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Selon plusieurs observateurs, le marché immobilier résidentiel canadien serait nettement surévalué et une correction majeure serait imminente, comme celle qu’ont connue les États-Unis en 2008. Le tableau ci-bas provient du magazine The Economist et montre que les prix des maisons canadiennes seraient surévaluées de 73% par rapport aux loyers et de 32% par rapport aux revenus.

Econ_global property prices April 2013

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En 2010, les économistes Reinhart & Rogoff ont publié une étude portant sur 44 pays pendant une période de 200 ans, démontrant que la croissance économique était négativement corrélée à l’endettement du gouvernement. Leurs résultats montraient qu’au-dessus de 90% dette/PIB, la croissance devient même négative. Cette étude a fait beaucoup de bruit et a même mené à la publication d’un livre, à une série de conférences et à plusieurs débats politiques, notamment aux États-Unis, où le Républicain Paul Ryan aime bien citer R&R pour soutenir une réduction des dépenses du gouvernement.

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Raceagainstthemachine

“Race Against The Machine: How the Digital Revolution is Accelerating Innovation, Driving Productivity, and Irreversibly Transforming Employment and the Economy”, Erik Brynjolfsson and Andrew McAfee.

 Pour les « stagnationnistes » comme Tyler Cowen, le revenu médian des ménages Américains a cessé de croître en raison d’un ralentissement de l’innovation technologique. Pour Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, les auteurs de « Race Against the Machine », c’est plutôt en raison d’une accélération de l’innovation, à un rythme que bon nombre de travailleurs ne sont pas capable de suivre. Selon l’économiste Jeremy Rifkin, nous serions présentement dans une phase de l’histoire de l’humanité dans laquelle de moins en moins de travailleurs seront nécessaires à la production de biens et services. En fait, la croissance de la productivité aux États-Unis a été de 2.5% en moyenne durant les années 2000s, ce qui est plus élevé que dans les années 1970s, 1980s et même 1990s : rien à voir avec une stagnation de l’innovation. Cependant, les années 2000s furent la première décennies depuis celle de la Grande Dépression où aucune création nette d’emploi ne fut observée.

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Suite à son accession au pouvoir, l’actuel gouvernement a décrété la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, jugée trop onéreuse au coût de 10.5 cents/kWh et, tout récemment, pour les mêmes raisons, il a abandonné les projets d’achat d’énergie de six mini-centrales hydroélectriques à 8 cents/kWh (83 MW). Cependant, le PQ ne semble pas enclin à considérer l’abandon de l’appel d’offre de 700MW d’électricité éolienne prévu pour cette année, dont les coûts seront d’environ 11 cents/kWh.

Pourtant, en février dernier, la ministre Martine Ouellette semblait le remettre en question (ici), constatant que cet appel d’offre allait causer d’énormes pertes financières au gouvernement. Les chiffres sont pourtant éloquents : le Québec n’a pas besoin de cette électricité, le coût actuel de l’éolien est d’environ 9.7 cents/kWh (voir ceci) et le prix sur le marché américain est de 4.5 cent/kWh. Hydro-Québec perd présentement de l’argent sur son portefeuille éolien et les contrats sur les 700MW additionnels ne seront qu’une grosse pelletée d’argent de plus dans le foyer, d’autant plus que le méga-project hydroélectrique la Romaine arrivera en production dans quelques années.

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La première guerre mondiale (PGM) fut le point tournant du 20e siècle car si elle n’avait pas eu lieu, les Prussiens seraient restés au pouvoir en Allemagne, Hitler n’aurait pas autant réalisé de gains politiques au Reichstag et n’aurait donc pas pu rallier le peuple derrière sa campagne militaire qui mena à la deuxième guerre mondiale (DGM). Suite à la PGM, l’armée russe était largement affaiblie, ce qui facilita la révolution communiste de Lénine et l’implantation de son régime meurtrier. C’est donc la PGM qui a mené à l’apparition des deux régimes étatiques les plus terribles du 20e siècle : le National-Socialisme et le Communisme.

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Le prix de l’or est en chute libre depuis quelques jours; baissant d’environ 15% depuis le début d’avril et de presque 8% seulement durant la journée de lundi (graphique 1).

La forte augmentation du prix de l’or suite à la crise financière, d’environ $800 en 2008 à $1,800 en 2011, est attribuable au désir des investisseurs de se prémunir d’un débasement massif de la monnaie. Au cours de ces années, les banques centrales du monde ont démontré leur dévotion immuable à imprimer de la monnaie à profusion pour soutenir leurs grandes banques, monétiser les déficits de leurs gouvernements, garder les taux d’intérêts à des niveaux très bas et dévaluer leur monnaie pour stimuler les exportations. Lorsque la quantité de monnaie en circulation augmente, les prix montent, ce qui fait en sorte que le pouvoir d’achat de la monnaie diminue. L’achat d’or a permis aux investisseurs de se protéger de ces dévaluations. Cependant, des choses inattendues se sont produites.

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“Bad Pharma: How Drug Companies Mislead Doctors and Harm Patients”, par Ben Goldacre.

Ben Goldacre est un médecin de Londres qui oeuvre en épidémiologie (voir son TED Talk). Ce livre traite des problèmes et des mauvaises pratiques de l’industrie pharmaceutique. C’est un excellent ouvrage, incisif, bien documenté et plutôt apolitique, bien que l’auteur ait un peu trop foi en la règlementation comme solution alors que certaines portions du livre démontrent que les régulateurs font partie du problème. Voici comment l’auteur résume son argumentation :

Les médicaments sont testés par les gens qui les fabriquent, dans des essai cliniques mal conçus menés sur un petit nombre de patients non-représentatifs, et analysés en utilisant des techniques qui sont biaisées, de manière à exagérer les bienfaits des traitements. C’est sans surprise que ces études produisent des résultats qui favorisent le produit testé. Quand les essais cliniques ne donnent pas les résultats escomptés, les données sont cachées des médecins et des patients ce qui laisse une image distordue de la réalité. Ces faits distordus sont communiqués de manière biaisée par des régulateurs et des éditeurs de journaux scientifiques qui sont en conflit d’intérêts, tout comme les associations de patients et les universités. Le résultat est que dans la plupart des cas, nous n’avons aucune idée du traitement qui est le plus efficace.

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