis #36.

- Espérance de vie: Japon #1, Canada #7, États-Unis #30.

- Qualité de l’éducation: Singapour #1, Canada #5, États-Unis #22.

- Intensité de la compétition locale: Allemagne #1, Canada #24, États-Unis #5.

- Niveau de taxation: Qatar #1, Canada #75, États-Unis #67.

- Moins de barrière au commerce: Hong Kong #1, Canada #45, États-Unis #44.

- Moins de barrière aux flux de capitaux: Hong Kong #1, Canada #37, États-Unis #54.

- Protection des investisseurs: Nouvelle-Zélande #1, Canada #5, États-Unis #5.

- Santé financière des banques: Canada #1, États-Unis #108.

 En somme, il semble que bien que les États-Unis figurent bien mal par rapport à plusieurs autres pays relativement aux indicateurs de libéralisation de l’économie, leur degré d’avancement technologique, la flexibilité de leur marché du travail et l’esprit d’entrepreneurship qui y règne leur permet encore de se hisser parmis les pays les plus compétitifs.  Cependant, ces avantages se dégradent. Voici quelques commentaires concernant la perte de terrain de ce pays au classement:

« there is a much weaker assessment of the country’s financial markets, including the soundness of banks (…) there is also a strong sense that there has not been enough accountability among the country’s private institutions, and that accounting and auditing standards have not been up to scratch. (…) recent stimulus spending, while meant to head off an even more protracted recession, is increasing the debt burden that will be borne by future generations. »

Le Canada semble cependant avoir une économie plus libérale que les États-Unis, même si moins compétitive au total. Les champions de la libéralisation sont Singapour, Hong Kong, le Danemark, la Suisse et la Nouvelle-Zélande. D’ailleurs, la plupart de ces pays figurent très bien au classement total!

 

http://www.weforum.org/pdf/GCR09/GCR20092010fullreport.pdf

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Les variations des prix des biens et services, ainsi que des actifs, proviennent de l’inflation monétaire. Cette inflation quant à elle est engendrée par la création de monnaie. Comme bien des gens ne comprennent pas vraiment comment l’argent est créé, voici une démystification du phénomène.

Tout d’abord, les banques à charte ne créent pas d’argent à partie de rien. Seules les banques centrales ont ce privilège. Les banques à charte ont besoin des dépôts pour créer de l’argent.

Voici comment une banque à charte crée de la monnaie à partir des dépôts:

Sébastien dépose $100 dans son compte à la CIBC. La CIBC garde $10 en réserve et prête à David $90. David utilise l’argent pour acheter un lecteur Blu-Ray chez FutureShop. À la fin de sa journée, le marchand dépose ses recettes à la Banque de Montréal, incluant le $90 de David.

Le lendemain, la Banque de Montréal conserve $9 en réserve du $90 de David déposé dans le compte de FutureShop  et prête le reste, soit $81, à Martin. Martin utilise l’argent pour payer sa saison de hockey. La ligue n’a pas besoin de l’argent pour le moment, elle le dépose donc dans son compte à la Banque TD.

La banque TD conserve $8.10 en réserve et prête le reste, soit $72.90, à quelqu’un d’autre, et ainsi de suite.

Argent initial = $100
Argent total dans le système après les transactions = $100 + $90 + $81 + $72.90 = $343.90

Total de l’argent créé par le système = $243.90

Cet argent n’est pas apparu de nulle part. Si Sebastien n’avait pas déposé son argent, David n’aurait pas pu l’emprunter (c’est-à-dire que la CIBC n’aurait pas inventé $90 à partir de rien). Les banques ont besoin de dépôts pour créer de l’argent. Note: cet exemple utilise un ratio de réserve de 10%, ce qui signifie que si on continue l’exemple, l’argent total qui pourrait être créé sera d’environ $1,000 ($100 * 1 / 10%).

Suite à la lecture de mon billet sur le sujet, vous comprendrez qu’en exigeant que les banques conservent des réserves égales aux dépôts à vue, aucun argent n’aurait pu être créé dans notre exemple.

Contrairement aux banques à charte, les banques centrales peuvent créer de l’argent à partir de rien. Par exemple, la Banque du Canada n’a qu’à se faire un « chèque » de $100 à elle-même et le déposer dans son compte à la CIBC, laquelle lui paie un taux d’intérêt minime sur ce dépot. La CIBC peut ensuite en conserver $10 en réserve et prêter $90 à David, etc…

Dans notre exemple, si le $100  initial était venu de la Banque du Canada plutôt que du dépot de Sébastien, la création totale de monnaie aurait été de $343.90.

Bien souvent, plutôt que de simplement déposer l’argent, les banques centrales vont utiliser l’argent pour acheter des titres de dettes de leur gouvernement. Ainsi, l’État peut financer son expansion avec de l’argent nouvellement créé plutôt qu’avec les taxes et impôts qui sont plus visibles. Cet argent, d’une façon ou d’une autre, devient un dépôt dans une banque et permet au système bancaire de créer encore plus d’argent et, par le fait même, d’inflation. Cette inflation est en fait un détournement de fonds de ceux qui ont épargné de l’argent vers ceux qui bénéficient de l’argent nouvellement créé: les endettés. Et le plus gros endetté, c’est le gouvernement! Il serait primordial d’enlever ce pouvoir aux banques centrales.

J’espère avoir démystifier la chose une fois pour toute!

Si vous voulez approfondir, je vous reommande What governement has done to our money et The Case Against the Fed de Murray Rothbard. Plus récemment, Ron Paul a publié un livre intitulé End the Fed.

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