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Archive for juillet 2009

Ce vendredi, nous apprenons que le PIB américain n’a régressé que de -1% au dernier trimestre, comparativement à -6.4% le trimestre précédent. Il n’en fallait pas moins pour que les keynesiens se félicitent et attribuent le mérite au plain de relance de Obama!

Il faut cependant voir plus loin que le bout de son nez. Les dépenses gouvernementales font partie du calcul du PIB. Donc si le gouvernement dépense, c’est simplement arithmétique: le PIB augmente! Qu’arrivera-t-il lorsque le gouvernement réduira les dépenses? Il faudra que les consommateurs et entreprises prennent la relève et génèrent de la VRAIE croissance économique. Avec le taux de chômage approchant les 10%, il n’y aucun signe que ça va être le cas.

L’autre élément à considérer est que les inventaires ont énormément diminués au cours des trimestres précédents en raison de la diminution drastique de la production. Ce trimestre-ci et le prochain seront probablement plus forts que prévu étant donné que les inventaires sont en reconstruction. Après, il faudra que la demande finale se pointe pour que la croissance soit soutenable; sinon c’est le « double-dip » et on retourne en récession!

Bref, il ne faut pas confondre corrélation et causalité. Il est encore trop tôt pour célébrer les bienfaits du ARRA.

Voici les articles de référence:

http://www.epi.org/publications/entry/gdppicture20090731/

http://www.nytimes.com/2009/08/01/business/economy/01econ.html

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 Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la capture du carbone, c’est une technologie qui consiste à recueillir le CO2 à même les cheminées des usines de production d’électricité au charbon de l’Alberta, de le transporter dans des pipelines et de l’injecter dans des puits de pétroles pratiquement vides.

L’objectif? Permettre à des centrales thermiques désuettes de prolonger leur vie utile dans un monde où les émissions de CO2 ont un prix prohibitif.

Le problème? La technologie n’est pas au point, les risques à long terme sont inconnus, les infrastructures sont inexistantes et les coûts sont astronomiques.

C’est pourquoi les entreprises telles que TransAlta Corp. utilisent leur lobby pour convaincre les politiciens d’uiliser notre argent (nous les contribuables) pour les aider à continuer à faire des profits avec leurs actifs désuets.

Pendant ce temps, l’Alberta un moratoire sur les projets éoliens (parce que le réseau de distribution ne peut en prendre plus) et des projets hydroélectriques tel que Dunvegan sont sur la glace, faute de soutien.

Encore une fois, le gouvernement fait lui-même un choix économique plutôt que de laisser le marché décider de la meilleure façon de produire l’électricité. Non seulement il nous engage dans une direction qui pourrait ne pas être la bonne, il le fait en plus en utilisant l’argent de nos impôts. Cela me rappelle le dossier de l’éthanol…

Voir l’article dans Cyberpresse :

http://www.cyberpresse.ca/environnement/200907/26/01-887364-la-capture-du-carbone-sera-couteuse-pour-le-federal-et-lalberta.php

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Maintenant que Ericsson a acquit la division de téléphonie sans-fil de Nortel pour $1.1 milliards, RIM et le gouvernement de l’Ontario s’insurgent, mentionnant que cette technologie devrait demeurer au Canada.

RIM fait d’ailleurs piètre figure dans ce dossier, n’ayant pas voulu payer le juste prix pour ces actifs et ayant plutôt tenté de jouer la carte du lobbying, sans succès jusqu’à présent. Quant au gouvernement de l’Ontario, qui a probablement engloutit des millions de dollars de ses contribuables en subventions, crédits d’impôts, etc, pour financer la R&D de cette division, il voit maintenant le tapis lui glisser sous les pieds!

Cette division ne représente aucunement une menace contre la sécurité nationale du pays ou ses intérêts géostratégiques; donc il n’y a aucune raison valable de contrer l’acquisition. De plus, il ne s’agit pas d’une entreprise nationalisée ou d’un fonds souverain, ayant du capital à volonté et oeuvrant dans un but autre que la création de valeur économique, qui réalise cette acquisition, mais bien une entreprise privée d’un pays industrialisé.

RIM a tenté de tricher en faisant du lobby plutôt qu’en jouant le jeu du marché à armes égales. Elle a mordu la poussière et c’est bien mérité. Elle n’avait qu’à passer à l’offensive plutôt qu’à se fier aux politiciens pour arriver à ses fins. Espérons que le ministre Canadien de l’industrie verra clair dans ce dossier…

Ce billet de Pierre Duhamel présente aussi d’excellent arguments:

http://duhamel.argent.canoe.ca/2009/07/27/pourquoi_ottawa_laisse_t_il_aller_nortel

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Les personnes s’opposant au minarchisme/libertarianisme/capitalisme confondent souvent l’interventionnisme étatique avec le maintient d’un cadre légal.  Or, le minarchiste vise à ce que l’État ne prenne pas les décisions économiques des citoyens à leur place. Il souhaite cependant que l’État établisse et fasse respecter un cadre légal et règlementaire qui défende les libertés individuelles, protège la propriété privée et favorise l’épanouissement de la société. Les gouvernements font en général trop d’interventionisme dans l’économie et ne défende pas assez leurs citoyens.

Prenons par exemple les subventions. Celles-ci consistent à ce que l’État fasse des choix à la place des citoyens et dépense l’argent des contribuable selon les préférences des politiciens. Ainsi, lorsque le gouvernement sauve une industrie en détresse ou finance un projet artistique à même l’argent des contribuables, il décide à notre place de comment nous devons dépenser notre argent selon ses préférences.

Dans un autre ordre d’idées, l’État ne fait pas assez pour faire respecter les libertés des citoyens et protéger la propriété privée. Par exemple, lorsque Vincent Lacroix vole des millions à ses clients et ne s’en tire qu’avec quelques travaux communautaires, ou que des multi-récidivistes de l’alcool au volant se promènent dans nos rues sans permis et sans soucis, ou que l’intimidation des syndicats face à leurs membres dissidents est tolérée, ou lorsqu’un batteur de femme évite la prison parce qu’il plaide coupable, ou lorsque les coûts des projets de construction routiers explosent en raison de la sur-facturation des entrepreneurs maffieux, l’État manque à son devoir de protéger le citoyen, sa liberté et sa propriété.

Ce que nous souhaitons est simple: que les politicens arrêtent de faire des choix à notre place et de dépenser notre argent dans leur intérêt, et se contente de créer et de faire appliquer un cadre légal simple qui protège les citoyens efficacement.

L’exemple que j’aime bien à cet égard est celui de l’éthanol. Il y a à peine quelques années, le gouvernement américain de Bush a « décidé » qu’il s’agissait d’une source d’énergie viable pour l’avenir des transports. À grand coups de subventions, ils ont stimulé la production d’éthanol à partir de maïs (tout en bloquant les importations d’éthanol produit à partir de canne à sucre du Brésil,  beaucoup moins polluant). Résultat? Maintenant nous savons bien que, lorsqu’on prend en compte sa production, l’éthanol n’est pas moins dommageable pour l’environnement que le pétrole. Des milliards de dollars ont été gaspillés en subventions et la production de ce carburant a accéléré une grave crise alimentaire. Les gouvernements étaient bien trop content de marquer des « points politiques » auprès d’un groupe d’intérêts très influent: les agriculteurs; et de clamer auprès des électeurs qu’ils se préoccupaient de l’environnement. Tout ce qu’ils avaient à faire était d’instaurer une règlementation qui aurait attribué un coût aux émissions de gas à effet de serre. Le marché se serait charger de trouver les solutions optimales à cette problématique. Mais cela n’était pas optimal pour l’intérêt des politiciens…

Dans un prochain billet, j’élaborerai sur ces concepts de « points politiques » et groupes d’intérêts.

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Philippe, du blogue Le Minarchiste Québécois, nous présente ce petit vidéo de la représentante du Minnesota au congrès américain, Michele Bachmann. Elle y traite de l’injustice et de l’apparence de corruption dans les décisions de fermeture de concessionnaires.  Maintenant que GM est majoritairement détenue par le gouvernement, la porte est toute grande ouverte pour les élus démocrates de se faire du capital politique auprès de leurs amis.

Les politiciens de l’administration Obama ont aussi servi leurs intérêts politiques aux dépends des détenteurs d’obligations lors de la restructuration suivant la faillite de GM et Chrysler. En vertu de la loi sur les faillites, les détenteurs d’obligations ont priorité sur les autres parties. Or, ils ont reçu des montants inférieurs à ce à quoi ils avaient droit, aux mains des syndicats qui eux ont reçu une compensation plus grande.

L’impact sur les marchés financiers sera très négatif puisque cela engendrera de la méfiance de la part des investisseurs à l’égard de toutes les entreprises « politiquement sensibles », lesquelles auront de la difficulté à émettre des obligations et/ou devront le faire à un taux plus élevé pour compenser le risque accru. Cette perturbation des marchés financiers par le gouvernement minera la confiance des investisseurs face au système américain quant à l’application des lois, le respect des contrats et la protection de la propriété privée.

Voir le lien ci-bas:

http://www.minarchisteqc.com/2009/07/un-gouvernement-de-gangster/

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C’est sur un ton légèrement plus positif que Ben Bernanke est passé devant le congrès mardi dernier (21 juillet). Plusieurs congressistes s’inquiètent de l’explosion du bilan de la Fed, qui a « créé » de la monnaie en générant des réserves bancaires. Les réserves de la Fed s’établissent maintenant à $782 milliards, comparativement à un niveau normal d’environ $10 milliards.

Ces réserves ne sont présentement pas inflationnistes étant donné que la demande de crédit est faible et les banques sont en train de se recapitaliser pour faire face à l’explosion des pertes sur créances.  Mais lorsque l’économie se portera mieux, ces réserves se transformeront en prêts, qui engendreront des dépenses et de l’inflation; possiblement de l’hyper-inflation. M. Bernanke a tenté de rassurer le congrès en décrivant divers moyens de contrer le phénomène. Une chose est sûre, il faudra des taux intérêts élevés pour contrer cette pression inflationniste et le risque que cela replonge l’économie en récession sera bien présent.  Les taux d’intérêts sont d’ailleurs beaucoup plus élevés que ne le souhaite la Fed présentement, le marché anticipant déjà cette inflation potentielle. La chute du dollar américain reflète aussi ces craintes.

La réalité est que le cartel bancaire américain, dont la Federal Reserve est le fer de lance, attend désespérément le retour de l’inflation qui permettra aux banques de s’enrichir au détriment des contribuables et des épargnants. Le gouvernement est aussi content de cette situation, puisque une partie de cet argent financera des déficits fiscaux astronomiques et irresponsables, alors que la dépréciation du dollar rendra la dette des États-Unis aux étrangers moins imposante. L’inflation générée par la politique monétaire d’une banque centrale n’est rien d’autre qu’une taxe déguisée. L’inflation diminue le pouvoir d’achat d’un dollar ce qui bénéficie à ceux qui s’endettent (gouvernement) et qui émettent le crédit (banques), au détriment de ceux qui épargnent.

« The focus of monetary policy is to prevent a sustained decline in inflation below levels consistent with the Fed’s goals. » Ben Bernanke, 21 juillet 2009.

Voir l’article de The Economist: http://www.economist.com/world/unitedstates/displayStory.cfm?story_id=14072551&source=features_box3

Autre haut-fait de cette séance fut la question du congressiste Alan Grayson au sujet d’un prêt d’un demi billiard de dollars octroyé par le FOMC à une institution étrangère. M. Bernanke a déclaré ne pas savoir à qui l’argent avait été prêté! M. Grayson a rétorqué qu’un tel prêt aurait dû être approuvé par le congrès. M. Bernanke a répondu que le congrès avait donné son approbation en 1913, lors de la création de la Fed! Voir le vidéo sur le site d’Alex Jones.

http://www.infowars.com/bernanke-i-don%e2%80%99t-know-which-foreign-banks-were-given-half-a-trillion/

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L’investissement de $2.9 milliards de La Caisse dans British Airport Authority (BAA) a récemment été évalué à $235 millions par Crédit Suisse, suggérant une perte de 92%. Outre la crise financière, la raison principale de cette dévaluation est l’ordonnance de la UK Competition Commission de vendre deux de ses aéroports. Dans l’environnement actuel, BAA n’a évidemment pas trouvé preneur, du moins à un prix décent. En plus, François Pouliot, de Argent, nous apprend que La Caisse pourrait avoir à débourser au moins $615 millions pour rembourser des dettes de BAA venant à échéance en 2011 et pourrait aussi devoir injecter $850 millions si une recapitalisation était requise par le département des transports britannique. 

http://pouliot.argent.canoe.ca/2009/07/21/baa_la_caisse_pourrait_devoir_remettre_8

L’existence de la Caissse de Dépôt est une grave atteinte à la liberté des contribuables Québécois. Non seulement la Régie des Rentes nous force à cotiser une partie de notre salaire au « bas de laine », elle nous oblige en plus à placer cet argent durement gagné sous la « bonne » garde des gestionnaires de La Caisse. Voici quelques points à considérer à cet égard:

  1. La Caisse utilise ses actifs sous gestion pour soutenir des entreprises québécoises. Ces entreprises sont parfois en difficultés et n’ont pas nécessairement de raison d’être. Cet interventionisme étatique déguisé en investissement se fait au détriment des cotisants, qui eux doivent se contenter d’un rendement sous-optimal. L’utilisation de La Caisse pour faire avancer l’agenda politique du gouvernement est une injustice flagrante.
  2. La Caisse est une institution gouvernementale très politisée, ce qui fait qu’elle a de la difficulté à attirer les meilleurs talents, ceux-ci craignant les représailles de la population.  La Caisse a d’ailleurs annulé les bonus de performance de tous ses gestionnaires l’an passé, même pour ceux qui ont bien performé. Pas très attirant pour un bon candidat qui peut se trouver un emploi plus payant et moins politisé dans une firme prestigieuse.
  3. La Caisse ne fait face à aucune compétition pour ses actifs sous gestion. Il n’est pas possible d’en sortir notre argent et le confier à un autre gestionnaire. Il s’agit donc d’un semi-monopole, avec toutes les conséquences négatives généralement associées à ce type de situation compétitive. Des gestionnaires privés, motivés à gérer plus d’actifs et à ne pas perdre leurs clients, seraient plus enclins à éviter les pertes et à mieux protéger les actifs de leurs clients.
  4. La taille du portefeuille de La Caisse rend sa gestion très difficile.  Elle doit donc étendre ses tantacules dans des régions ou types de placements dans lesquels elle n’a pas suffisamment d’expertise (PCAA, BAA, placements privés, fonds de couverture, etc).

Dans une société libre, les contribuables devraient avoir le choix d’investir leurs économies de retraite comme bon leur semble, auprès des gestionnaires d’investissements de leur choix, en qui ils ont confiance et qu’ils pourront renvoyer si la gestion des actifs n’est pas adéquate. La répartition des actifs des caisses de retraites gouvernementales au sein des gestionnaires d’investissements privés choisis par les cotisants serait bénéfique pour ceux-ci. Cela aurait aussi des conséquences positives sur l’efficience des marchés financiers canadiens, lesquels seraient probablement plus liquides, les actifs étant moins concentrés. 

Quant à la perte d’influence du gouvernement québécois sur les marchés financiers que cela engendrerait, il faut se demander si cette influence est vraiment désirable. Les investissements de nature « politique » de La Caisse agissent comme des subventions. Or, les effets pervers des subventions sont biens connus; ne favorisant pas l’émergence d’entreprises fortes et durables.

Nous travaillons tous très fort pour économiser; ce serait la moindre des choses d’avoir le libre choix quant à ceux qui s’occuperont de faire fructifier cet argent dans notre intérêt, et non celui des politiciens.

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