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Archive for 12 août 2009

L’offre des Molson pour l’achat des Canadiens s’établit à environ $633 millions. Vous trouvez ce prix mirobolant? Moi oui! Je pense qu’ils vont perdre leur chemise. Néanmoins, dîtes-vous bien que, si vous êtes un contribuable Québécois, votre argent servira à financer cette transaction! En effet, selon le Journal de Montréal, Investissements Québec serait prêt à consentir un prêt de $100 millions pour financer la transaction.

Il y a deux raisons potentielles pour lesquelles les Molson se tournent vers l’État pour ce prêt:

1) Aucune autre banque ne veut leur conssentir un prêt. Que ce soit parce que le prix payé est trop élevé et/ou que la transaction est trop risquée (le hockey à Montréal est au sommet présentement et ne peut que redescendre), si ce n’est pas bon pour les banques, ce n’est certainement pas bon pour les contribuables…

2) Le taux d’intérêt qui pourrait être obtenu auprès de Investissements Québec est plus intéressant que celui qui serait obtenu sur le marché. Dans ce cas, le contribuable Québécois est aussi floué parce qu’il ne recevrait pas une juste compensation pour le risque qu’il encourt. La seule justification offerte est que le gouvernement favorise un acheteur Québécois pour le Canadien…

D’ailleurs, même si le taux d’intérêt était alléchant pour nous, le gouvernement n’est pas une banque. Il n’a pas l’expertise et les systèmes qui permettent de gérer efficacement et profitablement un portefeuille de prêts. Mais soyons honnêtes, l’objectif n’est pas que ce soit profitable. Les prêts d’Investissements Québec sont de nature politique. La sous-performance de ces capitaux est le prix à payer (par l’ensemble des contribuables) pour faire avancer l’agenda des politiciens et préserver les emplois d’une poignée d’individus qui ont de bons contacts.

Finalement, il faut considérer l’impact de cet interventionnisme sur l’allocation des capitaux dans l’économie. Ce prêt à taux avantageux abaisse artificiellement le coût du capital des Molsons, ce qui leur permet de payer un montant plus élevé que le « juste prix ». Résultat: l’excédent est une perte sèche; c’est de la destruction de richesse.  Si cette somme était remise dans les poches des contribuables, ceux-ci pourraient la dépenser pour subvenir à leurs besoins (parions que la plupart aimeraient mieux avoir l’argent plutôt que de savoir que le Canadien appartient à des Québécois plutôt qu’à un Américain…). L’économie Québécoise en bénéficierait…plutôt que Georges Gillett.

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