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Archive for 20 septembre 2009

Pour faire suite à mon billet sur la question de la création d’argent publié la semaine dernière, voici quelques précisions à ce sujet.

Commençons tout d’abord par présenter le bilan d’une banque. Du côté des actifs on retrouve les réserves ainsi que les prêts, alors que les passifs sont essentiellement constitués des dépôts et du capital. N’oubliez pas que le côté gauche doit toujours être égal au côté droit.

Banque1

Première étape, la banque reçoit un dépôt de $100. Voici l’impact au bilan:

Banque2

Deuxième étape, la banque fait un prêt avec l’argent de ce dépôt. En supposant qu’elle vise un ratio de réserves de 10%, elle fera donc un prêt de $90. Il y aura trois étapes dans le processus. Tout d’abord, le prêt est émis:

Banque3

Ensuite, il le montant est déposé dans le compte de l’emprunteur. Notez qu’à ce moment-ci, on observe déjà que de l’argent a été créé:

Banque4

Par la suite, l’emprunteur dépense l’argent:

Banque5

Finalement, voici le résultat net: pour $100 de dépots, la banque a $90 de prêts et $10 de réserves. L’argent nouvellement créé n’est pas disparu; il aboutira simplement dans d’autres banques sous la forme de dépôts. Ces autres banques feront la même choses avec ces cépôts et, pour un ratio de réserves de 10%, un total de $1,000 de nouvel argent sera créé à partir du dépôt initial de $100!

Banque6

Lorsque l’emprunteur remboursera son prêt de $90, ce dernier disparaîtra et l’argent retournera en réserves. Les intérêts s’ajouterons quant à eux à l’encaisse et au capital de la banque.

C’est d’ailleurs ce phénomène que certains économistes keynesiens craignent comme la peste: la déflation. S’il y a moins de nouveaux prêts que de prêts remboursés, les réserves grossissent plus vite que les prêts et l’argent créé disparait. Nous le voyons d’ailleurs sur les bilans des banques présentement. Pour une même quantité de biens, s’il y a moins de monnaie, les prix baissent. C’est pourquoi les banques centrales ont innondé l’économie de liquidités pour tenter de contrer ce phénomène. Entre  août 2008 et août 2009, la masse monétaire des États-Unis (M1) a augmenté de 18.5%.

Autrement dit, pour maintenir l’inflation, il faut que les montants des nouveaux prêts soient supérieure aux montants des prêts remboursés, et présentement les gens remboursent leurs prêts davantage qu’ils n’empruntent.

La logique derrière ces actions est que si on réussit à créer de l’inflation, les volumes de ventes et les prix vont augmenter. Cette stimulation artificielle de la demande va faire en sorte que les entreprises verront leurs profits augmenter et pourraient investir dans leur capacité de production et embaucher de nouveaux employés. Ces nouveaux employés vont dépenser et aider à faire repartir la machine de la croissance économique.

Cette façon de voir les choses n’est rien d’autre que du keynesiannisme à l’état pur. C’est bien beau sur papier, mais on ne crée pas de richesse en imprimant de l’argent.

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